Quel remède pour la France ?

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La France réussit moins bien que les autres pays sur le plan économique, et cela tient notamment à un manque de confiance des Français envers leurs institutions et leurs gouvernants. Par Jean Pisani-Ferry, commissaire général à la stratégie et à la prospective

Un peu partout dans le monde on considère la France comme un pays qui ne parvient pas à tirer parti de la mondialisation et à moderniser son modèle économique et social. Les Français sont plus pessimistes quant à leur avenir qu'ils ne l'ont jamais été depuis des décennies. La question est de savoir s'ils peuvent trouver la voie pour s'en sortir, échapper à la morosité, et retrouver la prospérité.

Il faut commencer par un diagnostic lucide. Comparée aux pays qui avaient un niveau de développement similaire il y a 25 ans, la France réussit moins bien sur le plan économique. L'écart n'est pas dramatique (6 points de pourcentage du PIB par habitant), mais cette tendance est suffisamment marquée pour appeler un redressement. Le chômage reste à un niveau inacceptable. Et si le résultat de la France est meilleur pour d'autres indicateurs touchant à la santé, aux inégalités de revenus et à la lutte contre la pauvreté, la contrepartie en est une progression soutenue des dépenses publiques et de la dette.

Le potentiel économique n'est pas insuffisant

Cette situation ne tient pas à un potentiel économique insuffisant. La France a certainement des faiblesses - un nombre relativement limité d'entreprises de taille intermédiaire, des relations de travail souvent conflictuelles, et des inefficacités dans la dépense publique, pour citer les principales. Mais elle a aussi des atouts : une population active bien mieux éduquée qu'il y a 25 ans, une population plus jeune que celle de la plupart des pays voisins, davantage de grandes entreprises multinationales qu'en Allemagne ou au Royaume-Uni, et d'excellentes infrastructures. Le bilan des atouts et des faiblesses ne justifie pas le pessimisme actuel.

Les causes du malaise français sont ailleurs. Avant tout, la France est bien trop hésitante quant à ses choix fondamentaux. La société française est ambivalente quant à son identité, à sa place en Europe, à son attitude face à la mondialisation ou à la manière de faire évoluer son modèle social. Et de plus en plus, elle en vient à douter de la croissance économique elle-même.

Les Français n'ont confiance en leurs institutions ni en leurs dirigeants

Certes, toutes les sociétés démocratiques connaissent des débats animés sur leurs préférences collectives. Mais les Français ont la particularité de ne faire confiance ni leurs institutions politiques ni à leurs dirigeants. Des institutions et des dirigeants dont la légitimité est reconnue et qui sont responsables devant les électeurs, c'est ce qui assure la cohésion d'une société divisée et l'aide à surmonter ses dilemmes. C'est ce liant dont la France manque aujourd'hui.

Les mauvais résultats de la France tiennent également à la manière dont elle mène ses réformes. Les réformes économiques et sociales sont souvent trop timides. Souvent, les  gouvernements successifs ont procédé à des modifications d'ambition limitée et passé le témoin à leurs successeurs, ouvrant la voie à une réforme supplémentaire cinq ou dix ans plus tard.

Une demi-réforme produit moins que des demi-résultats

Cette méthode fait que les Français considèrent toutes les réformes comme partielles, provisoires et peut-être même réversibles. Mais une demi-réforme produit moins que des demi-résultats, parce qu'elle ne suffit souvent pas à susciter des changements de comportement. Comme les règles du jeu qui sont supposées servir de guide aux individus et aux entreprises manquent de clarté et de stabilité, les politiques publiques sont moins efficaces qu'elles ne pourraient l'être.

La France a besoin de faire des choix clairs dans les domaines importants et d'agir en cohérence avec ces choix. Tout d'abord, elle doit construire une économie plus agile et plus ouverte. Elle ne peut plus compter sur une modèle de croissance qui lui a été bénéfique dans le passé, mais a aujourd'hui perdu de son efficacité. Les entreprises françaises de renommée mondiale comme Safran et L'Oréal demeurent des atouts importants, mais elles ne peuvent plus servir de plate-forme de croissance et d'exportation.

Être davantage en phase avec les tendances mondiales

La France doit plutôt miser sur l'innovation et le potentiel de croissance des jeunes entreprises. Pour se développer, ces dernières doivent prospecter clients et fournisseurs à l'échelle de la planète. La France doit donc rejeter le mercantilisme et se fixer pour objectif d'accroître à la fois exportations et importations, afin que son économie soit davantage en phase avec les tendances mondiales. Elle doit aussi élargir le socle de sa compétitivité en s'engageant plus dans l'échange de services - par exemple en ouvrant davantage ses universités aux échanges avec les pays étrangers.

La société française reste trop hiérarchique et trop segmentée. L'élite économique, politique et culturelle est trop peu nombreuse, trop uniforme et trop refermée sur elle-même. C'est un bon moyen de décourager des salariés plus formés, qui bien trop souvent se voient refuser l'occasion de déployer leurs capacités. Les entreprises doivent miser davantage sur l'autonomie de leurs collaborateurs, elles doivent adapter leur gestion et leur gouvernance à cet objectif. L'État doit aussi s'ouvrir en recrutant davantage de dirigeants hors de la fonction publique.

L'enseignement primaire est le seul secteur dont il faut accroître le budget

Pour préparer ces changements, la France doit envoyer davantage d'étudiants à l'étranger et accueillir davantage d'étudiants étrangers. Mais cela ne suffit pas. Dans un pays où une part non négligeable de chaque génération ne maîtrise pas les bases de la lecture et du calcul, l'éducation publique doit rester une grande priorité. L'enseignement primaire est le seul secteur dont il faut accroître le budget. Dans l'ensemble, il faut aller au-delà des efforts engagés en matière de diminution des dépenses publiques ; mais il faut aussi la réallouer de manière à investir davantage dans le primaire.

L'argent public ne suffira cependant pas pour réussir. Les fonctionnaires français doivent admettre que l'égalité - cette valeur cardinale en France - ne rime pas avec uniformité, mais plutôt avec davantage de souplesse et de décentralisation. Il faut accorder aux écoles et aux services publics des quartiers défavorisés les moyens et l'autonomie dont ils ont besoin pour servir au mieux l'intérêt général.

Repenser le modèle social

Enfin, le modèle social français doit être repensé. Il a été créé pour un monde aujourd'hui disparu dans lequel les travailleurs conservaient souvent le même employeur pendant toute leur carrière. La protection de l'emploi, le droit à la formation tout au long de la vie et la protection sociale doivent être rebâtis autour de l'individu et non de l'emploi. Les politiques sociales vont devoir être recentrés sur la personne plutôt que de procéder d'une gestion en silo des risques.

C'est un programme ambitieux. Mais le doute des Français et le déficit de crédibilité de l'action publique sont maintenant tels que cette ambition est nécessaire. Nous en sommes à l'un de ces moments où il faut débattre ouvertement de choix collectifs et fixer clairement des orientations. La société a besoin d'un cap à horizon de dix ans, les Français ont besoin de savoir dans quel cadre inscrire leurs propres perspectives.

Traduit de l'anglais par Patrice Horovitz

Jean Pisani-Ferry enseigne à la Hertie School of Governance à Berlin. Il est également  commissaire général à la stratégie et à la prospective, attaché au Premier ministre français à Paris. Il a été directeur de Bruegel, un cercle de réflexion économique basé

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Commentaires
a écrit le 21/07/2014 à 14:05 :
La France, malgré ses chercheurs et scientifiques de haut niveau, est un pays ringard qui refuse tout changement.
a écrit le 10/07/2014 à 23:27 :
Avant d'acceuillir tous ces étudiants étrangers , laissons déjà les français capables de faire des études d'entrer à l'université . Et il y en a pas mal pour qui la route est barrée ; alors ...
Et tous ces étudiants qui partent qui viennent ,toute cette valse qui paie ?
Tous ces professeurs prétentieux, c'est nous les contribuables qui les payons ,
Réponse de le 12/07/2014 à 8:56 :
D ' accord avec vous ! Il est vital pour beaucoup de français d'acquérir des connaissances / compétences ... pour pouvoir vivre dignement !
a écrit le 10/07/2014 à 23:04 :
Un remède à appliquer de toute urgence : La réforme de l'enseignement supérieur avec comme priorité première la suppression du Bac comme condition inamovible d'accès à des études ou à des formations supérieures. Lorsque l'on sait que l'on refuse systématiquement à toute personne - jeune adulte ou adulte - la possibilité de suivre ce type d'études ou de formation, sous le prétexte qu'elle n'a pas ... le Bac, on a je crois le devoir de s’interroger sur ce qui motive de tels interdits... Non ?
a écrit le 10/07/2014 à 21:31 :
Aucun ! les cartes sont toujours distribuées en vue de toujours rejouer la même partie ...
a écrit le 09/07/2014 à 10:04 :
Augmenter les impots et taxes...
Réponse de le 12/07/2014 à 3:42 :
...des plus riches et des classes moyennes les plus aisées !
Réponse de le 12/07/2014 à 3:47 :
Faire payer les plus riches et les " classes moyennes " bourrées de fric et de privilèges de toutes sortes ! Autrement dit, redistribuer les cartes d'une autre façon ...
Réponse de le 23/07/2014 à 12:08 :
Mettez tout en oeuvre pour faire partie ...des riches ou classes moyennes . Vous verrez c'est très gratifiant de se prendre en charge .La vie c'est un combat , se battre pour s'en sortir .Ne pas tout attendre des autres pour vivre . L'assistanat déresponsabilise . Qu'en pensez vous ?
a écrit le 09/07/2014 à 8:44 :
Les remèdes doivent être radicaux pour sortir de la débâcle créée par l'UMPS :
1) Se débarrasser de cette oligarchie qui accapare et sclérose tous les pouvoirs et la remplacer par une vraie démocratie participative en rendant le pouvoir au peuple.
2) faire sauter tous les verrous qui entravent l'activité économique et empêchent les entreprises d'embaucher.
3) rétablir l'égalité des Français devant la retraite, l'impôt, l'école, la santé.
4) stopper l'immigration pendant plusieurs années en intégrant celle présente sur le territoire.
5) ne plus embaucher de fonctionnaires pendant 5 ans et l'interdire aussi aux collectivités locales, etc etc...
Mais pour cela il faut absolument que les Français se réveillent et exigent un autre système de gouvernement (exemple de la Suisse)
Réponse de le 10/07/2014 à 21:37 :
3) + Le libre accès aux études universitaires Bac ou pas Bac !!! Mieux, la suppression du bac comme " diplôme " d'accès à des études ... Vital, Urgent !!!
a écrit le 09/07/2014 à 7:48 :
La seule planche de salut valable : augmenter les impôts !
Réponse de le 12/07/2014 à 3:20 :
Ou les supprimer totalement pour les plus modestes = + de consommation ?
Réponse de le 12/07/2014 à 8:52 :
ou les supprimer pour les plus pauvres ou les plus modestes, par exemple les impôts locaux - les riches et les classes aisées doivent payer des impôts, c'est normal - ils leur en restera toujours assez pour se dire riches - les pauvres doivent manger à leur faim !
a écrit le 09/07/2014 à 6:54 :
Il faudrait pour commencer parler moins de droits et plus de devoirs.
Une société de "droits à" tout sans devoirs ne peut pas fonctionner.
Réponse de le 10/07/2014 à 21:42 :
Les pauvres n'ont aucun droit, aucune liberté - d'entreprendre, d'étudier, de créer - par conséquent quels devoirs imposer à ceux qui n'ont en vérité ... pratiquement aucun droit ?
Réponse de le 10/07/2014 à 21:47 :
Pas de droits Alors Pas de devoirs - Logique non ?
Réponse de le 12/07/2014 à 3:24 :
Ce sont les gouvernements qui ont des devoirs ! Ensuite viennent les devoirs des citoyens et à la seule condition du respect des droits de chacun ...
a écrit le 09/07/2014 à 6:43 :
Toujours le même genre d'articles sur la France. Tant qu'il n'y aura pas de vrais managers à la tête de la France, c'est à dire des gens capables de prendre les décisions adaptées avec courage et détermination et dans l'intérêt collectif, la France continuera sa dégringolade.
Réponse de le 10/07/2014 à 21:49 :
Tout à fait exact ...
a écrit le 09/07/2014 à 2:28 :
N'importe quoi...La reussite Allemande avec pres de 20% de la population en dessous du seuil de pauvreté et en constante progression...et une petite bande de patrons et de rentiers qui s'enrichissent...c'est ca votre vision du progres. Je crois vraiment que le dit "progrés" économique est réservé à une élite qui veut conserver ses privilèges et non le partage des richesses...Votre discours c'est de l'enfumage libéral pour rassurer les petits affairistes de tout poils ! Les dés sont pipés dans votre casino cher monsieur !
Réponse de le 09/07/2014 à 7:01 :
@ Ofred, et que proposez vous Melanchon? Les 35h?, travailler moins pour gagner plus?Taxer encore plus les patrons ? une chasse au sorciere a la finance? Vous etes pathtique.Au moins en Allemagne ou Royaumne uni le chomage est a moins de 6%.
Réponse de le 12/07/2014 à 3:35 :
Une Angleterre à la Tatcher avec de petits revenus pour les classes populaires et de l'autre côté renforcement des richesses et des privilèges, c'est ça la solution ?
Réponse de le 12/07/2014 à 3:51 :
Ce sont les pauvres que l'on taxe, on ne taxe pas un patron, on lui demande seulement de payer en contre partie de etc ...
Réponse de le 12/07/2014 à 9:09 :
Prendre l' Allemagne ou l' Angleterre comme modèle ou référence c'est totalement absurde ... Chômage à moins 6 % ça veut dire petits salaires ... il ne vous échappe pas que l'on peut se tuer au travail et ne pas pouvoir vivre dignement ? Alors gardez pour vous ce type de prescription.
Réponse de le 12/07/2014 à 9:15 :
Une " chasse aux sorcières " dites vous ? Ca changera de la chasse aux pauvres ! Les patrons doivent être taxés comme vous dites - c'est la loi du genre - autrement dit, du système capitaliste - du capital ou tout votre système tombe en ruine !
a écrit le 08/07/2014 à 20:03 :
ca c'est du bullshit d'intellectuel ! la france ne va pas bien car elle a l'obsession egalitariste, et vomit systematiquement sur ceux qui font qqch au lieu de ne rien faire... et les resultats sont la ( et vu l'arriere boutique la fete ne fait que commencer; y a des francais optimistes, ils partent ou sont partis)... faut recolter ce qu'on a seme .... les intellectuels devraient quitter leur tour d'ivoire et discuter avec le vulgus pecus
Réponse de le 09/07/2014 à 0:53 :
C est exactement cela!!
de bien grandes phrases pour dire ce que vous resumez en quelques lignes!
Réponse de le 09/07/2014 à 2:41 :
Moi j'aime l'égalitarisme et les ambitieux qui veulent se baffrer de pognons doivent changer de pays car leurs envies névrotiques de bénéfices sont le cancer qui rongent une société harmonieuse qui ne doit pas accepter le féodalisme économique.
Réponse de le 12/07/2014 à 3:40 :
" Envies névrotiques et féodalisme économique " C'est l'exacte vérité !
a écrit le 08/07/2014 à 20:02 :
Les socialistes ont parfaitement compris le remède pour la France : doubler les impôts (pour ceux qui en paient) et la croissance (du chômage) va exploser.
Réponse de le 08/07/2014 à 22:40 :
C'est simple : virer hollande et sa troupe de branquignols !
Réponse de le 12/07/2014 à 3:54 :
Tout le monde paient des impôts ne serait ce que par la TVA !
a écrit le 08/07/2014 à 19:14 :
Il y a ceux qui attendent des résultats venus d'en haut et ceux qui voient l'économie comme la résultante des entreprises individuelles.. Nous avons trop de penseurs outrecuidants enFrance . Je parle évidemment des politiques...
a écrit le 08/07/2014 à 19:01 :
il faut sortir de l u.e. !
a écrit le 08/07/2014 à 18:29 :
comment voulez-vous faire confiance a ce gouvernement, depuis qu'il est au pouvoir la France ne fait que décliner !
a écrit le 08/07/2014 à 18:13 :
Il faut surtout purger notre sur administration qui est totalement hors du temps!!!
a écrit le 08/07/2014 à 18:01 :
Ce pays marxisé est malade de ses impôts et de son état. Aucune confiance à avoir. Tout n'est qu'hypocrisie et recherche de l'argent public. Aucun respect pour ceux qui produisent. Une solution: partir.
Réponse de le 08/07/2014 à 23:22 :
Certainement pas , je serais le dernier a partir. Je ne vais pas partir à cause de nos dirigeants incompétents , c est à eux de partir....
Réponse de le 09/07/2014 à 2:44 :
Partez sans regrets...les égoistes n'ont pas leurs places ici.
a écrit le 08/07/2014 à 17:50 :
cette tache est si immense qu'elle revient à la découverte récente d'un illustre énergique agité, assénant qu'il faut tout changer. L'abrutissement de l'homme par le carcan de techniques et méthodes atomisant et digitalisant sa réactivité pour être conforme à l'uniformité mondialisée, est à l'oeuvre.
a écrit le 08/07/2014 à 17:33 :
Repenser le modèle social quand on veut supprimer tout ce qui fait le vivre ensemble, ressemble plutôt à la mise en application d'un dogme après la déstructuration d'une société!
a écrit le 08/07/2014 à 17:28 :
Mondialisation, pourquoi faire? Fabriquer pour l'export sans acquérir l'autonomie locale? Singer les autres pays pour plus d'uniformisation? Faire de la monnaie le "but" a atteindre au lieu d'en faire un "moyen" d’échange? Avenir radieux en perspective!
Réponse de le 09/07/2014 à 0:56 :
La mondialisation on ne peut plus l accepter ..ou pas...
il faut vivre avec et s adapter..
a écrit le 08/07/2014 à 17:15 :
Comme disait Albert : ne pas demander à ceux qui ont créé des problèmes d'essayer de les résoudre. Le techno Pisany-Ferry et toute la clique des Corps d'Etat : Raauuuss!
Réponse de le 08/07/2014 à 19:03 :
Ce serait comme demander à Monsieur Attali de faire un rapport sur la compétitivité...
Réponse de le 08/07/2014 à 21:33 :
ou demander a la tribune de cesser d œuvrer pour le socialisme et accessoirement de publier ce commentaire ...
a écrit le 08/07/2014 à 17:03 :
En France, les postes à responsabilité sont réservés à une élite sociale. Les décisions ne sont donc pas prises nécessairement par les plus compétents. Les erreurs qui peuvent en résulter entraînent des retards et des coûts important qui réduisent d'autant notre compétitivité. Cet obstacle à l'ascension sociale des plus compétents induit aussi un moindre partage des richesses produites, et donc une baisse de l'activité économique.
Réponse de le 08/07/2014 à 18:07 :
Parfaitement en phase !
Le systeme francais est absurde. Il est sclerose autour de quelques "grands corps" et quelques usages qui laissent sur le bord de la route de nombreux talents qui n'ont pas eu la bonne idee d'integrer par concours a 20 ans l'une des castes de privilegies, viviers de hauts fonctionnaires vivant grand train aux frais des deniers publics.
Réponse de le 09/07/2014 à 1:00 :
Complement d accord avec vous Messieurs, les memes qui vous disent qu ils faut avoir de la souplesse , changer de metier, de travail, etre mobile, et qui font carriere dans l administration, sans prendre les risques d un entrepreneur, ... C'est article et son auteur en son le parfait exemple!!
a écrit le 08/07/2014 à 17:01 :
publié sur la Tribune il y a quelques jours où l'on découvrait que depuis 1998 le PIB de la France avait beaucoup plus augmenté que celui de l'Allemagne, lui même très supérieur au RU. Alors, de quels pays parlez vous ?
a écrit le 08/07/2014 à 16:59 :
Si la France réussit moins bien que les autres pays développés c'est tout simplement parce qu'elle a été affligée de 35 ans de socialisme.
Réponse de le 08/07/2014 à 18:30 :
la France sera la lanterne de l'Europe : quelle déchéance !
Réponse de le 09/07/2014 à 9:28 :
Une lanterne ça éclaire ...
Réponse de le 09/07/2014 à 13:48 :
Erreur depuis la 5ème république en 1958 soit depuis environ 56 ans la France a connu que 2 présidents de gauche et 5 présidents de droite soit 16 ans pour la gauche et le reste soit 40 ans pour la droite !

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