Signaux à l’orange pour le camp démocrate
François Clemenceau
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Retrouvez chaque semaine la chronique de François Clemenceau sur « La Tribune Dimanche ».
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
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À trois semaine de l'élection, une série d'indices dans les études d'opinion montre que Kamala Harris n'est pas au bout de ses peines pour convaincre les électeurs des États pivots de voter pour elle, tant Trump paraît plus crédible qu'elle sur les thèmes économiques, premières préoccupations des Américains.
Et si finalement elle perdait ? Comme Hillary Clinton en 2016 face au même Donald Trump ? Bien sûr, des chiffres rassurants placent Kamala Harris en tête des intentions de vote au niveau national. Selon la moyenne des sondages compilés par le site Real Clear Politics, la vice-présidente des États-Unis l'emporterait sur son adversaire républicain si les Américains devaient voter demain. De 1,75 points pour être tout à fait précis, en ne s'en tenant qu'aux sondages effectués par les instituts les plus neutres auprès de plus de 2 000 électeurs - un échantillon crédible - certains d'aller voter le 5 novembre.
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Si l'élection reposait sur le suffrage universel, Harris l'emporterait donc aisément. Comme chaque candidat démocrate à la présidentielle depuis 2000, sauf John Kerry face à George W. Bush en 2004. Mais comme ce scrutin se joue au collège électoral, État par État, et qu'il faut donc se concentrer sur les sept États pivots - là où les écarts de voix sont le plus serrés -, hors de la marge d'erreur, force est de constater que l'horizon de Kamala Harris est passé du vert à l'orange en moins de huit semaines. « Beaucoup d'entre nous ont aussi des flash-back de 2016, confie à CNN une source de l'état-major de campagne de la démocrate. Nous savons quand les choses peuvent mal tourner, et 2016 est encore très frais dans nos mémoires. »
François Clemenceau