L'Etat obèse : les vrais gisements d'économies

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La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, les vrais gisements d'économies pour les dépenses publiques.

La France a un état corpulent. C'est un constat. Il pèse lourd dans le PIB. Mais est-ce du muscle ou de la graisse ? A l'heure de la cure d'amaigrissement, il est important de bien identifier les vraies zones d'inefficacité de la sphère publique.

Le surpoids de la France, manifeste lorsque l'on compare les dépenses françaises à celles de la zone euro ou des États-Unis, est d'abord une question de périmètre, liée au fait que nos modes de gestion et nos circuits de financements sont publics. Ce n'est pas gage d'inefficacité a priori.

Prenons les choses par grandes masses et par grandes fonctions. La comptabilité nationale nous permet de comparer les moyens financiers mobilisés par les différents États.

Administration centrale : peut mieux faire, mais

D'abord dans la fonction d'administration, au niveau central et local - disons la bureaucratie au sens pur -, la France figure plutôt en haut de l'échelle. Mais loin de l'enfer kafkaïen si souvent décrié et proche de la moyenne européenne. Car les pays d'Europe du Nord (Danemark, Suède, Finlande, notamment) aiment l'administration à visage humain. Ils mettent notamment le paquet sur les services publics de l'emploi. Et ceux du Sud nous surpassent nettement en termes de suradministration. Il y a là, c'est probable, des marges de progrès. Et c'est clairement un domaine où le numérique peut aider à l'effort de rationalisation.

Sur les fonctions régaliennes d'ordre, de sécurité, de justice ou de défense, rien à signaler. Si ce n'est que nous appartenons au club fermé des pays ayant une dissuasion nucléaire et des moyens de projection. C'est un choix stratégique.

Education, santé : avant tout une question d'organisation et d'allocation

Prenons maintenant les deux grandes fonctions stratégiques poids-lourds que sont l'éducation et la santé. Clairement, nous surplombons ici la moyenne européenne. Mais nos choix de modes de gestion jouent ici un rôle décisif. Nos choix institutionnels allègent-ils globalement la facture ? Ce n'est pas probant. La santé coute globalement assez cher en France, rapportée au PIB. C'est moins vrai pour l'éducation. Et ce que montrent aussi les chiffres, c'est que les moyens humains mobilisés dans ces grandes fonctions, quels que soient leur mode de financement, ne sont pas particulièrement élevés en France, c'est un euphémisme. L'emploi dans la santé et dans l'éducation confirme ce que nous disent les statistiques de nombre de médecins hospitaliers par habitant ou de nombre de profs par classe. Les effectifs ne sont pas pléthoriques et ces professions sont plutôt sous tension, et parfois en sous-effectif.

L'efficacité dans ce domaine, ce n'est pas de couper les moyens, de rationner l'emploi, mais de mieux le répartir, mieux le former, mieux l'organiser. Et si ces fonctions coutent cher, c'est aussi qu'elles sont ankylosées par une couche d'administration et de bureaucratie, de métiers périphériques de soutien, restauration, etc. Bref, il n'y a pas d'économies à faire dans ces deux grands domaines stratégiques. Ce qui ne dispense pas d'améliorer l'organisation et l'allocation des moyens.

Transferts sociaux et aux entreprises : la vraie source d'économies

En fin de compte, ce sont bien sur les postes de transfert que l'Etat a le plus à gagner en termes d'efficacité. Mais la tâche doit être menée avec discernement. Dans la fonction affaires économiques notamment, qui comprend les charges d'intérêt, les subventions et le crédit d'impôt. La transformation du CICE (comptabilisé en dépense fiscale) en baisse de charges va déjà réduire mécaniquement de un point l'écart avec les autres pays. Mais il est clair que nos niches et subventions sont bien la contrepartie d'une fiscalité inefficace, dont on répare les excès à coup de subventions et aides diverses.

Il y aussi la question du soutien et de l'aide au logement, qui fait débat depuis longtemps, et est suspecté de favoriser la hausse des prix...

Reste enfin le principal, la protection sociale : de loin le plus gros poste en fonction du PIB (24,6%). Qualifier ces dépenses d'inefficaces est une question de dogme. Ce qui est certain en revanche, c'est que la France a fait le choix de l'assurance et de la sécurité. Et qu'à l'heure de la flexisécurité revendiquée, ce n'est pas là que se situe le principal gisement d'économies.

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Commentaires
a écrit le 05/01/2018 à 12:23 :
Xerfi aura bien mérité la gratitude de l'Etat et de ses fonctionnaires pour une défense aussi pertinente et documentée de la maitrise des dépenses des administrations et leur utilité absolue .
c'est vrai qu'au regard de la performance de ces administrations dans les missions qui leur sont dévolues on peut penser que leurs moyens doivent être insuffisants , qu'elles sont " à l'os " pour reprendre une formule déjà utilisée pour justifier leur impossibilité de faire la moindre économie .
rien donc de nouveau dans ce domaine , ce que Xerfi nous confirme avec opportunité et suggère qu'il faut donc chercher ailleurs une baisse des dépenses publiques .
a écrit le 04/01/2018 à 2:38 :
C'est inutile, et même assez contre-productif, de "dégraisser" (raboter les budgets ou licencier des fonctionnaires). La progression la plus facile, cohérente et qui rapporte le plus est de rembourser la dette publique, qui coute tous les ans plus de 40 milliards d'euros à l'Etat, autrement dit aux Français, pour le seul bénéfice des banques.

Mais avant de rembourser la dette publique il faudrait déjà être capable d'arriver à l'équilibre budgétaire. Comme aucun politique ne semble avoir cet objectif, il y a peu de chances que ça arrive dans un avenir raisonnablement proche.
Réponse de le 04/01/2018 à 18:58 :
Il faudrait surtout que nos fonctionnaires ou assimilés travaillent plus et avec efficacité. Ce qui n'est malheureusement pas le cas, comparé aux pays nordiques ou aux états unis. Dans ces pays, ils sont fiers et TRAVAILLEURS !
Savez vous qu'aux USA, à chaque changement de Président, toutes les personnes qui touchent de près ou de loin l'ancienne présidence sont licenciés, ils ne sont pas mis, comme chez nous dans des placards dorés !
a écrit le 03/01/2018 à 23:53 :
PERSONNE N A JAMAIS VOULUE FAIRE DES ECONOMIE DANS LE PUBLIC ? LA PREUVE EST LE NONBRE DE GIGANTESQUE DE BUREAUX QUI FAUT ENTRETENIR MEME LES BUREAUX EN DOUBLONS? LE NONBRES DE MACHINE QUE L ON CHANGE ALORS QUELLES SONT EFFICASSES ENCORE. DANS LES HOPITAUX POUR DEPENSE LES BUJETS PREVUE POUR AVOIR DROIT AUX AUTRES BUJETS DE MEME VALEUR? LE NONBRE DE JOUR DE MALADIE PAYER CONTRAIREMENT A CEUX DU PRIVE? LA FACILITE DE MONTER EN GRADE ET EN SALAIRE GRACE A L ANCIENNETE ? LES SALAIRES PLUS HAUT QUE DANS LE PRIVE DONC DES RETRAITES PLUS HAUTE?EXT EXT J EN OUBLIE SUREMENT TOUS CELA ET CONNUE DE TOUS DANS TOUS LES SECTEURS ADMISTRATIFS? ET POURTENT TOUT LE MONDE RALE CONTRE LES IMPOTS ALORS QUE TOUS LE MONDE LE SAIS QUE LA MACHINE D ETAT ET TROP CHER EN FRANCE???
a écrit le 03/01/2018 à 23:05 :
Quelle hypocrisie, il faut couper dans le subventionnement des labos pharmaceutiques à poudre de perlinpinpin dont 80% des medicaments sont inefficaces, c'est un scandale énorme. Là il y a un gisement d'économies...
a écrit le 03/01/2018 à 15:40 :
Une solution parmi d'autres pour dégraisser l'Etat obèse : allonger la durée du travail de 3 heures. Sur 5 millions de postes seulement (je ne compte pas les emplois supérieurs), les 15.000.0000 d'heures ainsi gagnées hebdomadairement permettront de ne pas recruter des centaines de milliers de fonctionnaires. Et ce ne sera pas dramatique : dans beaucoup de services, les personnels ne font déjà pas les 35 heures statutaires.
a écrit le 03/01/2018 à 15:38 :
Un solution parmi d'autres pour dégraisser l'Etat obèse : allonger la durée du travail de 3 heures. Sur 5 millions de postes seulement (je ne compte pas les emplois supérieurs), les 15.000.0000 d'heures ainsi gagnées hebdomadairement permettront de ne pas recruter des centaines de milliers de fonctionnaires. Et ce ne sera pas dramatique : dans beaucoup de services, les personnels ne font déjà pas les 35 heures statutaires.
a écrit le 03/01/2018 à 15:23 :
Un solution parmi d'autres pour dégraisser l'
a écrit le 03/01/2018 à 14:50 :
Jusqu’à preuve du contraire il y a un déficit et donc des intérêts de la dette qui sont inutilement gaspillés et de manière récurrente.
Tout cela en parallèle (et non de concert) à des structures économiques soumises (elles) à une féroce concurrence et imposant des niveaux de productivité et de réactivité inégalés. Les services publics doivent évoluer, ne-serais-que pour préserver leur efficacité et donc pour justifier leur utilité. Et puisqu’il faut bien commencer par quelque part, le haut de la hiérarchie devrait se montre exemplaire.
Il suffit de se plonger pendant quelques mois dans une administration quelconque, ou d’essayer d’en comprendre les process et les circuits de décisions entre couches administratives pour se rendre compte des dysfonctionnements et des améliorations à apporter. Les petites mains et les personnes de terrain, enseignants, infirmiers, policiers, etc… en savent quelque chose, eux qui sont les premières victimes des coups de rabots aussi déstructurants qu’inefficaces InFine. Certes on ne peut exiger du présent gouvernement l’impossible et de réussir là où d’autres ont échoué, combien de premiers ministres se sont heurtés aux fameuses réformes structurelles, combien de reculades dans des cycles économiques pourtant favorables, combien de déclarations alarmistes de « faillite » ?
Dans une économie de marché ultra concurrentielle, qui peut encore raisonner sur la base de grilles indiciaires, grades, échelons, etc… avec qui-plus-est un effet cliquet et une telle inertie, éventuellement l’armée et encore, ils sont certainement plus proactifs.
Que fera-t-on à la prochaine remontée des taux d’intérêt ?
A défaut de réduire les dépenses on peut encore augmenter les recettes mais il ne reste plus beaucoup de marges de manœuvre. Si l’on compare les données par rapport à la moyenne OCDE (https://data.oecd.org/fr/tax/recettes-fiscales.htm#indicator-chart) il ne reste que l’impôt sur les sociétés qui est sous la moyenne, sinon tout le reste est au dessus et parfois très largement pour l’impôt sur le patrimoine. A noter que les recettes fiscales sont globalement en baisse dans quasiment tous les pays, ce qui traduit peut être une tendance de fond (sauf aux USA, mais le Président Trump semble vouloir inverser les choses).
a écrit le 03/01/2018 à 14:45 :
Certaines administrations publiques se sont numérisé et bientôt les impôts seront prélevés à la source sur le bulletin de paye. Ces administrations se retrouvent avec une pléthoriques de fonctionnaires sans boulot que l'on paye à rien faire jusqu'à la retraite (l'exemple le plus connu et le plus ancien et la banque de France) ou enseignants du public ou policiers voulant tous travaillés dans le Sud-Ouest. Pourquoi ne pas faire comme dans le privé imposé la mutation en fonction des besoins des services publiques et des territoires et en cas de refus licenciement sec !!! Une source d'économie financière pourrait être faites avec une meilleure gestion des R.H. des fonctionnaires.
a écrit le 03/01/2018 à 14:30 :
En Alsace se trouve deux sous-préfectures sans usagers en sureffectifs dont l'une se trouve à 17 minutes d'une préfecture fréquentés mais en manque d’effectifs. Les fonctionnaires des sous-préfectures qui devraient être fermés et les agents relocalisés en particuliers ceux à 17 minutes refusent la mutation résultat des millions d'euros partent en fumée et des agents publics payés à rien faire. Ceci n'est qu'un exemple parmi les nombreuses d'administrations sans utilités ou en doublons, Dans l'éducation nationale et CHU, etc des horaires hebdomadaires de travail insuffisant, absentéisme culturel... LES ÉCONOMIES SONT POSSIBLES MAIS FAUT AVOIR LE COURAGE DE LE FAIRE CONTRE 6 MILLIONS DE CORPORATISTES QUI NE VEULENT PAS PARTICIPES A L'EFFORT DU REDRESSEMENT DE LA DÉPENSE PUBLIQUE. LA VÉRITÉ EST QUE JUPITER MACRON ET SON GOUVERNEMENT DE PERLIN TINTIN N'ONT PAS LE COURAGE DE SE FROTTER AUX SYNDICATS DE LA FONCTION PUBLIQUE AUX MÉTHODES VIOLENTES ET MAFIEUSES !!!
a écrit le 03/01/2018 à 14:27 :
Une bonne analyse pour une fois (c'est si rare de ne pas sombrer dans le jugement à l'emporte pièce). Outre les problèmes de processus (on ne maîtrise toujours pas bien les parcours de soin, on traite de 100 façons différentes les actes administratifs simples comme les déménagements..), d'organisation (on ne supprime toujours pas la couche devenue inutile du conseil départemental, on gère une même fonction dans plusieurs couches...) et de digital (tout ce qui est administratif est virtualisable)....Il subsiste une question qu'on aborde rarement mais qui pèse très lourdement partout c'est le coût de l'immobilier. C'est dans le choix judicieux du nombre d'établissements, de leur localisation et de leur desserte logistique (transport télécoms...) que le gisement de gain est sans doute le plus élevé. Par ailleurs si ce poste d'aide au logement (40Ge) est si monstrueux ce n'est pas non plus un hasard : c'est bien ce coût du m2 qui nous plombe par rapport à beaucoup d'autres pays. Regardons déjà comment fait la Suède pour desservir son territoire difficile en prestations de soin et d'éducation et on en apprendra beaucoup certainement.
a écrit le 03/01/2018 à 9:57 :
.... a l'image de Larcher ...." gras dodu ...... mais qui ne s'est pas égaré par mégarde " !
Ceci dit pourquoi les "décideurs" scieraient-ils un morceau de la branche ou ils sont confortablement installés :il faudrait peut-etre les pousser !
a écrit le 03/01/2018 à 7:58 :
Il n'y a qu'une solution qui consiste à appliquer la note n°6 du CAE, avec une allocation universelle pour respecter l'équité. Qui le comprendra? Les Allemands et les Suédois appliquent ces dispositions et s'en portent très bien. Pourquoi pas nous?
a écrit le 02/01/2018 à 20:43 :
Pour diminuer le poids de la fonction publique, il faut demander également au pouvoir législatif d'arrêter de pondre des lois à la petite semaine alors que l'on n'a pas pris le temps d'évaluer les précédentes, ensuite il faut que le citoyen lambda soit respectueux du droit en général et ne pas se réfugier derrière " ce qui n'est pas interdit est autorisé..." car dès qu'une interdiction est édictée il faut du monde pour la faire respecter....enfin arrêter de crier au gaspillage dans les hôpitaux par exemple mais dès que l'on a un truc on file aux urgences.....(les hommes et femmes politiques notamment qui tiennent ce genre de discours )... Il est vrai que ceux qui abusent ce sont les autres forcément😁
Réponse de le 03/01/2018 à 14:36 :
Oui nous gagnerions beaucoup à simplifier mais malheureusement le prix à payer pour la démocratie est la complexification inutile, l'accroissement indéfini de l'entropie réglementaire car tous les corps intermédiaires veulent justifier ainsi de leur valeur ajoutée. Exemple : le plafonnement des allocations familiales...C'était si simple de comprendre ce qu'avait conçu le CNR, c'est à dire que les familles riches payaient plus puisque c'est une flat tax sur les revenus qui finance en principe l'allocation...Mais non un député a jugé intelligent de délier recettes et dépenses et un autre plus juste de ne pas donner la même chose aux riches, et hop...une usine à gaz de plus, fruit de l'incompétence et de l'alibi démocratique.
a écrit le 02/01/2018 à 19:29 :
Les services publics ne sont pas vraiment aux services des administrés .
A partir de ce constat il serait déjà bien que cela le devienne , comment ? en formant les agents de la fonction publique à ce qu'ils prennent conscience que le rôle de l'administration est d'aider à résoudre les difficultés aux quelles nous pouvons tous un jour être confrontés ....et non s'entendre répondre trop souvent " désolé je suis seul je ne pourrai pas traiter votre demande ...."
Réponse de le 03/01/2018 à 14:41 :
Egalement en faisant des administrés des clients qui payent le service et sont donc fondés à râler et dans certains cas à choisir un autre fournisseur dans ce marché réglementé quand ça dysfonctionne. Ca n'empèche nullement de redistribuer de l'argent à tous avec l'impôt pour que chacun puisse s'acheter les services indispensables.
Réponse de le 03/01/2018 à 18:09 :
Ou bien chez Pole Emploi dans le sud-ouest, on vous répondra :" nous ne sommes pas votre maman, allez demandez de l'aide à vos soeurs, vos filles, vos nieces, vos cousines, vos voisines. "
ou encore :" Hors attribution , hors compétence."

"Dites-nous ce dont vous avez besoin, on vous dira comment vous en passer" ( Coluche années 70).
On peut mesurer les progrès de l'administration française.
a écrit le 02/01/2018 à 19:29 :
la france c'est 1% de la population mondiale et 15% des transferts sociaux!
c'est assez inegalitariste face aux autres pays, et je propose qu'on reduise les inegalites!
pour les impots, changer l'etat c'est une question de volonte, qui n'est pas la, car il faut avoir des gens captifs qui ont besoin de l'etat ( l'allemagne a a population constante 30% de fonctionnaires en moins, et pourtant personne ne peut dire que l'etat allemand rigide comme un prussien n'est pas administre!)
ces deux raisonnements cyniques faisaient deja partie des ecrits de lenine, on sait ou ca va aller........et comment ca finit
Réponse de le 03/01/2018 à 14:43 :
Le Danemark a beaucoup plus de transferts sociaux que la Roumanie (et largement autant que nous)...Pour autant je préfèrerais largement être danois plutôt que roumain.
a écrit le 02/01/2018 à 19:27 :
Les services publics ne sont pas vraiment aux services des administrés .
A partir de ce constat il serait déjà bien que cela le devienne , comment ? en formant les agents de la fonction publique à ce qu'ils prennent conscience que le rôle de l'administration est d'aider à résoudre les difficultés aux quelles nous pouvons tous un jour être confrontés .
a écrit le 02/01/2018 à 18:44 :
L'article conclue fort prudemment sur l'opportunité de ne pas toucher aux modes de subventions électorales que sont devenues les soi-disant aides sociales dont le principe de conservation joue sur la peur de manquer en cas de besoin, de la part de ceux qui les financent, sans être conscients qu'il n'en n'auraient pas besoin si on leur laissait l'argent qu'on leur prend pour le faire. Un joli marché de dupes, permettant de financer, notamment une immigration, qui leur est à terme défavorable.
a écrit le 02/01/2018 à 18:28 :
Comparé à l’Allemagne (d’après france strategie) nous avons 4 points de pib de plus de dépenses - ce qui considèrent comme étant globalement en ligne.
Sur le social 6 points de plus.

Le constat est le même, ma conclusion est différente, il faut d’abord économiser les 4 points sur l’administration centrale, on verra pour la suite (avec ces 4 points on passera en budget positif à +1point)
Bref taper le social c’est facile, j’attends les -4points sur l’administration
Réponse de le 03/01/2018 à 14:46 :
Comme expliqué dans l'article c'est largement un problème d'assiette. Nous les français, nous ne cotisons pas non plus à des fonds de pension alors il faut comparer ce qui est comparable...
a écrit le 02/01/2018 à 18:16 :
Amen.
a écrit le 02/01/2018 à 17:36 :
On ne peut pas tirer le dernier commentaire d'une phrase de 5 lignes...
C'est bien de s'attaquer au sujet mais y répondre de cette manière, humm...
Il faudrait toujours s'interroger sur les 24% : quel était le niveau il y a 20 ans ? il y a 10 ans ? A quel niveau sont les autres pays européens ?

En fait, cet article est une introduction. En aucun cas une feuille de route...
Réponse de le 03/01/2018 à 14:55 :
Pour s'en sortir il faut regarder pays par pays le coût par unité d'œuvre de chaque service fourni en faisant abstraction des statuts des opérateurs qui les fournissent. Déjà on saura ainsi avec des indicateurs de qualité où on doit s'améliorer. Après la question du jeu à somme nulle entre personnes physiques (solidarité) est une autre question. La seule chose qu'on peut regarder sur ce deuxième point c'est l'efficacité du système (combien d'agents publics pour gérer l'usine à gaz à redistribuer avec ses niches, ses plafonds et planchers ? le système est-il ou non globalement désincitatif à produire, à consommer ?...car ne rien redistribuer met la machine capitaliste en panne, les riches étant trop peu nombreux pour alimenter suffisamment la demande et prélever avec une courbe en bras d'honneur induit un retrait de la production selon Laffer ).
a écrit le 02/01/2018 à 17:36 :
A l'heure d'internet il faut TOUT numériser, avec pour chacun un compte unique où sont regroupés tous les papiers, fiches de paies, bourses, etc. Tout doit devenir automatique : tu gagnes tant tu as le droit à tant d'aides, tu dois tant d’impôts. Zéro papiers.
C'est faisable et ça éliminerait des milliers de postes de bureaucratie.
a écrit le 02/01/2018 à 16:26 :
Intéressant mais le volet territorial n'est pas traité et ces structures ont un coût : pléthore de chargés de mission redondants, pléthore de petits fours et de cocktails, pléthores d'employés dont la fonction n'a rien d'indispensable au regard des bonnes pratiques en vigueur.
Autre point jamais chiffré, le coût de la gestion des personnels : les nombreux statuts de la fonction publique (plus de 650) se ressemblent mais diffèrent dans leur gestion. Chaque employé (fonctionnaire ou contractuel) doit être évalué sur une base annuelle, puis promu ou non dans des commissions ad hoc toutes différentes, formé, etc. Ce fonctionnement a un coût énorme pour le contribuable et une simplification serait plus que souhaitable.
a écrit le 02/01/2018 à 16:08 :
l’analyse est pertinente mais il manque toujours un aspect où la France est en retard par rapport aux meilleurs en Europe : la numérisation des flux internes des administrations et de la relation à l'usager.

Ceci permettrai de rendre les administrations plus agiles et productives et moins bureaucratiques tout en permettant de réaffecter les moyens humains là où ils sont indispensables.

L'Etat, la sécurité sociale et surtout les collectivités territoriales sont encore loin d'avoir fait tout ce qu'il est possible de faire sur ces sujets et nous avons tout à y gagner.
Réponse de le 02/01/2018 à 16:45 :
sur quelles données tu te bases, notamment concernant l'Administration Electronique ?
la France est dans le peloton de tête en matière de e-Government et d'open data, d'après l'OCDE (cf. articles "digital transformation of public service delivery" et "open government data" du rapport Government At A Glance 2017, en accès libre sur le site de l'OCDE).
la France est aussi bien positionnée au e-Government Survey de l'ONU.
cf. aussi :
https://www.latribune.fr/technos-medias/open-data-la-france-en-deuxieme-position-en-europe-606290.html
a écrit le 02/01/2018 à 15:54 :
la France est seulement 9e en Europe pour le ratio emploi public/population (Le Figaro, 17/03/2016).
la France est seulement 7e de l'OCDE pour le rapport emploi public/emploi total avec un pourcentage de 21,4% (Government At A Glance 2017, OCDE). loin derrière Danemark et Suède qui sont à 29%. alors que la France fait plus/mieux que ces 2 pays notamment en matière de Défense, R&D publique, Santé, Politique Familiale/Fécondité ou Logement :
- Défense : dépense de 1% du PIB en Suède et 1,2% au Danemark contre 2,3% en France (dixit l'organisme suédois SIPRI).
on a vu récemment que la France a dû appuyer la Suède dans ses exercices militaires. la Suède qui commence à avoir peur de la Russie alors qu'elle a diminué sa dépense de Défense de 1,6% PIB en 2003 à 1% donc en 2016.
- R&D publique : voir le classement Reuters des Instituts de Recherche les plus innovants au monde. France très bien positionnée. Suède & Danemark n'apparaissent pas.
- Santé : voir les données d'Eurostat sur les morts évitables (06/2017 & 05/2016). la France est la mieux classée grâce à son très bon système de santé. l'espérance de vie à la naissance est aussi meilleure (OCDE).
- Fécondité : voir les données Banque Mondiale (data.worldbank.org) sur "total fertility rate".
- Logement : voir les données Eurostat du 02/10/2017 sur la dépense des Etats en matière de logement. la France dépense quasiment deux fois plus, en % du PIB, que Suède ou Danemark (et que la moyenne de l'UE). d'après le Deloitte Property Index 2015, le taux de construction de logements est de 6 pour 1000 habitants en France contre 2 pour 1000 chez nos amis nordiques.
Réponse de le 02/01/2018 à 17:56 :
Et la France est championne d'Europe des prélèvements sociaux et fiscaux curieux vous ne trouvez pas?
Réponse de le 02/01/2018 à 17:56 :
Et la France est championne d'Europe des prélèvements sociaux et fiscaux curieux vous ne trouvez pas?
Réponse de le 03/01/2018 à 15:06 :
@Réponse de AGFX : Non la France n'est pas supérieure aux pays scandinaves (n'oublions pas la TVA à 25% dans ces pays)
@AGFX : Vous n'avez que partiellement raison. La gestion française est perfectible à prestations identiques dans de nombreux domaines comme la santé (1 à 2 points au-dessus des pays hanséatiques soit environ 20Ge), l'enseignement secondaire (le lycée notamment est beaucoup trop cher rapporté aux livrables), la gestion des logements sociaux et des équipements collectifs...Par ailleurs l'organisation territoriale et la digitalisation sont peu efficaces (trop de niveaux, trop de redondances fonctionnelles, peu de vision "processus", beaucoup de projets informatiques plantés...)

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