L’Amérique domine la tech, la France le luxe
Philippe Mabille
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Les résultats annuels des « Magnificent Seven » de la tech américaine seront tous publiés dans les prochains jours.
DADO RUVIC
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Les résultats annuels des « Magnificent Seven » de la tech américaine seront tous publiés dans les prochains jours.
DADO RUVIC
Sur les marchés financiers, on les appelle désormais les « Magnificent Seven ». Un clin d'œil aux Sept Mercenaires, sans doute. Ou à la célèbre chanson des Clash, ce groupe punk des années 1970... Microsoft, Apple, Alphabet (maison mère de Google), Amazon, Nvidia, Meta (ex-Facebook) et Tesla, dans l'ordre hiérarchique des capitalisations boursières vendredi soir à Wall Street. Ce sont les sept géants de la tech américaine, les puissants Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) auxquels se sont joints Microsoft, donnant les Gafam, puis, plus récemment, les fabricants de puces Nvidia et de voitures électriques Tesla, dirigé par le fantasque Elon Musk. Les « Sept Magnifiques » alignent ensemble une capitalisation boursière de près de 13 000 milliards de dollars et plus du quart du poids total de l'indice S&P des 500 plus grandes valeurs américaines cotées à Wall Street. À 2,5 billions seulement de la totalité du PIB de l'Union européenne... et quatre fois celui de la France. À elles seules, ces sept sociétés ont aspiré la totalité des performances du Nasdaq, la Bourse des valeurs technologiques, l'an dernier. Cela veut dire que la performance boursière moyenne de toutes les autres entreprises de l'indice a été de... zéro. « Winners take all », dit-on dans le monde de la tech. Cela n'a jamais été aussi vrai ! Deux de ces entreprises figurent dans le cercle très fermé des sociétés qui pèsent plus de 3 000 milliards en Bourse. Microsoft y a pris depuis décembre la première place, légèrement devant Apple.
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L'ensemble du secteur de la tech américaine est tiré vers le haut par les deux grandes révolutions de l'informatique : le cloud computing, qui permet le stockage massif de données, et l'intelligence artificielle. C'est grâce à sa position acquise dans ces deux domaines que Microsoft, qui a pris le contrôle d'OpenAI, le développeur de ChatGPT, est devenu la première entreprise du monde.
Philippe Mabille