La Turquie trouvera-t-elle sa place dans l'Europe ?

28 minutes / Arte

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Une première depuis 22 ans. Le chef d'État français, François Hollande, donnait, lundi, une conférence de presse à Ankara, aux côtés de son homologue turc Abdullah Gül.
Vouée à améliorer des relations bilatérales considérablement dégradées sous le mandat de Nicolas Sarkozy, la portée de cette visite officielle semble décuplée à l'approche des prochaines élections européennes. En effet, si un nouveau chapitre du processus d'adhésion de la Turquie à l'UE vient de s'ouvrir, les enjeux historiques, démographiques, religieux et géopolitiques ne pèsent-ils pas trop lourd dans la balance ?
Cette visite du président Hollande est très attendue par le premier ministre turc Recep Tayyip Erdo?an, qui n'a pas oublié l'ère Sarkozy : il tient ce dernier pour responsable d'avoir mis un frein au négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne.
Avec cette visite d'Etat, la France entend sortir d'une « relation bilatérale qui s'était dégradée et révélée particulièrement inefficace » et veut être au coeur de la relance du processus de négociations de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne afin de « sortir de l'impasse dans laquelle la France à l'époque avait conduit cette relation », selon l'Elysée.
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DEBAT
On en débat avec la chercheuse, spécialiste de la Turquie contemporaine à l'Institut français des relations internationales Dorothée Schmid, le politologue, directeur général de la Fondation pour l'innovation politique Dominique Reynié et la députée UMP des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer.
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