COVID-19 : ensemble pour gagner
Alexis Dussol

Photo d'illustration
Reuters
Alexis Dussol

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Le 31 décembre 2019, le bureau de l'OMS en Chine est informé de cas de pneumonie d'étiologie inconnue, détectés dans la ville de Wuhan, dans la province chinoise de Hubei.
Le virus s'est depuis répandu très rapidement dans le monde entier. Selon les chercheurs de l'université américaine Johns-Hopkins, qui mettent à jour leurs chiffres en temps réel, il y avait dans le monde 266.082 cas confirmés au 20 mars 2020 à 20h30 avec 11.147 décès.
Si l'épidémie a commencé sa décrue en Chine, elle s'est étendue au reste du monde et particulièrement à l'Europe considéré aujourd'hui comme l'épicentre. La France est le 7ème pays le plus touché et le 5ème en nombre de décès. L'Afrique jusque-là épargné est touché à son tour faisant craindre le pire, compte tenu de la défaillance des systèmes de santé de nombreux pays.
En l'absence de vaccin et de traitements, l'objectif est de ralentir la progression du virus. Cela est possible comme l'ont montré la Chine et d'autres pays.
fermeture des commerces et lieux publics, l'interdiction des rassemblements, la
fermeture des écoles ou la fermeture des frontières...pubs, restaurants, cinémas, salles de gym et théâtres à partir du 20 mars.
Fini le « Keep Calm and Carry On » !
Aux USA, c'est encore l'attentisme. Les New-Yorkais flânent toujours à Central Park en ce premier jour de printemps ! Après avoir soutenu au départ qu'il s'agissait d'un complot des démocrates, Donald Trump qui vient de s'autoproclamer « Wartime President » montre ses muscles : recours au « Defense Production Act » pour accélérer la production d'équipements nécessaires à la lutte contre l'épidémie, fermeture des frontières avec le Canada et le Mexique, envoi de deux navires-hôpitaux à New-York et sur la côte Ouest...
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l'arrêt de toute activité non essentielle et à interdire les rassemblements. Un exemple qui vient d'être suivi par d'autres Etats (New York, New Jersey, Illinois...) alors que le Président se refuse toujours à envisager un confinement général du pays. L'addition risque d'être lourde à l'arrivée.
D'autres pays ont fait le choix du confinement, seule stratégie efficace pour une majorité d'experts. C'est le cas entre autres de la Colombie ou de la Tunisie. Cependant, cette stratégie dont le cout économique sera considérable est difficilement tenable politiquement sur le long terme.
Deux facteurs vont s'avérer déterminants dans la lutte contre le COVID-19 : le civisme de la population et la robustesse du système de santé.
Le succès des mesures prises par les gouvernements dépendra pour l'essentiel du comportement des citoyens. L'exemple de la Corée du Sud montre que l'épidémie a été maîtrisée alors que les commerces et les transports n'ont pas été fermés, grâce au civisme de la population. Les français en sont-ils capables ? Il est permis d'en douter quand on a vu les gilets jaunes manifester le samedi 14 mars en pleine épidémie et les parisiens s'agglutiner le lendemain sur les quais de la Seine ! C'est le maillon faible.
Toute la stratégie du gouvernement vise à retarder le pic de l'épidémie, afin de ne pas engorger les services de réanimation des hôpitaux et de ne pas arriver à une situation à l'italienne. Une course de vitesse est engagée. Ségur et les agences régionales de santé sont sur le pied de guerre. Les hôpitaux se sont organisés pour faire face à un afflux massif de malades, idem du côté des médecins de ville. Le plan blanc a été déclenché. Une gestion centralisée avec un pilotage fort de l'Etat, comme c'est le cas en France, est un atout dans les circonstances actuelles. Loin des polémiques habituelles, parions sur la solidité de notre système de santé si souvent décrié.
Alexis Dussol