Les mêmes maux, les mêmes mauvais remèdes

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Les interventions gouvernementales dans le capital des producteurs de mémoires informatiques devraient prolonger la récession du secteur.

L'article d'Olivier Hensgen sur le marasme des mémoires Dram dans La Tribune du 26 décembre montre à quel point la défense des champions nationaux est une tâche universellement partagée par les gouvernements. Voici une industrie dont le prix de vente moyen des produits est inférieur à leur coût de production. Une telle situation devrait normalement se traduire par une concentration du secteur au profit des entreprises les mieux capitalisées ou qui ont encore accès au crédit (Samsung, Hynix, Micron et Elpida). Par ailleurs, ce n'est pas la première fois que l'industrie des mémoires traverse une mauvaise passe. D'habitude, lorsque le prix de vente s'approche du coût de production, l'industrie a généralement atteint un point bas et la vente de nouveaux produits lui permet de reconstituer ses réserves financières. C'est arrivé en 1999-2000, après la récession de 1997-1998, puis en 2004-2006, après le repli de 2001-2003. Aujourd'hui, la dégradation de la demande finale laisse entrevoir une récession plus sévère avec une reprise moins importante que par le passé en 2010.

Pourtant, l'industrie a déjà diminué ses capacités de production en reportant sine die des projets d'expansion. Cette décision a provoqué une hausse récente de 30% du prix des mémoires. Mais elle n'est pas suffisante pour rentabiliser les fonds propres des acteurs et l'injection d'argent public va retarder le rétablissement des profits. Cela vous semble familier ?

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