Épargner, investir… et réduire ses impôts
Marc Fiorentino

Analyse les données d'un projet d'investissement à partir d'un rapport de données.
LTD/Cavan Images/Offset/Shutterstock
Marc Fiorentino

Analyse les données d'un projet d'investissement à partir d'un rapport de données.
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Depuis 1997, les investisseurs peuvent souscrire à des parts de FCPI (fonds commun de placement dans l'innovation). Ces fonds investissent dans des entreprises reconnues comme innovantes. La réduction d'impôt obtenue s'élève, en 2024, à 18 % du montant souscrit, dans certaines limites. L'investisseur doit conserver ses parts entre cinq et dix ans et peut espérer effectuer une plus-value, avec en contrepartie un risque de perte en capital.
Créés en 2003, les FIP (fonds d'investissement de proximité) ont été calqués sur le modèle des FCPI, à la différence qu'ils investissent dans des PME régionales. La réduction d'impôt est également de 18 %, sauf pour deux produits spécifiques : le FIP Corse et le FIP outre-mer, qui offrent une réduction majorée à 30 %.
L'épargnant souhaitant défiscaliser peut aussi investir directement dans des PME grâce au dispositif Madelin « IR-PME ». La souscription doit être réalisée lors d'une augmentation de capital, la société doit être une PME « au sens de la Communauté européenne », et l'investisseur doit conserver ses parts pendant au moins cinq ans.
En parallèle, l'État encourage les investissements dans le cinéma et la production audiovisuelle à travers les Sofica (sociétés pour le financement de l'industrie cinématographique et audiovisuelle). La réduction d'impôt est particulièrement avantageuse, allant de 30 % à 48 % du montant investi, mais la performance est souvent décevante, avec des pertes fréquentes. Les passionnés de cinéma trouveront d'autres avantages, comme des visites de tournage ou des places pour des avant-premières.
L'ISR a également son placement défiscalisant avec le GFI (groupement forestier d'investissement). Ce véhicule collecte des capitaux pour investir dans des forêts, générant des revenus issus de l'exploitation du bois. L'épargnant bénéficie d'un petit rendement et surtout d'une réduction d'impôt de 18 %.
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Enfin, l'investissement immobilier peut également être défiscalisant, pour les propriétaires qui mettent en location un bien dans une zone sensible. Ils doivent s'engager à le louer pour une durée définie avec un loyer plafonné, avec donc une rentabilité plus faible, mais une économie d'impôt accordée par l'État. Le dispositif Pinel, par exemple, doit s'arrêter à la fin de l'année, et un éventuel successeur sera défini dans la prochaine loi de finances.
Et le PER ? Le plan d'épargne retraite n'est pas un placement défiscalisant comme les autres. Tout d'abord parce que sa durée de blocage n'est pas fixée par le produit. Elle dépend de l'épargnant, qui peut récupérer son capital à la retraite, voire avant, par exemple pour l'acquisition de la résidence principale. Le PER n'offre pas une réduction d'impôt directe, mais une déduction des versements du revenu imposable, un avantage considérable pour ceux dont le taux marginal d'imposition est de 30 % ou plus.
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Enfin l'épargne peut être investie, au choix, sur des supports sécurisés ou dynamiques afin de correspondre à votre profil d'investisseur. Un critère qui doit rester central à toute décision d'investissement, même défiscalisant. Il ne vous reste plus qu'à choisir. Mais faites-le.
Marc Fiorentino