Ce que veut dire la montée des incivilités à l'hôpital

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(Crédits : DR)
La violence à l'hôpital devient un phénomène massif. Elle a augmenté de 80% sur cinq ans. Comment faire face? Par Philippe Billet, Directeur Général Ascom France

On pointe souvent du doigt la maltraitance des personnes âgées en maisons de retraite, les attentes interminables et inacceptables pour les patients dans les services d'urgence… certes, mais parle-t-on assez des manifestations de violence devenues banales en milieu hospitalier ? Mon propos n'est pas de rédiger une chronique de la violence ordinaire dans les hôpitaux mais de souligner les risques encourus par les personnels soignants dans certains services, chiffres à l'appui, d'alerter sur l'insécurité croissante dont pâtit le personnel des services des urgences alors qu'il se consacre à accueillir une grande partie des détresses humaines et à sauver des vies, et surtout d'évoquer quelques solutions pour y remédier au-delà des initiatives de self-defense qui fleurissent… car elles existent et il est bon de les rappeler !

Des faits divers de moins en moins isolés

« Nouvelle agression d'un collègue en psychiatrie à Bron ! » Une fois de plus, un collègue hospitalier s'est fait agresser dans l'exercice de ses fonctions, a réagi le syndicat FO de l'établissement… « Patients dangereux à Sainte-Marie » : pourquoi ne pas le dire, sur la quinzaine de services de l'hôpital psychiatrique Sainte-Marie, une unité fermée de dix-sept lits est spécialement dédiée aux malades qui peuvent constituer un danger pour eux-mêmes ou pour la société. « Hôpital Michalon : 4 membres du personnel agressés », dont un médecin, souffrant d'un traumatisme crânien et d'une perte d'audition transitoire, et un brancardier, touché aux côtes. « On n'avait jamais vu une telle violence », déplore le Président de la commission médicale d'établissement du CHU.

Des agressions en hausse de 80%

Des exemples récents de faits divers relatés par les media qui ne sont plus des actes isolés, hélas ! Insultes, crachats, coups, menaces, les manifestations d'animosité sont de plus en plus nombreuses et dangereuses dans les hôpitaux… En cinq ans, les agressions contre le personnel de santé dans les services d'urgence ont augmenté de plus de 80 % et la hausse atteint presque 100% au cours de la dernière année selon l'Observatoire des Violences en milieu de Santé (ONVS), avec 11.344 atteintes aux biens (29 % du total) et surtout aux personnes (71 %) déclarées par les établissements de santé en 2012, contre 5760 en 2011.

Un problème national, mais beaucoup de violences en Ile de France

Les services connaissant des situations de tension ou prenant en charge des pathologies susceptibles de générer des états d'agitation sont les plus touchés. Sans surprise, arrivent en tête les services de psychiatrie avec 2886 signalements, devant les urgences (1611), les services accueillant les personnes âgées (EHPAD, gériatrie) avec 1166 signalements et la médecine générale (932).

Un problème national bien que l'Ile-de-France concentre à elle seule 30 % des violences déclarées, suivie de très loin par la Basse-Normandie (6,26 %) et le Nord-Pas-de-Calais (6,18 %). Les auteurs des atteintes aux personnes sont majoritairement des patients (78%), le reste étant constitué par des visiteurs.

 Promiscuité, temps d'attente, angoisse à l'origine de ces violences

Les raisons invoquées ? Elles sont à rechercher à la fois du côté de l'institution hôpital et de certaines pathologies. En effet, les temps d'attente et les conditions d'accueil aux urgences, en partie liés aux coupes de personnel, font l'objet de très nombreux reproches et sont le principal facteur de violence : la plupart du temps, les agresseurs sont des patients qui n'ont pas supporté d'attendre et s'en sont pris aux soignants. La promiscuité, l'angoisse, l'attente de soins dans un espace confiné, facilitent l'expression des personnalités et des comportements individuels.

Quand le patient devient client

La réduction du temps de travail a amplifié ce phénomène puisqu'il a écrasé des temps de travail consacré à la gestion des civilités au profit de la montée de l'incivilité. Autre cause, partiellement liée à l'évolution de notre société : le contexte de plus en plus procédurier dans lequel nous évoluons qui fait du patient un usager désormais, une sorte de client. Parce qu'il conteste la décision médicale, ou bien parce que le praticien refuse une prescription, un arrêt de travail, le patient peut faire preuve de violence.

Alcool, drogues...

Certaines pathologies enfin, présentées par le patient, comme les pathologies mentales ou l'utilisation de drogues ou d'alcool peuvent conduire à des comportements de démence et agressifs. A cela s'ajoute le vieillissement de la population. Les institutions gériatriques sont confrontées aux conséquences sociales du vieillissement de notre société. L'âge est un facteur de risque certain de troubles psychologiques allant jusqu'à la folie.

De plus, la complexité de la prise en charge des personnes âgées réside principalement dans les difficultés liées aux problèmes de communication entraînés par la maladie et les troubles des comportements associés. La charge émotionnelle et psychologique est lourde pour chacun des acteurs, famille/résident/soignant, et naissent de ces difficultés et incompréhensions des réactions d'agressivité et de violence.

Quelques solutions

Dès lors, comment accepter que l'endroit où l'on soigne soit aujourd'hui pris dans la spirale de la montée des incivilités et de la violence ? Existe-t-il des solutions pour endiguer les comportements violents alors que le personnel n'est pas formé pour y répondre ?

Si le désengorgement des services d'urgence et la recherche contre les pathologies psychiatriques et les conséquences de la sénilité sont un travail de longue haleine, il existe des solutions de protection des personnels soignants immédiatement applicables qui ont prouvé leur efficacité.

Du côté des autorités de santé, des initiatives locales fleurissent face à cette situation explosive qui est prise très au sérieux. Par exemple, l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) vient de tirer la sonnette d'alarme. Elle exhorte les ministres de la Santé et de l'Intérieur, Marisol Touraine et Manuel Valls, à « répondre concrètement à ces situations explosives et intenables, tant pour les usagers du service public que pour soignants et médecins ».

Autre décision récente et concrète de la direction générale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) : un plan de prévention de la violence comprenant 30 mesures organisationnelles, pratiques et architecturales. Présenté comme "un chantier prioritaire de la direction générale et de toute l'AP-HM", il est notamment prévu d'aménager quelques chambres avec sas de sécurité dans des services de médecine et de chirurgie.

D'autre part, l'AP-HM va limiter au strict minimum les points d'entrée et de sortie sur les sites hospitaliers la nuit, en plus du renforcement de patrouilles de nuit aux abords et dans l'enceinte de l'établissement et de la mise en place d'agents de médiation entre soignants et publics.

Le self-defense aux urgences...

Autre tendance en plein boom : le self-defense entre aux urgences ! Certains soignants s'initient désormais aux sports de combat. Il s'agit donc pour les médecins, infirmiers, aides-soignants qui travaillent dans ces services à forte tension de se protéger. Incroyable ! On peut les voir dans une salle de l'hôpital s'entraîner sur des tapis, avec des couteaux en bois et des boucliers en plastique. Le personnel de l'hôpital travaille sur la neutralisation du patient. Au CHU de Limoges très précurseur sur ce sujet, ces cours d'auto-défense sont même financés par l'hôpital ! Et depuis peu, la formation est obligatoire pour tout le personnel des urgences.

La vocation des personnels?

Self-defense, certes. Mais est-ce vraiment la vocation des personnels soignants d'apprendre à se défendre pour exercer sereinement leurs métiers ? Doivent-ils prendre du temps sur leurs heures de travail ou de loisir pour se former à cela ? Je rappelle de plus que le personnel soignant est tenu de respecter l'intégrité physique et morale de la personne hospitalisée en toutes circonstances. Il n'est donc pas question de proposer des réponses allant dans le sens de la violence. Un problème évident de compatibilité…

Quelle est alors l'alternative possible, efficace et moins traumatisante pour tous ? Si l'aménagement des locaux en fonction du risque d'agression avec la mise en place de contrôle des accès, de vidéo-surveillance, de vitrages renforcés est une possibilité, elle n'est pas suffisante et ne couvre pas tous les risques encourus par le personnel soignant.

Dans ce contexte, un dispositif de Protection du Travailleur Isolé (PTI) peut s'avérer très efficace. Rappelons que la protection du travailleur isolé fait l'objet d'une loi depuis déjà 1992 et qu'elle vise l'ensemble des secteurs d'activité. Dispositif d'alarme utilisé par un (ou plusieurs) travailleurs « hors de vue et hors d'ouïe » d'autres travailleurs (par exemple, dans un environnement dangereux, pour des veilleurs de nuit…), il s'agit d'un appareil permettant d'alerter les secours en cas de problème.

Protéger les personnes soignants

Ainsi, le médecin, l'infirmière ou le psychiatre en danger mais conscient déclenche alors volontairement une alarme détresse ; le dispositif peut également détecter une position anormale du soignant (perte de verticalité, immobilité prolongée, arrachement du dispositif) et déclenche automatiquement une alarme ; un système de localisation intégré permet une intervention rapide auprès de la victime. C'est d'ailleurs l'une des 30 propositions de L'AP-HM qui suggère également d' «équiper le personnel devant se déplacer seul la nuit d'un dispositif d'appel individuel relié au PC sécurité et permettant d'alerter les secours. »

Protéger les personnels soignants est un devoir prioritaire des responsables du système hospitalier et des maisons de retraite. Être protégé sur son lieu de travail est d'ailleurs un droit élémentaire reconnu par la loi.

Dès lors, comment tolérer encore d'exposer le personnel médical à des risques qui peuvent engager son pronostic vital alors même qu'il existe des solutions qui ont prouvé leur efficacité ? Une exposition d'autant plus inacceptable que l'hôpital public se fait un devoir de prendre en charge toute personne malade ou blessée, qu'elle soit une victime ou l'auteur d'actes de violence.

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Commentaires
a écrit le 02/12/2013 à 19:06 :
Les prépas de commentaires sont très vite coupés,donc :
Les services des urgences accueillent aussi bien la bobologie que les urgences vitales,surtout nuits et W-E/une bonne solution:les maisons médicales proches des urgences,tenues par des généralistes par roulement qui dé-engorgent les véritables urgences.Celà se répend,mais les médecins libéraux qui cherchent à exercer près des hôpitaux,surtout des CHU,tiquent évidemment.
a écrit le 02/12/2013 à 19:02 :
En Janvier 2002,passage,en dernier, de la Fonction Publique aux 35 H.Dans les hôpitaux,déjà sous pression,il aurait fallu 10% d'effectif pour remplacer totalement,5% ou 7% ont été accordé.Les DRH en ont profité pour rogner les effectifs,encouragé par le GVT voulant diminuer les dépenses de l'Assurance-Maladie.(PS:les recettes des Ho^pitaux publics proviennent des ces caisses,des complémentaires ,un peu des particuliers).
a écrit le 02/12/2013 à 18:57 :
médaillon d'alarme et self défense peuvent diminuer l'angoisse du personnel,mais avec des limites:les femmes(70 à 80% du personnel),dont un certain nombre enceinte où un peu agée,ne peut dominer efficacement un homme adulte déchai^né.De même,les caméras des souterrains entre les blocs où courent des soignants jour et nuit aboutissent sur des écrans dans les standards,que le personnel n'a pas le temps de regarder.Standard qui doit ensuite joindre le PC Sécurité,oo,ensuite les portables des agents,qui peuvent se trouver dans des bâtiments éloignés,voire dans d'autres hôpitaux!
a écrit le 02/12/2013 à 12:52 :
Ceux sont les mêmes qui agressent dans les écoles.
a écrit le 02/12/2013 à 11:22 :
L alcool devrait être soignée en dernier lieu à côté de certaines priorités de gens qui souffrent
Réponse de le 02/12/2013 à 19:09 :
Risque de coma,d'hémorragie interne,de troubles neurologiques et psychiatriques.Vous sembler juger sur des critères moraux,voire religieux,pas dans un contexte médical.
a écrit le 02/12/2013 à 9:27 :
Certes il n'est pas normal que des personnels soient en danger sur leur lieu de travail. Cependant l'arrogance, le mépris envers le patient, voire son infantilisation par ces mêmes personnels, doit contribuer à provoquer des retours de bâton.
a écrit le 02/12/2013 à 8:45 :
intéressant de lire des articles écris par la personne qui vend les solutions aux problèmes qu'elle soulève, en mélangeant grossièrement incivilités et violence psychatrique.
a écrit le 02/12/2013 à 7:29 :
Quels sont les conflits d'intérêts de l'auteur de cet article Mr Philippe Billet ?
a écrit le 02/12/2013 à 6:22 :
Bien trop superficiel pour traduire la réalité de l'évolution ou de la dégradation des relations soignants/patients dans leur globalité. Relations qui peuvent être restées exemplaires et saines dans le cas de soignants compétents et dévoués et de patients alors respectueux, ou comme vous le soulignez, dénaturés si le patient manifeste incivilité ou le soignant incompétence et irrespect. Vous effleurez la maltraitance des patients, oui dans ce cas comme en usld, la relation peut devenir jusqu'à celle de "prédateurs/proie" pour la pauvre victime qui ne sait pas ce qu' elle fait là (tentatives de justification médicale de couverture pour de sombres raisons)..
Ce sont tous les aspects qu'il faudrait traiter, souligner l'exemplarité des deux parties quand c'est le cas et ne pas hésiter à dénoncer la gravité des incivilités, des manquements graves de toutes les parties aussi.
Il y a dans toute représentation le pire et le meilleur, n'alimentons pas la confusions pour que soient respectés ceux qui s'en montrent dignes.
a écrit le 01/12/2013 à 19:40 :
Bonjour; Que la violence arrive à l'hôpital, même phénomène que les pompiers agressés. C'est absurde, pourtant il faut vivre avec. Alors je regarde les bureaux d’accueil des médecins, et je m'étonne de leur angélisme. Ainsi le médecin doit être assis côté porte, le bureau, si bureau il doit y avoir la bonne réponse est "non"), doit être entre le client (he oui, je parle moderne) et le médecin. Comme lorsque vous êtes dans l'armée, comme lorsque vous travaillez au dressage des bêtes, toujours vous devez être en avance sur l'attaque. Suffisant? Non. Essentiel? Oui . Brave New World !
a écrit le 01/12/2013 à 16:56 :
Le gars qui cause est patron d'une boite qui vend des "dispositif de Protection du Travailleur Isolé", et comme par hasard sa solution miracle aux problèmes de sécurité dans l’Hôpital c'est un "dispositif de Protection du Travailleur Isolé".

Je n'ai pas vu l’avertissement "publicité" sur let article...
a écrit le 01/12/2013 à 16:38 :
Le profile des fouteurs de troubles serait interessent d'etre connus!
a écrit le 01/12/2013 à 9:52 :
J'ai fréquenté les hôpitaux et je fréquente encore les hôpitaux (maladie grave comme on dit) mais j'ai surtout remarqué la déviance dans les services d'urgence . Toute une population vient pour des problèmes bénins qui pourraient être pris en charge par un médecin . Une population qui se déplace à 5 même 6 personne pour accompagner une personne souffrante avec en plus les enfants qui courent ,hurlent dans les salles d'attente . Sans oublier les problèmes d'ordre confessionnel crées par des fanatiques barbus . C'est gratuit ,l'hôpital, donc ON EXIGE ! c'est comme le gratuit ,comme c'est gratuit ,on peut abuser ,on peut gaspiller !
Un service d'urgence devrait uniquement recevoir des bléssès amenés par les pompiers ou envoyés par un médecin .
Réponse de le 01/12/2013 à 10:25 :
entierement daccord
Réponse de le 01/12/2013 à 13:24 :
entierement d accord
Réponse de le 02/12/2013 à 10:35 :
C'est malheureusement récurrent depuis qu'ils sont plus nombreux à vouloir en profiter avec leur fanatisme religieux violent pour nos institutions. Consternant !
Réponse de le 12/12/2013 à 9:05 :
à l'origine les urgences étaient consacrées aux cas graves et urgents on n'y allait pas pour une fièvre subite, un écorchure, mais main tenant les trois-quart encombrent les urgences pour ce genre de "petits bobos" bien sûr, ils n'ont pas à faire d'avance de fonds, étant pris immédiatement à 100 pour 100, vous allez m'accuser de racisme, mais regardez bien qui y vient en majorité
a écrit le 01/12/2013 à 8:58 :
Il faut dire les choses comme elles sont,pour ceux qui n ont jamais frequente les hopitaux n ont aucune idee de la facon dont cela se pasee.
Les medecins sont la pour soigner ok,mais n ont aucun sens du respect de la personne.
Ils sont froid et meprisant envers le patient et sa famille...
Croyez en mon experience.
Réponse de le 01/12/2013 à 14:03 :
Ah ben si vous le dites c 'est que cela doit être vrai pour tous les médecins ( et soignants en général), dans tous les hôpitaux de France
Réponse de le 01/12/2013 à 19:59 :
Et surtout, c'est certainement un justification aux incivilités et agressions. Degré de la pensée, sisi ?
Réponse de le 02/12/2013 à 1:14 :
Tout a fait d'accord sisi, à ma dernière visite aux urgences, le médecin était unijambiste et l'infirmière avait les oreilles décollées, en plus ils ont regardé ma sœur de travers... Ils sont tous comme ça, croyez en mon esperience...
a écrit le 01/12/2013 à 8:53 :
bonjour
le monde est malade et gangréner , la folie de l argent fait que ce monde va a sa perte, on critique les années 68 et un peu au delà , peut etre que la presse ne relaté pas tout les fait , mais il y avait une joie de vivre le plein emplois , même la télé des fois ennuyeuse avait des émissions bien plus intéressement et surtout pas agressive comme aujourd’hui .tout ce que l on ne retrouve plus , violence sous toutes ces formes et dans tout les domaines
Réponse de le 01/12/2013 à 11:16 :
tout à fait d'accord avec vous et Kipushi !!!
a écrit le 01/12/2013 à 5:38 :
Vous évoquez à juste titre le nouveau relationnel qui s'est installé, c'est à dire non plus un rapport soignant/patient mais un rapport .xxx./Client.
Or ce qui n'est pas traité pour une compréhension globale et effective du problème, c'est quand le rapport tel qu'il est vécu dans le cas de la maltraitance banalisée (personnes sans défense) et non sanctionnée, en arrive à se manifester par un rapport prédateur/proie.
Comment, tant que dérapages et dévoiements n'auront pas été reconnus et corrigés, peut- on espérer une relation de respect réciproque ?
Pour que les soignants qui font honneur à leurs missions, les patients qui collaborent avec leurs soignants puissent rester un modèle dominant, il faut avoir le courage et l' honnêteté de révéler toutes les déviances, quels qu' en soient leurs auteurs.
a écrit le 01/12/2013 à 0:59 :
Toujours les mêmes qui foutent la merde.....
Réponse de le 01/12/2013 à 10:25 :
Il rentre de plus en plus de sauvages donc il y a c'est évident de plus en plus d'incivilités, de problèmes de toutes sortes, et et c'est normal que les hôpitaux soient touchés au même titre que le reste : demandez aux médecins généralistes comment ils sont traités lorsqu'ils refusent une prescription demandée.... et la liste est longue. Que de discours pour en revenir toujours au même point et là ils nous faut subir car à ce jour nous sommes hélas en minorité et ce n'est pas fini !
Réponse de le 01/12/2013 à 10:25 :
Il rentre de plus en plus de sauvages donc il y a c'est évident de plus en plus d'incivilités, de problèmes de toutes sortes, et et c'est normal que les hôpitaux soient touchés au même titre que le reste : demandez aux médecins généralistes comment ils sont traités lorsqu'ils refusent une prescription demandée.... et la liste est longue. Que de discours pour en revenir toujours au même point et là ils nous faut subir car à ce jour nous sommes hélas en minorité et ce n'est pas fini !
Réponse de le 01/12/2013 à 20:44 :
Bonsoir à Tous. Tout à fait OK avec LOULETTE . Ns ne sommes plus chez nous, ns vivons de plus en plus une civilisation qui n'est pas la nôtre et le plus grave, ns n'avons encore pas touché le fond... Bon courage aux générations " gauloises " si tant est qu'il en restera, qui vont venir après nous ... Elle est belle la république de merde que nous vivons ... Riton 68 A+
a écrit le 30/11/2013 à 20:26 :
Le personnel aux urgences fait volontairement "mariner" jusqu'à plusieurs heures le patient, durée proportionnelle à ce qu'ils ressentent de l'inquiétude affichée de la personne. (Ces génies ont défini leurs propres lois qui répondent d'un délit de " faciès psychologique" ) Imaginez que vous soyez TRES inquiet ET à juste titre!
Réponse de le 01/12/2013 à 14:07 :
Tout à fait!!! D'ailleurs les pompiers se déplacent relativement vite en fonction du don que vous faites pour les calendriers et les chirurgiens choisissent la qualité des prothèses qu'ils posent en fonction de la position du soleil dans la maison du capricorne !!!! ( je sais cela de source sure par la soeur de l'amie de l'oncle de mon voisin )
Réponse de le 02/12/2013 à 10:31 :
Schizo : Schizophrène, je sais pas.
Mais parano vous l'êtes sûrement; il faut vous faire soigner mon vieux.
a écrit le 30/11/2013 à 20:05 :
Non justement , on ne parle pas de la maltraitance, de l'atteinte à la dignité des personnes (âgées, handicapées ) par rapport à la sa gravité.
Ce problème de société doit cesser d'être à ce point occulté, pour les patients, pour celui du personnel médical qui mérite le respect, pour nous tous.
C'est la clef du problème pour obtenir un respect réciproque, sinon tout le monde risque d'y perdre sa crédibilité.
a écrit le 30/11/2013 à 18:17 :
certains patients ne tolèrent pas qu'aux urgences l'arrivée des pompiers avec un accidenté de la route gravement atteint passe avant un enfant qui a mal à la gorge !!!!! il devrait y avoir un tri avec ceux que l'on doit impérativement hospitalisé et ceux qui peuvent être soignés par un médecin !
a écrit le 30/11/2013 à 14:00 :
ON pourrait aussi parler des incivilités et de la violence à l'école , dans les collèges et lycées, dont sont victimes les professeurs et le personnel éducatif....
Réponse de le 01/12/2013 à 10:17 :
En réponse à oli qui souhaite faire l'amalgame avec le personnel éducatif.
Le personnel éducatif à le droit de grève, de retrait, d'expulsion de l'agresseur. Vous ne devriez pas essayé de profiter de la moindre occasion pour améliorer votre confort professionnel.
a écrit le 30/11/2013 à 11:10 :
Bien sûr rien sur l'origine des agresseurs. Quand les prétoires et les prisons accueillent 80 % d'une même population, les hôpitaux seraient à l'abri du phénomène ? Ça fait dix ans que ce problème existe déjà au Québec, pour l'essentiel des hommes qui ne veulent pas que leurs femmes soient auscultées par d'autres hommes.... Ce n'est pas du journalisme...
Réponse de le 02/12/2013 à 5:49 :
Faites gaffe ! Zemmour a été condamné pour avoir cité ce genre de pourcentage.
Il n' est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !
a écrit le 29/11/2013 à 18:44 :
1. Créer des maisons de santé ouvertes 24/24 où les gens pourront se diriger pour les urgences non-vitales (bras cassé, etc.) qui engorgent les Urgences
2. embaucher du personnel aux Urgences
Réponse de le 02/12/2013 à 12:01 :
Ici en Espagne vous pouvez vous rendre à votre centre de santé pour une urgence mineur ou un problème de santè qui est dehors les heures de votre médecin de famille, et je peut vous dire qu'à les urgences des grands hôpitaux il y a les mêmes problèmes de violence.
a écrit le 29/11/2013 à 16:37 :
Tiens, pas un mot sur la typologie de ces agresseurs : ça serait politiquement incorrect ?
Réponse de le 29/11/2013 à 17:14 :
Et alors ?C'est important de le savoir? .... quel niveau ...
Réponse de le 29/11/2013 à 21:56 :
Bien sur que c'est utile de connaitre le profil des agresseurs, croyez vous que la police n'a pas ce genre de statistique.
Réponse de le 30/11/2013 à 23:50 :
Et toi Jewlaw à quel niveau est tu ? La vérité te gêne ?
Réponse de le 01/12/2013 à 3:41 :
Bien sûr qu'il faut connaître le profil des agresseurs. Pour solutionner un problème il faut identifier les différentes variables, qu'elles plaisent ou non. Autrement on serait dans l'idéologie
Réponse de le 02/12/2013 à 6:18 :
Qui peut honnêtement prétendre que les médecins sont inhumains ?? Faudrait il être fou pour le croire !!! Justement le milieu médical ne peut plus se permettre de prêter plus d'attention à chaque patient de par le fait que beaucoup vont aux urgences pour un oui ou un non... Les urgences sont devenues de vraies usines à consulter. Chacun veut être reçu sur le champ mais alors que faire des patients déjà dans les services ??
Réponse de le 02/12/2013 à 7:14 :
Malheureusement on vit bien dans un monde idéologique, l'immigration suédoise n'est pas reconnue à sa juste valeur...

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