Gaz : le coût d'un divorce entre l'Europe et la Russie

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La crise ukrainienne fait à nouveau réfléchir les Européens sur leur approvisionnement en gaz: peut-on vraiment réduire les achats de gaz russe? Quel serait le prix de divorce d'avec Moscou? Par Maïté de Boncourt, chercheuse, Centre Gouvernance européenne et Géopolitique de l’Énergie, IFRI

La nouvelle était attendue: Gazprom relève les prix du gaz pour l'Ukraine à $385.5 pour 1000m3. En 2009, un conflit sur les prix et les impayés entre l'Ukraine et la Russie avait abouti à deux semaines entières d'interruption des livraisons de gaz vers l'Europe, laissant des pays comme la Bulgarie dans le noir pendant près de trois jours. Aujourd'hui l'Europe importe près de 30% de ses achats de gaz de la Russie. Depuis les événements en Ukraine, l'éventualité d'un arrêt des approvisionnements est donc dans tous les esprits.

 Une Europe mieux préparée

L'Europe aujourd'hui est mieux préparée. En réponse à la crise de 2009, la Commission Européenne avait lancé un paquet de textes législatifs pour améliorer la sécurité énergétique : parmi lesquels un règlement sur la sécurité des approvisionnements gaziers ainsi qu'un paquet sur les infrastructures énergétiques. Ces mesures ont permis entre autres l'établissement de procédures d'urgence pour répondre à divers scénario de rupture d'approvisionnement majeur, et la mise en place d'infrastructures permettant de fluidifier les marchés européens, et notamment du stockage.

Nord Stream a permis de réduire la part du gaz russe passant par l'Ukraine

L'idée est qu'une meilleure interconnexion favorise une réponse rapide en cas de crise, et donc la solidarité entre états membres. Paradoxalement, le gazoduc Nord Stream qui relie la Russie à l'Allemagne en contournant non seulement la Biélorussie et l'Ukraine mais aussi la Pologne, Etat membre de l'UE, et qui avait été critiqué pour son manque de solidarité intra-européenne, a permis de réduire la part du gaz russe transitant par l'Ukraine de 80% à 50%. Certes certains pays d'Europe sont plus vulnérables que d'autres, de part leur dépendance aux importations de gaz et la place importante que tient celui-ci dans leur mix énergétique. C'est le cas de l'Europe de l'Est et des pays baltes. Les interconnexions gazières destinées à tirer ces pays de leur isolement du reste du marché européen n'ont pas toutes été mises en place. Mais les stocks de gaz sont relativement bien remplis après un hiver exceptionnellement doux et la coordination est active à Bruxelles.

L'Europe a beaucoup de mal à traiter avec Moscou sur le plan énergétique

La Bulgarie, qui importe plus de 95% de son gaz de Russie et qui fut le pays le plus affecté par la rupture d'approvisionnement de 2009, serait à même de tenir une rupture d'approvisionnements de plus d'un mois. L'Europe sera donc moins sensible à une rupture potentielle des approvisionnements.
La crise actuelle ne sera pourtant pas sans conséquences. Elle révèle une des failles majeures dans la politique européenne de l'énergie jusqu'à aujourd'hui: la difficulté à traiter de sa relation avec Moscou sur le plan énergétique. Non seulement si l'Ukraine s'enlise, une rupture des approvisionnements serait plus sévère et moins facile à résoudre qu'en 2009, mais la situation risque de marquer définitivement au fer rouge le manque de fiabilité perçu de la Russie comme fournisseur de gaz.

Ce qui dérange, c'est l'utilisation par la Russie de l'arme énergétique pour assurer un contrôle sur son proche voisinage, et maintenir un monopole sur les marchés gaziers européens. L'ambition de Gazprom est compréhensible : l'Europe est son principal marché d'exportation. L'intérêt de l'Etat y est lié également puisqu'il tire une partie de sa rente des exportations de gaz, et d'autre part un autre revenu masqué : des prix du gaz bas pour ses consommateurs domestiques, ce qui a une valeur politique non négligeable. Il est donc clairement dans l'intérêt de la Russie de maintenir des contrats de long terme avec ses clients européens qui fixent des volumes, et d'autre part indexent les prix de vente sur le pétrole (ce qui leur avait permis de ne pas subir les fluctuations des prix sur les marchés spot lors de la crise en 2008).

Une optimisation des contrats?

A l'inverse, l'UE veut pouvoir bénéficier du meilleur prix et de la meilleure optimisation possible de ses contrats, ce qui implique un certain degré de flexibilité qui n'est pas légion sur les contrats long terme, et d'autre part sécuriser et libéraliser son marché ; ce qui va à l'encontre de la stratégie de Gazprom d'investir dans des actifs gaziers en Europe.

Enfin l'UE cherche pour ce faire également à harmoniser son voisinage par le biais d'accords d'associations. Les conclusions du conseil européen qui s'est tenu mi mars sont claires, du moins en apparence : il faut renforcer la sécurité d'approvisionnement européenne et notamment réduire la dépendance au gaz russe. Reste à la Commission de trouver un modus vivendi ; la tâche ardue.

Que peut faire l'Europe?

Que peut faire l'Europe ? Si elle choisit de diversifier ses approvisionnements de gaz, elle devra en payer le prix. Les sources d'approvisionnements alternatives qui soient compétitives avec le prix actuel des contrats long terme russes, ne sont pas si évidentes à identifier. Même le Gaz Naturel Liquéfié américain, si on ajoute le coût de transit au coût de production, est tout juste compétitif à l'arrivée et ce seulement sous réserve que les prix de production du gaz de schiste aux Etats Unis n'augmentent pas.

Reste à voir si la mise en place du TTIP (Partenariat Transatlantique du Commerce et du Développement, soit l'accord de libre échange) entre les Etats-Unis et l'UE aura un impact structurant et favoriserait l'Europe comme destinataire du gaz, et ce malgré le fait que l'Asie ait un différentiel de prix plus intéressant pour les exportateurs. L'Europe n'est néanmoins pas assurée d'une évolution des prix du GNL en sa faveur sur le long terme.

 Le pari que Gazprom aura des concurrents

Enfin, les contrats avec les Russes ont déjà été renégociés en faveur des clients européens par le passé, et d'autres renégociations sur les prix sont attendues. Quant aux volumes, ils ne sont pas comparables. Le gaz de schiste en Europe sera probablement une option, mais les estimations actuelles montrent qu'il permettrait tout juste de pallier le déclin des ressources internes déjà en production dans l'UE (mer du Nord etc.).

Certes l'Europe peut tenter de renégocier ses contrats avec les Russes, et notamment les clauses take or pay (des obligations sur les volumes). Ces clauses se sont avérées coûteuses en raison de la demande gazière européenne qui souffre des conséquences de la crise et des politiques énergétiques menées.

Pour ce faire, l'Europe tente de mettre une pression compétitive sur Gazprom en diversifiant ses approvisionnements et par recours à des tribunaux d'arbitrage, qui jusqu'ici ont statué en faveur d'une révision des contrats. Jouer donc sur les prix à la marge.
En adoptant une position ferme, Bruxelles ferait le pari que le rapport de force joue en sa faveur. Gazprom est challengé en Russie par de nouveaux concurrents, et par ailleurs ne devrait pas couper à une prochaine réforme des marchés gaziers qui jouera en sa défaveur mais qui sera nécessaire au maintien des niveaux de productions.

 Un pari coûteux à court terme

Mais l'Europe devrait donc payer à court terme ce pari à plus long terme. Ce n'est visiblement pas ainsi que l'entend le ministre de l'énergie allemand, Sigmar Gabriel. C'est néanmoins un jeu d'équilibriste qui se joue. Certes la Russie a besoin de l'UE comme marché d'export, mais l'UE aura également besoin du gaz Russe, et pas seulement du gaz. La Russie est par ailleurs très présente dans les pays de l'Est et la Turquie, nouveau pays de transit important pour l'UE. Enfin des compagnies européennes ont investi dans le secteur amont en Russie.

Jusqu'ici Bruxelles n'est pas parvenu à aligner les pays européens sur une position, ni à regrouper les compagnies européennes dans une centrale d'achat ; et ce faute d'avoir la compétence légale pour l'imposer. Chaque état membre de l'UE reste aujourd'hui souverain de son mix énergétique et de son approvisionnement.

 Qui paiera?

Les nouvelles mesures de l'UE joueront donc sur d'autres tableaux avec les outils habituels: renforcer la compétition sur le marché intérieur et son intégration encore inachevée, promouvoir l'efficacité énergétique et les autres sources d'énergie, et essayer d'améliorer la performance de ses incitatifs favorisant des projets d'infrastructure, de développement des ressources internes ou encore remettre sur la table les projets de transparence sur les contrats et le partage d'information.

Dans cette ligne, il n'y a pas de solution immédiate que de mettre en place de meilleures conditions de négociation quand les contrats long-terme signés avec la Russie arriveront à terme dans huit à neuf ans, mais ne sera pas sans coût. Cela soulève une autre question : qui paiera ? En attendant, l'UE va devoir porter l'Ukraine à bout de bras.

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a écrit le 10/05/2014 à 17:54 :
Autant je suis désespéré à la pensée de ces vies humaines emportées sur l'autel de l'ego putlerien, autant je suis satisfait qu'il nous ait montré son vrai visage, avant que nous ne continuions à "collaborer" avec son "pays" si on peut appeler ça un pays ! Quelle chance, grâce à lui les Européens, incapables de mettre en place une véritable politique de l'énergie semblent avoir compris la menace ! Désormais, place aux éoliennes, au gaz de schiste (qui me paraît moins dangereux pour la planète que le pétrole de l'Arctique), au solaire, mais avant tout que nous arrêtions de déconner, d'éclairer inutilement des lieux déserts, de chauffer des bâtiments fréquentés un jour par semaine, de surchauffer de façon ridicule. Quel plaisir de penser à la tête de putler le jour où les facturations à l'Europe diminueront de moitié !!!!! plus de sous pour acheter des missiles ou payer des mercenaires déguisés !!!!
a écrit le 02/05/2014 à 15:44 :
Perdre u très gros client est aussi un gros problème pour la Russie. Il faut en tenir compte dans les réflexions journalistiques.
a écrit le 08/04/2014 à 17:59 :
Si on n'a pas compris que l'Europe est dirigée par les USA, vous voulez des preuves: la fin du dangereux nucléaire français programmé; le libéralisme adopté comme doctrine,sans aucune protection pour les entreprises françaises; le rachat de sociétés européennes à très haute technologie comme Nokia (avec des dollars made in banque). Les Russes au moins, ils nous foutent la paix, quant aux Ukrainiens même hors Krimée, ils ont parmi eux une majorité de pro russes! Si les Russes nous coupent le gaz pour nous ouvrir les yeux, ils ont raison.
Réponse de le 10/04/2014 à 10:09 :
C'est la réthorique poutinienne et c'est ridicule tellement c'est shématique. Poutine pose bien plus de problèmes que les Etats-Unis en envahissant la Géorgie, la Crimée, en déstabilisant l'Est, en faisant du chantage à l'énergie, en diffusant des armes à bas prix partout, en refusant la transparence sur les armes nucléaires, en réarmant avec des troupes d'interventions chez ses voisins etc. Les Etats-Unis n'ont jamais envahi l'Europe contrairement à Staline et actuellement Poutine et on en paie encore les conséquences. L'Europe a suffisamment eu de guerre, on n'avait pas besoin de Poutine qui est nuisible à la Russie comme à l'Europe, juste pour maintenir son pouvoir qui autrement vacillerait vite.
Réponse de le 10/04/2014 à 10:09 :
C'est la réthorique poutinienne et c'est ridicule tellement c'est shématique. Poutine pose bien plus de problèmes que les Etats-Unis en envahissant la Géorgie, la Crimée, en déstabilisant l'Est, en faisant du chantage à l'énergie, en diffusant des armes à bas prix partout, en refusant la transparence sur les armes nucléaires, en réarmant avec des troupes d'interventions chez ses voisins etc. Les Etats-Unis n'ont jamais envahi l'Europe contrairement à Staline et actuellement Poutine et on en paie encore les conséquences. L'Europe a suffisamment eu de guerre, on n'avait pas besoin de Poutine qui est nuisible à la Russie comme à l'Europe, juste pour maintenir son pouvoir qui autrement vacillerait vite.
Réponse de le 11/04/2014 à 15:20 :
Vous voilà à découvert... "Mieux vaut les Etats-Unis que Poutine" et rien pour l'Europe! Pour vous l'Europe doit être soumise aux US, à l'OTAN, ben non, on n'en veux plus, trop de conflits. L'OTAN est le plus fort, on est d'accords, mais quand on a la puissance, on tombe vite dans le travers de la loi du plus fort, vous n'avez aucun sens critique de cette dérive. Ah, dernier point, les US nous envahi régulièrement, mais vous ne voyez absolument rien, la dernière invasion fut en 2007 quand leur crise nous a mis parterre (+600 milliards de dette en France, combien à l’échelle Européens? Plus ruineux qu'une vrai guerre !!), la prochaine sera avec le traité transatlantique, on attends fébrilement l'addition...
Réponse de le 11/04/2014 à 20:30 :
Vous voilà à découvert... "Mieux vaut les Etats-Unis que Poutine" et rien pour l'Europe! Pour vous l'Europe doit être soumise aux US, à l'OTAN, ben non, on n'en veux plus, trop de conflits. L'OTAN est le plus fort, on est d'accords, mais quand on a la puissance, on tombe vite dans le travers de la loi du plus fort, vous n'avez aucun sens critique de cette dérive. Ah, dernier point, les US nous envahi régulièrement, mais vous ne voyez absolument rien, la dernière invasion fut en 2007 quand leur crise nous a mis parterre (+600 milliards de dette en France, combien à l’échelle Européens? Plus ruineux qu'une vrai guerre !!), la prochaine sera avec le traité transatlantique, on attends fébrilement l'addition
Réponse de le 13/04/2014 à 23:35 :
Gisèle la crise n'a pas été organisée car ce sont les Etats-Unis qui ont été touchés en premier. Elle est partie d'un bon sentiment et loi, rendre des gens modestes propriétaires. Ce sont quelques opérateurs attirés par le gain qui ont déclenché la crise, pas les Etats-Unis. Mais la nuance n'est pas votre fort. Quant à l'Otan elle est défensive et collabore en temps normal avec la Russie. C'est utile et peut permettre de régler des désordres dans le monde comme l'Onu. Si Poutine ne se comportait pas comme Staline à envahir d'autres pays pour consolider son pouvoir de plus en plus contesté malgré des sondages temporaires positifs.
Réponse de le 17/04/2014 à 10:05 :
Drôle d'envahissement quand on sait qu'en Crimée les russes ont été accueillis à bras ouverts par la population locale. Des envahissements comme ça on en voudrait plus souvent.
Réponse de le 19/04/2014 à 3:25 :
@ Jojo : Napoléon ou Hitler ont aussi été accueillis à bras ouverts lors des campagnes de Russie par certaines populations, çà restait une invasion et ne faisait pas l'unanimité. Mais en plus dans le cas de la Russie il y avait un accord de respect des frontières en échange de dénucléarisation de l'Ukraine et les médias ukrainiens ont été coupés et en plus un référendum bidon organisé sans débat à la va vite sans respect des minorités en plus originelles. Donc c'est une invasion, doublée d'une trahision et d'une tromperie. Pas étonnant de la part d'un dictateur mafieux, ouvrez les yeux avec objectivité.
a écrit le 08/04/2014 à 4:12 :
Bonne analyse mais il est temps de regarder en détail les technologies à notre disposition qui sont désormais nombreuses et qui ne sont souvent pas si chères. Je vais prendre rapidement 2 ou 3 exemples pas assez diffusés : les éoliennes aéroportées, c'est assez nouveau mais çà ne coûte pas grand chose (plus de 20 fois moins cher que le nucléaire), çà produit en permanence, évite les réseaux important, occupe très peu de place au sol pour un rendement exponentiel bien supérieur aux éoliennes classiques, se rétracte aisément, peu se mettre près des villes, sans nuisances, n'utilise que très peu de matières premières etc. et çà ne gêne pas les avions qui volent bien au dessus. Le potentiel a été calculé par Stanford, c'est énorme. En solaire le solaire hybride qui produit chaleur et électricité est vite amorti aussi en apportant chauffage, eau chaude et électricité (Dualsun etc). On aurait tort de s'en priver sur nos toitures d'autant qu'il existe des tuiles solaires hybrides type Tegosolar en Italie et Tractile en Australie mais pas encore en France. En biogaz on arrive à des rendements de 95% avec l'électrolyse (voir Viessmann etc). Les véhicules solaires sont limités par l'énergie solaire reçue par m2 (900 à 1400 Wh/m2 selon le temps et la situation) mais il existe plus d'une dizaine de véhicules solaires 2 à 4 places sans le monde, de la Sunswift australienne, à la Solarworld allemande, la Stella Solar hollandaise, la Calgary Solar, et j'en oublie. C'est consommation et pollution zéro et çà roule jusqu'à plus de 140 km/h avec une autonomie souvent de plus de 500 km y compris de nuit vu l'efficacité de ces véhicules. Et on peut continuer longtemps. Si on veut, on peut.
Réponse de le 08/04/2014 à 16:08 :
Savez vous que pour protéger l'esthétisme (!) du littoral, il est interdit de placer des panneaux qui serait visible de la mer? Bref, de les orienter vers le Sud ! Bravo les lobbys, cela prive la moitié de la population vivant près de la méditerranée d'énergie renouvelable !!
Réponse de le 10/04/2014 à 10:12 :
Désormais on fait des tuiles solaires PV et thermiques dans toutes les marques (Ymeris etc) et encore mieux des tuiles hybrides thermique+PV (Tegasolar, Tractile Solar, Panotron etc). Donc difficile que ce soit refusé c'est souvent plus joli qu'une toiture classique !
a écrit le 07/04/2014 à 16:48 :
On oublie que l'efficacité énergétique est rapidement rentable et plus encore dans les pays européens très dépendants du gaz russe, que nous avons un potentiel important grâce aux interconnections qui ne sont pas un investissement très lourd et que les énergies renouvelables sont la plupart très compétitives. Aux Etats-Unis il y a le gaz de schiste en masse et pourtant le solaire et l'éolien se développent plus vite. En Inde le solaire est compétitif au charbon. Depuis 5 ans l'Afrique du Sud qui dispose de charbon a bas prix a un taux de croissance en tête dans les énergies renouvelables. Et on peut continuer les exemples. De même lors des crises pétrolières des années 70 ou le prix de l'énergie avait plus que doublé, nous nous sommes adaptés rapidement. On est dans l'époque du blabla alors qu'il y a les moyens d'agir.
Réponse de le 08/04/2014 à 1:41 :
15% du Gaz est Russe, on vraiment pas "très dépendants". Il peuvent le couper demain, votre maison sera simplement 2° plus fraîche. Oui il faut renforcer sans attendre notre efficacité énergétique, mais je crains que "cette crise" (je mets de guillemet car pour l'instant on est au niveau zéro événement) ne suffise pas, par contre, nous risquons bien plus de voir toute sorte de lobbyiste faire l'éloge du Gaz de Schiste...
a écrit le 07/04/2014 à 14:52 :
Les européens ont-ils de l'argent à gaspiller ?
Réponse de le 07/04/2014 à 16:41 :
En quoi gaspille-t-elle ??? On investit et c'est le FMI et la Banque mondiale qui aident l'Ukraine avec des capitaux internationaux.
Réponse de le 08/04/2014 à 0:39 :
Vous oubliez les 11 milliards promis par Barroso en le mois dernier ? Sortie de nulle part, ou sortie de la poche des contribuable Européens ? Et serait ce la dernière fois qu'on les aide ?
Réponse de le 08/04/2014 à 4:39 :
11 millards de l'Europe c'est une promesse, c'est un prêt et ce sera prêté progressivement et sous conditions d'accord avec le FMI donc de mesures drastiques. Les russes pourraient participer à l'aide. 11 milliards sur le budget européen des 28 ce n'est pas énorme (quelques euros par habitants) et c'est nettement mieux qu'une guerre civile à nos portes pour un pays de 45 - 2 = 43 millions d'habitants. C'est aussi un investissement car ce n'est jamais sans contrepartie et l'Ukraine représente aussi des intérêts pour l'Europe comme pour la Russie, en bref ceux qui sont proches mais sans doute la Chine aussi. Les américains ayant eux très peu d'intérêts locaux. L'Ukraine avait un taux de croissance de plus de 12% dans les années 2004 et devrait retrouver un taux de croissance autour de 4% dans les années à venir donc les 11 milliards voire éventuellement un peu plus mais le FMI et Banque mondiale sont là pour çà, vous les retrouverez rapidement en retombées économiques. La situation inverse serait pire. Par exemple l'Espagne a reçu une aide de l'Europe mais quand son économie repart elle tire en avant l'Europe et c'est un pays avec un nombre de population équivalent à l'Ukraine.
Réponse de le 08/04/2014 à 5:59 :
Oh oui ! Avec 25% de chômeurs, l'Espagne tire l'Europe ... vers le gouffre ! Vous en avez d'autres d'aussi drôles ?
Réponse de le 08/04/2014 à 14:30 :
Bravo pour votre réponse. Franchement on se demande si certains ont la tête sur leurs épaules!!!
Réponse de le 08/04/2014 à 15:52 :
A courir trop de lièvre à la fois, on en attrape aucun. Sur le papier vous avez pas tords (mais la Russie pouvez très bien jouer ce rôle), néanmoins je ne tiendrai pas ce discours en Europe du sud, où l'investissement n'a jamais été aussi bas. C'est donc plutôt l'effet inverse qu'on risque de voir, l'Ukraine dans nos petits papiers, c'est une tension déflationniste de plus (concurrence avec salaires plus bas), et augmentation du chômage, avec encore plus de délocalisations vers l'Est - faut bien les aider vous dite, non?!
Réponse de le 12/04/2014 à 0:45 :
Merci de vos commentaires. Il ne faut pas regarder les choses à court terme mais à moyen terme. La Grèce se redresse et pourtant elle était très bas. C'est pareil pour l'Espagne. C'est bénéfique à l'Europe qui est très interconnectée. Les crises n'ont jamais duré toute la vie heureusement car les gens s'adaptent. Quant à l'Ukraine elle a besoin de la Russie comme de l'Europe. La Russie seule n'était pas en mesure d'apporter beaucoup à l'Ukraine hormis une énergie non durable. Les travailleurs à bas prix ce n'est pas une majorité car tout le monde ne va pas pas ou n'est pas en mesure de quitter l'Ukraine et il y a des salaires minimaux dans beaucoup de pays européens. Donc problème certes mais pas si important quand on compare les 43 millions d'ukrainiens et en prenant une part de travailleurs délocalisés et la population des 28, l'impact est très faible. A l'inverse 43 millions d'habitant et un pays où beaucoup est à faire et qui devrait retrouver selon le consensus rapidement 45% de croissance annuelle dans les prochaines années, çà apporte des bénéfices plus important que le faible % de travailleurs délocalisés et leur impact en Europe. Travailleurs délocalisés dont une part reviendra en Ukraine et qui seront aussi des consommateurs de produits européens. Il faut donc savoir investir comme d'autres le font en Afrique qui se développe vite elle aussi et dont certains pays sont ou étaient pourtant dans une situation pire que l'Ukraine. Voyez les investissements de Bolloré, Total etc en Afrique. Pour l'Ukraine ce sera pareil. Et l'Europe a quand même d'importantes possibilités comparé à l'Ukraine. Rester à l'écart des pays quand il vont mal est bien plus coûteux, l'histoire recèle d'exemples qui le prouvent et ce n'est pas pour rien que tout le monde investit partout quand il peut et ce aussi pourquoi la Russie s'intéresse à l'Ukraine.
a écrit le 07/04/2014 à 14:17 :
Un monopole donne toujours un pouvoir démesuré à celui qui le détient !! Il est donc indispensable de diversifier les fournisseurs, même si une partie de l'approvisionnement voit son cout être plus élevé... la capacité de négociation améliorée avec l'ex-monopole pouvant compenser !!!
A coté de cela, il est nécessaire de mettre en place une politique de négociation unifiée pour les tarifs à destination de l'UE.
Enfin, toute clause interdisant la possibilité de Ré-exportation doit être purement et simplement radié du droit européen (tout produit acheté par une compagnie d'énergie doit pouvoir être revendu librement)
a écrit le 07/04/2014 à 13:32 :
Les russes produisent du gaz en rouble, les americains exportent leur GL en $ .Les russes ont des marges énormes à la baisse que les americains n'ont pas ,d'autant que la Russie est aussi le premier producteur de petrole au monde ainsi que du charbon.Ou en est le projet de gazoduc au sud de l'Europe !Celle ci voulait en faire un avec le gaz d’Azerbaïdjan sans aucun lendemain ,les russes avancent le leur avec l'appuie de l'ENI italienne dont on connait le poids .Les russes n'ont jamais melangé les affaires et la politique et n'ont jamais menacé de couper le gaz pour des questions politiques .Tout le monde sait ça et si ils le faisaient ils perdraient beaucoup de credit et surtout s'exposerait à des procés couteux pour non respect des contrats signés.C'est l'Ukraine le probleme du gaz russe pas la Russie .Il faut donc aider l'Ukraine à payer ses arriérés à Gazprom et l'aider aussi à se fournir au prix internationnal .L'Ukraine veut acheter du gaz en europe mais à quel prix croit elle qu'elle va le toucher !Qui va lui faire des cadeaux ,de l'argent perdu pour rien et tout le temps un vrais tonneau des danaides !L'Europe mettra la main à la poche pour éponger les dettes jusqu'a quand !
Réponse de le 07/04/2014 à 16:39 :
Fred le parfait petit troll poutinien qui va vous faire croire que c'est la Crimée qui a envahi la Russie !!! Le rouble ne fixe pas le prix du gaz ni du pétrole vendu en dollar et il est ajusté en fonction des cours comme l'Opep l'a toujours fait aussi. Poutine a déjà coupé le gaz. La Russie n'a pas de marge de baisse car il lui faut un pétrole à environ 110$ le barril pour son budget. Ses invasions actuelles la font d'ailleurs passer en quelques semaines en récession avec chute du RTS et du rouble et plus de 150 milliards d'euros de sorties en capitaux. Les oligarques russes ont perdu la peau des fesses. L'Ukraine a un potentiel d'énergies renouvelables et d'efficacité énergétique énormes et n'aura plus besoin du gaz russe à terme si elle suit des exemple comme la Suède et bien d'autres qui connaissent la fiabilité des pouvoirs russes. Les russes ont les apprécie mais pas les dictateurs ni les envahisseurs comme Poutine. Ce n'est aps l'Europe qui aide l'Ukraine en majeure partie mais le FMI et la Banque mondiale principalements et dont les capitaux sont internationaux. Désolé Fred mais il faut arrêter la propagande poutinienne !!!
Réponse de le 02/05/2014 à 15:51 :
A cause de toutes ses fautes d'orthographe et de français; votre commentaire est assez confus. Est-ce que les Russes sont prêts à couper le gaz à l'Europe, au prix d'un appauvrissement considérable de leur population ? Je crois que c'est la dernière des choses qu'il feront, même en cas de conflit virulent.

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