Pourquoi le pacte Hollande va accroître le chômage

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(Crédits : reuters.com)
Des réformes de structures sont possibles, mais pas dans l'environnement macro-économique actuel: le pacte de responsabilité va accentuer le marasme économique et faire monter le chômage. par Pierre-Jean Raugel, docteur en économie

 En décembre 2011 et février 2012 la Banque Centrale Européenne a prêté environ mille milliards d'euros aux banques commerciales pour trois ans au taux privilégié de 1 % dans le cadre du programme LTRO1. L'espoir qu'une partie de cette somme serait prêtée aux entreprises et aux ménages a été déçu2. La BCE a constaté que la « restriction des conditions d'accès au crédit » de la part de ces établissements était « restée stable », mais a reconnu qu'en tout état de cause la demande de crédit avait significativement baissé3.

Un véritable piège à liquidités

Ce type de comportements manifeste l'existence de ce que les macroéconomistes appellent un « piège à liquidités ». Il y a plusieurs explications à cette réticence à investir ou à consommer qui freine la circulation de la monnaie à la sortie de graves crises financières : certains ménages, entreprises et institutions financières pensent principalement à se désendetter, les perspectives financières de certains autres sont trop sombres pour qu'ils puissent envisager d'investir ou d'accroître leur consommation, la faiblesse de l'inflation réduit l'incitation de tout le monde à dépenser. Cette prudence vertueuse à l'échelle de chaque agent économique a des conséquences collectives fort dommageables, puisque la prudence des uns fragilise les autres et conduit à une interminable stagnation telle que celle que le Japon a subie à partir du milieu des années 1990.

Les taux d'intérêt zéro ne relancent ni la consommation ni l'investissement

On reconnaît un piège à liquidités au fait que même un taux de refinancement des banques par la banque centrale de 0% ne suffit pas à relancer la consommation et l'investissement. C'est ce qui se passe actuellement dans la zone euro, où le PIB de la locomotive allemande n'a crû que de 0,4 % en 2013, bien que la BCE ait porté son taux à 0,5 % puis 0,25 % au cours de cette année.

Ce rappel historique permet de juger des perspectives de succès du pacte de responsabilité proposé aux entreprises par François Hollande. Au nom de quoi peut-on espérer que les entreprises seront plus disposées à investir la manne qui leur est offerte en 2014 qu'en 2012, que le piège à liquidités est moins implacable qu'il l'était alors ?

Certes, Mario Draghi a protégé les marchés des dettes souveraines des pays de la zone euro des conséquences de leurs piteuses performances macroéconomiques. Mais, pour le reste, la gestion de la crise de la zone euro a encore plus enfermé notre pays dans un piège à liquidités : le chômage n'a cessé de croître, la poursuite des mesures d'économie budgétaire a aggravé le moral des ménages à revenus petits et moyens et les a conduits à encore plus de prudence, la locomotive allemande est presque aussi poussive qu'elle l'était en 2012 et la situation des autres pays membres est globalement aussi détériorée.

Pourquoi embaucher sans perspective débouchés?

Pourquoi devrions-nous croire dans ces conditions que les chefs d'entreprise français seront assez naïfs pour investir et embaucher massivement alors que les perspectives d'accroissement de leurs débouchés sont limitées ? Il ne suffit pas pour cela que le chef de l'État tienne un discours qui leur plaise. Ce ne sont pas des corbeaux et François Hollande est un piètre renard.

Rien à voir avec l'Allemagne

Mais, nous dira-t-on, François Hollande ne fait qu'appliquer les recettes de son camarade Schröder. Il n'y a donc aucune raison pour que ce qui a marché en Allemagne échoue en France. Que nenni ! Il y en a une, et de taille ! Quand le chancelier allemand a mis en œuvre son Agenda 2010, la consommation et les importations des autres pays de la zone euro augmentaient régulièrement. À tel point que la part des exportations dans le PIB est passée de 36 % en 2002 à 48 % en 2008, et celle de la balance courante de 2 % à 7 %. Autrement dit, la cure d'austérité de la fourmi allemande a réussi parce que l'accroissement des achats des cigales a compensé l'asthénie de son marché intérieur générée par la stagnation du revenu de ses salariés et la paupérisation de la fraction la plus vulnérable d'entre eux. Or, tous les pays membres sont devenus entre temps des fourmis. Il n'est donc plus possible de contourner le piège à liquidités en vendant dans les pays voisins.

Une croissance encore timide aux Etats-Unis et au Japon, grâce aux recettes keynésiennes

Certes, la croissance repart aux États-Unis et au Japon, grâce aux dispositifs néo-keynésiens dont François Hollande ne veut pas entendre parler, mais elle y est encore timide. Certes, la Chine continue à investir et sa classe moyenne à émerger, mais à un rythme moindre qu'auparavant. Ce n'est donc pas non plus vers ces pays que nous pouvons escompter un accroissement de nos exportations justifiant des embauches et des investissements massifs.

Le pacte de responsabilité ne va pas faire baisser le chômage, il va l'accroître

Quelles seront donc les conséquences du pacte de responsabilité pour les années à venir ? Il va provoquer en 2014 une augmentation du chômage supérieure à celle qui était prévue par l'INSEE et par l'UNEDIC, puisque l'aggravation concomitante de la rigueur budgétaire ne sera pas encore compensée par les maigres effets positifs qu'on peut en attendre. Il est certes probable qu'il contribuera à créer quelques emplois en 2015 et en 2016, mais cela ne sera pas suffisant pour contrebalancer l'impact calamiteux de la contraction budgétaire sur le moral des ménages, elle-même d'ailleurs accentuée par la fin du répit de deux ans accordé par la Commission Européenne aux pays dont le déficit budgétaire est supérieur à 3 %4. En fin de compte, le marché de l'emploi ne retrouvera pas son niveau de janvier 2014.

Des réformes de structure, oui, mais avec une autre environnement macro-économique

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas engager des réformes de structure en France. Mais il s'agit d'un programme microéconomique qui ne peut être entrepris avec succès que dans un environnement macroéconomique aussi favorable que celui dont avait bénéficié l'Agenda 2010.

À cet égard, la plus grave erreur des dirigeants de la zone euro a consisté à croire que l'indéniable succès microéconomique de l'ordolibéralisme rhénan justifiait son application mécanique à la résolution de problèmes macroéconomiques. Cette confusion est comparable, ceteris paribus, à celle qui consisterait à se protéger des inondations fluviales en installant des membranes dépolluantes dans les cours d'eau.

Faire le lit de l'extrême droite

L'échec du pacte de responsabilité pourrait avoir de graves conséquences pour notre pays. Non seulement il privera d'emploi des dizaines de milliers de nos compatriotes et accentuera la sensation de perte de contrôle de leurs propres vies des ménages à petits et moyens revenus, mais encore il les jettera dans les bras de l'extrême-droite.

Des solutions macro-économiques

Or il y a des solutions macroéconomiques à la crise de la zone euro, en partant de ses deux principales caractéristiques : ses membres sont étroitement interdépendants et fortement hétérogènes.

Relancer la consommation et les investissements dans les pays dont la situation est saine en acceptant que l'inflation y atteigne jusqu'à 4 % à 5 %5, afin de

-casser le piège à liquidités dans ces pays en y décourageant l'épargne,

-offrir aux pays en difficulté un environnement aussi favorable que celui qui a permis à l'Allemagne de réussir sa propre cure d'austérité.

Appliquer aux pays en difficulté le programme « d'austérité équilibrée »6, dont les auteurs ont montré que la combinaison de deux mesures bénéficierait à chacun des pays membres, puisqu'elle réduirait l'incidence du piège à liquidités

-limiter le taux de réduction annuel des déficits budgétaires à 0,5 % du PIB

-retarder le lancement de ce processus pour certains pays.

 

Modifier les statuts de la BCE de telle manière que

-elle puisse intervenir comme prêteur en dernier ressort en faveur des États membres ;

elle ne soit pas autorisée à imposer aux États des taux de dévaluation interne qui compromettent leur sortie de crise dans un délai supérieur à deux ans afin de limiter le risque de généralisation du piégeage des liquidités

elle ne décide plus ses interventions en fonction de l'évolution de l'inflation dans la zone euro mais en fonction d'un objectif de croissance annuelle de son PIB nominal7,8, qui réduira la légitimité du recours à des mesures austéritaires en période dépressive, incitera à réduire l'inflation en période de surchauffe et laissera une marge de manœuvre étroite et contrôlée à la prise en compte de l'hétérogénéité des pays-membres.

 

Pierre-Jean Raugel

Docteur en économie

1Long term refinancing operations.

2Philippe Mabille Où sont passés les 1000 milliards de la BCE La Tribune 06/06/2012.

4Les conséquences austéritaires du pacte de responsabilité seront certes partiellement neutralisées par les revenus fiscaux qu'il induira. Cependant, ces revenus seront postérieurs et étalés dans le temps ; or la règle des 3 % ne prend pas en compte les recettes à venir des États. De plus, la partie non récupérée des déductions offertes aux entreprises suffira à elle-seule à légitimer l'accentuation de la rigueur budgétaire. D'ailleurs, elle sera supérieure à ce qui est généralement escompté à cause des faillites et de l'optimisation fiscale.

5Paul Krugman « European Inflation Targets » january 18, 2011 .

6independent Annual Growth Survey « Failed Austerity in Europe - The Way Out » OFCE, ECML, IMK November 2012.

7Scott Sumner « Make nominal spending the new target » Financial Times January 1, 2013.



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Commentaires
a écrit le 10/02/2014 à 17:16 :
Hollande est la figure même du chômage par la politique méticuleuse qu'il même pour détruire les entreprises.
a écrit le 10/02/2014 à 11:50 :
Etablissement de type CHR, nous avons pris sur nous d’embauché comme convenue dans la charte avec la baisse de TVA. Aujourd’hui, la TVA à remonté ainsi que les charges avec pour résultat que nous ne passons plus. Merci, mais notre entreprise à pris ses responsabilité et voila le résultat.
Pour les TPE et PME, toujours rien à part subir donc je ne me sens pas concerné.
a écrit le 08/02/2014 à 21:43 :
"Décourager l'épargne" aura un double effet :
– dégrader la balance commerciale, comme le ferait un plan de relance "classique"
– décourager l'investissement (construction !) comme la création d'entreprise, en "confisquant" les apports personnels
a écrit le 08/02/2014 à 16:12 :
C'est voulu tout ca, le système social Français, il emmerde, alors pour plus qu'il emmerde on le détruit petit a petit
a écrit le 06/02/2014 à 22:38 :
Ce sont les médias qui ont mis ce clown là où il est, tout a été fait pour rendre Sarkozy détestable, soi-disant poursuivi par la Justice à la botte du PS, au profit de cette andouille, ce pitre qui ne fait plus rire personne tellement qu'il nous fait honte et en plus en nous faisant les poches ! Maintenant, même ceux qui ont voté pour lui le détestent !
a écrit le 06/02/2014 à 21:48 :
Notre système préfère indemniser des chômeurs, plutôt qu'empêcher la fermeture des entreprises en difficulté en favorisant la reprise par les salariés, par exemple. "Nos emplettes sont nos emplois", nous voulons consommer des produits fabriqués en France pour créer des emplois, mais introuvables la petite robe noire, le robot de cuisine, la vaisselle, le mobilier... fabriqués sur le sol Français. Nos voitures dont la marque est française sont fabriquées à l'étranger, si nous voulons protéger les emplois en France, il faut acheter une voiture japonaise...Si nous voulons sauver notre pays de la paupérisation grandissante, il faut faire renaître l'industrie, mais très vite...!!! Les pauvres sont de plus en plus nombreux, il y a même de nouvelles sortes de pauvres, ce sont les salariés et les retraités, les salaires bas sont entretenus par le chômage, quand on a peur de perdre son emploi on accepte des salaires et des conditions de travail ridicules et ça permet aux riches de maintenir, voire d'augmenter leurs marges, leurs actions... Si l'on relance vraiment la consommation, on fait rentrer de la TVA dans les caisses de l'état, on crée des emplois donc on a moins de chômeurs à indemniser et de plus on fait rentrer des charges sociales dans les caisses de l'état, donc on réduit la dette... MORALITÉ LA SEULE SOLUTION C'EST D'AUGMENTER SENSIBLEMENT LES SALAIRES AFIN DE RELANCER LA CROISSANCE !!!
a écrit le 05/02/2014 à 21:15 :
Il est publié qu'aux US, les Etats qui créent de l'emploi et de la croissance n'ont pas reçu d'aide du gouvernement... Fera-t-on l'impôt CSG de 10 milliards pour taper dans la croissance et faire les poches des français?
a écrit le 05/02/2014 à 15:16 :
Pas capable ce Hollande, on attend ta démission
a écrit le 05/02/2014 à 11:54 :
"Cette prudence vertueuse à l'échelle de chaque agent économique a des conséquences collectives fort dommageables, puisque la prudence des uns fragilise les autres et conduit à une interminable stagnation telle que celle que le Japon a subie à partir du milieu des années 1990."

Lorsque les richesses seront mieux redistribuées les gens se remettront à consommer davantage et tout irait mieux y compris pour les plus riches. En attendant les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus nombreux...dans ces conditions les choses ne risquent pas d'aller mieux.
Réponse de le 06/02/2014 à 15:11 :
tout a fait d'accord avec vous, mais tout ceci est progranné depuis des décennie ,si l'on se réfère a l'aurore rouge?
a écrit le 04/02/2014 à 21:30 :
c'est quand même un comble de prôner l'inflation sachant que celle ci est la peste et le choléra à la fois.les retraites étant indexées sur l'inflation moins 1, alors tous les retraités vont crever la faim et ce faisant ils seront à la charge de leurs enfants. ah le gros malin celui là!!!
Réponse de le 06/02/2014 à 15:15 :
certes oui, mais les gagnants quand il y a du chômage et de l'inflation, ce sont les riches qui deviennent encore plus riche!!! créer le besoin pour ensuite rendre service en nous priant de se mettre a genoux!!!!.
a écrit le 04/02/2014 à 13:31 :
Ce monsieur inverse les causes et les conséquences : Si les gens achètent des produits allemands, ce n'est pas parce qu'ils sont cigales et les allemands fourmis, c'est parce que les produtis allemands, grace aux réformes schroeder entre autres, sont redevenus compétitifs par la hausse de la productivité allemande. Les allemands ne se sont pasappauvris, loin de là. Encore une fois, la vision keynésienne de l'économie ne permet pas d'appréhender ce qui se passe réellement. Il suffit de comprendre la loi des débouchés de JB Say et ce qui se voit et ne se voit pas dde Bastiat pour comprendre que le keynésianisme est une fumisterie qui ne sert qu'à justifier l'intervention désastreuse de l'état dans nos vies. L'ETAT PEUT SE TROMPER ET SE TROMPE TOUT LE TEMPS !!!!
a écrit le 04/02/2014 à 13:11 :
Dans le titre vous nous posez une question cruciale, la réponse parce que c'est un simplet de la république françois premier (et le dernier), il faudra l'interner au plus vite, si le financement de la politique familiales est une obligation des entreprises, parce que ce sont les familles qui y travaille, payer juste une personne pour qu'il puisse manger et le maintenir en vie pour engraisser les patrons qui pensent à leur bien-être personel.
a écrit le 03/02/2014 à 6:49 :
@ Homeric
Vous avez le droit de penser que l’inflation est une catastrophe quelle que soit la situation économique. Cependant en écrivant que je me crois « dans les années 1960 », vous manifestez votre méconnaissance des débats actuels et des stratégies mises en œuvre de nos jours par les grandes puissances économiques. Déjà, vous ne prenez pas en compte que je me réfère à Krugman, lauréat du Prix délivré en 2008 en mémoire d'Alfred Nobel. Ensuite, vous semblez ignorer que le directeur du département des études au FMI a préconisé une inflation de 4 % pour sortir de la crise de 2007 dans un article publié en 2010. La liste des experts de haut niveau partageant peu ou prou cette position est fort longue. Je me contenterais de citer Stiglitz (Nobel 2001), Soros (prestigieux financier) et le chroniqueur du Financial Times Wolf. De plus, et surtout, Bernanke a adopté une posture inflationniste aux USA pour y réduire le piège à liquidités. Yellen le fera également, à un niveau moindre non pas pour des raisons de principe mais pour s’adapter à l’évolution de la situation économique. Enfin, Abe a pris soin de souligner que la relance de l’inflation était un préalable indispensable à l’engagement de réformes structurelles au Japon.
Il est vrai que la critique du traitement keynésien de la stagflation par Lucas (Nobel 1995) au cours des années 1970 a favorisé la mise en place de dispositifs de strict contrôle de l’inflation. Cependant, les modèles fondés sur sa théorie ont volé en éclats en 2007 : non seulement, leurs auteurs n’avaient pas vu venir la crise, mais encore ils ont été incapables de proposer des politiques favorisant la sortie de la crise. C’est pourquoi, je pense que vous avez doublement tort, d’une part, en prétendant que je suis un homme des années 1960 et, d’autre part, en refusant de reconnaître que le monde a changé depuis 1980.
Par ailleurs, vous auriez compris que je ne préconise une relance inflationniste que dans les pays en bonne santé économique et, donc, pas en France si vous aviez pris la peine de lire attentivement mon article.
@ Clash
Si l’Allemagne était aussi peu dépendante de la zone euro que vous le prétendez, son taux de croissance serait plus proche de celui des USA ou de la Chine que de celui de la France. Or, ce n’est pas le cas. Vous oubliez que les pays européens hors zone euro qui représentent plus de 30 % des débouchés allemands dépendent étroitement de la situation économique de cette zone, comme le manifestent régulièrement les plaintes du gouvernement Cameron à ce sujet.
En tout état de cause, il est vrai que l’élite économique allemande est farouchement opposée à l’inflation. Cependant, c’est d’autant plus le rôle du chef de l’État d’obtenir une inflexion de la politique de Berlin qu’il avait promis qu’il le ferait avant d’être élu. Il ne peut pas décemment exiger que les chefs d’entreprise prennent des risques considérables et que les salariés se serrent encore plus la ceinture en se contentant d'arbitrer entre les uns et les autres. Son exigence ne serait légitime que si le gouvernement faisait de son côté ce qui est sa raison d’être : défendre les intérêts de notre pays.
@ ceux qui veulent que la France quitte la zone euro
J’ai montré dans mon article « Target2, la roulette russe de la zone euro », dont un résumé a été publié par La Tribune, que le démantèlement de ce dispositif pourrait avoir des conséquences catastrophiques, car aucune procédure de dissolution n’a été prévue malgré l’importance des sommes en jeu. Il ne conduirait pas à l’Europe apaisée que décrivent les souverainistes mais à un champ de batailles acrimonieuses où chaque pays essayerait de protéger de la voracité de ses voisins des créances ou des actifs nationaux valant dans la majorité des cas de 10 % à 200 % du PIB national. Les sommes en jeu ont sensiblement diminué entre temps, mais restent toujours impressionnantes. Ainsi, certains économistes allemands et, probablement, la Buba considèrent encore que leur pays serait en droit de réclamer au nôtre jusqu’à 10 % de notre PIB. Non seulement les conflits qui en résulteraient pourriraient encore plus notre environnement macroéconomique, mais encore on ne peut pas exclure qu’ils dégénèrent. Les souverainistes sont en droit de considérer que le jeu en vaut la chandelle, mais ils devraient reconnaître devant le peuple français qu’ils n’ont pas la certitude que la mise en œuvre de leur politique ne provoquera pas le retour des attitudes belliqueuses en Europe occidentale.
a écrit le 01/02/2014 à 11:40 :
Ce n'est pas un manque de liquidité qu'il y a, mais une mauvaise utilisation, qui a fait une véritable fosse à liquidité. Tout le monde comprend que quand on finance un palais de conseil général ou des ronds points, tous types d'investissements pour lesquels notre pays est champion, il n'y a aucun retour, aucun amortissement sur une création de richesse par ces équipements: l'argent dépensé est perdu, il disparaît.
a écrit le 31/01/2014 à 17:55 :
A part sortir de la zone euro, il y a aussi la possibilité d'en finir avec le poids de l'administration, des taxes et d'un smic obligatoire plus élevé que celui des pays concurrent qui exportent.
Réponse de le 01/02/2014 à 14:47 :
On pourrais aussi imposer la retraite aux gouvernement que lorsqu'ils auront cotisé le temps nécessaire plutôt qu'un salaire a vie comme tous les présidents bénéficie a leur actuel. Ca fait combien d'année de salaire qu'on paye à Giscard, Chirac, Sarkozy? et combien allons nous encore leur payer alors qu'ils nous imposent de travailler encore plus longtemps pour une simple retraite???
Réponse de le 01/02/2014 à 15:14 :
vous voulez supprimer le smic ? comme ça les gens toucherons de salaires encore plus bas ?
a écrit le 31/01/2014 à 17:49 :
Et pourquoi les gens irait dans les bras de l'extrême droite qui promet de la sueur et un retour sur l'identité française plus que dans les bras de l'extrême gauche qui promet le métissage, la belle vie et un smic a 1600€ ? Quelqu'un a t il pensé à répondre à cette question ?
a écrit le 31/01/2014 à 17:24 :
Une inflation de "4 à 5%" résulterait d'une surchauffe de la demande..., nécessaire pour la contenir. Encore un "docteur en économie" français qui se croît dans les années 1960 où la dette publique n'existait pas. L'Etat français est le moins capable au monde de ne pas indexer sa dépense sur la "vertueuse inflation"... Désespérant.
Réponse de le 31/01/2014 à 22:56 :
Vous avez bien raison, mais a lire les autres commentaires sur ce site, c´est a deseperer.
Réponse de le 04/02/2014 à 13:21 :
Cela fait 32 ans que je suis entré dans le monde du travail, au fil des CDD et des missions intérim, je suis toujours au smic, taux horaire 9€55, il n y a que les fonctionnaires, même de catégorie C qui peuvent dépasser les 2500€ net au cours de leur carrière, l'état propose des salaires qu'il ne peut pas financer, drôle d'entreprise, il compte payer ses créditeurs avec mes économies, je ne laisserai pas mon percepteur devenir mon héritier.
a écrit le 31/01/2014 à 13:15 :
Article intéressant. Mais il faut aller au bout de votre réflexion : pour que la France ait toutes les chances de sortir du marasme, il faut aussi qu'elle sorte de l'Euro.
a écrit le 31/01/2014 à 13:04 :
Depuis 40 ans, nous sommes dirigés alternativement ou conjointement par l'UMP ou le PS. Si l' UMP ou le PS avait réduit le nombre de chomeurs, ca se saurait. Mais force est de constater qu'au contraire depuis 2007, 1 million de Français supplémentaires ont perdu leur emploi. Dans le même temps, la dette de la France explose (80 milliards d'empents sur les marchés en 2013) et le PS naturalise à tour de bras (100 000 étrangers naturalisés en 2013). UMP = PS = UMPS = les fossoyeurs de la France
Réponse de le 08/02/2014 à 14:25 :
Depuis quand des énarques qui n'ont jamais créé une entreprise de leur vie ont ils la prétention de créer des emplois
a écrit le 31/01/2014 à 11:08 :
Où va l'argent ? Car il y en a, beaucoup, énormément. Mais il se volatilise, il disparaît dans les poches des gros bonnets, des malins qui savent manipuler les devises sous le manteau. Le petit peuple, les moyens entrepreneurs, n'y voient que du feu, et il ne leur reste entre les mains que de la fumée. la solution à la crise c'est un grand et vaste assainissement de l'économie mondiale, une surveillance éthique des transactions financières, l'éveil des consciences sur le scandale des inégalités en croissance exponentielle, alors que la majeure partie du monde se paupérise. Ce sont aux États de faire la Loi pour sortir du marasme général. Nous n'avons plus le choix, le libéralisme est mort. Annoncer la mort du libéralisme, c'est un peu comme l'annonce de la mort de Dieu pour certains. Un vieux monde s'écroule et un autre émerge sur ses ruines. Ce n'est pas la fin du monde, simplement un tournant à prendre, à comprendre, dans notre civilisation planétaire.
a écrit le 31/01/2014 à 6:00 :
Il fallait plutôt exonérer de charges les nouveaux emplois payés moins de 1500€ et ainsi les aides auraient été directement productives.Mais cette logique est trop simple pour l'énarque déconnecté des petits salaires !
a écrit le 30/01/2014 à 23:37 :
l' investissement est la clé du développement de l' activité . Le matraquage des revenus du capital trouve une compensation dans le freinage de l' investissement . La relance
n' est possible qu' en laissant les investisseurs gagner beaucoup d' argents , préalable au retour de la confiance . L' investissement idéologique via les emplois de jeunes sans capacités est totalement contre-productif
Réponse de le 31/01/2014 à 13:12 :
Votre réflexion est curieuse. L'investissement ne peut croître que si les perspectives de vente s'améliorent. La fiscalité n'a rien à voir là-dedans. Et les perspectives ne peuvent s'améliorer que s'il y a des clients qui peuvent payer, c'est à dire des clients qui ont des salaires corrects. Henry Ford le disait à l'époque et il avait raison.
a écrit le 30/01/2014 à 21:29 :
Mais le monde réel avec de vrais individus et un vrai pays, c'est triple 0.
a écrit le 30/01/2014 à 20:35 :
quoi que décident les responsables politiques, il y aura toujours un économiste pour critiquer. On ne fait rien, les économistes critiquent, on applique une politique de l'offre, les critiques fusent, on applique une politique de la demande, les critiques continuent ! Les francais sont devenus un peuple de raleurs et de dépressifs chroniques ! ce qu'il leur faut c'est un bon psychiatre pas un économiste !
a écrit le 30/01/2014 à 20:08 :
Parce que ce sont des incapables comme expliqué ci dessus. Incapables de la moindre action de gestion positive de l'état. Les gouvernants sont là pour gérer la "chose publique" en "bon père de famille". Ils ne pensent plus qu'au bulletin de vote qui leur donnera des revenus défiscalisés en grande partie (plafond à 25% sur une toute petite partie) et ne savent pas gérer. Out les énarques et fermez cette école nuisible !
a écrit le 30/01/2014 à 20:01 :
Le socialisme ,c'est un investissement factice génial ...! il se nourri du malheur des autres pour vivre sur l'argent des autres ....! et remercie tout le monde....!
Réponse de le 30/01/2014 à 20:10 :
Je ne sais pas si cette formule est de vous mais elle est excellente.
a écrit le 30/01/2014 à 19:24 :
n'oublions pas que Hollande a enseigné l'économie à sciences po Paris. Les pauvres élèves....car pour la pratique il est mauvais le Hollande Hé!
Réponse de le 02/02/2014 à 15:06 :
Vous ne confondriez pas avec DSK ?
Réponse de le 07/02/2014 à 19:32 :
sorti de l Ena il a été a la cour des comptes mais pas a sciences po, et a notre grand malheur il a fait de la politique et bien que rejeter par tous ses collègues sous Mitterrand une majorité d irresponsables la mis au pouvoir
a écrit le 30/01/2014 à 19:23 :
La seule bonne chose que va apporter cette crise interminable alimentée par l'umps, c'est qu'elle permettra l'avènement du Front National qui pourra enfin nous remettre sur des bases seines, solides et pérennes..
Réponse de le 31/01/2014 à 0:21 :
J e partage votre point de vue !!!!La difficultee reside dans le fait que l umps jouera sur la peur pour aneantir le fn !!!Comme le peuple est mouton et que le fn peut encore effrayer ..manque de credibilité , contre l euro , le peuple ne mordra pas et on retrouvera encore l umps !!!Ah ! mdr !
Réponse de le 02/02/2014 à 10:02 :
le fn est un tonneau vide qui fait beaucoup de bruit!!!
Réponse de le 07/02/2014 à 19:40 :
oui le FN peut avoir le peuple avec lui s il combat la corruption qui ruine notre pays et s il est largement représenter aux Européennes se qui sera sans doute le cas,je pense que nous seront de moins en moins oppresser par l Europe!
a écrit le 30/01/2014 à 18:19 :
La doctrine apparaît savante à en troubler le commun des mortels. mais elle semble tourner en rond sans issue au vrai problème. Quelle stratégie avoir compte tenu de ses capacités et de ses besoins pour fabriquer et vendre, quoi et à qui ? Le coup de la trappe à liquidité n'est qu'un enfumage de la cavalerie financière qui alimente la spéculation pour les riches, contre les pauvres et la classe moyenne .
a écrit le 30/01/2014 à 18:14 :
Hollande avec sa folie taxatrice à définitivement plombé la croissance en France et elle ne redémarrera pas avant qu'il parte. Beaucoup de français n 'ont aucune confiance dans ce type vu son parcours politique et personnel
a écrit le 30/01/2014 à 18:00 :
"Autrement dit, la cure d'austérité de la fourmi allemande a réussi parce que l'accroissement des achats des cigales a compensé l'asthénie de son marché intérieur générée par la stagnation du revenu de ses salariés et la paupérisation de la fraction la plus vulnérable d'entre eux" tout est dit vite sortons de l'euro et de l'europe allemande
Réponse de le 31/01/2014 à 11:26 :
Vous avez raison de souligner. Cette structure économique pernicieuse nous condamne à la perpétuation de la crise. Comment en sortir de ce cercle infernal ? Ce serait au parlement européen de se saisir de la question. Comment diriger l'économie de l'Union ? Les Allemands seraient-ils d'accord pour passer sous les fourches caudines du parlement européen ? Évidemment non. Mais les Grecs l'ont-ils été quand on leur a prescrit la cure d'austérité ? Ils y ont été contraints et ils ont obéi, en bons petits soldats. L'Allemagne pèse trop lourd en Europe et nous entraîne au fond du gouffre. Elle doit elle aussi être contrainte à changer sa politique économique uniquement centrée sur l'exportation et l'austérité intérieure.
a écrit le 30/01/2014 à 16:56 :
On en fait quoi du pacte escroquerie ?
Parce qu'il est voté celui là.
Et les partenaires associaux ? Ont il été associés a ce pacte blablabla responbacasable ?
a écrit le 30/01/2014 à 16:50 :
De toutes les façons, il faut bien occuper les français. Alors François a donne un os aux journalistes parce qu'ils veulent vendre leurs journaux. Tout le monde sait que c'est que des inepties son pacte mais voilà, ça délie les langues, l'hiver passe plus vite. Après le pacte responsabilité, il nous parlera de son dernier né : le pacte ecoloemploi sensé revitaliser socialement bassins d'emplois (traduisez) tout en étant compatible avec les directives européennes E334848484, E5757584844, E4757584 et E364747 et bien sûr compatibles Grenelles environnement et éducation...bref, une nouvelle fumisterie en perspective.
a écrit le 30/01/2014 à 16:50 :
Rien ne vaut une bonne inflation pour permettre a la monnaie de circuler, si l'euro ne s'en charge pas alors le Franc le fera!
a écrit le 30/01/2014 à 16:41 :
60% des exportations allemandes sont maintenant hors zone euro. Ce qui veut dire qu’il est exclu que ce pays accepte d’avoir une inflation de de 4 à 5 % par an pour rééquilibrer la zone euro car elle craindrait à juste titre que sa compétitivité mondiale ne s’effondre. Quand on voit dans quel état sont les pays de la zone euro qui ont fait l’erreur de jouer les cigales, il ne faut pas espérer que l’Allemagne se mettra également à jouer les cigales dans un but de rééquilibrage de l’euro-zone.
Réponse de le 30/01/2014 à 18:02 :
donc il faut sortir de l'euro pour se débarasser du parasite
a écrit le 30/01/2014 à 16:07 :
Chacun fait son diagnostique,alors moi aussi;
les seniors qui ont une retraite financée,recherchent des jobs de compléments bien souvent au noir;
les jeunes,sont dans un assistanat confortable,et n'ont pas l'envie de l'effort,car le prisme de leurs environnement constitué d'un réseau tenu de chômeurs les conforte dans le maintien du peu de droits qu'ils ont;
et puis auprès de qui allez vous adresser vos chômeurs,quand le monde industriel est écroulé ou sur le point????
alors des emplois en fonction publique,ou en petits métiers comme en Allemagne,payés une misère.
Halte aux comparaisons biaisées.
de la réflexion et non des expressions partisanes.!!!!!!!
Réponse de le 30/01/2014 à 16:35 :
faux les jeunes demandes qu’a travaillés, bac + 4/5/7 des tas de jeunes sont sur le sable pas d’expérience ,c'est la réponse a chaque entretient alors messieurs les patrons un peut de courage .
Réponse de le 30/01/2014 à 17:11 :
A didoxx
Les jeunes avec BAC +4 et + doivent regarder là où sont les entreprises,
En France l'horizon est bouché.
Réponse de le 30/01/2014 à 17:33 :
Si l'on écrit comme cela avec bac+4/5/7, pas étonnant que l'on ne trouve pas de travail .
Réponse de le 31/01/2014 à 8:30 :
Ca ne changera jamais les Français sont stupides 'histoire le prouve, la France va sombrer !!
Réponse de le 31/01/2014 à 10:12 :
Vos bac++ c est quoi + ca me fait penser au ++ apres un bon massage.arretez de croire que les ecoles françaises ont un bon niveau. Bac mdr avec 8 de moyene si on est des les x% exigé par l etat. Depuis le temps que l on vit sur le passé. Sortez un peu.

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