Harcèlement et grande muette : un lourd silence au sein de l'armée

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Reuters (Crédits : reuters.com)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, harcèlement, le lourd silence de la grande muette

Une jeune femme contrainte de démissionner après avoir pris une douche sur son lieu de travail. C'est l'histoire que nous conte, cette semaine, Claude Askolovitch. L'action se passe au sein de l'armée française.

 

Une stagiaire volontaire porte plainte contre un sergent l'ayant filmée nue à son insu. Elle est immédiatement sommée "de présenter une demande de résiliation de son contrat".

 

C'est "La Guerre invisible", la récente enquête choc menée par deux jeunes journalistes du magazine Causette, Julia Pascual et Leïla Minano, sur le harcèlement moral et le harcèlement sexuel à l'encontre des femmes soldats au sein de l'institution militaire, qui, le jour même de la sortie en librairie, le 27 février 2014, a poussé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian à réagir en promettant l'ouverture d'une enquête interne.

 

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Commentaires
a écrit le 09/04/2014 à 14:26 :
En fait, notre société est fondée depuis longtemps sur le principe de l’égalité. Ce dernier est gravement lésé et les hommes n’apprécient pas la place dans l’institution militaire, de la femme fondée sur ses attributs et son pouvoir de séduction. Ces hommes ne dénoncent pas l’émancipation de la femme, bien au contraire, et ne souhaitent pas un retour en arrière. Ils relèvent la négation de la réalité vécue au quotidien dans laquelle les femmes ont pris le pouvoir dans des conditions irrégulières. Les hommes sont aujourd’hui contraints de lutter pour obtenir à leur tour l’égalité. Ils se posent en victime des femmes, d’une société féminisée qui nie l’identité masculine. De ce fait, les hommes refusent la manipulation féminine, l'homme n'est pas coupable. M Le Drian, ignorait peut être qu’il y ait eu des arrangements sexuels. Ce qui engendre ces violences dans l’armée, c’est un cocktail : le tabac consommés par toutes et tous lors de soirées alcoolisées auxquelles quiconque peut refuser de participer. Parlons aussi des relations sexuelles consenties voire recherchées puis dénoncées.
Réponse de le 15/04/2014 à 17:57 :
Votre généralisation de" LA " Femme n’est que pure fantasme Comme partout dans les société mixtes les hommes et les femmes entretiennent des rapports mais ici nous parlons clairement de violence voir de crime ….Le ministère a réagi en annonçant l'ouverture d'une enquête interne sur les violences sexuelles et les cas de harcèlement, Le ministère indique par ailleurs qu'un rapport au « contenu équivalent » à l’enquête journalistique est arrivé sur le bureau du La feuille de route 2014 pour l'égalité du ministère de la Défense prévoyait déjà la mise en place d'un indicateur pour « identifier toute conduite répréhensible ou de harcèlement sexuel à l'égard des femmes militaires, en unité ou lors d'opération. » Aux Etats-Unis, la question est traitée à bras le corps depuis quelques mois par une commission sénatoriale, qui n'a pas hésité à mettre de hauts gradés devant leurs responsabilités Chaque année, ce sont plus de 20 000 cas d'agressions sexuelles, dont des viols, qui sont relevés dans l'armée U.S. Les victimes étant d'ailleurs autant des hommes que des femmes. En 2011, 2 439 cas ont fait l'objet de plaintes, mais seuls 240 agresseurs présumés ont comparu devant la justice militaire.
L'armée va lutter plus efficacement contre les violences sexuelles. Devant 200 hauts responsables civils et militaires, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé, mardi 15 avril, des mesures de protection et d'accompagnement pour les victimes
a écrit le 07/04/2014 à 19:31 :
La place présence des femmes dans l'armée est réelle. Les opportunistes font péter du galon auprès des sous-officiers masculins qui parfois ont plus de 30 ans de carrières sous prétexte qu’elles ont pu avoir un grade de complaisance à l’aide de leur comportement sexuel avec des hauts gradés. Certaines d'entre elles, vont jusqu’à dénoncer auprès de leur(s) souteneur(s) les soi-disant comportements des militaires de carrières. Comme ça doit être jouissif à 25 ans d’être crainte… Elles font vivre des humiliations, des injustices, des brimades, voire des sanctions internes. Dans un monde où, dans les grands moments d’ébriété et de consommation de tabac, la cohésion se fait facilement avec des filles gentilles. Elles ne peuvent apporter de compétences que par des diplômes qui n’ont aucune valeur sur le marché du travail dans le civil pas plus que de performances sportives. Elles peuvent toujours mettre également en cause la formation des écoles militaires, où la présence de la gent féminine est déconsidérée dès lors qu’elles sont dépassées par les exigences physiques et psychiques du métier. Il est vrai que la féminisation dans les armées n’a pas été préparée mais imposée par une hiérarchie qui n'a aucunement pris en compte les problèmes que cela pouvaient causer. Nier ces problèmes et se replier frileusement sur l’irréprochabilité de l’institution ne fera pas progresser les mentalités. Ce qui doit changer c’est en premier lieu, l’attitude du commandement, face à des cas nuisibles au bon fonctionnement de l’institution militaire. Dans ce domaine délicat certes, où il faut éviter les amalgames et les provocations, la parole doit être libérée. Celle de la chef ne doit pas être plus recevable que la parole d’un subordonné, contraint de se taire, de demander sa mutation ou de démissionner. La hiérarchie doit sanctionner toute provocation, tout faux appel à la relation intime, au conflit d’intérêt (sexe contre renouvellement de contrat ou franchissement de grade). Ce qui est le cas aujourd’hui. Malgré ces cas, il est possible d’être une femme dans l’armée, avec de belles carrières et des intégrations réussies. Cela existe aussi. Elles ont le droit de travailler dans les mêmes conditions qu’un homme : ni plus ni moins.
Réponse de le 09/04/2014 à 10:42 :
En fait, le groupe le plus privilégié de notre société patriarcale prétend être gravement lésé et s’exprime dans ce sens.Ces hommes dénoncent le plus souvent l’émancipation des femmes comme la cause première de leur mal-être et souhaitent ouvertement un retour en arrière Ils présentent une version mystificatrice de la réalité sociale dans laquelle les femmes ont pris le pouvoir et les hommes sont aujourd’hui contraints de lutter pour obtenir à leur tour l’égalité. Ils se posent en victime des femmes, d’une société féminisée qui nie l’identité masculine, les hommes virils et dominateurs sont manipulés ,l'homme n'est pas coupable. Depuis l'affaire DSK, pendant laquelle on a informellement forgé la notion de présomption de victimence pour les agressions sexuelles ….M Le Drian, ignorait qu’il y eut du harcèlement sexuel et même des agressions dans son armée. Il est vrai que toute l’œuvre de communication du ministère, bâtie sur la présentation officielle d’une féminisation réussie, heureuse et paisible des armées et de la gendarmerie s’est effondrée en quelques semaines. Les premiers articles récents sur le sujet ont été publiés sur le site de l’Adefdromil le 2 février 2014. Fin février, c’est la sortie du livre de deux journalistes « La guerre invisible », qui a mis le feu aux poudres. Cet ouvrage s’est largement appuyé sur l’action et les publications passées sur le sujet. Ensuite, sont venus des témoignages de victimes, dont certaines ont accepté de parler aux médias. Il faut rajouter à ce battage plusieurs articles concernant des cas récents non cités dans l’ouvrage comme celui de Nantes …Ce qui engendre ces violences dans l’armée c’est un cocktail : l’alcool qu’on retrouve au fil des histoires. Il a une ambiance de sexualisation très forte avec des films porno, le recours à la prostitution en opération extérieure, les blagues graveleuses, les brimades parfois les menaces contre les femmes, etc. Mais souvent ce qui va faire passer le cap c’est l’alcool. A la faveur d’une soirée alcoolisée. L’agresseur va rentrer dans la chambrée, dans la caserne, dans la tente et agresser, peloter voire violer, droguer. Toutes les catégories de femmes victimes sont représentées : cela va de la femme du rang à la femme officier. Pareil pour l’agresseur, du soldat du rang à l’officier. Il n’y a pas non plus de profil particulier. JP : Il y a aussi ce contexte de promiscuité, de confinement que ce soit en opération extérieure ou en caserne, sur une base, dans un bateau, une frégate, etc. Ils travaillent, vivent et dorment ensemble dans des chambrées qui ne sont, certes, pas mixtes mais du coup il y a des allers retours dans les chambrées des filles et des garçons. Ils sont tous ensemble, reclus, et cela favorise ce passage à l’acte. Pour que cette mixité soit vécue de manière la plus sécurisée possible, il faut mettre en place une vraie politique de prévention (sensibilisation, vraie politique d’intégration, …) et de sanction. Même les agents de mixité a été un geste timide. Ils ne sont pas connus de tous, ils n’existent pas partout et ils sont toujours reliés à la hiérarchie donc comment peuvent-ils faire l’objet de sollicitation.
Réponse de le 10/04/2014 à 6:40 :
Un militaire a fait des propositions pour des photos "artistiques" dans son studio, à ma fille mineure lors de la journée de présentation de l'armée et de la citoyenneté.
a écrit le 07/04/2014 à 16:37 :
Super la « Grande Muette » va enquêter, en silence sans doute d’ailleurs:Le rapport commandé par le ministère ne concerne pas le phénomène de violences sexuelles, mais plus généralement la place des femmes dans l'armée ou plutôt leur absence de place. Au bout du supportable, les démissionnaires sont des « bannies » Certaines d'entre elles, qui ont obtenu la reconnaissance de la justice et dont les agresseurs ont été condamnés, deviennent de simples victimes collatérales... C’est bien le traumatisme qui reste ne comptez pas sur la compassion et encore moins une aide pour repartir dans une vie civile. Les victimes sont jeunes, autour de la vingtaine, pour la plupart sans-grade. Elles ont vécu des humiliations, des sévices, des brimades, voire le viol. Dans un monde où, dans les grands moments d’ébriété, la cohésion se fait souvent aux dépens des femmes, elles dénoncent un milieu de rejet et de brutalité à leur égard, alors que l’ultra virilité est à son comble. Elles mettent également en cause la formation des écoles militaires, où la présence de la gent féminine est d’emblée considérée comme une« anomalie » et déplorent une hiérarchie et une institution qui passent sous silence les mauvais comportements des soldats. l est vrai que la féminisation dans les armées n’a pas été préparée mais imposée par une hiérarchie qui n'a aucunement pris en compte les problèmes que cela pouvaient causer. Nier ces problèmes et se replier frileusement sur l’irréprochabilité de l’institution ne fera pas progresser les mentalités. Ce qui doit changer c’est en premier lieu, l’attitude du commandement, face à ces cas marginaux. Dans ce domaine délicat certes, où il faut éviter les amalgames et les provocations, la parole doit être libérée. Celle du chef ne doit pas être plus recevable que la parole d’une subordonnée, contrainte à se taire, à demander sa mutation ou à porter plainte au civil ou au pénal. La hiérarchie doit sanctionner tout harcèlement et ne pas considérer la victime systématiquement t comme un fauteur ou une fauteuse de trouble.. Ce qui est le cas aujourd’hui. Mais malgré ces trop nombreux cas, il n'est pas impossible d’être une femme dans l’armée, de belles carrières avec des intégrations réussies, cela existe aussi. Nous avons le droit de nous imposer partout dans la société.
a écrit le 07/04/2014 à 12:40 :
La photo de l'armée japonaise ou coréenne, c'est normal pour illustrer l’article ?
a écrit le 07/04/2014 à 10:49 :
à lire les commentaires on comprend pourquoi l'armée a des problèmes. Mais le problème finalement ce sont les machos et pas les femmes.

Le fameux taux "record" de féminisation français n'a rien d'anormal et n'est pas synonyme d’inefficacité. L'armée israélienne qui est probablement la plus opérationnelle au monde incorpore 34% de femmes et 57% des officiers sont féminins dont 28% dans l'armée de métier. 92% des métiers leurs sont ouverts.
Au demeurant, une analyse des profils demandés permet de comprendre qu'une femme peut faire au moins aussi bien qu'un homme dans 90% des jobs. Les officiers américains sont même d'accord pour estimer qu'elles sont meilleures dans certains domaine comme l'artillerie ou la navigation aérienne.

Pour ma part, j'ai passé 20 ans de ma vie sur des bateaux et plate formes de forage milieu masculin s'il en était, et j'ai pu voir la féminisation arriver graduellement. Ça n'a causé aucun problème opérationnel, par contre il a fallu virer quelques gros c..s incapables de se comporter. Mais bon ils étaient aussi comme cela chez eux.
a écrit le 07/04/2014 à 10:24 :
La féminisation à outrance de l'Armée française ( record d'Europe) conduit inévitablement aux excès "naturels" d'une cohabitation rapprochée. A mon époque, on avait une seule femme médecin capitaine sur le porte avion Foch, maintenant on part en mer avec 15% de femme à bord, cela doit créer des tensions intolérable pour les longues missions !
a écrit le 07/04/2014 à 10:16 :
C'est le contribuable qui rémunère des filles intéressées. Pourquoi se priver ? ...mais pourquoi alors voter une loi pénalisant les clients des prostituées ?
a écrit le 07/04/2014 à 7:39 :
Des recrutements d'officières grâce à leur photo et leur docilité sexuelle à l'égard des décideurs militaires afin de remplir des taches qui pourraient être occupées par du personnel civil qualifié du ministère de la Défense moins rémunéré.
a écrit le 06/04/2014 à 17:59 :
L'armée est devenue une administration publique comme une autre. Voilà ce qui attire des jeunes filles dans le métier! Est-ce qu'une armée d'administratifs sera efficace en cas de conflit majeur? J'ai comme un gros doute.
a écrit le 06/04/2014 à 14:18 :
L'armée décrute les officiers sortis des grandes écoles militaires pour les remplacer par des officiers sous contrat ( OSC). En privé nous les appelons les Officiers Sur Canapé. Pourquoi, donc ? Je vois passer les dossiers de ces filles: ca fait peur. Heureusement, qu'il y a une photo ! et la signature qui va bien.
a écrit le 06/04/2014 à 10:00 :
...et la promotion canapé ? Les sugardaddys ça existent aussi chez nous ...Les officiers supérieurs peuvent d'une simple signature mettre un terme ou renouveler les contrats de minettes de 26 ans. C'est curieux, les mieux notées ont très souvent un copain "haut placé". C'est surement une coïncidence.

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