Cachez ce travail dominical que je ne saurais voir

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Guillaume Cairou, président du Club des Entrepreneurs dénonce la désuétude de la loi posant le principe de l'interdiction du travail dominical
Guillaume Cairou, président du Club des Entrepreneurs dénonce la désuétude de la loi posant le principe de l'interdiction du travail dominical (Crédits : DR)
Que veut dire en 2014 l'interdiction du travail dominical, au nom de d'une loi ecclésiastique? Par Guillaume Cairou, Président du Club des Entrepreneurs, PDG du Groupe Didaxis et membre de CroissancePlus

Ainsi semble être la racine de l'attitude des gouvernements successifs sur la question du travail le dimanche. Reconnaissons-le, le jour du dimanche a successivement pu être le jour du seigneur pour certains, le jour de l'église, le jour pour monter au bourg, le jour des retrouvailles familiales, le jour du bricolage ou le jour de la virée en voiture pour d'autres ou encore le jour d'ennui pour quelques esprits poétiques.

La République doit-elle sanctionner le manquement à une loi ecclésiastique?

Le travail du dimanche a une belle histoire. Elle reflète d'ailleurs celle de la société et raconte ses évolutions successives. Elle apparaît pourtant encore trop comme une institution immuable. Certains observateurs s'étonnent que cette réforme, qui du reste n'aura pas lieu, suscite autant d'émoi dans notre pays. C'est finalement qu'ils oublient qu'il s'agit de l'une des mœurs de notre civilisation chrétienne  Sans stigmatiser personne mais avec cette histoire en tête, nous pouvons légitimement être conduits à nous demander si c'est bien le rôle de la loi de la Ve République, en 2014, à l'heure du tout digital, dans une société laïque, de sanctionner les manquement à une loi ecclésiastique.

Sous la Monarchie de Juillet

La question du travail le dimanche s'est toujours posée à des cycles économiques clés de notre histoire. C'est ainsi qu'il s'est développé sous la Monarchie de Juillet parce que l'activité économique naissait de la grande industrie. C'est aussi ainsi qu'il s'est essouflé à l'aune de la troisième République. L'histoire nous enseigne des leçons particulièrement intéressantes à cet égard. Il ne faut pas oublier que les métiers de l'habillement ou de l'alimentation sont des métiers en activité le dimanche… depuis le Moyen-Age  Il faut bien mesurer le sens de cette réalité historique pour bien comprendre les enjeux du travail dominical.

Les dérogations se sont multipliées, la montée de l'incohérence

C'est le 10 août 2009 que la loi est venue étendre le périmètre de l'élargissement de l'autorisation d'ouverture dominicale, ouvrant ainsi une brèche dans la loi du 13 juillet 1906 à l'origine de sa prohibition.  Sans nous prononcer sur la légitimité ou la nécessité de ce dispositif législatif, force est de constater qu'à la vérité, les dérogations se sont multipliées au point de ne plus faire sens en dévoyant l'essence même du texte par une application particulièrement fastidieuse.

Confrontée à cette réalité incohérente, les entrepreneurs se demandent jusqu'à quand ceux qui ont la charge de la décision publique vont prendre comme alibi la multiplication des dérogations pour ouvrir le champ de l'ouverture dominicale tout en prétendant ne pas toucher au travail dominical. A l'heure où tous les sondages d'opinion montrent l'unité des Français sur le sujet, il paraît inconcevable de ne pas attaquer à bras le corps ce sujet. 

Une dizaine de propositions de loi

En 10 ans, ce n'est pas moins d'une dizaine de propositions de loi qui ont été déposées pour élargir le travail le dimanche.  C'est dire que le sujet déchaine les passions. Cela ne doit pas nous empêcher de regarder lucidement la réalité du terrain entrepreneurial  D'abord, à partir du moment où il existe des étudiants et des salariés volontaires pour travailler le dimanche, nous ne voyons pas au nom de quoi nous pourrions par principe leur refuser le droit de travailler ? En 2013, travailler le dimanche est souvent pour eux tout à fait naturel. Les empêcher de travailler le dimanche, c'est directement précariser ces salariés qui voient ici le moyen de survivre souvent pour financer leurs études notamment.

Renoncer à capter le potentiel de consommation du dimanche?

Aussi, comment peut-on sérieusement renoncer à capter le potentiel de consommation du dimanche et donc de croissance car il existe bien un besoin de consommation le dimanche, à l'heure où nous ne cessons de lire qu'il faut trouver un moyen de relancer l'activité économique en cette période de crise ? Par ailleurs, quel sens peut bien avoir une interdiction physique d'ouverture à l'heure où c'est l 'ecommerce qui régit la majorité des transactions commerciales. Va-t-on demander à Ebay ou Amazon de fermer leurs sites internet le dimanche?

L'absurdité d'une loi désuète

Nous voyons bien l'absurdité d'une loi désuète. Veut-on vraiment renoncer à 10 000 emplois de plus rien qu'à Paris ?  Peut-on vraiment renoncer à 20 000 emplois supplémentaires à temps plein si l'on autorise l'ouverture 10 à 12 dimanches par an comme l'affirme le Conseil du commerce de France ? Ne peut-on pas sérieusement relire l'étude du Conseil d'analyse économique de 2007 qui explique qu'empêcher les Français de travailler le dimanche c'est renoncer à 100 000 emplois dans celui du commerce de détail. 

Souhaite-t-on vraiment renoncer aux 14 800 emplois qui pourraient être créés dans le secteur non-alimentaire ? Il est temps de s'occuper de la situation des 6,4 millions de salariés concernés par le travail le dimanche, recensés par l'INSEE.  Pour cela, quoi de mieux que de se rappeler qu'on ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qui l'a créé. Poser comme base de réflexion à la situation, la loi qui a interdit le travail le dimanche, c'est sans doute une véritable erreur …

 

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Commentaires
a écrit le 05/12/2013 à 16:37 :
Bref, le volontariat n'existe pas. Même quand on ne souhaîte pas bosser le dimanche, on bosse quand même et pour pas un rond de plus.
a écrit le 05/12/2013 à 16:36 :
J'adore quand un inculte des luttes sociales spécialiste de l'histoire de l'exploitation de l'homme par l'homme essaie de confondre un gouvernement d'Etât laïc par l'héritage religieux du pays.
Alors pour info, les chrétiens de gauche ça existe. La protection sociale est aussi issu de l'héritage ecclésiastique , c'est d'ailleurs un peu grâce à ça que sa domination a tenu aussi longtemps malgré les autres mauvais penchants de la sainte institution. On est pas obligé de raser tout. Ton prénom, t'aura beau te débaptiser, est issu de ça aussi. On va pas tous s'appeler X-OR ou Térébentine parce que c'est l'âge digital.
La fin du même congé hebdo pour tous, c'est comme le prénom Liberté et le calendrier. Au bout d'un moment après la Révolution, il a bien fallu faire des choses intelligentes et revoir ces choix. On peut pas tout oser comme le fait ce président de club.
a écrit le 05/12/2013 à 16:19 :
A noter que le travail dominical n'est en général pas majoré. C'est une légende.
Quant à savoir s'il est choisi, je vous laisse tenter de choisir de ne pas bosser le mercredi pour voir si c'est bon pour sa carrière.
a écrit le 05/12/2013 à 16:15 :
"Laissons les gens travailler comme ils veulent. Le dimanche s'il le faut" ???
Non, on ne peut pas par exemple travailler en dessous du salaire minimum, cela sert à protéger l'ensemble des salariés et éviter un nivellement par le bas de la rémunération. Il en va de même pour les jours de repos. Accepter qu'un étudiant travaille le dimanche, c'est peut-être très bien pour cet individu, son épanouissement personnel, mais pas bien pour les salariés dont leur droit à ne pas travailler le dimanche sera peu à peu émoussé sous les coups d'inconscients.
a écrit le 05/12/2013 à 16:09 :
Pour le jeu du démontage argumentaire, il suffit de remplacer "travail du dimanche" par "prostitution" pour que sans exagération on perçoive sous un autre angle la nature des proposition de ce président de club.
a écrit le 05/12/2013 à 16:06 :
Il suffit d'interroger une ligne de caisse de supermarché un dimanche pour savoir s'il n'y a que des volontaires ou au moins une caissières qui subit le planning par le volontariat des autres.

Beau billet de ce brave homme, mais écrire cela en posant devant une croûte un dimanche après-midi, ce n'est pas du travail. Monsieur devra se lever pour aller faire les marchés plein vent entant qu'employé pour pouvoir être crédible plutôt que de parodier une tirade que sa fille récite.
a écrit le 05/12/2013 à 0:59 :
Encore un Croissance Plus qui s'exprime sur les antennes . c'est plus du lobbying c'est du squat a haute dose , pire que de la glue .
a écrit le 04/12/2013 à 18:48 :
Que de contre-vérités.
Ce n'est pas en assénant des contre-vérités que l'on peut convaincre, ni avoir raison.
Salariés et étudiants volontaires pour travailler le dimanche, oui mais pour quelle raison ?
Peut-être à cause du fait des majorations du salaire sur cette journée. Majorations qui n'existent que parce que le travail y est exceptionnel ce jour là et disparaitraient rapidement si le travail du dimanche était étendu, la volonté des étudiants / salariés pour le travail le dimanche disparaissant avec.
"l 'e-commerce qui régit la majorité des transactions commerciales" assener ce mensonge là c'est vraiment n'importe quoi. La part de CA électronique des entreprises ne dépasse pas 20%.
"renoncer à capter le potentiel de consommation du dimanche et donc de croissance..." Contrairement à ce que vous affirmez, les ouvertures du dimanche ne génèrent pas de "Croissance". Il s'agit au mieux d'un déport d'achat d'une journée sur l'autre, voir d'une enseigne (fermée) sur une autre (ouverte). Tous les points de vente qui ouvre le dimanche connaissent un tassement de leurs ventes en semaine. Le seul "gain" s'explique par la distorsion de concurrence entre une enseigne fermée et l'autre qui est ouverte. Le jour ou toutes les enseignes seront ouvertes toutes retrouveront leur CA post-ouverture dominicale, il n'y aura pas de "croissance".
"renoncer à 20 000 emplois supplémentaires à temps plein" d'où sortez-vous ces chiffres, c'est n'importe quoi. Pour une journée de travail supplémentaire ce ne peut pas être des temps plein, ensuite le commerce et un des secteurs ou il y a la plus de temps partiels, enfin comme il s'agit d'un déport d'achat, les mêmes effectifs seront déployé sur une journée supplémentaire. Il n'y aurait d'embauche que dans les endroits ou il n'y aurait pas assez de volontaires dans l'effectif déjà présent pour travailler le dimanche donc qu'a la condition que cette journée reste exceptionnelle et sur la base du volontariat, pour que certains puissent refuser le dimanche.
"tous les sondages d'opinion montrent l'unité des Français sur le sujet" oui, 70 % des Français qui font leurs courses souhaiteraient que les magasins soient ouverts le dimanche, mais 80% des Français qui travaillent ne souhaitent pas travailler le dimanche, elle est où l'unité dont vous parlez ? Seuls les travailleurs du dimanche veulent continuer, mais continuer quoi ? Le travail du dimanche ou d'avoir un salaire majoré ?
Vous promettez 100 000 emplois dans le commerce, vous devriez aller raconter vos salades aux licenciés de Virgin à Paris, la célèbre enseigne de culture qui a lancé le travail dominicale sur les Champs Elysées.
Tiens c'est curieux, votre Croissance, l'augmentation de CA promis, vos créations d'emplois n'ont pas sauvé Virgin.
"En 2013, travailler le dimanche est souvent pour eux tout à fait naturel. Les empêcher de travailler le dimanche, c'est directement précariser ces salariés qui voient ici le moyen de survivre souvent pour financer leurs études notamment."
Les étudiants et autres salariés travaillant le dimanche apprécieront de pouvoir "survivre" grâce à vos propositions. La survie est tout à fait naturelle, n'est-ce pas ?
a écrit le 04/12/2013 à 17:22 :
Que de contre-vérités.
Ce n'est pas en assénant des contre-vérités que l'on peut convaincre, ni avoir raison.
Salariés et étudiants volontaires pour travailler le dimanche, oui mais pour quelle raison ?
Peut-être à cause du fait des majorations du salaire sur cette journée. Majorations qui n'existent que parce que le travail y est exceptionnel ce jour là et disparaitraient rapidement si le travail du dimanche était étendu, la volonté des étudiants / salariés pour le travail le dimanche disparaissant avec.
"l 'e-commerce qui régit la majorité des transactions commerciales" assener ce mensonge là c'est vraiment n'importe quoi. La part de CA électronique des entreprises ne dépasse pas 20%.
"renoncer à capter le potentiel de consommation du dimanche et donc de croissance..." Contrairement à ce que vous affirmez, les ouvertures du dimanche ne génèrent pas de "Croissance". Il s'agit au mieux d'un déport d'achat d'une journée sur l'autre, voir d'une enseigne (fermée) sur une autre (ouverte). Tous les points de vente qui ouvre le dimanche connaissent un tassement de leurs ventes en semaine. Le seul "gain" s'explique par la distorsion de concurrence entre une enseigne fermée et l'autre qui est ouverte. Le jour ou toutes les enseignes seront ouvertes toutes retrouveront leur CA post-ouverture dominicale, il n'y aura pas de "croissance".
"renoncer à 20 000 emplois supplémentaires à temps plein" d'où sortez-vous ces chiffres, c'est n'importe quoi. Pour une journée de travail supplémentaire ce ne peut pas être des temps plein, ensuite le commerce et un des secteurs ou il y a la plus de temps partiels, enfin comme il s'agit d'un déport d'achat, les mêmes effectifs seront déployé sur une journée supplémentaire. Il n'y aurait d'embauche que dans les endroits ou il n'y aurait pas assez de volontaires dans l'effectif déjà présent pour travailler le dimanche donc qu'a la condition que cette journée reste exceptionnelle et sur la base du volontariat, pour que certains puissent refuser le dimanche.
"tous les sondages d'opinion montrent l'unité des Français sur le sujet" oui, 70 % des Français qui font leurs courses souhaiteraient que les magasins soient ouverts le dimanche, mais 80% des Français qui travaillent ne souhaitent pas travailler le dimanche, elle est où l'unité dont vous parlez ? Seuls les travailleurs du dimanche veulent continuer, mais continuer quoi ? Le travail du dimanche ou d'avoir un salaire majoré ?
Vous promettez 100 000 emplois dans le commerce, vous devriez aller raconter vos salades aux licenciés de Virgin à Paris, la célèbre enseigne de culture qui a lancé le travail dominicale sur les Champs Elysées.
Tiens c'est curieux, votre Croissance, l'augmentation de CA promis, vos créations d'emplois n'ont pas sauvé Virgin.
"En 2013, travailler le dimanche est souvent pour eux tout à fait naturel. Les empêcher de travailler le dimanche, c'est directement précariser ces salariés qui voient ici le moyen de survivre souvent pour financer leurs études notamment."
Les étudiants et autres salariés travaillant le dimanche apprécieront de pouvoir "survivre" grâce à vos propositions. La survie est tout à fait naturelle, n'est-ce pas ?
a écrit le 04/12/2013 à 6:04 :
Je ne vois pas le rapport entre le travail du dimanche et le repos dominical!! Je voudrai simplement rappeler que la notion de volontariat est une utopie dans le monde de l'entreprise et que celui qui ne sera pas volontaire pour travailler le dimanche sera mis au placard par son employeur.
Je fais parti de ceux qui bosse le dimanche et ce n'est pas du tout un plaisir!
Et comment expliquer que soit disant le coup du travail est trop élevé en France, que par conséquent nos salaires doivent stagner alors que nos patrons se battent pour nous faire bosser le seul de la semaine où nous sommes payés double,,,,? C'est anti compétitivité...
a écrit le 04/12/2013 à 0:02 :
C'est bien l'incohérence de la gauche, car cette une loi ecclésiastique, et pourtant cette même gauche renie les religions, le PS se croit au dessus de tout, et veut régir la France a sa guise! Foutaise
a écrit le 03/12/2013 à 18:02 :
Bref... Le volontariat existe bel et bien. Si d'aucun le souhaite, moyennant un salaire majoré, pourquoi pas ?! L'exemple Internet est frappant ! Ne pensez-vous pas que certains consommateurs se sont tournés vers Internet justement parce ces sites sont accessibles h24 ? Ne pensez-vous pas que le commerce traditionnel pourrait "récupérer" certains de ces acheteurs avec des plages d'ouverture plus importantes ?
N'essayons pas de tout limiter et de tout régenter, et laissons de la place à l'entreprenariat.
a écrit le 03/12/2013 à 15:43 :
Texte de propagande.
Que le repos ait lieu le dimanche en vertu d'une tradition ne change rien à l'affaire, il faut qu'une journée de repos commune à tous les salariés existe.
"capter le potentiel de consommation du dimanche", voilà une phrase de technocrate hors des réalités, mais qui en dit long sur son estime du genre humain, dont on peut supposer qu'il le considère comme inférieur à l'économie, c'est-à-dire à lui. Une cure de désinflation du melon est vivement recommandée.
a écrit le 03/12/2013 à 13:21 :
Au nom de qupi doit-on encore resteindre nos libertés. Travail dominical dûment compensé et choisi, voilà la voie.
Et ceux qui ne veulent pas travailler le dimanche n'ont qu'à chercher des entreprises dont le repos dominical est la règle.
Arrêtons de tout mélanger et n'oublions pas une chose essentielle que tout le monde semble avoir perdu de vue: c'est de la liberté que dépend notre avenir. Alors cessons de nous emprisonner dans des concepts foireux et des discussions stériles, et agissons, tous ensemble, pour améliorer notre quotidien, au lieu de pleurnicher commes des gosses à qui l'on a dit non.
a écrit le 03/12/2013 à 12:36 :
Si M. Cairou n'a pas de famille, pas d'amis, pas de passion, bref, si sa vie est morne et terne et que seul le travail peut l'égayer... hé bien c'est son problème, pas le nôtre ! Qu'il n'essaye donc pas de nous imposer le travail du dimanche !
a écrit le 03/12/2013 à 10:54 :
Bonjour, Pour ne pas faire travailler des étudiants qui galèrent par demi journée. et par exemple pour rendre service aux personnes travaillant dans le privé, ouvrir la fonction publique...
a écrit le 03/12/2013 à 10:06 :
Je travaille régulièrement le dimanche. C'est pour moi plus une contrainte qu'un choix. J'ai toujours plaisir à me retrouver le dimanche en famille ce qui n'est pas le cas lorsque je suis en repos la semaine. Je retrouve le même raisonnement chez mes collègues de travail...
Réponse de le 03/12/2013 à 15:46 :
Merci du témoignage. Reste à savoir quel est son poids face à la cupidité de certains, dissimulée derrière une sauvegarde de l'emploi qu'ils ne semblent pas jusqu'à présent avoir brillamment défendue...
a écrit le 03/12/2013 à 8:51 :
Toutes ces arguties sont quand même le signe d'une grande bêtise. Allez chercher de la croissance en généralisant l'ouverture des magasins le dimanche est fondé sur l'idée qu'il existerait un gisement de consommation non exploité parce que le chaland ne disposerait pas du temps nécessaire pour dépenser les "sous" qu'il n'a pas... . Poussé à l'extrême ce raisonnement montre encore mieux l'étendue de son absurdité : imaginez un peu une France où tous les secteurs d'activité travailleraient le dimanche et peut-être le samedi. Très vite, les mêmes qui militent pour l'ouverture du dimanche exigeraient des pouvoirs publics l'instauration d'un autre repos "dominical". Avec Internet, il est possible aujourd'hui de consommer 7/7, 24/24 même de la perceuse et ça n'a que peu d'incidence sur la croissance. Tout ça n'est qu'artifice de lobbies et de corporations et ne générera ni croissance ni emploi, juste un peu plus d'aliénation.
a écrit le 03/12/2013 à 8:44 :
bravo sur ce rappel et ces commentaires.
pourquoi ne pas tout fermer le dimanche, les centrales électriques, les installations d'assainissement des eaux, les commissariats, les hopitaux, il faut savoir raison garder. le dimanche est un jour comme les autres. la notion de repos hebdomadaire est un autre concept.
a écrit le 03/12/2013 à 8:05 :
Résumé le dimanche en jour de repos simplement à la religion est un habile raccourci de pensée qui laisse la part belle au tout est marchandable. Le dimanche est jour de repos et de socialisation, où les gens peuvent partager autre chose entre eux que des marchandises, se consacrer à leurs amis et à leurs familles. Une société ne se résume pas à sa croissance, aux bénéfices et au marchandage odieux de nos valeurs et de nos vies fait autour de l'emploi.
Réponse de le 03/12/2013 à 15:49 :
Merci Rose de rappeler que nous restons (pour l'instant) prioritaires sur la machine.
a écrit le 02/12/2013 à 20:23 :
Le dimanche dans la société française : voilà un sujet qui revient souvent dans la littérature des concours de l'administration ( catégorie A ).
a écrit le 02/12/2013 à 20:12 :
étant athée, contre la secte catho, je suis pourtant contre ce tout conso! le dimanche on peut faire du sport par exemple! pour ino je suis un vrai libéral éco et sociétal
Réponse de le 03/12/2013 à 0:36 :
Et contre la betise auusi?
Réponse de le 03/12/2013 à 11:02 :
La question n'est pas du repos dominical, mais du repos hebdomadaire, où qu'il se situe dans la semaine. On ne peut pas être anti-catho et pour le respect du dimanche comme jour de repos exclusif.
Sinon il me semble que vous avez fait une petite erreur : il me semble que la religion catholique n'est pas classée comme secte.
Réponse de le 05/12/2013 à 16:47 :
La question est bien le repos dominical. Si le dimanche est trop connoté chrétienté, il s'agit en fait du jour de repos commun sur cycle régulier. Pour des raisons économique, on pourrait changer sa fréquence. Tous les 10 jours par exemple. Pour information le calendrier révolutionnaire n'est plus en vigueur aujourd'hui même si je trouve qu'il est toujours d'un certains charme d'évoquer le Décadi
a écrit le 02/12/2013 à 19:14 :
Bossons H24 7j/7.
Réponse de le 02/12/2013 à 19:23 :
Ce qui bossent le dimanche ne travaillent pas un autre jour de la semaine.... Donc pas 7 jours sur 7.
Réponse de le 03/12/2013 à 15:51 :
Et il faudra dans la foulée penser à faire sauter ces p... de congés payés
Réponse de le 03/12/2013 à 19:45 :
et le vevdredi pour les muslims et le samedi pour les juifs donc plus besoin des conges payes car 3x par52 egal 156 jours de vacances

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