OGM  : une chance pour l'environnement

 |  | 1415 mots
Lecture 7 min.
Gérard Kafadaroff.
Gérard Kafadaroff. (Crédits : DR)
Les OGM, plus précisément les PGM (Plantes génétiquement modifiées), rencontrent une opposition durable en France. Pourtant, ils présentent de nombreux avantages, notamment économiques, mais aussi environnementaux, en particulier pour lutter contre le réchauffement climatique. par Gérard Kafadaroff (*) ingénieur agronome, auteur de « OGM : la peur française de l'innovation », Editions Baudelaire.

Depuis 1996, les OGM, plus précisément les PGM (Plantes génétiquement modifiées), connaissent un constant développement dans la plupart des grands pays agricoles. En 19 ans, les surfaces cumulées de PGM ont atteint 1,7 milliard d'hectares, chiffre supérieur aux surfaces agricoles cultivées dans le monde. En 2014, 18 millions d'agriculteurs ont utilisé des semences GM, soit 36 fois le nombre d'agriculteurs français !

Un choix politique

Aucun problème environnemental ou sanitaire n'a été scientifiquement démontré ou imputé à la transgénèse, technologie utilisée pour créer ces plantes. L'adoption rapide des PGM par les agriculteurs s'explique par les bénéfices économiques obtenus : réduction des coûts, amélioration des rendements et simplification du travail.
Cependant, la France persiste à refuser l'accès de ces semences aux agriculteurs.
Un choix politique justifié par des risques sanitaires et surtout environnementaux  réfutés par les experts scientifiques des instances officielles d'évaluation française, européenne et internationales.

Qu'en est-il réellement de l'impact des PGM sur l'environnement ? Une analyse sérieuse doit être effectuée au cas par cas.

Les PGM tolérantes aux herbicides concernent des variétés de soja, maïs, betterave, colza, cotonnier, tolérantes à des désherbants, essentiellement au Roundup® (matière active : glyphosate) mais aussi au glufosinate. Le Roundup®, connu pour ses performances herbicides, est un désherbant foliaire, systémique et non sélectif qui ne peut être appliqué sur une culture installée. Grâce au transfert d'un gène d'une bactérie du sol (Agrobacterium), ces PGM sont devenues tolérantes à cet herbicide, offrant ainsi aux agriculteurs une solution simple, efficace et peu onéreuse pour désherber leurs cultures.
Ces PGM permettent, à la fois, la réduction du nombre de traitements herbicides et des quantités d'ingrédients chimiques épandus ainsi que le choix d'un herbicide caractérisé par sa très faible persistance dans le sol et son bon profil toxicologique. Elles facilitent aussi l'utilisation des techniques d'implantation des cultures sans labour avec ou sans couvert végétal dans l'interculture.

"Conservation des sols"

Ces techniques dites de « conservation des sols », courantes en Amérique du nord et du sud mais très peu pratiquées en France, présentent des avantages économiques, agronomiques et environnementaux. Elles améliorent la fertilité des sols, réduisent l'érosion, la consommation de carburant et contribuent à la diminution des émissions de CO2 par le piégeage du carbone dans le sol. Elles ont un impact positif sur la biodiversité en stimulant la vie biologique des sols (vers de terre, carabes, collemboles...) et en offrant refuge et nourriture à la faune de surface, le sol ne restant jamais nu.

L'agroécologie, promue aujourd'hui en France, découvre ces pratiques agronomiques utilisées ailleurs depuis plus de vingt ans. Les PGM tolérantes aux herbicides présentes dans le monde sur 150 millions d'hectares en 2014, restent ignorées en France et en Europe : ni expérimentées, ni autorisées, ni utilisées ! Seule la Roumanie a cultivé avec succès du soja tolérant au Roundup® pendant 7 ans, assurant son autosuffisance en protéines végétales, avant de devoir y renoncer suite à son adhésion à l'Union européenne. Depuis, elle importe, sous forme de grains ou de tourteaux, ce même soja GM !

Phénomène de chimiorésistance

Ces PGM sont stigmatisées pour provoquer, dans certaines situations, l'apparition de mauvaises herbes résistantes au Roundup®. Ce phénomène courant de chimiorésistance concerne tous les herbicides, fongicides, insecticides (et antibiotiques) dans le cas d'utilisation trop répétée. La technologie utilisée pour créer ces PGM n'est nullement en cause. Il s'agit là d'un problème de bonnes pratiques agricoles que les agriculteurs français ont la capacité de gérer de façon durable en s'appuyant sur les expériences étrangères.

Les PGM résistantes aux insectes concernent essentiellement le maïs et le cotonnier.
Elles utilisent la technologie Bt qui consiste à insérer dans une plante un des gènes d'une bactérie commune du sol (Bacillus thuringiensis = Bt) produisant naturellement des protéines insecticides très efficaces sur certains insectes  et inoffensives pour l'homme.
La seule PGM autorisée par l'Union européenne est le maïs Bt Mon 810 résistant à deux insectes nuisibles aériens (pyrale et sésamie) dont les chenilles peuvent causer d'importants dégâts. Elle a été interdite en France au moment du lancement du plan Ecophyto pour réduire la consommation de pesticides. Incohérence !
L'adoption de ces semences par les agriculteurs, lorsqu'ils en ont le choix, s'explique par une meilleure protection des rendements et une simplification du travail. Ces variétés Bt présentent d'indéniables atouts pour l'environnement : suppression d'un ou deux traitements insecticides, respect des insectes auxiliaires utiles (abeilles, coccinelles, syrphes, chrysopes...), réduction des émissions de CO2 (moins d'interventions mécaniques, temps de séchage du maïs réduit, le maïs Bt plus sain et plus résistant à la verse  pouvant sécher plus longtemps sur pied).

Faible teneur en mycotoxines

Un autre avantage du maïs Bt, sanitaire cette fois, est sa plus faible teneur en mycotoxines dont certaines sont connues pour leur caractère cancérigène. La même technologie Bt est utilisée sur maïs dans la lutte contre un insecte du sol redoutable, la chrysomèle, apparu en Europe il y a quelques années, que l'on tente de juguler par des traitements insecticides.
Le succès le plus marquant de cette technologie concerne le cotonnier, culture très consommatrice d'insecticides. L'adoption massive des semences GM, en particulier dans des pays comme l'Inde et la Chine, a permis aux petits paysans de réduire le nombre de traitements insecticides, d'améliorer leurs revenus, d'éviter les fréquentes intoxications, parfois mortelles, liées à l'inhalation d'insecticides lors des  interventions dans les champs.

Selon la société d'études PG Economics Ltd, les 19 premières années d'utilisation de PGM dans le monde ont permis la réduction de la consommation de «pesticides» de 500.000 tonnes de matières actives, soit 8 ans de consommation française ! Pour la seule année 2013, la réduction des émissions de CO2 (économies de carburant, d'insecticides, d'herbicides et surtout séquestration de carbone dans le sol) a été estimée à 28 millions de tonnes, soit la consommation annuelle de 12 millions de voitures, le tiers du parc automobile français ! Qui en a parlé ?

Réponse au réchauffement

La contribution des PGM en faveur de l'environnement ne s'arrête pas là :
- Les premiers maïs GM tolérants à la sécheresse, réponse au réchauffement annoncé de la planète, sont apparus aux Etats-Unis en 2012 et cultivés sur 275.000 hectares en 2014.
- La pomme de terre GM Amflora®destinée à la production d'amidon permettait de réduire les traitements chimiques, la consommation d'eau et d'énergie. Elle a été abandonnée sous la pression des écologistes et d'une règlementation dissuasive!
- En Chine, des eucalyptus et des peupliers GM à faible teneur en lignine rendent l'industrie papetière moins polluante et un maïs GM (maïs phytase) permet de réduire les pollutions des élevages de porc.
- A Hawai, un papayer GM résistant au virus « Ringspot » a sauvé cette culture après une attaque dévastatrice en 1992.

Les perspectives offertes par les biotechnologies végétales, en particulier par la transgénèse, sont prometteuses. La France craintive, repliée sur elle-même, qui se veut en pointe dans la protection de l'environnement, préfère promouvoir une agriculture bio sans grande perspective de développement ou une agroécologie dont le concept séduisant et fourre-tout reste à valider par la pratique agricole.

Désinformation massive

La France avait toute l'expertise scientifique pour rester parmi les pays agricoles leaders en amélioration génétique des plantes. Pendant deux décennies, la réalité concernant les PGM a été masquée par une désinformation massive et des comportements idéologiques.
La protection de l'écosystème agricole ne peut se faire durablement dans l'ignorance des progrès scientifiques et technologiques, notamment en génétique et en biotechnologies végétales.

(*) Gérard Kafadaroff est ingénieur agronome, fondateur de l'AFBV (Association française des biotechnologies végétales), auteur du livre « OGM : la peur française de l'innovation » préfacé par le Pr M.Tubiana , Editions Baudelaire

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 07/05/2015 à 13:31 :
C'est un poi(s)son d'avril ? Juste un peu tardif.
a écrit le 24/04/2015 à 21:46 :
Ce monsieur ne parle pas des vrais problèmes. Il ne fait que vendre sa soupe. À quoi sert un OGM ? À rien.

Tout peut déjà être fait, et en mieux, de manière bien plus naturelle et plus efficace.

L’innocuité n’a toujours pas été démontrée. Tant que la certitude n’est pas acquise, en utiliser est criminel, car la dissémination, elle, est immédiate, réelle, et tout retour en arrière est impossible.

Il omet enfin le cœur du problème : qui produit ces semences ? Normalement, tout paysan est capable de produire ses propres semences à partir de ses propres plantations, de les améliorer lui-même, de les partager et de les améliorer avec ses pairs. Avec l’OGM, c’est impossible. Il est obligé de tout racheter chaque année. Il ne peut rien partager avec les autres, rien améliorer. Bref, il dépend exclusivement de son fournisseur qui pratique les prix qu’il veut.
Encore pire, le plus fourbe, dans tout cela, c’est qu’en général, il est interdit de reproduire ses propres plants. Dit autrement, si dans la nature, une plante génère les graines permettant de la semer à nouveau et de se reproduire donc, dans le monde merveilleux des OGM, c’est terminé. C’est du délire scientiste pur et simple.
Et cela ne bénéficie à personne, sauf, bien entendu, les quelques multinationales qui se seront arrogées le droit de décider qui a le droit de manger et ses quelques affidés tel le triste sire auteur de cet article.
a écrit le 20/04/2015 à 11:30 :
Excellent article qui énonce quelques vérités que l'on a peine à lire dans le paysage médiatique français. Pour des motifs idéologiques et démagogiques, la France (et une grande partie de l'Europe) se prive d'un réel progrès technique.

Il est fort regrettable que cela ne débouche quasiment que sur des commentaires qui ne font que répéter et ressasser des « arguments » qui ont été largement réfutés, qui ne résistent pas à un simple questionnement et qui n'ont aucune pertinence.
a écrit le 16/04/2015 à 16:02 :
"Aucun problème environnemental ou sanitaire n'a été scientifiquement démontré ou imputé à la transgénèse… » ; « …des risques sanitaires et surtout environnementaux réfutés par les experts scientifiques des instances officielles d'évaluation française, européenne et internationales.» Qui sont ces experts? Commissionnés par quels lobbies? On croit rêver. Et que fait ce cher scientifique des milliers de paysans qui se suicident (en Indes, en Amérique latine, en Afrique) parce qu'ils ne peuvent plus racheter les semences. C'est vraiment voir le problème par le petit bout de la lorgnette et occulter l'immense cratère qui révèle tous les drames humains et écologiques générés par les OGM et PGM. Ce personnage serait une taupe du milieu agro-alimentaire que ça ne m’étonnerait pas. Pathétique.
Réponse de le 17/04/2015 à 10:09 :
Revoilà le mythe des paysans qui se suicideraient du fait de la culture de PGM. J'aime beaucoup cette légende car elle implique que plus de 90% des paysans indiens sont suicidaires dans l'âme. En effet, au cours des années, selon cette légende anti-OGM, les paysans verraient leurs voisins qui cultivent du cotonnier Bt se suicider en masse mais ils adopteraient quand même ces cotonniers lors de la saison suivante. Par ailleurs, en plus d'aller à l'encontre de la logique la plus élémentaire ce mythe été démonté par plusieurs études.
http://en.wikipedia.org/wiki/Farmers%27_suicides_in_India
Réponse de le 17/04/2015 à 19:15 :
vous n'êtes apparemment pas envahi de remords avec la somme de stupidité que vous deversez en quelques phrases !
Pourriez vous citer un seul cas scientifiquement démontré de drames humains et écologiques qu'auraient pu générer les OGM ?
Alors qu'on ne peut leur attribuer un seul mal de tête après plus de vingt années de cultures sur des surfaces conséquentes, on pourrait citer une tripotée d'accidents et même de nombreux décès lies aux produits issus de l'AB. Comme vous avez la mémoire courte, vous avez déjà oublié l'affaire appelée initialement des concombres allemands en 2012. Une cinquantaine de morts tout de même ! Sans compter les centaines d'insuffisances renales à vie.
Vous ne vous contentez que de recracher les pseudo arguments des antis...toujours les mêmes...auxquels il a été déjà répondu mille fois mais comme vous ne lisez pas, en bon petit militant vous nous ressortez les débilités de vos gourous.
Pathétique, en effet !
Réponse de le 20/04/2015 à 11:35 :
Les suicides indiens ? Ils sont maintenant plus de 7 millions d'agriculteurs indiens à cultiver du cotonnier Bt sur 11 millions d'hectares (soit 95 % de la surface totale). Ils doivent savoir ce qu'ils font... certainement mieux que la militante prétendument écoféministe qui assimile le viol des femmes à la culture des OGM, ou que les millions d'agronomes de salon français. Tout comme le gouvernement indien qui a autorisé les cotonniers transgéniques et approuvé six « événements » (pas tous de Monsanto).

Et quel rapport avec la culture d'OGM en France ? Il ne faut pas cultiver de maïs ou de soja GM en France parce que les paysans indiens se suicident (prétendument) à cause du cotonnier GM... c'est ça la logique de l'argument ?
a écrit le 16/04/2015 à 15:38 :
Bonjour,
Cet article dénote un lobbyisme de parti pris pour les OGM :
- Plusieurs études sanitaires ont prouvé via des protocoles approuvés par la communauté scientifique mondial que certains OGM notamment de maïs avaient une incidence négative sur la santé des animaux.
- Un scandale est en cours depuis presque 10 ans en Inde avec le suicide massif des agriculteurs étant passés aux OGM.
- De nombreuses études ont prouvé qu'il y avait une dispersion des gènes modifiés vers d'autres espèces et que de nombreux nuisibles censés être détruits par les gènes modifiés développaient des résistances.
- Les OGM empêchent les paysans de faire leur propre semence ce qui induit qu'ils seront en quasi esclavage et captifs des entreprises de semences OGM qui pourrons moduler le prix à leur convenance. En cas de faillite ou de mise en cause pénale de ces semenciers, l'agriculteur fait faillite.
- Il y a suffisament de semence naturelles et résistante et de variété ancienne comme moderne de légumineuse comme de céréale pour pouvoir moduler les récoltes comme on le souhaite selon les climats. Il n'y a nul besoin de modifier le vivant alors que l'on peut utiliser ce qui existe déjà et est mis à disposition par la nature de manière fiable et intégrée dans la chaine alimentaire naturelle des plantes, insecte et animaux. Introduire de nouvelles espèces c'est bouleverser un équilibre déjà précaire à cause l'omniprésence des êtes humains.
La France a pris une décision courageuse en attendant d'avoir un recul réel, long et sérieux sur les OGM d'une part mais également pour mener ses propres recherches via l'INRA et le CNRS afin de savoir de manière indépendant de quoi il en retourne véritablement sans que la finance et les intérêts privés ne s'en mêlent. Encore une fois la satisfaction des intérêts privés est incompatible avec le bien commun et le principe de précaution dont un État est le garant pour ses citoyens.
a écrit le 16/04/2015 à 15:05 :
Gérard Kafadaroff, Ingénieur agronome, Secrétaire Général de l'Association Française des Biotechnologies Végétales, oublie de préciser qu'il est aussi ancien directeur chez MONSANTO.
Tous les moyens sont bons pour le story telling : faux argument difficulté à nourrir la planète, pseudo vérité scientifiques, fausse préoccupation humanitaire.... Transparency international dénonce le lobbying outrancier des multinationales... On y est.
Réponse de le 17/04/2015 à 10:24 :
Quand on ne peut attaquer les arguments on s'attaque aux personnes. Un classique chez les anti-OGM.
Pourquoi ne pas dénoncer le "lobbying outrancier" des associations anti-OGM ?
a écrit le 16/04/2015 à 14:39 :
Souvenir :La vérité émerge lentement: un rapport du Ministère (indien) de l’Intérieur sur les morts par suicide, indique que, jusqu’à 2003, environ 100 000 fermiers se sont suicidés en six ans en Inde. Ces dernières semaines, 1500 fermiers se sont suicidés collectivement en Inde, dans la province de Chattisgarh. Un phénomène récurrent, puisque les chiffres officiels font état de 1000 suicides mensuels... depuis plus de quinze ans. En cause, l'endettement des paysans lié à l'achat de semences OGM miraculeuses... qui se révèlent catastrophiques.Depuis le milieu des années 80, l'Inde a accepté d'ouvrir totalement son marché en contrepartie de l'aide du Fonds Monétaire International. Une révolution économique s'en suivit, qui en fit un terrain d'expérimentation mondial en matière agricole. Depuis lors, les paysans sont livrés aux promesses des vendeurs de semences magiques : les rendements devaient être exceptionnels, et les insectes et parasites rangés dans les tiroirs de l'histoire. Les variétés traditionnelles ont même été interdites dans de nombreuses banques de semences gouvernementales. Mais pour toucher le Graal, il fallait débourser 10 fois plus pour la même quantité de semences. Le prix de la gloire. Et les paysans se sont massivement endettés.Sauf que les semences OGM de coton Bt (de Monsanto, faut-il le préciser) sont tombées malades, infestées par le vers (vorace) de la capsule. Les semenciers avaient juste oublié de préciser que les plantes n'étaient pas résistantes aux maladies locales et qu'il fallait donc épandre des tonnes de pesticides en plus. Ils avaient aussi omis d'indiquer que les variétés en question buvaient deux fois plus d'eau et dégradaient les sols à grande vitesse. Du coup, les sécheresses ont été amplifiées et les rendements réduits à peau de chagrin. Les paysans se retrouvent à sec, paralysés par leurs dettes et sans le sou pour acheter les semences de l'année suivante, puisque les plantes OGM - dotés d'une technologie révolutionnaire affectueusement nommée " Terminator " - sont calculées pour que les grains ne puissent pas se replanter...
Réponse de le 17/04/2015 à 18:53 :
Cest plutot vous qui persistez dans l'erreur avec ce hoax récurrent sur les suicides indiens. Plusieurs publications scientifiques prouvent justement le contraire. Lisez les !
Par comparaison, il y a 21 x plus de suicides chez les agriculteurs français qu indiens. Et on serait vraiment de mauvaise foi que de dire que c'est à cause des OGM en France !
a écrit le 16/04/2015 à 14:34 :
Il a surtout une bonne tête de baby-boomer ayant bien profité de la vie et de produits sains grâce à de bon revenu financier qui lui ont permis d'acheter des produits sans OGM.Par contre ,il souhaite apparemment laisser de la mer..pour les suivantes , non merci ,je n'en veux pas d'OGM.J'espere qu'il a nourri ces enfants avec ces produits qu'il préconise pour qu'enfin on puisse constater des résultats probants.Mais bon, pas d'illusion, ce qu'il propose ne sont pas pour sa classe sociale qui aura toujours les moyens d'acheter sain.
a écrit le 16/04/2015 à 13:29 :
18 000 études prouvent que les plantes gm sont aussi peu dangereuses que leurs équivalents conventionnelles
https://www.contrepoints.org/2013/10/08/141708-1-800-etudes-confirment-linnocuite-ogm
c'est suffisant pour vous?
Réponse de le 16/04/2015 à 14:46 :
Le débat ne se réduit pas à la seule évaluation toxicologique, au demeurant. La pertinence de cette technique (OGM) doit être questionnée. Et en l'occurrence, elle n'est pas très performante sur le long terme par rapport à la sélection massale.
Réponse de le 17/04/2015 à 18:47 :
Qu'avez vous comme données qui pourraient donner un semblant de sérieux à votre affirmation idiote ? prouvant elle, à l'évidence que vous n'y connaissez rien de rien en matière d'amélioration varietale.
La selection massale... il y a bien longtemps qu'elle n'est plus pratiquée dans les pays développés et dans les rares pays où elle peut éventuellement etre utilisée, c'est en raison de manque de moyens. Qui plus est, elle est d'un empirisme total, pifometrique, aleatoire et ne peut pas garantir quoi que ce soit.
Réponse de le 17/04/2015 à 21:58 :
La sélection massale ? Vraiment ?
a écrit le 16/04/2015 à 12:33 :
Comme une impression de lire le Manuel du Glyphosate de Monsanto ...
Réponse de le 18/04/2015 à 13:18 :
mon impression est qu'il est sûr que vous n'avez jamais vu ce manuel, vous ne risquez donc pas de l'avoir lu !
Réponse de le 18/04/2015 à 16:56 :
Et qu'est ce qui vous fait penser que je ne l'ai jamais lu ?
a écrit le 16/04/2015 à 12:31 :
Si certaines personnes souhaitent manger des OGM (ou même de la nourriture bourrée de pesticides), libres à eux de le faire, en revanche comment peut-on me garantir que je ne retrouverais pas d'OGM dans ma nourriture "biologique" ? Ces OGM pousseront-ils sous serre afin que les consommateurs de nourriture biologique n'aient pas à en manger malgré eux ? On interdit bien aux fumeurs d'empester les autres dans les lieux publics, alors pourquoi n'interdirait-on pas les cultures d'OGM à l'air libre ? Même chose pour les pesticides qui empoisonnent les nappes phréatiques (biens communs de l'humanité).
De quel droit certaines personnes s'approprieraient-ils le vivant ?
Réponse de le 18/04/2015 à 10:44 :
différence de taille énorme. Autant il est établi que le tabac et sa fumée sont dangereux pour le fumeur et ses voisins, autant il n'est nullement démontré que quelque OGM qui ait pu être mis sur le marché présente des dangers quelconques tant sur le plan sanitaire qu'environnemental.
Le mode de raisonnement des antis est d'ailleurs totalement incohérent. Ainsi, ils ont peur de variétés GM qui ont fait l'objet d'analyses sous toutes les coutures (et notamment de toxicologie) autant ils acceptent sans se poser de question de manger n'importe quelle nouvelle variété (et même ancienne) qui n'ont fait l'objet d'aucune étude similaire. L'histoire montre d'ailleurs que s'il y a eu des accidents, (pommes de terre, courgettes, céleri, crucifères) c'est avec des variétés obtenues par d'autres techniques d'amélioration que la transgénèse et jamais encore avec des variétés GM.
Votre nourriture "biologique" est autrement plus à risque sur le plan sanitaire que n'importe quelle autre nourriture obtenue par d'autres modes de cultures .... pour des raisons justement "biologiques" évidentes et basiques qui ne sont toujours pas comprises par l'immense majorité des gens.
Les pesticides, si décriés, ont très largement contribué à rendre au cours des 70 dernières années, la nourriture plus saine et c'est sans doute une cause importante de l'augmentation de l'espérance de vie des populations des pays développés.
Regardez l'espérance de vie des pays qui font du "bio" obligatoire parce qu'ils n'ont pas les moyens de traiter leurs cultures (ni intrants, ni pesticides).... le nombre de morts par contamination bactérienne, par moisissures (mycotoxines) mais aussi par famines, carences y est toujours malheureusement considérable.
a écrit le 16/04/2015 à 12:26 :
Cet article, et le cancer qui va avec, vous sont offerts par Monsanto !
a écrit le 16/04/2015 à 12:11 :
Quand la grenouille qui voulait être grosse comme un boeuf a éclaté, on ne s'est pas demandé si sa maladie ne venait pas de son désir de toujours produire plus, de toujours gagner plus. On est, qu'on le veuille ou non, sur une petite boule bleue tournant dans l'espace dont les ressources sont imitées.
Se demander "comment faire pour ..." ne remplace jamais la question "pourquoi faire ..." ?
a écrit le 16/04/2015 à 10:48 :
"Aucun problème environnemental ou sanitaire … "
Quand on se refuse à chercher, on ne risque pas d'en trouver ! !
Réponse de le 17/04/2015 à 10:49 :
Ce que vous auriez pu noter c'est que les anti-OGM ont eu beau chercher des problèmes ils n'en ont pas trouvé (Comme je l'ai déjà mentionné dans un autre commentaire si tel était le cas la France n'aurait aucun soucis à appliquer la clause de sauvegarde). Les anti-OGM en sont à inventer les problèmes (suicides en Inde, mort de troupeaux entier,... ) voire même à les créer de toute pièce, quitte à s'assoir sur l'éthique scientifique (voir l'affaire Séralini par exemple).
Réponse de le 17/04/2015 à 22:56 :
Il semblerait donc que vous ayez cherché ... les resultats de vos recherches devraient être connus de manière urgente pour le bien de tous !
Au revoir jeans car je doute fort que vous soyez capable de trouver une seule référence !
a écrit le 16/04/2015 à 10:46 :
La diversité et l’industrialisation ne feront jamais bon ménage!
a écrit le 16/04/2015 à 10:31 :
Concernant l’exemple de la Roumanie, jamais l'abandon des OGM n'a conduit à l'importation de soja. Les OGM présentent des rendements inférieurs à ces des plantes conventionnelles, très performantes par ailleurs. C'est en France où l'on a un des meilleurs rendement en soja (source: INRA), pourtant, la culture du soja OGM y demeure interdite.
Réponse de le 17/04/2015 à 10:32 :
Ce que j'aime avec les anti-OGM c'est qu'ils s'expriment avant même d'avoir cherché des infos sur le sujet. Pourtant il existe une étude très intéressante sur la production de soja en Roumanie:
http://journals.usamvcluj.ro/index.php/zootehnie/article/view/1094/1081
Réponse de le 17/04/2015 à 13:19 :
Je ne sais peut-être pas lire, mais je sais compter. Le soja français, non OGM, affiche des rendements qui peuvent être supérieurs au soja transgénique roumain citée dans votre étude :
http://grandes-cultures.reussir.fr/actualites/un-nouvel-elan-pour-le-soja:NAA5AUEJ.html
Et je ne suis pas "anti-OGM", je dis simplement que la sélection massale produit en général des semences plus performantes que leurs équivalent OGM, et (surtout) bien moins chères à l'achat, donc in fine plus intéressantes économiquement pour le consommateur et pour le cultivateur. Ne vous en déplaise, les OGM ne sont pas un passage obligé de l’amélioration génétique.
Réponse de le 17/04/2015 à 13:37 :
Et j'ajoute que l'étude que vous citez se garde bien de préciser les teneurs en protéines des variétés OGM : silence éloquent. Et bien étonnant de la part de personnes qui mettent précisément en avant les OGM pour réduire le déficit en protéines. Bizarre, bizarre,...
Réponse de le 17/04/2015 à 15:16 :
Il est assez cocasse de vous voir comparer les rendements du soja en Roumanie et en France pour conclure que le soja GM aurait un rendement inférieur au soja non-GM. J'espère que vous vous rendez compte que les conditions pédo-climatiques et le niveau de mécanisation des deux pays n'est pas le même. Ce type de comparaison n'a donc aucun sens. L'article que je donnais en lien parle avant tout de la rentabilité de la culture du soja non-GM par rapport à celle du soja GM. L'avantage à l'OGM est évident.
Quant à dire que la sélection massale donnerait de meilleurs résultats et qu'elle serait un avantage pour l'agriculteur, c'est prendre les agriculteurs qui préfèrent acheter leurs semences (soit la très grande majorité des agriculteurs dans les pays développés) pour des imbéciles.
Concernant la teneur en protéines du soja GM les études sur le sujet ne manquent pas. Plusieurs dizaines d'études ont évalué les qualités nutritionnelles du soja GM par rapport à celles du soja conventionnelles et aucune n'a trouvé de différences significatives (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24915369). Quand on parle de "réduire le déficit en protéines", il s'agit surtout de réduire ce déficit au niveau européen puisque l'Europe est largement dépendante des importations de protéines pour ses élevages, ces importations étant du soja GM à plus de 70% en provenance des USA, Brésil et Argentine. Ce n'est pas en interdisant à nos agriculteurs des variétés plus rentables que l'on va les motiver à produire des oléagineux.
Autre chose, je n'ai nulle part écrit que la transgénèse était un passage obligé de l'amélioration génétique. La transgénèse est l'un des outils à disposition des sélectionneurs, c'est tout. Et je ne vois aucune raison d'interdire cet outil et ses applications à nos agriculteurs.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :