Peut-on se passer d'huile de palme pour nourrir l'humanité ?

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Pierre Bois d’Enghien.
Pierre Bois d’Enghien. (Crédits : DR)
Les critiques à l'égard de l'huile de palme oublient de prendre en compte les rendements des divers oléagineux. Remplacer le palmier à huile par le soja ou le colza pose plusieurs problèmes, notamment pour répondre à la demande d'une population mondiale croissante. Par Pierre Bois d'Enghien, consultant en agro-industrie et environnement, ingénieur agronome, auditeur principal RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil).

A la suite de la polémique lancée par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, Nicolas Hulot s'est entouré d'experts pour signer une tribune dans le Monde dans laquelle il affirme: « La monoculture du palmier à huile menace toujours la vie des grands singes ».

Ce texte à charge contre l'industrie de l'huile de palme prétend que les efforts menés dans le cadre de la certification RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil) sont largement insuffisants. Les auteurs soutiennent qu'il faut cesser les importations d'huile de palme et remplacer celles-ci par des huiles végétales traditionnelles  (colza, tournesol) produites en Europe, de « façon durable et écologique ».

Une huile peut-elle en remplacer une autre?

Sans rentrer dans le détail de ce texte, nous voudrions commenter plus particulièrement un des sous-entendus qui s'y trouve implicitement développé : « peut-on se passer d'huile de palme pour nourrir l'humanité ? » En effet, c'est bien cette question qui est soulevée dans le fond par les auteurs, puisqu'ils laissent entendre que : quels que soient les efforts faits par les industriels, ils ne répondront jamais aux exigences toujours plus extrêmes des écologistes. Aussi, ils en déduisent qu'il vaudrait mieux remplacer l'huile de palme par d'autres huiles. Ce qui laisse croire au lecteur qu'une huile peut en remplacer une autre sur le marché mondial des oléagineux et si on pousse le raisonnement jusqu'au bout, on pourrait tout à fait se passer d'huile de palme.

En 2050, la population mondiale s'élèvera à 9,3 milliards d'individus

Or rappelons quelques chiffres. Tout d'abord l'offre : comparons la productivité et le rendement des oléagineux en compétition. La production moyenne mondiale d'huile de palme est de 4 tonnes par hectare et par an, contre, 0,8 tonnes par hectare et par an pour le colza et 0,4 tonnes par hectare et par an pour le soja.

Ensuite, la demande. En 2050, la FAO a estimé que le nombre d'individus vivant sur la planète atteindrait 9,3 milliards.

Aussi, la production nécessaire en lipides pour satisfaire les besoins, en considérant que la consommation par capita reste inchangée, est évaluée à 150 millions de tonnes d'huile végétale supplémentaires, soit 37 millions d'hectares supplémentaires de palmier.

Pour le soja, il faudrait l'équivalent de la superficie de l'Inde

Si on utilise le soja pour combler ce besoin, alors ce seront 375 millions d'hectares supplémentaires de soja qui devront être emblavés, soit une différence 338 millions d'hectares (à titre de comparaison, c'est l'équivalent de la superficie de l'Inde).

Si on utilise du colza, alors il faudra 187 millions d'hectares supplémentaires, soit une différence de 150 millions d'hectares, ou l'équivalent de la superficie de la Mongolie.

Il apparait donc clairement que le palmier à huile est la culture produisant des huiles végétales, qui occupe le moins d'espace et qui permet de maintenir le plus de forêts et d'espaces naturels !

Ainsi, Hubert Omont, expert du Cirad, affirme dans la revue OCL « Proche de quatre tonnes d'huile par hectare (huile de palme + huile de palmiste), le rendement de la palmeraie est, en moyenne mondiale, dix fois supérieur à celui du soja et quatre fois à celui du colza. Les groupes performants atteignent facilement 6 t/ha sur plusieurs milliers d'hectares, et certaines plantations dépassent même 8 t/ha. Ainsi, pour satisfaire une demande en huile croissante, il faut beaucoup moins de surfaces en palmier qu'en toute autre plante oléagineuse. »

En prenant en considération l'ensemble de ces évaluations, on constate que les solutions proposées par les signataires de la tribune de Nicolas Hulot auraient des conséquences bien plus désastreuses pour l'environnement. Pourquoi ne pas faire confiance alors aux acteurs de l'industrie qui ont déjà fait un travail fantastique pour mettre en place une filière durable ? D'autant plus que maintenant, les opérateurs ont intégré de bonnes pratiques pour que la biodiversité soit préservée dans leurs plantations (rabattage tardif pour maintenir le stock de graines dans le sol, protection des aires à Hautes Valeurs de Conservation comme les forêts ripicoles, les bas-fonds, les escarpements rocheux ).

Rien à voir avec un désert de la biodiversité

Rappelons également qu'une plantation de palmiers à huile abrite une trentaine d'espèces végétales différentes (dont des orchidées) et n'a rien à voir avec le désert de biodiversité que peut représenter une culture de plantes annuelles oléagineuses (tournesol, colza, etc.). Car à moins d'imaginer que nous soyons moins nombreux sur terre, on ne voit pas comment les autres filières seraient capables de fournir la quantité d'oléagineux nécessaire pour nourrir l'humanité tout en utilisant moins de superficie que les cultures d'huile de palme. Comment pourrons-nous parler de cultures durables et responsables, dans ces conditions et en connaissance de cause ?

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Commentaires
a écrit le 08/04/2017 à 16:47 :
Derrière ces chiffres, ce qu'on ne voit pas c'est le risque d'extermination d'une espèce en voie de disparition comme l'orang outang, dont les territoires à Sumatra sont détruits pour produire de l'huile de palme. Comment expliquer à nos petits enfants que cette espèce à disparu parce que l'huile de palme était plus rentable ?
a écrit le 13/02/2016 à 17:52 :
c'est faux, tout est faux
a écrit le 03/08/2015 à 9:19 :
Tout le débat reviendrait à trouver un emploi pour le bénéfice de cette taxe. Créer des parcs pour les orang-outangs; nourrir les enfants du sahel; créer des écoles; subventionner l'énergie pour fournir une énergie bon marché à Nutella, comme cela se passe actuellement.
a écrit le 03/08/2015 à 9:02 :
Ce débat montre que les lois naturelles de l'économie ne permettent pas de prendre en compte les inconvénients liés à la culture et la consommation de l'huile de palme. C'est encore plus vrai pour le marché de l'énergie. Le moyen d'intervention correspondrait à une taxe pour compenser les effets pervers.
a écrit le 03/08/2015 à 8:50 :
Ce débat est très intéressant parce que l'auteur intervient pour répondre. Bravo pour cette initiative peu commune sur la Tribune.
a écrit le 30/07/2015 à 13:56 :
Trouvé sur le net :

"4 chiffres simples pour comprendre :

Le palmier à huile produit 4 tonnes d’huile/ha/an et 0,6 tonnes de tourteaux (résidus de pressages riches en protéines) toujours par an et par hectares.
Le soja produit 0,45 tonnes d’huile et 2,2 tonnes de tourteaux (résidus de pressages riches en protéines) par hectare et par an.

Le soja n’est pas un oléagineux, mais un protéo-oléagineux. Les graines de soja sont triturées pour en enlever l’huile, et les résidus (tourteaux de soja) sont une source de protéines pour l’alimentation animale. L’huile n’en est qu’un sous-produit. Vous comprenez donc que le comparatif n’a pas de sens : on ne peut pas comparer le rendement en huile d’une culture principalement destinée à faire de l’huile avec le rendement en huile d’une culture principalement destinée à produire des protéines ! Ainsi on pourrait retourner l’argument de l’auteur : la demande en protéines végétales devra être doublée en 2050. Cela pourrait se faire avec soit 150 millions d’hectares de soja, soit 500 millions d’hectares de palmiers…

Si on veut aller encore plus loin dans les comparatifs de cultures, n’oublions pas que le rendement n’est pas tout : les propriétés des produits rentrent aussi en ligne de compte. Ainsi, la qualité des protéines de soja n’est pas égalée par celles du tourteau de palme. De même, la propriété très recherchée d’une huile solide (huile de palme) n’est pas égalée par l’huile de soja. Enfin, les terroirs permettant la culture de soja ne permettent pas forcément celle du palmier à huile. On ne peut pas faire des calculs comparatifs à la hâte sur des chiffres de rendements. Ceci étant dit, des études ont montré que l’on pouvait répondre à la demande en huile de palme sans déforester un hectare, et c’est plutôt de ce côté-là qu’il faut regarder.

En se basant sur la demande en huile de palme jusqu'en 2020 voire 2050, il existerait déjà assez de surfaces disponibles (défrichées ou dégradées) qui pourraient servir à cette culture ! Deux études sur le sujet l'indiquent : "(...) La demande supplémentaire d'huile de palme dans le futur (jusqu'en 2020) peut, dans de nombreux scénarios, être atteinte sans la perte de couvert forestier, grâce à une combinaison entre la conversion des terres dégradées et l'amélioration des rendements" & "L'industrie de l'huile de palme pourrait fournir assez d'huile végétale pour répondre à l'augmentation des besoins alimentaires de la population mondiale en 2050, et il y a suffisamment de terres pour l'expansion nécessaire sans induire de déforestation." [1]"

J'ajouterai à titre personnel, qu'une personne qui cherche tant à étaler ses diplômes (et qui a une argumentation fallacieuse, fausse et mensongère) fait preuve d'argument d'autorité mais se décrédibilise plus qu"autre chose.

Voir aussi : http://vivresanshuiledepalme.blogspot.com/p/vraifaux-de-la-palme.html
ou encore http://www.bloomberg.com/bw/articles/2013-07-18/indonesias-palm-oil-industry-rife-with-human-rights-abuses

[1] Birka Wicke et al., Exploring land use changes and the role of palm oil production in Indonesia and Malaysia. Land Use Policy. Volume 28, Issue 1, January 2011, Pages 193–206
Corley R. H. V., 2009. How much palm oil do we need? Environmental Science and Policy 12: 134-139
Réponse de le 01/08/2015 à 9:21 :
@LOL. J'ai donné mes diplômes parce qu'on m'a demandé de me présenter. Je pense aussi qu'il est intéressant pour chacun que savoir que la personne qui écrit, est une personne avec une certaine expérience et non pas, quelqu'un qui va chercher des liens quelconques sur Internet.
Je n'ai pas soutenu la culture du palmier à huile dans sa capacité à produire des tourteaux. Ce serait en effet ridicule et aucun industriel ne recherche cela.
Par contre, je trouve la comparaison intéressante car l'alternative principale à l'utilisation de l'huile de palme est... l'huile de soja.
C'est une illustration de la performance environnementale incroyable du palmier à huile.
Que ce soit sur en environnement de savane ou forestier, le palmier à huile aura toujours un avantage comparatif avec les autres huiles végétales.
Et je ne parle pas des graisses animales.
Et je vous annonce que les plantations de palmiers à huile se développent de plus en plus sur des zones de savane.
a écrit le 28/07/2015 à 17:03 :
Je remercie l'auteur pour ses commentaires ci-dessous.

Pas si simple effectivement de tout balayer d'un revers de la main.

Mais vous oubliez de vous présenter : vous travaillez à Feronia http://www.feronia.com/
, une entreprise d'agribusiness opérant en RDC et cultivant l'huile de Palme. Vous ne pouvez donc pas être juge et partie. Et je ne vous jette pas la pierre, personne n'est l'Abbé Pierre.

Si nous avons effectivement besoin de lipides pour vivre nous n'avons pas tous besoin d'huile de Palme. Laissons donc à ceux qui en on vraiment besoin (pays d'Afrique, d'Asie...) la culture et cessons de l'utiliser dans nos plats en Occident.
Un petit geste pour la planète.
Réponse de le 29/07/2015 à 9:25 :
Je me suis présenté, je suis Ingénieur agronome, Maître en Sciences de l'Environnement (Bac+6, comme vous dites en France) et auditeur principal RSPO. Dois-je également dire que je suis gérant de mon propre bureau d'Etudes? qu'un de mes clients est en effet Feronia, mais j'en ai 'autres ;-). Je ne me suis jamais présenté comme "juge", je donne mon opinion de scientifique et ce papier n'a pas été payé ni par Feronia ni par un autre client. Vous devriez plutôt apprécier que ce soit un homme de terrain qui s'exprime, plutôt qu'un internaute nourris de liens Internet quelconques et réducteurs sur la problématique. Je note finalement que vous n'êtes pas contre la palmier à huile, en soi. Mais vous n'en voulez pas dans vos plats... Votre attitude me fait penser aux Etats-Uniens qui ne veulent pas de camemberts français... A méditer.
Réponse de le 29/07/2015 à 9:55 :
Oupss Je voulais dire "Je note finalement que vous n'êtes pas contre l'huile de palme, en soi. Mais vous n'en voulez pas dans vos plats". Je sais que certains internautes, à court d'arguments, aiment me reprendre sur les détails ;-) (je ne vous vise pas).
Réponse de le 29/07/2015 à 10:30 :
Oui vous avez raison. Je n'avais pas lu l'intro, désolé. Vous ne vous êtes pas caché.

Effectivement je ne suis pas contre l'huile de palme. Mais je pense qu'il faut toujours privilégier les solutions locales pour nourrir les humains. Faire venir des produits en masse de l'autre bout du monde ne me semble pas être tenable sur le long terme. C'est toute une économie a repenser.

Si les industriels utilisent l'huile de palme dans les gâteaux c'est pour éviter d'utiliser le beurre, bien plus cher. C'est ça ?

Et effectivement je suis comme l'américain du nord qui ne veut pas de camembert. Je le comprends. Mais j'ai le droit n'est-ce pas ? On est pas toujours progressiste. :-)
a écrit le 28/07/2015 à 11:22 :
Mais ça sert à quoi l'huile de palme ? Si c'est pour la mettre dans les chips et autres conneries, l'humanité n'en a pas besoin pour manger à sa faim non ?
Réponse de le 28/07/2015 à 13:22 :
C'est l'huile de cuisson la plus consommée dans certains pays d'Afrique. C'est également la source de provitamines A la plus importante pour ces populations. De plus, nous avons tous besoin de lipides pour vivre. L'huile de palme ne se retrouve pas uniquement dans les chips! Les productions de savons et autres poudres à lessiver sont aussi des débouchés importants.
Réponse de le 28/07/2015 à 14:46 :
Il est vrai que l'huile de palme a un très bon rendement : 10 fois plus que le soja, 4 fois plus que le colza.
Elle peut aussi servir de biodiésel; on la retrouve dans les cosmétiques et les lubrifiants, mais ce n'est pas sa vocation principale.
Son utilisation culinaire est très ancienne. Elle est peu chère et relativement saine pour l'alimentation si elle ne subit pas de transformation.
Par contre, elle devient dangereuse pour nos artères dès qu'on lui fait subir pour l'industrie une transformation chimique (elle devient alors hydrogénée) qui booste le taux d'acides gras saturés. C'est elle par exemple qu'on retrouve sous cette forme dans une célèbre pâte à tartiner. Acide gras saturés=mauvais cholestérol, qui bouche les artères et augmente les risques cardiovasculaires (infarctus ou AVC). Comme dans beaucoup de cas, tout n'est pas tout blanc ou tout noir.
Réponse de le 28/07/2015 à 15:11 :
@Quelques précisions. L'huile de palme ne subit pas d'hydrogénation industrielle, puisqu'elle est naturellement hydrogénée. Elle ne contient donc pas d'acides gras trans cancérigènes, que l'on retrouverait dans d'autres huiles hydrogénées artificiellement. Si le taux d'acides gras saturés est effectivement élevé, (50%), il est moindre que dans le beurre de cacao, ou l'huile de coprah. L'abus nuit en tout. L'huile de palme ne contient pas de cholestérol contrairement aux graisses animales. Donc, les lipides doivent rester au sommet de la pyramide alimentaire. On est bien d'accord.
Réponse de le 28/07/2015 à 16:02 :
Je ne souhaite pas contrarier le professionnel que vous devez être, mais quand je vais consulter par exemple le site "allo docteur" "Faut il avoir peur de l'huile de palme", dans le paragraphe "Fléau pour l'environnement" on fait référence à cette notion d'hydrogener l'huile de palme pour améliorer sa consistance. Aurais je mal compris ?
Réponse de le 28/07/2015 à 17:00 :
@Quelques précisions. En effet, l'hydrogénation artificielle de l'huile de palme est inutile dans la majeure partie des cas, puisque cette huile est solide à température ambiante. L'hydrogénation artificielle est documentée dans certains articles scientifiques mais n'est pas utilisée à grand échelle, certains parlent d'une fraction de %. Je ne connais pas personnellement d'application d'huile de palme hydrogénée artificiellement.
a écrit le 28/07/2015 à 10:07 :
à l'auteur
Certains (ils en vivent) ont échafaudé un 'Récit' mettant l'huile de palme (comme d'autres) dans la catégorie 'Maléfique', et de nombreuses personnes se laissent manipuler par les théories du complot. Merci de donner le plus possible d'éléments objectifs pour alimenter la raison.
Réponse de le 28/07/2015 à 14:00 :
@un physicien. Un résumé des arguments les plus importants est donné sur: https://sites.google.com/site/bolaigx/mardis-de-l-aigx-1/2014-01-28-p-bois-d-enghien
Bien à vous
a écrit le 28/07/2015 à 9:28 :
Belle démonstration en effet qui au vue des commentaires ci-dessous comforte dans la démarche que je soutien de montrer la complexité (qui n'est pas obligatoirement compliquée) des équilibres.
Pour renforcer le propos, avez vous calculé aussi les tonnes de CO2 absorbées par hectare? les acides gras étant essetiellement du Carbone- en poids, cela devrait aussi rassurer les chevaliers blancs du réchauffement et des GES, qui souvent oublien qu'ils absorbent plus des 2000/2500kCal/j dans leur régime alimentaire. Et -sans parler du prix que chacun est prêt à payer pour sa ration quotidienne, c'est là que tout se cristalise!!!
P.
a écrit le 28/07/2015 à 1:18 :
Hmm.. au fait : il FAUT se passer d'huile de palme pour sauver l'humanité. Sauf si les incendies de déforestation ne vous gênent absolument pas, bien sûr. Tant que vous gagnez...
Réponse de le 28/07/2015 à 8:36 :
La déforestation me gêne évidemment, où avez-vous vu ans mon texte que je défends les incendies de forêts? Je dis plutôt qu'il vaut mieux consommer une huile provenant d'une plante extrêmement performante qu'une huile provenant d'une culture annuelle, pour limiter l'emprise foncière (que ce soit une forêt ou une autre aire naturelle). Je constate de plus en plus que les opérateurs plantent sur des savanes arbustives, augmentant en même temps la biodiversité de l'aire occupée et le carbone fixé (35 T C/ha pour une palmeraie).
a écrit le 27/07/2015 à 21:49 :
Il plantait, plantait, plantait, plantait......... arrachait, arrachait, arrachait...... plantait, plantait, plantait....... et il vivait heureux, assis sur son tas d'or, l'huile de palme étant la moins chère du marché, il en vendait beaucoup car il y en avait presque partout.....

Alors, faites comme moi, bannissez les produits à base d'huile de palme :
http://petitguidevert.pagesperso-orange.fr/petitguidevert.html

Combien ce monsieur emploie t-il d'esclaves ? Et combien d'expropriations ?

Mais non, il ne fait pas sa pub pour l'industrie agroalimentaire, il travaille tout seul dans son coin.......
Réponse de le 27/07/2015 à 23:26 :
Vous caricaturez et méprisez mon travail. Sachez que, comme dans toute société, nos opérations sont contrôlées par les inspecteurs du travail et que nous n'avons, bien entendu, pas d'esclaves. Il n'y a aucune expropriation, mais des concessions acquises pour des durées de 25 ou 99 ans, selon le cas, auprès des Etats indépendants. S'il existe des villageois usufruitiers (et non propriétaires) sur ces concessions, ils sont indemnisés par l'Etat. ceux qui refusent l'indemnisation, restent sur leurs terres. Vous constaterez que j'utilise mon nom en entier, je vous invite donc à faire des recherches sur mes activités. Ne soyez pas méprisante, notre travail est tout-à-fait respectable comme celui de beaucoup d'agriculteurs dans le monde.
Réponse de le 27/07/2015 à 23:42 :
Chantal,il faut vous informer avant de vous exprimer sur un sujet. Il est impossible d'assembler deux gâteaux avec un composé chocolaté sans huile de palme .C'est celle -ci qui assure la bonne viscosité pour la tenue des 2 ensembles.
C'est la raison pour laquelle les fabricants utilise ce composant.
Réponse de le 28/07/2015 à 1:12 :
Sauf que NOUS avons compris que les industriels utilisent l'huile de palme car elle coute moins cher.. Et ceci écrit, j'ai encore acheté, aujourd'hui même, deux produits certifiés sans huile de palme...
Réponse de le 28/07/2015 à 8:44 :
@yvan. Vous avez le droit bien entendu de ne pas consommer de l'huile de palme. Mais réfléchissez bien à l'impact de la consommation d'autres huiles végétales annuelles en matière de biodiversité, fixation du carbone, emprise foncière, développement agricole villageois, OGM, etc. Votre attitude de consommation risque d'être pire que l'impact que vous tentez d'éviter.
Réponse de le 08/04/2017 à 17:01 :
Je ne suis pas sur que le monsieur en question emploie des esclave, par contre cela ne m'étonnerais pas du tout qu'il soit "récompensé indirectement" par les industriels de l'huile de palme ou leurs représentants. La même chose qui se passe quand un médecin prescrit un médicament plutôt qu'un autre, générique par exemple. Ou comme nos élus qui sont régulièrement invités dans des resto chics par les représentants de l'agro-chimie. Ceux la même qui fabriquent les produits chimiques dont les législateurs devraient voter les lois pour nous protéger.
a écrit le 27/07/2015 à 21:08 :
Merci pour cet article de bon sens, qui donne une autre vision parmi toute la bronca actuelle.
Réponse de le 30/07/2015 à 17:59 :
Tout a fait d'accord.
Réponse de le 30/07/2015 à 17:59 :
Tout a fait d'accord.
a écrit le 27/07/2015 à 18:39 :
Ou, comment faire son beurre avec les palmiers à huile ?
a écrit le 27/07/2015 à 17:42 :
Pourquoi laisser le lobby agroalimentaire s'exprimer dans la tribune sans aucun travail journalistique?
D'autres l'on fait pour vous... https://www.youtube.com/watch?v=zBIa3OoM0EY
(le film est libre de droits). Même si ce n'est pas vraiment pas réjouissant, c'est un document qui reflète au mieux ce que j'ai pu observer personnellement concernant les dégâts de l'huile de palme à Bornéo.
Réponse de le 27/07/2015 à 18:15 :
Où ai-je fait une erreur? Je suis un planteur de palmier à huile depuis 1984. Je n'ai rien avoir avec un quelconque lobby. Faut-il vraiment être un lobbyiste pour défendre une culture contre la doxa ambiante?
a écrit le 27/07/2015 à 15:33 :
Cet article est tout sauf objectif... La main qui tient la plume est le lobby agroalimentaire. Fermez le ban !!
Réponse de le 27/07/2015 à 18:04 :
Ah bon? Où ai-je fait une erreur? Je suis un planteur de palmier à huile depuis 1984. Je n'ai rien avoir avec un quelconque lobby. Faut-il vraiment être un lobbyiste pour défendre une culture contre la doxa ambiante?
a écrit le 27/07/2015 à 15:09 :
Toujours la meme rengaine. On veut nous faire manger de l'huile de palme alors la meilleure justification c'est qu'on ne peut pas faire autrement. Pendant ce temps nos paysans agonisent mais la encore c'est parce que c'est comme ca.
a écrit le 27/07/2015 à 15:09 :
Toujours la meme rengaine. On veut nous faire manger de l'huile de palme alors la meilleure justification c'est qu'on ne peut pas faire autrement. Pendant ce temps nos paysans agonisent mais la encore c'est parce que c'est comme ca.
a écrit le 27/07/2015 à 13:57 :
9.3 Milliards d'individus sur Terre en 2050... Rien ne justifie ce chiffre. On pourrait tout aussi bien dire 3 Milliards d'individus en 2050. Si on prend en compte qu'en 2050 il n'y aura presque plus de pétrole, avec toutes les conséquences sur l'agriculture, l'agro industrie, la chimie phytosanitaire, les intrants, un climat dégradé, une pénurie d'eau, des pandémies ... et les guerres qui devraient accompagner le mouvement, prévoir une augmentation de la population mondiale est une gageure .
Réponse de le 30/07/2015 à 18:04 :
Il est soudain bien sombre notre Valbel 89 national.
Réponse de le 30/07/2015 à 18:04 :
Il est soudain bien sombre notre Valbel 89 national.
Réponse de le 30/07/2015 à 18:05 :
Il est soudain bien sombre notre Valbel 89 national.
a écrit le 27/07/2015 à 13:02 :
Pas dans le Nutella, ils en ont fait même une pub (genre l'huile de palme c'est bon, on replante derrière, bref...). Nos parents mangeaient bien avec de l'huile d'olive ou de l'huile de noix. On a le choix pour choisir l'huile qui nous convient, celle qui ne détruit pas des forêts entières au Brésil, par exemple. Mes grands parents ramassaient eux même leurs noix qu'ils apportaient à l'huilerie de Neuville... En prime, j'avais droit à un cours de travaux pratiques autour de la meule, et une part de gâteau aux noix. J'appréciais les 2. Vivons simplement. Normal 1er souhaite qu'on développe les échanges de proximité, pour une fois je suis d'accord.
Réponse de le 27/07/2015 à 15:10 :
+1

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