De « Stop Covid » au big data : de grands projets à l'abri des regards

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(Crédits : Reuters)
POLITISCOPE. Le projet « Stop Covid » pour retracer les "cas contact" est devenu en peu de temps une véritable usine à gaz suscitant ironie et polémiques. La centralisation des données médicales par l'Etat est en réalité le vrai débat à ouvrir. Cette manne de data suscite de nombreuses convoitises.

Article actualisé le 25 mai à 18h00 avec une "précision" de Sébastien Soriano.

Le slogan, créé par la communication gouvernementale en plein choc pétrolier en 1974, est encore dans toutes les têtes : « En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées » ! Par certains aspects, la crise du covid-19 que nous traversons depuis plusieurs mois a fait réapparaître ces mantras faciles à retenir, dont les gouvernants ont tendance à user et à abuser. Le lancement en fanfare, par le secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O, de l'application « Stop Covid », en est le dernier exemple. Confronté à de multiples problèmes techniques et organisationnels, le jeune ministre doit gérer de nouveaux retards, et se trouve désormais dans « une impasse », juge sévèrement un entrepreneur de la « tech » bien connu à Paris : « Résultat, le gouvernement qui devait déjà répondre à de nombreuses questions des Français face à ses insuffisances, et notamment les principales "où sont les masques ?", "où sont les tests ?", est désormais sommé de répondre à la suivante : "quand est-ce que Stop Covid sort ? », ironise notre interlocuteur.

Une situation d'autant plus dommageable que les théoriciens du macronisme avaient mis en avant depuis 2017 les notions « d'efficacité » et « d'expertise ». Finalement, le « débat » autour de l'application de «...

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Commentaires
a écrit le 23/05/2020 à 20:13 :
Avec internet être à l'abri des regards devient compliqué, cela ne change rien ils font quand même ce qu'ils veulent mais nous commençons à mieux voir le système dans lequel on évolue.
Réponse de le 24/05/2020 à 11:13 :
Oui pour moi nous entrons dans le vif du sujet! Je ne crois pas un instant dans l'échiquier mondial que tout ces présidents, autoritaristes, impotents et tentant de s'approprier économiquement le pays, permet de comprendre aussi le pas qui a été franchi! l'étique de comportement et la responsabilité n'est plus.

Nous avons un affairisme effréné, une impotence politique qui amène de fait a la violence, et donc l'avatar qui est celui de la surveillance de masse est une aubaine!

Pour comparer nous le pouvons du même d'avoir l'un de ces dirigeants, dont nous pouvons comprendre que cet affairisme effréné va conduire si ce n'est déjà a une forme de chaos qui ressemble a des jeux de consoles ou finalement l'état servant l'intérêt privé, n'est plus l'état!

La programmatique d'asservissement des populations par ceux qui ont été formé et financés par la société civil pour servir le bien commun, servent a présent le pot commun.

Lorsque l'on regarde du côté sécurité au moment ou nous sommes hors de l'état de droit, le nombre de décrets autour de ces sujets permet de voir que ce n'est plus une dérive, mais une réalité.

Il ne sont que les associations a présent pour empêcher de livrer notre intimité a un tiers, sans notre consentement et surtout sans alternative!

Et de voir a ce point les nominations des proches partout entrisme total dont chacun n'a plus soin de se tenir a l'écart du conflit d'intérêt, l'état d'urgence en fait permet la construction de ce système et l'amène comme aux halles, a ce qu'aucune discussion préalable n'est faite en expliquant qu'il s'agit de vérifier si les gens portent des masques!!

Il s'agit d'une grave dérive qui nous place avec un capitalisme d'état géré par des gens qui ne le vivent pas, mais au dépend, qui instruisent les accès aux droits des entreprises et plus des citoyens, ce qui dit a mon avis et inéluctablement ce qu'il adviendra de mutualiser les dettes privées dans le même temps tout en finançant des groupes privés par la dette ou l'impôt!

Au vue aussi des pratiques policières, une évolution notable pour quelqu'un qui a vécus dans sa jeunesse dans les quartiers populaires, maintenant l'on voit aussi des hélicoptères comme dans le quartiers qui surveille les gens a Paris.....

Acceptation de masse? bref le niveau de violence et de dérive de l'état étant proportionnel a la protection du capital, s'engage la ces technologies qui aurons de fait aussi, a protéger ceux qui paient!

Mais qui sont ceux qui paient? en tout cas pas ceux qui ont le plus et qui paient que peu d'impôts indirectes, mais pour autant les grands gagnants de la mise sur le tapis vert de l'état!

C'est beau et pathétique!
Réponse de le 25/05/2020 à 9:59 :
Ils veulent toujours aller plus vite mais sans pouvoir regarder où ils vont il est obligé qu'ils se prennent violemment des murs régulièrement.
a écrit le 23/05/2020 à 15:39 :
Les grands projets à l'abri des regards sont désormais connus, et en cours : surveillance, traçage, flicage, contrôle des populations et élimination des oppositions. Plus c'est numérique, plus c'est facile, avec le croisement et l'analyse des données, la reconnaissance faciale, les drones, et bientôt le passeport social à la chinoise et le puçage généralisé.
La finance mondialisée, avec la complicité des politiques de tous bords qui ne rêvent que de ça, a enfin tombé le masque. Pour ceux qui douteraient encore, il n'y a plus qu'à relire 1984 et le meilleur des mondes pour savoir ce qui nous attend.
a écrit le 23/05/2020 à 12:24 :
Les usines à gaz, c'est typiquement français ! Dommage qu'elles ne favorisent pas l'emploi, c'en serait fini du chômage !
a écrit le 22/05/2020 à 17:50 :
Mais P....n! On n'en a pas besoin de Stop Covid. Ça ne sert à rien et ça coûte"un pognon de dingue".
Marre de cette psychose sanitaire, sécuritaire, des applications "couillonades". Ras le bol du numérique qui entend gérer nos vies, encadrer nos libertés.
Avec le confinement on a les cheveux longs... pourvu que le reste suive 💣

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