L’investissement immobilier, soutien à l’économie productive ? C’est possible !

A l'occasion du Grand rendez-vous de l'investissement productif » qui s'ouvre ce lundi 22 janvier, Arnaud Dewachter, délégué général de l'association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) explique comment fonds immobiliers de droit français, les SCPI et les OPCI, jouent un rôle dans les investissements des particuliers vers le soutien à l'économie réelle.
Arnaud Dewachter, délégué général de l’ASPIM
Arnaud Dewachter, délégué général de l’ASPIM (Crédits : DR)

Ce lundi 22 janvier s'ouvre le « Grand rendez-vous de l'investissement productif », à l'initiative de la députée (LREM) Amélie de Montchalin, qui réunit les principaux acteurs financiers en vue de mieux flécher les investissements des particuliers vers le soutien à l'économie « réelle », en commençant par les PME. D'une pierre, il s'agit de faire deux coups : faciliter l'accès des entreprises au facteur « capital » ainsi que la préparation de leur retraite par les Français.

À ce titre et bien qu'ils soient insuffisamment reconnus par les pouvoirs publics, les fonds immobiliers de droit français, les SCPI et les OPCI, qui existent depuis une quarantaine d'années pour les premières et dix ans pour les seconds, font déjà office de bons élèves.

Un apport significatif à l'économie productive

Notre secteur revendique une réelle contribution à la richesse nationale et les solutions qu'il peut apporter aux enjeux socio-économiques contemporains. En effet, les fonds immobiliers ont pour objet de financer des infrastructures absolument indispensables à l'activité des entreprises (de la boutique de pied d'immeuble aux bureaux de La Défense en passant par la résidence étudiante ou l'hôtel) et mettent à leur disposition des locaux qui s'adaptent en permanence à leur activité : on estime que les fonds immobiliers abritent le lieu de travail de plus d'un million de personnes dans notre pays. Et les entreprises de France n'ont pas forcément l'intérêt, la possibilité, ni la vocation à porter dans leur bilan le capital nécessaire pour être propriétaire de leurs murs. Ni même à supporter les coûts liés à la préservation de plus en plus exigeante du patrimoine immobilier (normes, réduction de la consommation énergétique et des émissions carbonées, entretien lourd et courant, etc.).

Une solution pour le patrimoine des ménages

On a coutume de dire que la France compte une bonne soixantaine de millions d'amoureux de l'immobilier, un secteur pourtant redoutablement complexe. Sans avoir la prétention de prémunir l'investisseur contre tous les risques liés à un placement financier de long terme, les fonds immobiliers constituent toutefois une solution optimisée d'intervention des particuliers dans cette classe d'actifs. Car cette formule d'épargne intermédiée et collective les fait bénéficier de la professionnalisation et la délégation complète de la gestion des immeubles confiée à une société agréée par l'AMF ainsi que de la mutualisation des risques locatifs et techniques. C'est appréciable pour de jeunes ménages dont certains investissent dans ce type de véhicule avant même de pouvoir s'acheter leur premier logement ou des retraités à la recherche d'une source complémentaire de revenus.

Actuellement, la réflexion des professionnels tend à définir de nouveaux terrains de jeux des fonds d'investissement tels que les SCPI et les OPCI notamment dans le domaine « sociétal » : l'investissement socialement responsable (ISR), le logement de nos compatriotes dans les zones tendues du territoire ou, à plus long terme, les infrastructures (à quand le fonds d'épargne pour la retraite des particuliers investi dans les murs d'université ou de prisons ?).

À l'heure où le gouvernement réfléchit à une nouvelle réforme des retraites qui reposerait au moins en partie sur la mobilisation des produits financiers, nul doute que les SCPI et les OPCI y trouveront toute leur place. Car aujourd'hui comme demain, et même s'il est parfois utile de le rappeler, l'investissement immobilier peut pleinement s'inscrire dans le financement de l'économie productive et le soutien de la croissance en France.