• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Affaire Orpea : mais à quoi servent les notations ESG ?

Michelle van Weeren

Publié le 22 février 2022 à 07:44

Orpea: le pdg s'engage a ameliorer les pratiques en fonction des resultats des audits

Photo d'illustration

STEPHANE MAHE

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Dette publique : « Tout se met en place pour être progressivement étranglé », prévient Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode

  • 2

    États-Unis : la croissance américaine révisée en nette hausse, l'inflation au plus haut depuis trois ans

  • 3

    « Touche pas à mon télétravail » : chez Airbus, la grogne monte face à un renforcement de la présence au bureau

  • 4

    À Saint-Nazaire, la montée en cadence met la logistique des Chantiers de l’Atlantique sous tension

  • 5

    Comment Qantas et Airbus comptent rentabiliser le vol le plus long du monde entre Londres et Sydney

  • 6

    Pour guérir sa femme, Jackie Stewart applique les méthodes de la F1 à la recherche en médecine

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Les agences de notation n’ont plus le temps de se livrer à des analyses approfondies et s’appuient sur des données autodéclarées par les entreprises qui ne reflètent pas les éventuels problèmes. Par Michelle van Weeren, Université Paris Dauphine – PSL.

L'affaire Orpea montre une fois de plus que les notations ESG, pourtant censées refléter la performance environnementale, sociale et de gouvernance des entreprises, n'arrivent pas à communiquer une information fiable qui permette d'identifier d'éventuels problèmes dans ces domaines. Orpea, entreprise privée spécialisée dans la gestion d'Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), se vantait dans son rapport RSE (responsabilité sociétale et environnementale) 2021 d'une belle progression dans les classements proposés par certaines agences, alors que le livre « Les Fossoyeurs » du journaliste d'investigation Victor Castanet, publié en 2022 après trois ans d'enquête de terrain, dévoile des problèmes structurels conduisant à des cas de maltraitance des personnes âgées.

Ce n'est pas la première fois que les notations ESG se révèlent incapables de détecter des controverses chez des entreprises : BP était bien notée en termes de responsabilité sociale juste avant l'explosion de sa plate-forme pétrolière Deepwater Horizon en 2010, Volkswagen aussi avant que le scandale « Dieselgate » n'éclate en 2015, et en 2019, La Poste s'était vue décerner le meilleur score jamais attribué par l'agence de notation ESG Vigeo-Eiris, la même année où un reportage d'Envoyé Spécial dénonçait une vague de suicides.

Dans le même temps, les notations ESG sont également critiquées pour leur faible comparabilité, attribut central pour une information destinée à être utilisée par des investisseurs. Ainsi, une étude publiée en 2019 par des chercheurs du MIT révèle des écarts importants entre les notations des principales agences de notation pour les mêmes entreprises.

Il paraît donc que les notations ESG sont confrontées à un double échec : elles n'arrivent ni à dévoiler une quelconque « réalité » sur les pratiques des entreprises, ni à proposer une information utilisable pour leur clientèle. Notre enquête de terrain réalisée dans le cadre d'une thèse de doctorat explique en quoi connaître la véritable performance des entreprises et produire une information utilisable dans le cadre de transactions financières classiques repose sur une impossible réconciliation.

« Les agences mélangent tout ! »

Les notations ESG sont traitées par les investisseurs comme des reflets d'une performance extrafinancière qu'il s'agirait de prendre en compte en complément à la performance financière des entreprises. Une chargée des affaires institutionnelles dans une agence de notation ESG précise :

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune
« L'analyse financière regarde uniquement le risque de solvabilité, si l'entreprise est rentable à court/moyen/long terme, sur des critères purement objectifs de ratios financiers. Nous, on essaie de regarder la performance de l'entreprise sur d'autres types de risque, comme sa gestion du capital humain, sa sécurité, sa réputation, etc. »

Or, contrairement à la performance financière, la performance extrafinancière est composée d'aspects hétérogènes, complexes, parfois contradictoires. Ce sont des informations que les investisseurs n'ont pas l'habitude de regarder. La promesse des agences de notation est donc d'identifier ces éléments, d'apprécier la performance des entreprises les concernant, et de les traduire dans un langage qui parle aux investisseurs.

Puisque ces derniers ont l'habitude de se fonder sur des indicateurs simples qui agrègent plusieurs facteurs en une note unique, comme c'est le cas pour les notations crédit, la performance des entreprises dans les domaines environnementaux, sociaux et de gouvernance est également agrégée dans un unique score « ESG ». Un directeur de recherche dans une agence de notation ESG reconnaît que cette situation pose problème :

« C'est un travers qui se retrouve même au sein de l'industrie ESG. La note que fournissent les agences au global, finalement, c'est quoi ? C'est un mélange d'indicateurs, de politiques managériales et de controverses... Elles mélangent tout ! »

Pour les analystes, il peut être difficile d'identifier les signaux faibles d'une controverse à venir dans un tel mélange, car la grande quantité de critères conduit facilement à noyer le poisson. Certains en sont conscients mais savent aussi que, pour répondre aux demandes de leurs clients, la nuance doit parfois être sacrifiée pour pouvoir proposer une information simple à comprendre et à communiquer.

Forcément, résumer en un score unique la diversité des pratiques, de l'égalité salariale homme-femme aux mesures de réduction de gaz à effet de serre en passant par la protection des lanceurs d'alerte, constitue une affaire délicate. Les manières de faire ne sont d'ailleurs pas les mêmes d'une agence à une autre, ce qui explique les problèmes de comparabilité entre les notations.

Baisse de qualité

La plupart des agences de notation ESG « historiques » ont développé leurs méthodologies d'analyse autour d'une volonté de produire des analyses de qualité, c'est-à-dire des analyses « profondes » qui intègrent une grande diversité de thématiques. L'objectif était initialement de proposer à la minorité d'investisseurs qui s'y intéressait des analyses détaillées de la responsabilité des entreprises.

Or, depuis que l'ESG a suscité l'intérêt des investisseurs « mainstream », les besoins en termes de nombre d'entreprises évaluées sont beaucoup plus élevés, ce qui a eu des implications importantes sur les agences historiques et le temps qu'elles passent à réaliser les analyses. Mécaniquement, pour pouvoir produire en quantité, elles ont dû baisser la barre en termes de profondeur des analyses, comme le reconnaît le directeur de recherche :

« Les quatre grandes agences de notation se sont livrées à une concurrence d'enfer les 10 dernières années, par sur la méthode, sur la couverture. Moi, je l'ai vécu [...] Il y a une dynamique de marché qui n'a pas porté la qualité vers le haut. Ça, c'est indéniable ».

Cela signifie donc que ces analystes, contrairement au journaliste Vincent Castanet, n'ont pas la possibilité conduire des enquêtes de terrain approfondies chez les entreprises. Cela prendrait beaucoup trop de temps, alors que les investisseurs ont besoin de notations à jour et de couvertures larges. Les analystes n'ont donc pas d'autre choix que de se baser sur les données autodéclarées par les entreprises sans pouvoir vérifier leur véracité.

Une régulation à renforcer

Un dernier obstacle à la production d'analyses capables de refléter ce qui se passe véritablement dans une entreprise est que les analystes ESG doivent garder en tête que l'objectif pour un investisseur est de pouvoir comparer la performance des entreprises entre elles, ou d'apprécier l'évolution de la performance d'une entreprise dans le temps. Pour pouvoir produire des analystes comparables, il faut que les méthodologies soient stables dans le temps.

Mais la stabilité d'un cadre conceptuel ne permet pas toujours de saisir des événements surprenants et donc de produire des informations pertinentes. La professeure en gestion Jennifer Howard-Grenville de l'université de Cambridge dénonce ainsi la tendance des notations ESG à trop se focaliser sur des indicateurs facilement mesurables, ce qui peut rendre invisibles des problèmes plus complexes. La Poste avait ainsi reçu une bonne notation ESG en 2019 grâce à, entre autres, son taux d'employés en situation d'handicap et la croissance de sa flotte de véhicules électriques. Les problèmes sociaux qui y régnaient étaient plus difficiles à percevoir et étaient donc passés sous le radar.

Les notations ESG se basent donc sur l'impossible réconciliation entre la promesse d'une information fiable sur ce qui se passe « réellement » dans les entreprises, afin de compléter l'analyse financière en prenant en compte d'autres sources de risque, et la production d'une information utilisable pour les investisseurs.

Pour qu'une information soit utilisable dans les transactions financières classiques, il faut qu'elle ait les mêmes caractéristiques que les autres informations sur lesquelles se basent ces transactions, c'est-à-dire qu'elle soit simple et rapide à utiliser, comparable dans le temps et entre entreprises, et couvrant une quantité importante de titres. Or, traduire les informations extrafinancières de telle manière qu'elles possèdent ces caractéristiques implique forcément une perte de nuance et pourrait conduire à rater certains aspects majeurs. Comme une maltraitance systématique dans des maisons de retraite.

S'il n'est pas possible de résoudre complètement les causes de cette impossible réconciliation, il est possible de renforcer la régulation sur la qualité des notations ESG. Car comme l'a noté Christophe Revelli, professeur à Kedge Business School dans une intervention récente à France Culture, si les dynamiques de marché ont provoqué une pression sur les agences de notation en termes de couverture, la régulation n'a pas encore suffisamment suivi en termes de protection de la qualité des analyses.

Actuellement, la Commission européenne travaille sur le renforcement des contraintes de reporting extrafinancier pour les entreprises cotées, qui devront prochainement donner plus de détails sur l'impact de leurs activités sur les enjeux environnementaux et sociaux, au-delà de l'impact de ces enjeux sur leurs activités.

À lire également

  • "Orpea : les responsables sont des salopards" (Laurent Berger, CFDT)
  • Affaire Orpea : et si tout était lié à l'absence de gouvernance ?
  • Accusé de préférer la rentabilité au bien-être des personnes âgées, Orpea s'écroule en Bourse : l'Etat prêt à lancer une enquête

Dans le même temps, la régulation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) renforce les obligations pour les acteurs financiers qui proposent des fonds d'investissements commercialisés comme « ESG ». Ces nouvelles contraintes à venir visent non seulement à empêcher les entreprises à cacher des impacts négatifs, mais aussi à aider les analystes à produire des analyses à la fois plus proches de la « réalité » des entreprises et utilisables pour les investisseurs.

Par Michelle van Weeren, Docteure en sciences de gestion, Université Paris Dauphine - PSL

La thèse de Michelle van Weeren a été rédigée sous la direction de Frédérique Déjean, professeur agrégée des universités en sciences de gestion à l'Université Paris-Dauphine.

Michelle van Weeren

Sur le même sujet

Olivier Koch

OPINION. « L’après-ZFE : de l’interdiction à l’innovation ? »

Le maintien in extremis des Zones à Faibles Émissions (ZFE) par le Conseil constitutionnel ne doit pas faire illusion. Si l'abrogation du dispositif vient d'être censurée pour des raisons de procédure dans la loi de simplification de la vie économique, son rejet politique et social, lui, est acté.

Idées & Débats
Philippe Naccache et Julien Pillot

OPINION. « Face à un pacte républicain qui se fissure, l’urgence d’arbitrages courageux »

Les Français aiment leurs services publics mais dénoncent leurs dysfonctionnements. Entre promesses non tenues et responsabilités éludées, l'exaspération monte.

Idées & Débats
Ludovic Haye et Sylvain D’Hoine

OPINION. « Espace : réguler ne suffit pas »

Chaque jour, vous interagissez avec des dizaines de satellites — pour vous repérer, payer, vous informer. L'espace est devenu une infrastructure vitale, et l'Europe le reconnaît enfin avec l'EU Space Act. Mais un texte ne surveille pas les orbites, ne détecte pas les débris, n'alerte pas les opérateurs.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Trump ou le réveil économique de l'Europe : le miroir de nos faiblesses »

Depuis deux ans, les Européens passent leur temps à commenter Donald Trump, à dénoncer ses excès, ses provocations et ses décisions. Pourtant, le véritable sujet n'est peut-être pas Trump en soi. Le véritable sujet, c'est nous.

Idées & Débats
Mathieu Wallich-Petit

OPINION. « Souveraineté numérique : l’avantage compétitif d’une approche pragmatique »

Pourquoi la résilience numérique n’est pas une fin en soi mais le moyen concret d’exercer sa souveraineté dans un monde interdépendant

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Palantir : réduire une dépendance ou équilibrer une interdépendance ?  »

Le 16 juin 2026, entre VivaTech et Eurosatory, deux rendez-vous majeurs consacrés à l’innovation et à la défense, le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que la DGSI remplacera progressivement Palantir par la société française ChapsVision. Depuis près de dix ans, les services français de renseignement s’appuyaient sur le groupe américain pour l’analyse et l’exploitation de données massives.

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « Iran : les sanctions tombent, mais la crise demeure »

Derrière les promesses de reconstruction et de croissance, la République islamique reste confrontée à une triple crise : économique, politique et sociale.

Idées & Débats
Vladimir Poutine lors d'une plénière à Saint Petersbourg.

OPINION. « Poutine contre 1648 » (Michel Santi)

La paix de Westphalie avait chassé d’Europe la prétention d’un empire à effacer son voisin. C’est cette grammaire de quatre siècles que l’invasion russe a entrepris de piétiner.

Idées & Débats