Pourquoi pas un porte-avions franco-européen ?

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Un porte-avions est un navire de guerre et, s'il peut remplir des missions diplomatiques de présence, il faut, pour que celles-ci soient crédibles, qu'il soit aussi capable d'intervenir militairement, qu'il sache effectivement combattre. (Illustration: photo du porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle prise depuis le pont d'envol avec, au premier plan, sur le côté de la piste d'envol oblique, deux chasseurs Rafale stationnés, petite partie du groupe aéronaval embarqué.)
Un porte-avions est un navire de guerre et, s'il peut remplir des missions diplomatiques de présence, il faut, pour que celles-ci soient crédibles, qu'il soit aussi capable d'intervenir militairement, qu'il sache effectivement combattre. (Illustration: photo du porte-avions nucléaire "Charles-de-Gaulle" prise depuis le pont d'envol avec, au premier plan, sur le côté de la piste d'envol oblique, deux chasseurs Rafale stationnés, petite partie du groupe aéronaval embarqué.) (Crédits : Reuters)
OPINION. Le porte-avions offre une capacité militaire majeure à une marine. Son déploiement, lors d'une crise, représente un signal politique fort. L'apparition d'un porte-avions aux couleurs de l'Europe serait certes « hautement symbolique », mais le symbole ne suffit pas dans les questions de défense. Par un groupe de travail au sein de l'association EuroDéfense-France(*).

« Le Charles-de-Gaulle aura besoin d'un successeur », souligna Florence Parly, la ministre des Armées, au salon Euronaval en octobre 2018, en lançant une phase d'études pour la construction d'un nouveau porte-avions, qui pourrait entrer en service vers 2030-2035. Ce successeur sera-t-il isolé ? Ou en couple, comme le furent naguère le Clemenceau et le Foch ? Cette solution serait militairement préférable, permettant à la France de toujours disposer d'un bâtiment opérationnel, tandis que l'autre serait en période d'entretien ou en refonte. Elle aurait toutefois un coût élevé, celui d'un seul navire étant estimé à 4,5 milliards d'euros.

Le porte-avions offre une capacité militaire majeure à une marine. Son déploiement, lors d'une crise, représente un signal politique fort. Dans sa mission Clemenceau, entre mars et juillet derniers, le groupe aéronaval, constitué par le Charles de Gaulle avec ses bâtiments d'accompagnement, a participé à l'opération Chammal contre Daech au Moyen-Orient, puis a rejoint la région indo-pacifique pour une série d'exercices avec les marines de l'Inde, des États-Unis, de l'Australie, de la Malaisie et du Japon, et celle de l'Egypte au retour. Combat contre le terrorisme et coopération avec nos alliés ont ainsi conjugué guerre et diplomatie.

Dans sa réponse aux propositions d'Emmanuel Macron en vue d'une réforme de l'Union européenne, Annegret Kramp-Karrenbauer, alors successeure d'Angela Merkel à la présidence de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne et désormais ministre fédérale de la Défense, a écrit en mars de cette année :

« Dès à présent, l'Allemagne et la France travaillent ensemble au projet d'un futur avion de combat européen... La prochaine étape pourrait consister en un projet hautement symbolique, la construction d'un porte-avions européen commun, pour souligner le rôle de l'Union européenne dans le monde en tant que puissance garante de sécurité et de paix. »

Macron et Merkel ont plusieurs fois exprimé l'ambition d'une « armée européenne. » Si l'Europe veut tenir sa place dans le concert mondial, tel qu'il se dessine avec des puissances-continent comme les États-Unis, la Chine, la Russie ou l'Inde, elle doit se doter d'une capacité militaire d'action. Des progrès indéniables sont intervenus depuis 2017, notamment grâce à la coopération structurée permanente, le fonds européen de défense, l'initiative européenne d'intervention, mais l'Union européenne reste loin de disposer d'une véritable armée.

Un porte-avions aux couleurs de l'Europe ?

L'apparition d'un porte-avions aux couleurs de l'Europe serait certes « hautement symbolique », comme l'écrit la responsable allemande, et ce navire pourrait montrer le drapeau de l'Union sur les mers du globe et aux approches des continents. Cependant, le symbole ne suffit pas dans les questions de défense. Un porte-avions est un navire de guerre et, s'il peut remplir des missions diplomatiques de présence, il faut, pour que celles-ci soient crédibles, qu'il soit aussi capable d'intervenir militairement, qu'il sache effectivement combattre.

À cet égard, la réalisation d'un porte-avions peut paraître prématurée à ce stade de l'intégration européenne. Florence Parly a, en effet répondu, sur les ondes de RMC en mai dernier qu'on « n'en est pas encore tout à fait là », en évoquant les conditions d'emploi d'un tel navire. Il ne suffit pas de construire un porte-avions, encore faut-il être capable de l'employer, certes pour des missions de présence, mais également, si besoin, pour un engagement armé dans une crise ou un conflit. Or, l'on n'en est pas encore là. La brigade franco-allemande est déployée au Sahel, mais seules ses composantes françaises se battent contre les djihadistes, la partie allemande intervenant dans le cadre d'un mandat de l'Union européenne pour la formation de l'armée malienne ou dans celui de la force onusienne Minusma.

Conjuguer les besoins de la France et ceux de l'Europe ?

Faut-il alors abandonner l'idée d'un porte-avions européen ? Ne pourrait-on conjuguer les besoins de la France et ceux de l'Europe ? Un second porte-avions serait utile à la marine française. Un porte-avions européen signifierait une étape considérable dans l'affirmation militaire de l'Union, qui est en chemin. Pourquoi la France ne partagerait-elle pas un porte-avions ? Pourquoi ne pas engager la construction de deux porte-avions, le premier français, le second franco-européen. Celui-ci naviguerait sous le pavillon national, celui-là naviguerait généralement sous le pavillon européen et arborerait le pavillon français, quand l'autre serait indisponible. Le premier serait financé uniquement par la France, le second le serait à parité par la France et l'Union européenne.

Budgétairement, l'opération serait rentable : la France disposerait toujours d'un porte-avions opérationnel pour un coût probablement inférieur à celui d'un bâtiment et demi, une série de deux s'avérant à l'unité moins couteuse que la construction d'un seul ; l'Union européenne acquérait, de même, un porte-avions pour un budget inférieur sans doute à la moitié du coût d'un navire isolé.

Mettre en œuvre un groupe aérien de qualité

Des questions sensibles seraient à résoudre, l'une des premières concernant le groupe aérien. En effet, la puissance d'un porte-avions réside dans sa capacité mettre en œuvre un groupe aérien de qualité. La France est le seul pays européen à utiliser, comme les Etats-Unis, des catapultes. La Grande-Bretagne, l'Espagne et l'Italie déploient des porte-aéronefs avec des avions à décollage court ou vertical, aux capacités moindres. Le groupe aérien, qui réunirait des appareils capables d'apponter sur les nouveaux porte-avions, serait logiquement composé du futur avion de combat européen, dont le projet a été lancé par la France et l'Allemagne, rejointes par l'Espagne. Des évolutions devraient intervenir chez nos amis, soit, comme en Allemagne, pour reconstituer une aviation embarquée, soit, comme en Italie, pour choisir un avion européen. Des décisions significatives seraient nécessaires, mais ces pays, voire d'autres, pourraient vouloir développer une composante aéronavale moderne, dès lors que le coût budgétaire, né de la coopération européenne, serait raisonnable. Rien, techniquement, n'interdirait de créer des flottilles européennes d'avions pouvant apponter sur ces porte-avions.

Un autre sujet délicat est celui de l'équipage. Celui-ci rend opérationnel le porte-avions, qui accueille des flottilles d'avions et l'état-major du groupe aéronaval. Il doit être en phase avec son navire. Quand le bâtiment franco-européen naviguerait sous pavillon français, son équipage devrait, au besoin, pouvoir être engagé au combat, y compris avec ses membres non français.

Développer la participation, étendre le périmètre de discussion

S'agissant du groupe aéronaval, d'ores et déjà l'habitude est prise que des navires européens intègrent celui du Charles-de-Gaulle, y compris dans des missions d'engagement armé. Ainsi, chaque fois que ce bâtiment a été déployé pour frapper Daech, il a été accompagné par de tels navires (allemand, belge, britannique et italien). L'existence d'un porte-avions européen développerait la participation des marines européennes, en contribuant à leur excellence.

L'accord devrait intervenir également sur le système de propulsion, nucléaire ou non, et sur le partage des tâches entre les industries navales, la France étant la seule, à ce jour, à disposer des compétences pour construire des porte-avions dotés de catapultes. D'autres sujets seraient à traiter, comme le port d'attache, la formation et l'entrainement, la chaîne de commandement...

La résolution de certaines questions serait indéniablement délicate, mais possible en présence d'une vraie volonté politique. Cette volonté témoignerait d'un pas nouveau et significatif de l'Europe pour sa défense et de son rayonnement dans le monde.

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(*) LES AUTEURS

Cet article est le fruit des réflexions d'un groupe de travail constitué au sein d'EuroDéfense France et composé de l'ingénieur général de 1re classe de l'armement (2S) Patrick Bellouard, président d'EuroDéfense France, du préfet (h.) de région Cyrille Schott, animateur du groupe et ancien directeur de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, du vice-amiral d'escadre (2S) Patrick Hébrard, ancien commandant du porte-avions Clemenceau, du vice-amiral (2S) Gilles Combarieu, de l'ancien ambassadeur Jean Loup Kuhn-Delforge, du général (2S) Patrice Mompeyssin, secrétaire général d'EuroDéfense France et du groupe de travail.

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a écrit le 17/08/2020 à 13:02 :
Cela impliquerait que les intérêts géostratégiques soient harmonisés entre les états membres et en l'état politique de l'Europe ce n'est pas gagné !
Le nord de l'Europe n'ayant malheureusement aucune vue stratégique sur ce qu'il se passe en Méditerranée.
Aujourd'hui il 'y a que la France qui a une aéronavale de surcroît CATOBAR et les anglais STOBAR.
a écrit le 26/05/2020 à 10:10 :
Se pose aussi la question éventuelle du déploiement armé : qui aurait autorité pour envoyer des soldats d'une dizaine de nations européennes au combat, et peut-être à la mort ? La doctrine milliaire couramment acceptée est que politique et défense sont deux institutions séparés, tout du moins en temps de guerre.

Ce projet à néanmoins des bienfaits certains, et je serais heureux de le voir aboutir de mon vivant.
a écrit le 30/10/2019 à 19:56 :
Nul besoin d'un porte-avions, le Moyen-Orient n'est plus stratégique, c'est le Pacifique qui prend la place et nous avons suffisamment d'îles et d' alliés potentiels sur zone pour faire vivre notre industrie de l'armement, en revanche les drones sont indispensables!
Nous payons des impôts pour sécuriser le Golfe qui ne nous sert plus à rien alors que l'ennemi c'est la Chine!
a écrit le 28/10/2019 à 14:35 :
J'espère que ce "groupe de réflexion" n'était pas payé trop cher...
Ces gens n'ont manifestement aucune connaissance navales militaires. Toujours ce constat de se dire "pfoula un porte avions c'est gros et cher, tiens si on le faisait à plusieurs?"
Déjà un porte avions comme le Charles de Gaulle coûte 3Md€. Son successeur coûterait aujourd'hui le double (mais serait presque 2x plus gros). Apres un SNLE avec ses missiles coûte autour de 4Md€ et la France en a 4, cela sans compter les infrastructures dédiées sur Crozon. Tout est donc relatif. Les 6Md€ de ce nouveau porte avions s'étaleraient sur 15 ans, soit un budget de 400M€/an. La réalité est que la France peut se le permettre mais surtout qu'il est financièrement et techniquement dangereux de le faire avec d'autres pays européens, qui ne disposent pas des mêmes doctrines d'engagements, n'ont d'ailleurs aucune culture aéronavale à part l'utilisation de portes aéronefs, qui n'ont pas d'avions embarqués comme la France et pour lesquels une simple dépense de 50M€ doit passer devant leur parlement (dédicace à nos amis allemands qui vont aider à plomber tous ces projets européens).
a écrit le 26/10/2019 à 10:22 :
"fruit des réflexions d'un groupe de travail constitué au sein d'EuroDéfense France".

Il faut réellement un groupe de travail pour porter un projet aussi ridicule ?
a écrit le 25/10/2019 à 20:23 :
Bonne analyse mais il faudrait peut avoir un regard géographique, stratégique et je vais même allez plus loin.

On pourrait créer des zones de défense européenne par groupe de nation qui on les même besoin que leur voisin.
(Il y a déjà beaucoup de programme dans ce sens avec l'OTAN)

On pourrait très bien faire un groupe aéronaval composé de deux porte avion par région européenneavec des effectifs aux pourcentages du nombre total de pays participants.

les besoins des marines espagnols, italiennes et grecs sont plus à même d'avoir des intérêts convergents..la mer Méditerranée, le terrorisme, les migrants...

Les Allemands, Belges, Hollandais et Danois on plus de rapports historiques en commun avec la Manche, la mer du Nord, la Baltique... eux aussi on des intérêts à défendre face à la Russie. la nouvelle route maritime du Nord que Vladimir Poutine souhaite privatiser, la défense des valeur européenne dans le monde... mais ce sont aussi des pays qui historiquement depuis la seconde guerre mondiale ne s'exposent pas beaucoup.

Les pays baltes, la Finlande, la Suède, la Norvège et la Pologne on en commun d'être en première ligne face à la Russie et de facto, on des craintes pour leur sécurité, avec également le sujet de la nouvelle route maritime du Nord, la défense des ressources d'hydrocarbures en mer du Nord, Kaliningrad...
Mais comment repartir les effectifs, la barrière de la langue, les procédures, les traditions, les matériels embarqués et faire que tout ça fonctionne bien ?

Pas simple mais symbolique... ça oui, car on pourrait parler d'une seule voies en tant que européen et unis.

Car nous sommes redoutés quand nous parlons d'une voie avec notre monnaie, l'euro, alors pourquoi ne pas être également fort dans ce domaine de la sécurité collective des européens?
Par ce que les européens paye les états-unis pour ce reposé sur leur puissance de feux nucléaires, en achetant du matériel américains malheureusement...et plus exactement F-35, F-16, hélicoptère black hawk, missiles patriot... donc on est devenue, nous européen, de notre plein gré, asservi en matériel manufacturier au états-unis, nous avons perdus du savoir-faire, des emplois, de l'argent des retombées industrielles...
Alors oui, il nous faudrait une armée européenne, mais ça demande de profond changement idéologique de beaucoup de nos partenaires européens envers les états-unis, ce faire à l'idée que l'article 5 de défense collective de l'OTAN est dépassé, car les états-unis ne sont vraiment plus les mêmes garants de la paix en Europe qu'il n'était il y a encore de ça 10 ans et ça a cause de la non-intervention de Barack Obama en Syrie et Donald Trump qui change d'avis sur tout les sujets plusieurs fois par jour... difficile d'appeler ça un protecteur fiable... a nous européen de faire de l'article 45 de la constitution européenne notre cheval de bataille, il comporte les mêmes avantages que celui de l'OTAN, mais pour nous, entre européens.

Mais en attendant ce jour...voilà ce que je pense d'un second porte avion français.

Les deux grandes nations maritimes européennes que sont encore les anglais et les français ( même en cas de Brexit il y a encore les engagements du traités de lancaster) c'est deux nation ont une visons global de la sécurisation des mers et des océans du monde. Elles ont également le besoin de justifié leur position au club des 5 de l'ONU. Donc les anglais ont bien compris ça, il on deux porte aéronef mais les besoin de la France sont encore dans l'inconnu, mais il ne faut pas reproduire les erreurs qui on était commise en ne fabriquant pas ce second porte avion...
La France ne veut pas entendre parler de céder son siège à l'ONU au profit de celui de l'Europe. Alors elle n'a pas d'autre choix que de tenir sont rang en ce procurant une réponse possible à tout instant sur tout le globe en commandant deux porte-avions. Cela n'a pas du faire plaisir au Président François Hollande de devoir retirer le porte avions des côtes syrienne sans que rien ne prenne le relais... devoir faire la guerre par intérim... il faut que cela cesse.
Réponse de le 28/10/2019 à 14:42 :
En même temps, personne n'a demandé à la France de céder son siège à l'ONU. Tout ceci est un buzz de journalistes allemands. La France n'a aucun mal à justifier cette position car elle dispose d'une dissuasion nucléaire indépendante ce dont aucun autre pays européen ne dispose (même pas les anglais), rien avoir avec une composante aéronavale ou non, d'ailleurs les russe n'en ont pour ainsi dire plus.
a écrit le 25/10/2019 à 18:04 :
Ce serait un porte-avion français plus un franco-allemand ou européen(qui va contribuer)? La France toute seule n'a pas les moyens de ses ambitions. Mais elle peut toujours rêver!
a écrit le 25/10/2019 à 16:14 :
Encore une énième idée du fantasme européen,ça ne verra jamais le jour et dans cet article on le voit bien notamment sur la propulsion,le partage des tâches (ça va finir à l'A400M ou l'Eurofighter),les éventuels blocages des partenaires,le risque d'avoir des militaires à bord qui ne partage pas le point de vue de la France quand elle l'utilisera pour des éventuels opérations qui pourrait ne pas plaire aux militaire de tel pays qui pourrait leurs donner l'ordre de ne pas bouger ou de ramollir leurs actions ou même bloqué son utilisation.
Pour faire une économie d'échelle,il faut que déjà il soit construit à la chaîne dans le même port et par la même entreprise,déjà rien que cet idée ne plaira pas forcément aux autres pays qui financeront ou même l'UE et pourtant c'est ce qu'il faudra faire.
De plus un Porte Avion ne se partage pas (un militaire le disait mais je ne me souvient plus de son nom),le cas Français-Britannique est un exemple,deux pays qui ont des besoins proche au niveau maritime et internationale mais qui ont réussi l'exploit à ne pas se mettre d'accord sur le PA2 qui nous a coûter 100M environ pour rien ou presque.
Pas la peine de reproduire ça à l'échelle européenne et encore moins de financé la moitié d'un PA qu'on ne pourra utilisé sans l'aval du Bundestag ou autre état de l'Ue qui voudra se sentir "tout puissant" car il a financé une partie du PA "européen".
Cet idée est déjà morte avant même d'être né pour de simple raison qu'un PA c'est pas un hélicoptère,ni une corvette, ou un avion civile.. on ne s'amuse pas à produire les pièces à chaque bout de l'Europe car ça briserait l'effet de série qui n'aurait plus aucune valeur surtout sur un tel mastodonte,Airbus devrait servir d'exemple au vus des parcours du combattant que cet entreprise doit faire pour transporter les pièces et encore on parle juste d'avion et de forte économie d'échelle ni aux commandes avions que cet entreprise à,c'est pas le cas pour un PA qui est tout autre.
Merci d'oublier cette idée saugrenue et de pensée déjà à redorer l'image de l'Ue qui passe plus pour de la viande en décomposition qui n'attire personne ( à part les pays pauvres pour les aides européennes et l'accès à Schenger) que pour de la viande de qualité premium.
Je savais déjà à quoi m'attendre en lisant cette article et j'ai pas été déçu.. du fantasme européen dans toute sa splendeur et du rêve virtuel qui ne verra jamais le jour.
D'ailleurs on ferra quoi du PA européen si le SCAF ne voit pas le jour ? Si l'Ue se dissous ? Si des pays quitte l'Ue en ayant financé ce PA ? Si le PA est à propulsion nucléaire aura t-il des exemptions pour accoster dans des pays réfractaire à cet énergie comme l'Allemagne ou d'autres pays qui l'auront financer ? Si à propulsion nucléaire et fournit par la France,seul elle aura le droit de toucher et surveiller la cadence et l'utilisation de ce réacteur ? Les pays qui financent ce PA mais qui n'auront rien à donner ou auront des parts faibles comment cela se passera t-il pour eux ? Les pays qui financeront mais qui n'ont pas de marine comment vont-ils faire ? Créer une petite force maritime de 10-20 soldats et faire payer sur leurs deniers ? A moins que l'UE se porte volontaire pour financer encore une fois tout ce beau monde avec de l'argent sorti on ne sait d'où ?
Il faudrait aussi y trouver des réponses... et il y a surement d'autres questions non abordé.
Avant de vouloir faire un PA européen,régler déjà tout ces problèmes et ensuite on verra mais c'est pas prêt d'arriver car il vaut mieux faire rêver que d'agir,l'un est plus facile que l'autre.
Je rajoute également que les autres pays de l'UE vont plus avoir l'impression de financer les fantasmes du double PA français qu'autre chose qu'ils ne pourront l'utilisé et c'est surtout cet impression qui va agir en premier lieu chez eux et chez les têtes de l'UE et ça peut se comprendre.
Pour reprendre ce que j'ai dis plus haut... "IMN" "Idée Morte Née".
a écrit le 25/10/2019 à 15:37 :
Supprimer les subventions délirantes au rail pour dégager des ressources pour l'équipement de la marine.
a écrit le 25/10/2019 à 14:02 :
Pour quoi faire donc ? Tourner en rond en polluant encore plus la planète ? Pas suffisant en armement nucléaire pas utilisable en ce monde ?
Que cet argent soit utilisé enfin utilement pour le contrôle des naissances, l'irrigation et la lutte contre la désertification galopante, et après seulement, on en reparlera !
a écrit le 25/10/2019 à 12:36 :
Avant de se lancer dans ce projet....Il faut que " les" Européens sortent de l' Otan ! Après il y a le financement , dans l' article on ne parle que de deux pays....Après le mode de propulsion et le système de lancement des avions , et et le maitre d' oeuvre ? on le voit l' engin n' est pas pret de flotter .
Réponse de le 25/10/2019 à 15:04 :
il faudrait aussi que le peuple (qui a voté non au traité EU bidon en 2005) donne son accord pour renoncer à l'indépendance militaire de la France.
AKK sait que cette proposition est plus que farfelue mais elle lui est utile.
a écrit le 25/10/2019 à 11:49 :
"l'Union européenne dans le monde en tant que puissance" ! L'UE n'est qu'une zone de libre échange à monnaie unique pour les multinationales, absolument pas une Nation.
Annegret le sait bien, mais elle fait feu de tout bois (y compris du charme à la France) pour accéder au trône de Merkel. Après, elle oubliera bien vite, comme tout politicien.
Le projet SCAF fait peut-être aussi partie de ces petits calculs, et MTU joue la montre.
Réponse de le 25/10/2019 à 13:09 :
Non, l'UE n'est pas une nation mais c'est davantage qu'une zone de libre-échange et pourrait devenir bien plus encore, ce que ne veulent surtout pas les souverainistes et leurs alliés américains.
a écrit le 25/10/2019 à 10:53 :
Sauf qu'avec 26 gouvernails ça ne va pas être simple à diriger.

Heu... en quoi cette phrase est censurable svp ???
a écrit le 25/10/2019 à 10:16 :
J’invite l’auteur de cet article à regarder dans le rétroviseur de l’Histoire le projet avorté de PA Franco-Britannique dans les années 2000.
a écrit le 25/10/2019 à 9:29 :
Les coalitions ont toujours amené a la guerre, nous avons l'exemple des deux dernières mais nous voulons y replonger allègrement!
a écrit le 25/10/2019 à 9:22 :
Au delà de la chose militaire intégrée dans un système de dissuasion, un PA est avant tout un formidable outil politique et c'est justement ce qui manque aujourd'hui à l'Europe je devrais dire plus précisément l'UE, en l'espèce une politique clairement définie, des frontières défendues, et une monnaie internationale me semblent être un préalable. En outre, les pays du sud ne sont pas ceux du Nord et leurs aspirations peuvent diverger. Bref, avant de mutualiser un système de défense commun reconstruisons le paysage politique européen aujourd'hui dévasté.
a écrit le 25/10/2019 à 9:21 :
c est completement debile comme Idee. il n y a pas d armee europeenne et meme pas de concept qui permettrait d engager une armee dans un conflit. A quoi sert un porte avion s il ne peut etre utilise militairement ? vous croyez vraiment que les hollandais ou les allemands vont financer un truc qui ne leur sert pas. voire qui fait des choses qu ils condamnent (par ex en cas d intervention en afrique)

C ets pas d ailleurs toujours les autres les mechants. Supposons des tensions dans la baltique avec les russes et les polonais. le porte avion europeen doit il prendre part a une Task force qui va affronter la russie. les polonais ou les baltes vont dire oui : il sont pas oublie 1939 et Staline. les francais ou les espagnols seront bien plus reservés...
a écrit le 25/10/2019 à 9:09 :
Avec 26 gouvernails ça va pas être pratique à manœuvrer...
a écrit le 25/10/2019 à 7:58 :
Je crois que l'époque des porte-avions est terminée.
a écrit le 25/10/2019 à 7:39 :
Bonne idée si les autres financent et participent mais faudrait aussi qu'il soit hors de toute prérogative de certains partis politiques comme les Gruneen allemands qui bloquent trop de décision opérationnelles et stratégiques : sinon ils mettront leur veto au premier reportage sur des bombes lancées sur les malheureux combattants de Daech.
Et on aura financé un porte avion qui ne fera que contrôler des zones de pêches.
a écrit le 25/10/2019 à 7:26 :
Pourquoi pas un porte-avions Germano-européen ?
Pourquoi pas un porte-avions Italo-européen ?
etc., etc.

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