• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L’enjeu du financement des reprises à la barre pour sauver le tissu économique français

Nicolas Morelli

Publié le 21 avril 2020 à 06:21 - Mis à jour le 21 avril 2020 à 12:16

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Il faut anticiper un besoin important de financement des plans de reprise à la barre pour sauver le tissu économique français. Par Nicolas Morelli, Avocat

Les mesures financières d'urgence prises par le gouvernement, qu'il s'agisse notamment du dispositif de prêts garantis par l'Etat de 300 milliards d'euros, du financement du chômage partiel, du report de charges, comme des modifications des règles gouvernant le droit des entreprises en difficulté, sont assurément indispensables pour réduire le choc engendré par l'arrêt brutal de l'économie que nous subissons.

Pour autant, il faut anticiper qu'un nombre important d'entreprises ne parviendront pas à demeurer in bonis. Les études actuelles convergent toutes vers le même constat : il faut se préparer à une vague sans précédent de défaillances dans les mois à venir.

Bien sûr, le droit français offre une remarquable boîte à outils permettant d'intervenir à tous les stades des difficultés, y compris au moyen de procédures préventives, amiables et confidentielles. Les plus grandes groupes pourront sans doute y avoir recours, afin de mettre en place des plans de restructuration, avec ou sans adossement extérieur, grâce aux dispositifs exceptionnels mis en place par l'Etat et à des outils d'ingénierie sociétaire sophistiqués.

Mais il ne faut malheureusement pas croire que ces outils de prévention des difficultés permettront de tout résoudre : un nombre important de sociétés, de tailles modestes ou intermédiaires, devront envisager des traitements curatifs plus conséquents, car leur situation sera trop dégradée pour envisager la mise en place d'un plan de redressement, dans un cadre amiable comme judiciaire.

Si l'ordonnance du 27 mars 2020 a figé (à ce jour jusqu'au 24 août 2020) la constatation de la cessation des paiements, pour permettre d'endiguer provisoirement la crue, il faut accepter dès à présent le réel : il y aura dans les semaines et les mois à venir une augmentation substantielle de liquidations judiciaires, car c'est le seul mécanisme qui permet d'organiser un effacement global et généralisé de la dette d'une entreprise à court de trésorerie (C. com., L. 643-11). Ces liquidations risquent de concerner tous types structures, dont certaines étaient rentables avant la crise du Covid-19.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Il serait vain de penser que l'on pourra échapper à ces procédures. Il est en revanche primordial d'utiliser les outils juridiques permettant que le tissu économique soit préservé et puisse se régénérer, nonobstant ces liquidations judiciaires. Car ces outils existent et permettent l'organisation de la cession de l'entreprise avant la liquidation de la structure juridique qui l'exploite.

C'est l'institution du plan de cession, connu comme le plan de reprise à la barre du Tribunal. Sur un plan juridique, il s'agit du seul mécanisme de cession d'entreprise existant en droit français. Il permet d'organiser, simultanément, une cession de fonds de commerce, le transfert de tout ou partie des contrats de travail ainsi que la cession obligatoire des contrats nécessaires à l'exploitation.

Et comme il s'agit d'une cession d'actifs - la structure juridique reste en procédure collective, seuls ses actifs étant transférés au repreneur - le plan de cession n'emporte pas, sauf exception, de transfert de dette. La société en procédure collective est alors liquidée dans un second temps. Son passif, qui ne pourrait pas être remboursé dans le cadre des opérations de liquidation, sera purement et simplement effacé.

C'est là l'avantage du diptyque plan de cession et liquidation judiciaire, qui permet d'éteindre de façon définitive un endettement pour que l'entreprise, dotée d'un nouveau propriétaire, poursuive et développe son activité.

A l'échelle nationale, cet outil judiciaire aura très certainement un rôle déterminant dans la capacité du pays à assurer le maintien du tissu économique, dans d'innombrables secteurs d'activité, de l'industrie comme des services, pour autant que l'on puisse résoudre deux principales questions.

La première problématique, juridique, tient à la philosophie de l'institution. Pour des raisons que l'on comprend aisément et qui visent à prévenir les risques de fraude, seuls des tiers, au sens que la loi attribue à ce terme, peuvent participer à ces processus de reprise, sauf si le Procureur de la République requiert du Tribunal qu'il soit dérogé à cette règle, ce qui n'intervient que très rarement.

Il s'ensuit que les dirigeants et actionnaires ne peuvent pas participer à ce processus de cession qui, pour ces derniers, est une forme d'expropriation. Si ce garde-fou est indispensable dans une économique de croisière, on peut s'interroger sur l'opportunité d'appliquer strictement cette règle en cette période, lorsqu'il apparaît que les difficultés ayant conduit à l'ouverture de la procédure collective sont exclusivement liées à la crise que nous traversons, qui plus est lorsque le dirigeant en place est le plus à même d'assurer la relance de l'activité.

La seconde problématique, économique, est cruciale. La préservation du tissu économique impliquera des financements importants, et donc une réorientation de capitaux vers ce type d'acquisitions dites distressed. A défaut de financement, il ne pourra y avoir de reprise mais uniquement la destruction définitive d'entreprises et de leurs emplois.

Il existe aujourd'hui trop peu de fonds d'investissement capables de réaliser ce type d'investissements. Il est certainement urgent et indispensable que l'ensemble des institutions dotées de capacité d'investissements, les family offices, les fonds de private equity, et les fonds de ventures, qui généralement s'interdisent statutairement de procéder à ce type d'acquisitions dans des sociétés en difficulté, considèrent la possibilité de se doter de capacités d'intervention rapide dans ces dossiers. Cette réallocation des capacités de financement doit être pensée sans délai. Il sera de même indispensable, pour que les reprises puissent opérer, qu'une source de financement, bancaire ou alternatif, soit disponible pour les repreneurs, plus qu'elle ne l'est aujourd'hui. Il en va d'une certaine forme de patriotisme en cette période.

--

(*) Nicolas Morelli est avocat au barreau de Paris et Docteur en droit. Il est associé du cabinet Bird & Bird

Nicolas Morelli

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats