Est-il possible de réformer l'économie en France ?

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Emmanuel Macron, lors du vote à l'Assemblée.
Emmanuel Macron, lors du vote à l'Assemblée. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, est-il possible de réformer l'économie en France ?

MISE AU POINT
Par Sandrine Le Calvez

Incertain du soutien de sa majorité à la loi Macron, le gouvernement de Manuel Valls a été contraint de recourir à l'article 49-3 de la Constitution pour faire passer le texte sans avoir recours au vote du Parlement. Une décision qui semble satisfaire la Commission européenne, qui déplorait un manque d'ardeur réformatrice de la part de la France.

RETROVISEUR
Par Marc-Antoine de Poret

CPE & 49-3
En 2006, l'article 49-3 de la Constitution pour faire passer en force une loi fait déjà bien parler de lui, avec la volonté de Dominique de Villepin d'imposer le CPE, le contrat première embauche.

DEBAT
Pour en débattre, Elie Cohen, économiste, directeur de recherche au CNRS, Aurélie Trouvé, coprésidente du conseil scientifique d'ATTAC, et Philippe Manière, essayiste, Président fondateur de Footprint > consultants.

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Commentaires
a écrit le 24/02/2015 à 19:25 :
Non pour avoir des réformes il vaudrait qu'elle soit utiles et qu'on ait des politiciens pour les faire !
a écrit le 24/02/2015 à 16:39 :
non car les français ne veulent rien changer. Prompts à ricaner sur la grece l'italie ou l'espagne ils se braquent à chaque tentative de reforme : longtemps ce furent les syndicats de la fonction public , cohorte à laquelle on a désormais vu se joindre les professions (libérales) protégées, promptes à défendre elles aussi leurs avantages aquis.
et malheureusement la classe politique française n'a aucun courage et cède à chaque caprice de telle ou telle catégorie, parents d'éleve souhaitant partir en week end le samedi et refusant l'école le samedi matin (alors que des générations de français ont eu école le samedi), chefs d'entreprises désireux de voir les charges baisser, contre la pénéibilité mais aussi très désireux d'avoir des aides en tout genre ou appeler l'état à la rescousse quand l'entreprise est proche de la faillite.
bref le français veut l'individualisme du système anglo saxon et les bénéfices du système scandinave. Bientot le français aura le sort de la Grèce
a écrit le 24/02/2015 à 15:08 :
5 500 000 fonctionnaires, 2 500 000 fonctionnaires en retraite, 55% des élus sont des fonctionnaires ou ex, dette 2 050 000 000 000 d'€, recettes annuelles 300 000 000 000€
déficit annuel environ 80 000 000 000€, tout ceci est irrécupérable !
a écrit le 24/02/2015 à 14:20 :
aux politiques de montrer l exemple avant tout !!! stop aux cumuls dans ce grand bazard de donneurs de lecons
a écrit le 24/02/2015 à 10:29 :
la première chose à faire c'est une réforme de nos élus pour favoriser le mouvement et limiter le pantouflage.
1-limitation drastique du nombre: moitié moins de sénateurs, députés, et même chose pour les régions, départements, communes etc...
2-pas de cumul et limitation à un ou deux mandats successifs
Outre des économies, cela dynamisera le bazar et obligera certains politiques à travailler ailleurs après ou avant les mandats effectués: ils n'en seront que plus réalistes et sensibles aux changements à faire.
Réponse de le 24/02/2015 à 11:33 :
tout a fait d accord avec vous.il faut également egaliser les droits ,et cotisations sociales du prive et de la fonction publique.supprimer les avantages scandaleux de la fonction publique.reduire le nombre invraisemblable de parasites parmi les employes de communes, régions etc.... on peu rever un peu
Réponse de le 24/02/2015 à 11:45 :
si les problèmes économiques de la france se limitaient aux élus, on aurait déjà résolu le pb depuis longtemps, ça serait très simple ! En vrai, vous n'y connaissez rien aux problèmes économiques.
a écrit le 23/02/2015 à 18:49 :
L’Etat étouffe la société. Notre export progresse moins que nos voisins et la balance est négative. De nombreux emplois productifs sont à pourvoir pour les diplômés français. Et on propose de distribuer des pub dans les boites aux lettres… les boomers ne veulent pas que les jeunes travaillent, aient des droits avant 25 ans, un logement bon marché, une retraite… Si on prend le PIB, quelle est la définition, alors que dans la presse, on parle croissance, emplois… Si on considère le pib français, on aurait en gros comme richesse par habitant 37554, chiffre difficile à évaluer puisqu’il change tous les ans et qu’il n’est pas fiable, 36496 au RU, 31105 en Espagne, 33427 en Italie, 40968 en Suède, 44 984 au Japon, 40824 en Allemagne, 52768 aux Etats-Unis… La richesse de la France serait donc assez élevée, mais moins élevée que celle des Suédois, des allemands ou des américains. Mais si on prend la composante consommation des ménages… nous avons 56,5% du pib constitué par la consommation, contre 66,5 aux usa, 65,1 au RU, 61 en Espagne, 61,9 en Italie, 61 en Allemagne…
En appliquant le calcul, on voit la contribution de la consommation au pib : USA 35115, Japon 26753, Norvège 26737, Allemagne 24934, Australie 23935, RU 23758, France 21239, Suède 21067, Italie 20696, Pays-Bas 19643, Espagne 18984, Corée du Sud 17340, Portugal 16696, Mexique 10993.
Les ménages français sont-ils aussi riches qu’on le dit ? Ils sont à 2,6% du niveau de consommation des italiens, à 12% sous les anglais et 12% de plus que les espagnols.
Les dépenses de l’Etat fagocitent la consommation des ménages dans les pays sur administrés. L'Etat dépense en France 25% du pib, 29 en Suède, 21 en Allemagne...
La sur-administration est-ce un modèle mondial ?
Réponse de le 24/02/2015 à 15:25 :
la contribution de la consommation au PIB, exemple le salaire d'un fonctionnaire est en grande partie financé par de la dette, in fine, c'est un débit dans les comptes de la Nation! et mettre des fonctionnaires en retraite pour en diminuer la charge est impossible étant donné que l’État n'a que depuis très peu provisionné les retraites des fonctionnaires et que celles-ci seraient à financer avec des impôts NOUVEAUX! à méditer! à noter aussi que malgré une stabilisation du nombre de fonctionnaires, la dépense de l’État, dans ce compte ne cesse d'augmenter, malgré le gel de l'indice! Mais ce que je viens d'écrire n'est qu'un cauchemar! n'est ce pas?
a écrit le 23/02/2015 à 17:11 :
Mais c'est évident. TOUT se réforme.
Le Public comme le Privé.
Voyez la lamentable pérégrination de Air France... C'est du n'Importe quoi.
Voyez le salaire du PDG de Sanofi : C'est carrément obscène.
Il faut aussi absolument réformer les professions réglementées et les cliniques privées qui réclament de l'argent à l'Etat Français pour créer une médecine à deux vitesses.
Il faut réformer la rente de l'immobilier , qui , comme Monsieur Gallois l'a expliqué , provoque une trop grande cherté de l'immo ancien pour des nouveaux salaires trop bas.
Il faut aussi réformer le statut des marins d'eau-douce et des mariniers.
Réponse de le 24/02/2015 à 12:31 :
Moi je veux bien que l'on réforme le privé car il y a à redire. Mais la priorité, c'est le public dans la mesure où l'Etat est directement responsable de la gestion du service public. C’est là dessus qu'il devrait avoir le plus de prise et c'est étonnamment tout le contraire !
Pour ce qui est du salaire de Sanofi, je suis d'accord avec vous sur un plan moral, mais il ne s'agit pas ici de morale, mais d'économie. Ce type de décision ne pourra se prendre qu'au niveau international, éventuellement européen, mais pas seulement Français. Voilà un projet européen constructif. Que le gouvernement s'y attèle donc.
a écrit le 23/02/2015 à 16:36 :
Pour réformer, il faut faire un loi à rallonges et le 49.3 et si les gens sont dans la rue, le gouvernement démissionne. Quand il n'y aura plus que des excités et plus d'état de droit, la majorité silencieuse reviendra en force comme aux élections de mi-juin 68.
Cordialement
a écrit le 23/02/2015 à 15:36 :
Est-il possible de réformer l'économie en France ? La question est de savoir pour qui? Car visiblement nous n'en voyons pas l’intérêt!
Réponse de le 24/02/2015 à 8:12 :
tant mieux pour vous
Réponse de le 24/02/2015 à 11:46 :
moi je propose qu'on mette au chomage les travailleurs et qu'on donne du chomage aux chomeurs. Et on change chaque année, comme ça , tout le monde pourra bosser.
a écrit le 23/02/2015 à 15:21 :
Il faut ne se faire aucune illusion : la Grèce n’est nullement un cas isolé. Le Portugal, l’Italie, l’Espagne, mais aussi la France et d’autres, sont aussi au programme du pillage en règle des patrimoines publics, un pillage organisé par l’UE, la BCE et le FMI au profit d’une petite oligarchie financière.

Il suffit de songer au scandale de l’adoption très récente de la loi NOME en France : le seul objectif de cette loi est de priver les Français de la rente d’EDF pour l’offrir sur un plateau à des établissements bancaires prédateurs étrangers (de type JP Morgan ou Goldman Sachs, déjà autorisés à intervenir sur le marché du gaz français) .

Chaque mois qui passe dévoile ainsi un peu plus la monstruosité du véritable projet de domination et de pillage qui se cache, depuis 1950, sous l’aimable vocable de « construction européenne ».

Non seulement l’Union européenne et l’euro nous apportent la baisse du niveau de vie, la dictature politique, et la mise sous tutelle étrangère, mais les mots truqués de la « langue de bois » européiste révèlent peu à peu leur véritable signification.

Les « indispensables réformes de structure » sont une expression d’un cynisme effroyable. Cette expression ne désigne rien d’autre que l’organisation d’un pillage généralisé des patrimoines publics au profit d’une oligarchie bancaire qui ne tire son pouvoir que de l’émission d’une monnaie de singe et de la mainmise sur l’ensemble des médias de masse.

Les Grecs seraient bien inspirés de décider, eux aussi, de sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, comme le propose l’UPR depuis bientôt 4 ans.
a écrit le 23/02/2015 à 14:59 :
EST IL POSSIBLE DE REFORMER LA FONCTION PUBLIQUE, L’ÉTAT, DÉPUTÉS, SÉNATEURS... CEUX QUI RUINENT NOTRE PAYS AVEC LEURS DÉPENSES INJUSTIFIÉS, LEURS TRÈS FAIBLE PRODUCTIVITÉS EN SURNOMBRE ET LEURS AVANTAGES ET PRIVILÈGES SCANDALEUX !!!!!!!!!!
a écrit le 23/02/2015 à 14:25 :
On ne réduira JAMAIS volontairement l'argent public à cause des fonctionnaires. Il faut attendre la faillite de l'état. Ce pays est foutu.
a écrit le 23/02/2015 à 13:40 :
Qu'on fasse part de mes commentaires à Elie Cohen, je suis prêt à en discuter avec lui. Merci.
a écrit le 23/02/2015 à 13:37 :
Elie Cohen devrait s'inspirer des conclusions (page 12) de la note n°6 du conseil d'analyse économique du premier ministre.
a écrit le 23/02/2015 à 13:31 :
Une chose est sur, il ne faut pas compter sur l'UMP pour réformer !
Réponse de le 23/02/2015 à 14:18 :
Ce serait la solution, il faut convaincre l'UMP.
a écrit le 23/02/2015 à 13:28 :
Elie Cohen a tort quand il écrit dans son livre (page 224) que la taxe carbone n'est pas envisageable alors qu'il écrit en même temps qu'elle diminue le cout du travail et qu'elle favorise la transition énergétique.
a écrit le 23/02/2015 à 13:13 :
Pour réformer, il faut éliminer les économistes qui font des discours, et les remplacer par des ingénieurs qui font des calculs (de rentabilité).
a écrit le 23/02/2015 à 13:08 :
Quand j'entend le mot "réformes" ou "compétitivité" je sors mon revolver

Plus sérieusement cela fait maintenant plus de 30 ans depuis 1983 en fait qu'on réforme dans un sens libéral, sans succès évidemment. la raison est assez simple : la théorie de l'offre est fausse !!
Réponse de le 23/02/2015 à 14:40 :
Sauf que... la théorie de l'offre n'est en France, qu'une théorie ! Ce qui est en application, c'est la pratique de la Demande : et là, c'est un échec complet : on creuse les déficits publics, on assèche les financés des entreprises, et on augmente le déficit commercial du pays ... au final, c'est la hausse du chômage qui fait baisser le revenu moyen des français et rend impossible la Théorie de la demande !!
Réponse de le 24/02/2015 à 8:20 :
des reformes libérales ?ou ça ?
Il me semblait que depuis 30 ans on empilait toujours plus de lois, de règlements , de contraintes diverses, de prélèvements obligatoires, pour une redistribution hasardeuse en grande partie récupérée par nos élus et une administration obèse.
a écrit le 23/02/2015 à 12:55 :
Tout est possible, mais il faut réformer la représentation des citoyens dans les institutions avant tout. On assiste en effet plus à un combat des deux principaux partis (auquel participe en marge LePen), plutôt qu'à un réel débat d'idées pour faire avancer les choses :-)
a écrit le 23/02/2015 à 12:45 :
Sans doute, à condition de s'attaquer aux problèmes qui plombent réellement et gravement notre économie et que ce ne soit pas des solutions technocratiques aux effets pervers plus graves que le supposé mal!
a écrit le 23/02/2015 à 12:34 :
non
( et reformer les auto ecoles sans toucher aux administrations et a la secu, aux regimes speciaux, aux chateaux des syndicats, etc... c'est pas une reforme; peut etre un cataplasme pour occuper provisoirement les marches, et encore)

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