• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Les enchères sont-elles un bon moyen pour développer l'éolien en mer?

Stefan Ambec et Claude Crampes

Publié le 06 septembre 2023 à 08:42 - Mis à jour le 06 septembre 2023 à 08:42

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 2

    Pourquoi Xavier Niel continue d’étendre son empire télécom dans le monde

  • 3

    Marie-Ange Debon, PDG de La Poste : « Le courrier ne représente plus plus que 15 % du chiffre d’affaires global »

  • 4

    Pourquoi l’industrie automobile française procède à une saignée sociale chez ses ingénieurs

  • 5

    Présidentielle : alerte aux extrêmes. L’édito de Bruno Jeudy

  • 6

    Pétrole : au Nigeria, Renaissance signe une découverte qui conforte le pari des producteurs locaux

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Pour attribuer des droits pour installer et exploiter des éoliennes en mer, le gouvernement allemand a choisi de passer par une procédure d'enchères. Un système qui n'est pas sans soulever quelques questions. Par Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics (TSE)

BP et TotalEnergies ont acquis le droit d'installer et d'exploiter 7 gigawatts (GW) d'éoliennes en mer Baltique et en mer du Nord pour un montant de 12,6 milliards d'euros (Agence fédérale des réseaux, Bundesnetzagentur, 12/07/2023). Pour WindEurope, une association qui promeut l'énergie éolienne en Europe, le versement de cette somme au gouvernement allemand est contreproductif et la procédure d'allocation des droits doit être radicalement réformée. Que valent les arguments de WindEurope ?

Procédures d'allocation

Quand un petit nombre de candidats se présentent pour acquérir un bien disponible en quantité limitée, qu'il soit privé ou public comme ici des zones de l'espace maritime, on peut répartir le bien de trois façons. D'abord par tirage au sort, ce qui a l'avantage de l'équité mais ne garantit pas que les lauréats seront les mieux à même de valoriser l'objet de la loterie. Ensuite par une procédure administrative, que les Anglo-saxons appellent « concours de beauté », dont le résultat dépend de la compétence et de l'objectivité des membres de la commission chargée du choix. Enfin, il y a les enchères, qui obligent les candidats à dévoiler leur estimation de la valeur de l'objet à adjuger et qui permettent au vendeur d'encaisser des ressources. Le gouvernement allemand s'en est remis à une procédure d'enchères pour attribuer quatre sites destinés à des fermes éoliennes, trois d'une capacité individuelle de 2 GW en mer du Nord et un d'une capacité de 1 GW en mer Baltique.

Les candidats concouraient sur chaque site en soumettant leur demande d'aide publique par kilowattheure produit, la plus faible demande devant emporter l'enchère. Mais, à l'issue de cette phase, il est apparu que sur les trois sites de Mer du Nord huit candidats demandaient une aide nulle, et pour le site de la mer Baltique ils étaient neuf dans la même situation. Pour les départager, l'Agence fédérale des réseaux a alors ouvert une procédure, dite dynamique, en application de la loi allemande (WindSeeG): sur chaque site, les candidats restants devaient annoncer combien ils étaient prêts à payer par mégawatt (MW) de puissance à installer. Les offres se faisaient par enchères ascendantes en ligne au cours d'une succession de sessions horaires. Les enchérisseurs devaient proposer 30.000 euros minimum par MW au premier tour, puis, à chacun des tours suivants, augmenter leur offre d'autant jusqu'au premier abandon enregistré. A partir du premier abandon, les enchères se faisaient par paliers de 15.000 €/MW.  Selon les sites, il a fallu de 55 à 72 sessions pour clôturer les marchés. Les gagnants sont BP pour 2 sites en mer du Nord et TotalEnergies pour les deux autres sites. Les enchères gagnantes vont de 1,56 million d'euros/MW à 2,07 millions d'euros/MW.

Les objections de WindEurope

Le protocole en vigueur en Allemagne pour l'attribution des sites offshore est jugé de façon très critique par l'association WindEurope qui demande la suppression de ces « enchères négatives » (sic). Sa principale objection est qu'elles engendrent des coûts supplémentaires que les promoteurs d'éoliennes en mer devront répercuter, soit en cherchant à réduire les coûts de construction et d'exploitation, soit en augmentant la facture des consommateurs. Et d'ajouter: « Tout l'argent payé dans les enchères négatives est de l'argent que nos entreprises ne peuvent pas investir dans d'autres projets d'énergie éolienne. Les gouvernements européens ne devraient donc pas suivre l'exemple allemand en matière d'enchères négatives. »

Faire payer les entreprises qui veulent construire et exploiter des fermes d'éoliennes se justifie par le fait que les équipements à implanter nécessitent de grandes surfaces de l'espace maritime public. D'autre part, l'électricité produite par les éoliennes doit être acheminée jusqu'aux lieux de consommation. Or, il est prévu que 90% des gains de l'enchère seront versés à partir de 2030, date de la mise en exploitation, en 20 tranches annuelles aux gestionnaires de réseau chargés des connexions entre les fermes et la côte. Que les travaux de connexion figurent dans les comptes des opérateurs d'éoliennes ou dans ceux des gestionnaires de réseau, in fine ce seront toujours les consommateurs (ou les contribuables) qui en supporteront la charge. De plus, l'échelonnement du paiement facilite le règlement de la charge financière. Pour ce qui est des autres recettes de l'enchère, 5% doivent être versés dans l'année qui vient au budget fédéral pour la conservation des fonds marins, et les 5% restants pour le soutien des activités de pêche durables, deux activités directement touchées par l'implantation des éoliennes.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Gains comptables et gains économiques

Pour beaucoup d'observateurs et pour les perdants de l'enchère, par exemple le danois Orsted, le prix à régler (en moyenne 1,8 million d'euros du MW) est excessif. Effectivement, sur un plan purement comptable, il n'est pas sûr que l'opération se révèle profitable car la hausse des prix de l'énergie et des matières premières augmente fortement le coût des installations en mer. Par ailleurs, les deux gagnants devront effectuer des études préalables sous leur propre responsabilité avant de pouvoir installer un parc éolien car les sites mis aux enchères n'ont pas fait l'objet d'une enquête préliminaire du gouvernement. La dérive des coûts observée actuellement pose des problèmes de rentabilité. Ainsi, le 20 juillet on apprenait que le suédois Vattenfal suspendait son projet de Norfolk Boreas aux Royaume Uni (1,4 GW) en raison d'une hausse des coûts de 40%. Mais on peut penser que pour les deux gagnants des enchères allemandes, l'intérêt de l'opération va au-delà de l'aspect purement comptable puisque la création des fermes éoliennes permet aussi aux géants pétroliers de verdir leur portefeuille d'activités et leur image.

À lire également

  • La Norvège inaugure le plus grand champ d'éoliennes flottantes au monde
  • Éolien en mer: BP et TotalEnergies vont construire quatre parcs sur les côtes allemandes pour 12,6 milliards d'euros
  • Éolien en mer : le parc de la baie de Saint-Brieuc produit ses premiers mégawattheures
  • Le port de Nantes Saint-Nazaire fait le pari de l’éolien flottant

Pour les consommateurs d'électricité, voir qu'une partie des profits que BP et TotalEnergies ont engrangés pendant la récente crise de l'énergie est investie dans les énergies renouvelables est une bonne nouvelle. On suivra de près les prochaines ouvertures de marchés d'énergies renouvelables pour voir si cette réorientation des activités des deux groupes s'inscrit dans la durée.

Stefan Ambec et Claude Crampes

Sur le même sujet

Olivier Mariscal

OPINION «  Le mythe du "bon moment" pour investir »

Lorsque les marchés boursiers atteignent des sommets, une même question revient toujours : est-ce vraiment le bon moment pour investir ?

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
Jean-Christian Kipp

OPINION. « Révolte iranienne : il eût suffi qu’un uniforme change de camp »

La révolution iranienne n’a pas eu lieu. Des importantes manifestations qui ont embrasé le pays depuis le 28 décembre 2025 et de l’intervention militaire israélo-américaine déclenchée le 28 février 2026, résultent non pas l’effondrement du régime des Mollah mais son renforcement et une répression durcie. Ce constat brutal mérite que l’on s’y arrête, sans complaisance.

Idées & Débats
François Rousseau

OPINION. « Et si l'un des meilleurs choix d'avenir pour les jeunes était l'industrie ? »

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, des milliers d'étudiants s'apprêtent à franchir une étape décisive, qu'il s'agisse de trouver un stage ou de décrocher leur premier emploi. C'est un moment charnière, souvent anxiogène, où les choix d'orientation se cristallisent, et où les préjugés peuvent peser lourd.

Idées & Débats
Ruchir Budhwar

OPINION. « Aérospatial : l’IA au cœur d’une nouvelle trajectoire industrielle »

Idées & Débats
Guillaume Chiche

OPINION. « Investissements étrangers : après l’attractivité, l’exécution »

Les annonces d’investissements étrangers constituent une excellente nouvelle pour la France. Mais être choisie ne suffit plus.  Elle a besoin que les décisions d’investissement deviennent des projets livrés, des emplois créés et de nouvelles infrastructures qui contribuent durablement au développement des territoires.

Idées & Débats
Serge Hanoca

OPINION. « Business France, l’illusion d’une reconquête sans moyens »

Réarmement économique ou désarmement budgétaire ? Un droit de réponse de Serge Hanoca, Collaborateur de Business France et secrétaire du CSE (*)

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « La véritable peur de l'Iran n'est pas la guerre... C'est la paix »

Idées & Débats