Il ne faut pas avoir peur des entreprises zombies

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(Crédits : Reuters)
LA CHRONIQUE DU "CONTRARIAN" OPTIMISTE. Il était à craindre que le crédit facile induit par une politique de taux négatifs face proliférer les entreprises zombies. Or, pour le moment, le risque est contenu. Par Robert Jules, directeur-adjoint de la Rédaction.

Le monde inédit des taux négatifs dans lequel nous vivons remet en cause - pour le moment - nos certitudes économiques les plus avérées. À l'exemple des entreprises zombies pour qui l'argent gratuit devrait être une aubaine. Ces entreprises qui vivotent tant bien que mal sont caractérisées par l'OCDE par un âge supérieur à dix ans, et un résultat opérationnel insuffisant pour couvrir leurs charges d'intérêt durant trois années consécutives.

En 2018, la Banque des règlements internationaux (BRI) avertissait sur le risque croissant qu'elles représentaient : « La prévalence des entreprises zombies s'est accrue depuis la fin des années 1980. » Les zombies ont l'inconvénient, selon la théorie économique, de capter des ressources financières et humaines au détriment d'entreprises plus dynamiques, qui les utiliseraient de manière plus efficiente. Bref, elles entravent la « destruction créatrice », ralentissent l'économie d'un pays, sans compter qu'elles sont souvent liées à des banques qui continuent à les refinancer pour éviter un défaut de leurs clients qui les menacerait.

La part des entreprises zombies stagnent

Or les études empiriques montrent que ce risque n'est pas aussi...

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Commentaires
a écrit le 13/01/2020 à 16:27 :
J'imagine que macron compte sur les entreprises "zombies" pour créer de l'emploi? car sinon autrement, la logique de 2008 qui sera le fait de faire payer les états qui se retournerons ensuite sur les citoyens, maintenant que l'on sait que ça marche, finalement elle ne font pas plus peur que la gestion économique du pays.......
a écrit le 13/01/2020 à 11:22 :
Cela fait belle lurette que la finance européenne fait du business sur la dette en y ajoutant BAYER qui pèse moins 44 milliards espérant arriver en 2021 à moins 46 milliards, on peut d'ors et déjà affirmer que les entreprises "zombies" existent depuis longtemps déjà.

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