• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La qualité, l'atout caché pour une sobriété choisie et profitable

Fabrice Bonnifet et Pierre Girault

Publié le 19 octobre 2022 à 08:27

sobriété

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Si la mise en œuvre du principe de sobriété va nécessiter des choix de société, sachons également chasser l'inutile et les gaspillages dans les modes de production et de consommation. Par Fabrice Bonnifet, Président du Collège des Directeurs du Développement Durable et Pierre Girault, Président de France Qualité

La qualité, concept star des années 90, a connu une période d'éclipse. Elle fait l'objet depuis quelques années d'un regain d'intérêt ("Nouvelle Qualité"), même si elle a presque disparu des radars de l'actualité d'un certain nombre d'entreprises. Assimilée parfois à l'excellence opérationnelle, sa finalité n'a pourtant pas changé. Cette philosophie de management vise la diminution de la non-valeur ajoutée, souvent qualifiée également de non et de sur-qualité.

Une source d'économies à redécouvrir

Or voici une belle occasion de se réintéresser encore plus au sujet : la guerre en Ukraine et la sécheresse exacerbent l'urgence climatique et poussent le gouvernement français à multiplier les appels à l'économie d'énergies, ressuscitant de fait la nécessité de sobriété, disparue depuis la chasse au gaspi du premier choc pétrolier.

Alors que la médiocrité en tout domaine survient sans que l'on s'en occupe, il faut réapprendre à vouloir, organiser, et même chérir la qualité. La dispendieuse non-qualité est partout : dans les réserves sur les chantiers, les malfaçons ou défauts/non-conformités, les retards, le gaspillage de matières premières notamment dans le secteur alimentaire, la bureaucratie/les lourdeurs administratives et les activités bullshit... Nous ne parlons pas d'économies à la marge, mais bien de 5 à 20 % du chiffre d'affaires estimé des entreprises (étude afnor, 2017), soit de dizaines de milliards d'euros et d'autant de millions de tonnes CO2 évités. À côté de cela éteindre le wifi relève de l'anecdotique !

La sur-qualité, un chantier vierge

Moins chassée encore que la sous-qualité, la sur-qualité nous coûte également en chiffre d'affaires envolé, en énergie et donc en carbone. Il s'agit de tout ce que les industriels conçoivent et fabriquent sans souci d'optimisation rationnelle ou sans que les clients n'en perçoivent les bénéfices, soit par désintérêt, soit par absence de besoin exprimé. Il s'agit des infrastructures sous-utilisées, des fonctionnalités des équipements dont nous ne savons que faire, du surdimensionnement de certaines machines, des emballages inutiles... la liste est infinie.

L'un des prétextes de cette gabegie est la course à l'innovation pour l'innovation, sans réelle utilité sociétale. Le but de l'entreprise, dans ce cas, est de parvenir à sortir du lot. Mais si son seul élément de différenciation se fait sur de la futilité, n'y a-t-il pas un problème de fond ? Et il y a enfin une sur-qualité encore plus sournoise, celle qui est liée au mésusage de certains de nos produits par les consommateurs eux-mêmes. Si la première catégorie de sur-qualité est plutôt de la responsabilité des industriels et des marques, qui peut se corriger avec des méthodes qualité d'amélioration continue, la seconde est plutôt de celle des utilisateurs et requiert surtout de la pédagogie et des changements de valeurs.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Sobriété et qualité : même combat

En entreprise, réduire la non et sur-qualité est avant tout un enjeu de déploiement de méthodes, combiné avec du volontarisme et le développement d'une culture managériale basée sur la confiance. Ces méthodes sont éprouvées, mais souvent peu sinon trop vite enseignées donc mal comprises et par conséquent insuffisamment utilisées. La médiocrité fait alors son nid dans ce que certains considèrent comme de la fatalité.

En réalité, il s'agit souvent d'une insuffisance d'appropriation voire de la paresse entretenue par une énergie et des matières qui ont été jusqu'ici assez peu chères pour les gaspiller. Il est temps d'identifier les causes primaires d'apparition des problèmes, sans se contenter comme aujourd'hui de ne traiter que les symptômes. Sinon, nous pourrons nous étonner de les voir ressurgir - un peu comme un virus dont on ne trouverait jamais l'origine.

Pour une vaste campagne prônant la qualité

En considérant les réservoirs d'économie à réaliser, reconnaissons que produire avec une « juste » qualité est forcément synonyme d'amélioration de la marge nette ! Sachons capitaliser le sens de la qualité, que l'on cherchera bas carbone et sobre, inclusive et au service de l'essentiel pour les clients et contributive au bien commun des parties prenantes, à la RSE. Ce combat est aussi un puissant levier pour en finir avec la gadgétisation de l'économie : pourrait-on considérer le fait de cesser de concevoir ou d'améliorer produits ou services qui ne devraient même plus exister ?

S'il y a bien un combat à mener immédiatement et qui peut porter ses fruits rapidement, c'est celui qui consiste à relancer un vaste plan de promotion de la qualité auprès des acteurs économiques, mais aussi dans les administrations et organismes publics. Le gouvernement serait bien inspiré de célébrer plus et mieux le management de la qualité en France comme un levier positif pour une sobriété choisie et profitable.

Fabrice Bonnifet et Pierre Girault

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »