• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Réforme du marché de l'électricité : comment rassurer les investisseurs tout en maintenant le signal prix

Stefan Ambec, Claude Crampes et Jean Tirole

Publié le 14 novembre 2023 à 08:51 - Mis à jour le 14 novembre 2023 à 09:48

Stefan Ambec, Claude Crampes et Jean Tirole, Toulouse School of Economics.

Stefan Ambec, Claude Crampes et Jean Tirole, Toulouse School of Economics.

DR

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 2

    Après le redéploiement de Claude Fable 5, Anthropic dévoile une échelle de gravité des "jailbreaks"

  • 3

    Arrêt des frégates F126 en Allemagne : Thales boit aussi la tasse

  • 4

    Réchauffement climatique : Annecy joyaux des Alpes, un trésor bien fragile

  • 5

    Motion de censure : Lecornu fait un geste envers les socialistes

  • 6

    Emmanuel Grégoire, maire de Paris : « Ceux qui nous critiquaient hier pour nos arbres hurlent aujourd’hui en disant qu’il n’y en a pas assez  »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Le texte adopté par le Conseil de l'Union européenne le 17 octobre sur la réforme du marché de l'électricité privilégie les contrats de long terme pour accompagner la transition énergétique. Ces contrats doivent permettre de rassurer les investisseurs tout en préservant l'efficacité du marché de gros. Par Stefan Ambec, Claude Crampes et Jean Tirole, Toulouse School of Economics.

Réforme du marché de l'électricité  : dans quel but ?

L'

accord

sur la réforme du marché de l'électricité

conclu

le 17 octobre

par

les

ministres européens de l'Énergie

met un terme à

une consultation publique

lancée

par les États membres de l'UE

,

et motivée par

la crise de l'énergie de 2022.

Cet accord

vise à organiser les échanges entre producteurs d'électricité, fournisseurs sur le marché

de

détail et industriels.

Il doit

répondre à deux défis. Le premier est de

promouvoir

les investissements

en

équipements de production

d'électricité décarbonée

.

Les besoins sont immenses

et il faut que le système de rémunération

rassure les investisseurs

quant à

la rentabilité financière des nouvelles centrales éoliennes, solaires ou nucléaires.

Le second

défi est

d

e faire

en

sorte que les équipements installés soient utilisés efficacement.

Côté offre,

les

sources de production d'électricité les moins coûteuses doivent être appelées en priorité

. Côté demande, l

es usages les plus productifs

doivent

l'emporter. Le marché de gros et un dispatching selon l

'«

ordre

de mérite »

répond

ent

au second défi

. Il

s

crée

nt

un signal prix pertinent de rareté de la ressource qui

conduit à

cette efficacité allocative.

Le

principe

en

a été réaffirmé dans le compromis signé le 17 octobre.

Laréponse au défi desinvestissements:les contratsà long terme

L

'accord favorise la signature

de

deux types de contrats de long terme

 : les

Accords d'Achat d'Électricité (AAE

et

PPA

en anglais pour

Purchasing

Power

Agreements

)

et les

contrats d'écart compensatoire bidirectionnels

(en anglais

,

CfD

,

pour

Contra

c

ts

for

Difference

). Les

AAE

sont des contrats de gré à gré entre un producteur et

un

industriel ou

un

fournisseur d'électricité sur le marché de détail. Les acheteurs et vendeurs d'électricité s'entend

ent

à l'avance

sur le prix

et la quantité à livrer

. On parle alors d'un contrat physique. Les échanges se font hors marché de gros.

Au contraire

,

avec les

CfD

l'électricité est mise sur le marché par les producteur

s

et donc

rémunérée

au prix du marché, mais ce prix est complété par un transfert payé ou reçu par l'autre partie au contrat. Ce sont donc

des contrats financiers

, mais dont l'exécution est conditionnée par une livraison physique

.

L

a rémunération du producteur est

fixée

à l'avance

par

un

prix de référence

appelé « prix d'exercice »

.

Dans la forme la plus courante d

u

CfD

bidirectionnel, c'est l'État qui compense le producteur

pour le

manque à gagner

lorsque

le prix d

e marché

est inférieur au prix d

'exercice

.

Inversement, le producteur reverse la différence

lorsque

le prix

de

marché est supérieur au prix d

'exercice

.

Les

CfD

ont l'avantage de réduire le risque auquel

font face

les investisseurs

sans remettre en cause l'existence du

marché de gros.

Néanmoins, la rémunération du producteur étant garantie à un niveau fixé par l'État, rien n'indique que l'efficacité

allocative

du marché

sera

préservée

. Certaines centrales pourraient être appelées à produire alors qu'elles ne sont pas

les moins coûteuses.

En effet, supposons qu

'un producteur d'électricité signe un

CfD

dont

le prix d'exercice

est

de 60 euros par MWh. Si le prix de marché est de 40 euros le MWh, l'État versera la différence de 20 euros par MWh. S'il grimpe à 80 euros, le producteur devra reverser 20 euros par MWh.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Par conséquent, le producteur gagne 60 euros par MWh indépendamment des prix sur le marché de gros. Il a donc intérêt à produire à partir du moment où le prix d'exercice excède son coût de production. Et donc à enchérir le prix le plus bas possible pour être sûr d'être appelé dans le dispatching qui est construit en empilant les offres de production par ordre d'enchères croissantes. Inversement, si son coût de production est supérieur aux prix d'exercice, il perdrait pour chaque MWh produit. Il va donc enchérir un montant suffisamment élevé pour ne pas être appelé.

Ce faisant, le résultat des enchères sur le marché de gros ne reflètera pas les coûts de production et donc ne permettra pas un dispatching efficace. Ainsi, si le prix de marché est de 40 euros par MWh quand le prix d'exercice du

CfD

est de 60 euros

 par

MWh, une centrale dont le coût de production est de 50 euros par MWh qui a à enchéri en dessous de 40 euros sera appelée dans l'ordre de mérite et empochera une marge de 60-50 = 10 euros par MWh. Symétriquement, si ses coûts sont de 70 euros

 par

MWh, elle va éviter de produire pour ne pas faire de perte même si le prix de marché monte à 80 euros par MWh. En assurant complètement le producteur contre les variations de prix, un

CfD

bidirectionnel fonctionne comme les tarifs d'achat garantis des

énergies

renouvelables qui ont contribué

à l'occurrence d'épisodes de prix nuls, voire négatifs

.

Du bon dosage entre assurance et incitations

Il faut donc bien réfléchir

à la conception

des

CfD

. Il s'agit d'apporter des garanties sur la rémunération future

qui

encourageront

l

es

investissement

s

(nouvelles capacités de production et maintenance de l'existant) tout en préservant les propriétés de dispatching efficace du marché de gros.

Comme le stipule le texte de l'accord

:

«La conception de ces contratscompensatoiresbidirectionnels devrait préserver les incitationsdesunités de générationàfonctionner et àparticiper efficacement aux marchés de l'électricité, en particulier à ajusterleurproductionpour refléter les circonstances du marché.»

Il ne faut pas seulement obliger les producteurs à enchérir sur le marché de gros mais également faire en sorte qu'une partie de leur rémunération

ne

dépende

pas que

de leur position sur ce

marché. 

P

lusieurs options sont ouvertes dont il reste à évaluer les avantages et les inconvénients respectifs. Par exemple, pour que les contrats soient purement financier

s

, le

s

CfD

peu

ven

t s'appliquer à un volume spécifié à l'avance (calculé sur la base de la capacité de production ou une fraction suffisamment élevée de cette capacité) plutôt qu'aux volumes effectivement vendus.

Il faut éviter les comportements opportunistes qui biaiseraient le dispatching au détriment de l'intérêt collectif.

La réforme du marché de l'électricité, dont le but initial était de répondre à la crise énergétique, va

déterminer dans quelle mesure l'objectif

de

neutralité carbone en 2050 pourra être atteint et à quel coût.

Comme nous l'expliquons plus longuement

dans une note

téléchargeable

ici

, les contrats à long terme peuvent faire partie de la solution

, à condition

qu'ils soient bien conçus, et que le

marché de gros

soit

préservé. Le marché de détail doit aussi être repensé pour s'adapter aux nouveaux usages (autoconsommation, mobilité électrique, stockage de l'énergie ...).

L'accord

du 17 octobre

est

étrangement silencieux sur le sujet. Il se contente de préconiser qu'en cas de nouvelle envolée durable des prix

telle que celle qu'on a connu

e

en 2022,

les États puissent adopter facilement, dans le cadre d'un mécanisme de crise, des mesures de type

« bouclier tarifaire »

.

La lutte contre le réchauffement climatique, les tensions géopolitiques, l'acceptabilité sociale des moyens de production, et l'incertitude technologique créent

des

risque

s

macroéconomique

s

important

s

.

In fine

quelqu'un doit supporter ce

s

risque

s

, ce que beaucoup feignent d'ignorer. Pour mieux partager ces risques macroéconomiques, les contrats à long terme sont l'instrument idoine. L'État peut régir et réguler ce marché assurantiel, mais il ne doit pas en rigidifier toutes les modalités, par exemple en mettant toute la production d'électricité sous

CfD

à prix unique, ce qui pourrait tuer ce marché et empêcher que soit atteint le partage des risques optimal.

Stefan Ambec, Claude Crampes et Jean Tirole

Sur le même sujet

Warhol / Khomeiny

OPINION. « Le Warhol que Khomeiny n'a pas brûlé » (Michel Santi)

La République islamique voulait chasser l'influence occidentale. Elle conserve pourtant, dans les réserves d'un musée de Téhéran, l'une des collections d'art moderne les plus précieuses hors d'Europe et des États-Unis — dont personne, pas même le régime qui la détient, ne connaît la valeur exacte.

Idées & Débats
Anne Duisabeau

OPINION. « Le changement climatique s'accélère : les politiques publiques, elles, changent de cap »

La France vient de connaître un épisode de canicule d'une intensité inédite. Chaque été rappelle un peu plus brutalement que, pour survivre, nos forêts doivent s'adapter au changement climatique.

Idées & Débats
Clôture des Rencontres d'Aix 2026

OPINION. Rencontres économiques d'Aix : « 14 engagements pour une présidentielle des idées et de l’action »

Après trois jours de débats réunissant près de 10 000 participants, 480 intervenants, 55 pays et 90 sessions, la 26e édition des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence se conclut par un appel à l'action.

Idées & Débats
Vianney Devienne

OPINION. Mobilité électrique : « On n’achète pas une borne, on achète un écosystème de services »

Obligées de verdir leurs flottes, les entreprises françaises accélèrent l’électrification. Ce mouvement impose en parallèle le déploiement d’infrastructures de recharge. Or, derrière une borne se cache un écosystème complet de services : supervision, gestion des utilisateurs, optimisation énergétique. Ces paramètres techniques et contractuels ont un impact direct sur le TCO de l’infrastructure.

Idées & Débats
Jean-Roch Varon

OPINION. « La France a gagné la bataille de l'attractivité, celle de la confiance commence maintenant »

La France est paradoxale, elle qui doute souvent de son potentiel tout en restant, pour la septième année consécutive, le premier destinataire des investissements directs étrangers en Europe. Ce paradoxe mérite d’être surmonté : apprenons à reconnaître nos atouts tout en offrant aux investisseurs le climat des affaires qu'ils attendent.

Idées & Débats
Kristin Thorsteinsdottir

OPINION. « L’hôtellerie n’est plus un secteur de curiosité pour les investisseurs : elle est devenue un vrai moteur économique ! »

Les investisseurs institutionnels redécouvrent l’hôtellerie. La résilience post-pandémie, la vigueur du tourisme et des volumes de transactions en hausse transforment la perception du secteur. Cette mutation impose un changement de posture : l’hôtel est d’abord une entreprise opérationnelle, et non la simple addition de murs et d’actifs financiers.

Idées & Débats
Cécile Gaubert

OPINION. « Commerce international et industrie spatiale : la conformité réglementaire, nouvelle frontière compétitive »

L'IPO de SpaceX bouscule l'industrie spatiale européenne. Face à la puissance financière américaine, l'Europe doit maîtriser un cadre réglementaire international complexe.

Idées & Débats
Jonathan Corcos

OPINION. « L’IA ne doit pas être l’angle mort des prochaines élections présidentielles »

Alors que l’IA s’impose comme une technologie structurante pour l’économie et la société, ses implications politiques restent peu abordées. Pourtant, fiscalité, emploi, protection sociale, éducation ou encore souveraineté technologique seront directement impactés par cette révolution.

Idées & Débats