Pénurie de patates en économie de guerre, là c'est vraiment la crise !
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Michal Jarmoluk via Pixnio
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Michal Jarmoluk via Pixnio
Cet édito est la version Web de notre newsletter, à recevoir chaque samedi, dès 8 heures, dans votre boîte e-mail.
__
Au secours, il y aura bientôt pénurie de frites. C'est notre correspondante dans la région des Hauts-de-France, qui fournit à elle seule 61% de la production française de patates, qui nous annonce la très mauvaise nouvelle de cette fin d'année. Inutile d'incriminer la CGT, Gaëtane Deljurie délivre à nos lecteurs la cause de tous nos maux : un été long et caniculaire, même dans le Nord a eu un effet dévastateur sur la récolte avec une baisse historique de près de 20% des rendements de pommes de terre par rapport à la moyenne de ces vingt dernières années.
En économie de guerre, le manque de patates est un vrai signal faible : après l'huile de tournesol et maintenant d'olive, après la moutarde, on se demande quelle catastrophe va encore nous tomber dessus. Encore qu'il ne faut jamais désespérer : impossible n'est pas Français. La nature ayant horreur du vide, face à la pénurie de graines de moutarde en provenance du Canada, une nouvelle filière est en train de voir le jour dans le Loiret, annonce Guillaume Fischer, à l'initiative du vinaigrier-moutardier Martin Pouret. En Bourgogne, Amandine Ibled l'assure : un retour à la normale dans la production de moutarde est attendu pour janvier...
À lire également
Le retour de la moutarde, c'est une bonne nouvelle pour les encore nombreux consommateurs-trices de viande (il en reste, n'en déplaise à Sandrine Rousseau) que notre Première ministre s'est refusée à stigmatiser dans un entretien avec notre confrère Libé hier en amont de l'annonce de son grand plan de planification écologique dont le nom affirme l'ambition et l'originalité : France Nation Verte... Ce sera aussi le nom du site internet du gouvernement où le secrétariat général à la planification écologique dirigé par Antoine Peillon rendra compte aux Français de leurs progrès dans la marche vers un pays zéro carbone. Ce plan, qui n'a rien à envier à la planification à la chinoise, se décline en 22 chantiers et six thématiques : se loger, se nourrir, produire, consommer, se déplacer, préserver : c'est beau comme une cathédrale gothique, aussi ambitieux que le chantier de rénovation de Notre-Dame. Reste à prier pour que cela marche ! Le « plan » qu'il appartient à tous les Français de mettre en œuvre au quotidien, nous permettra de « vivre mieux demain », assure Elisabeth Borne.