Si Macron pense à gauche, pourquoi le voit-on à droite ?

 |  | 1428 mots
Lecture 9 min.
(Crédits : PHILIPPE WOJAZER)
IDEE. L’une des hypothèses tient à l’offre de pensée politique en France : tandis que la gauche connaît une multiplicité de tendances, la droite se confronte à un appauvrissement idéologique. Par Speranta Dumitru, Université Paris Descartes – USPC

Récemment, deux conseillers d'Emmanuel Macron - David Amiel et Ismaël Emelien - ont publié un livre sur la philosophie « progressiste » qui les inspire. Ce livre, Le progrès ne tombe pas du ciel, est résolument de gauche. Comment expliquer qu'une pensée de gauche est perçue en France comme étant de droite ?

L'une des hypothèses tient à l'offre de pensée politique en France. Tandis que la gauche connaît une multiplicité de tendances, la droite se confronte à un appauvrissement idéologique. Les doctrines classiques de la droite - démocratie chrétienne, conservatisme, libéralisme - ne sont ni débattues par les intellectuels, ni assumées par les partis. Ce déséquilibre risque de biaiser l'évaluation de toute vision politique. Mais qu'est-ce que le « progressisme », selon les deux conseillers de Macron ?

Une doctrine inspirée par Amartya Sen

Pour Amiel et Emelien, la première mission du « progressiste » est d'élargir les possibilités d'action de chacun. Cette idée est inspirée de l'approche des capabilités élaborée par l'économiste Amartya Sen.

Sen n'a jamais été classé à droite. Au contraire, lorsqu'il reçut le Prix Nobel d'Économie en 1998, un éditorialiste de Wall Street Journal avait exprimé son dépit en l'associant aux « gauchistes de l'establishment qui dominent le monde universitaire. » Il lui reprochait de tenter de « réconcilier la gauche et la gauche ».

Si 30 ans après, l'inspiration d'Amartya Sen paraît de droite en France, c'est que l'approche des capabilités reste méconnue.

Depuis un demi-siècle, la question qui traverse les travaux de Sen est la suivante : quelle égalité voulons-nous ? Parfois, on pense que l'égalité des revenus serait l'idéal. Mais on oublie qu'avec le même revenu, une personne en situation de handicap, par exemple, peut réaliser moins de choses qu'une autre si l'infrastructure adéquate n'est pas accessible. Le revenu n'est donc pas l'idéal pour mesurer les inégalités car nos capacités à transformer les moyens en réalisations varient d'une personne à l'autre.

Faut-il alors égaliser les réalisations ? Pas forcément. Quand deux personnes ont le même projet, l'obtention du même diplôme est, pour elles, une réalisation. Mais avoir les mêmes goûts et les mêmes projets est chose rare, y compris au sein d'une même famille. La « diversité de l'humanité », comme Sen l'appelle dans son livre Repenser l'inégalité, fait de l'égalité des réalisations une utopie peu attractive.

Selon Amartya Sen, les inégalités qui comptent ne se mesurent ni en moyens (le revenu) ni en réalisations (les diplômes), mais en « capabilités », c'est-à-dire en possibilités d'agir pour transformer les moyens en réalisations.

Si l'on y réfléchit, notre vie est une série d'actions. Nous combinons des actions plus simples (se nourrir, se déplacer) en fonctionnements plus complexes (travailler, être heureux, participer à la vie sociale). Parfois, nous regrettons qu'à tel moment de la vie, nous n'ayons pas agi autrement, tant notre vie serait aujourd'hui différente. Mais avions-nous le choix ?

C'est la question que se pose Sen en économiste. Plus une personne a des possibilités, plus elle peut les combiner de différentes façons et changer de vie. La richesse, en termes de capabilités, c'est avoir différentes vies possibles. Être pauvre, c'est avoir peu de choix à toutes les étapes de la vie. Pour Sen, c'est cette inégalité qui doit être corrigée.

Le « progressisme » est résolument à gauche

Dans leur livre, les deux conseillers de Macron ne mentionnent pas l'approche des capabilités, mais celle-ci façonne le type d'inégalités qu'ils cherchent à corriger. Le chapitre 2 s'ouvre par un diagnostic : « Chacun de nous a plusieurs vies possibles », mais l'accès inégal à ces vies crée une « société de la frustration ». L'absence de mobilité sociale, mais aussi géographique, est le signe de cette inégalité.

Pour y remédier, le « progressisme » se donne trois grands objectifs :

  • Maximiser les possibilités d'action de chacun ;

  • Privilégier l'action collective pour maximiser ces possibilités ;

  • Réorganiser l'État au profit des échelons administratifs proches du public.

Si le premier objectif (détaillé au chapitre 3 de l'ouvrage) est inspiré par l'approche des capabilités, les deux autres objectifs ne laissent plus aucun doute sur le fait que le « progressisme » est à gauche.

L'un affirme que l'action collective améliore nécessairement les possibilités d'action individuelle (chapitre 4). L'autre propose une réforme en profondeur de l'État (chapitre 5). Par analogie avec la méthode de la « classe inversée », on envisage de réorganiser l'État en une « administration inversée ». La pyramide du pouvoir serait renversée de sorte que les ministres et les hauts fonctionnaires soient au service des échelons administratifs près du public. En somme, « progressisme » = approche des capabilités (réputée à gauche) + action collective + réforme de l'État.

Comment expliquer que le résultat paraît de droite ?

L'une des explications est l'écart entre la théorie, qui peut être à gauche, et la pratique de l'action gouvernementale, perçue comme à droite. Si cette critique peut être justifiée, force est de constater qu'elle ne disparaît pas lorsque des dépenses publiques importantes ou des mesures de lutte contre la pauvreté sont annoncées.

L'illusion de la droite

Une autre explication est l'absence de doctrines politiques de droite. Le contexte a une influence décisive sur l'évaluation d'un objet. Par exemple, certaines études ont montré que pour estimer la valeur d'un objet, la possibilité de le comparer à d'autres rend notre appréciation moins biaisée. De façon analogue, en l'absence de doctrines de droite, le positionnement du « progressisme » peut être biaisé.

En France, les doctrines classiques de la droite sont rarement discutées par les intellectuels. Dans leur enquête de 2011 sur Les opinions des universitaires et scientifiques français, Abel François et Raul Magni-Berton ont constaté que les universitaires se positionnent beaucoup plus à gauche que la population française. Ce positionnement peut avoir eu une influence sur la multiplicité des courants à gauche et l'appauvrissement idéologique de la droite.

De façon plus surprenante, aucune doctrine classique de la droite - démocratie chrétienne, conservatisme, libéralisme - n'est assumée en France par un parti politique. La démocratie chrétienne, dont les représentants ont contribué à la fondation du projet européen, a disparu au début de la Ve République (avec la fin du Mouvement républicain populaire). Quant au « conservatisme » et au « libéralisme », les politiques ont accepté l'usage péjoratif de ces mots, privant ainsi leur électorat d'une pluralité de visions du monde. La synthèse des courants de droite en un « gaullisme social » a sacrifié le débat d'idées au soutien des « majorités présidentielles ».

Or, une doctrine politique est plus qu'un programme de gouvernement. Son rôle est d'articuler des valeurs, partagées par tout un chacun, en une façon distincte de regarder le monde.

Lapin et canard, 1892.

Sans une pluralité de regards, la politique s'assèche et manque de créativité. Surtout, elle perd sa fonction de représentation de la complexité du monde. Un peu comme si on décidait de ne voir que le canard (ou le lapin) dans une figure bistable (voir ci-contre). Déshabitué du pluralisme, on tolère mal tout désaccord.

Or, comparé aux doctrines classiques de la droite, le « progressisme » change de couleur politique. D'une part, une doctrine qui ne mise que sur l'action collective et sur l'État pour « maximiser les possibles » ne saurait être qualifiée de « libérale ». D'autre part, une doctrine volontariste (« le progrès ne tombe pas du ciel ») est l'opposé du conservatisme. Le conservateur ne se méfie pas tant de progrès que de la capacité des réformateurs à le produire. Sa conviction est que la société évolue lentement et que la réforme d'un secteur peut avoir des effets néfastes sur un autre.

L'absence des doctrines classiques de la droite fait croire à certains que le clivage droite-gauche a disparu. À d'autres, que la pensée politique de droite se réduit à la gestion du budget et des étrangers. Mais elle force surtout l'électorat de droite à s'exprimer de façon éparse ou radicalisée, allant jusqu'aux extrêmes.

The Conversation ______

Par Speranta DumitruMaitre de Conférences, Université Paris Descartes - USPC
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/05/2019 à 14:33 :
Pourquoi est il de gauche et le voit on a droite? Parce qu'il n'y a plus ni de droite ni de gauche mais les gouvernants qui nous coûtent un pognon de dingue (je crois avoir déjà entendu ça quelque part) et le peuple qui a tout les jours un peu moins et vois sa retraite toujours s'éloigner au lieu de s'en rapprocher !
a écrit le 06/05/2019 à 12:50 :
Rien de nouveau à l'horizon, sauf qu'au fur et à mesure des quinquennats qui passent, nos politiques, contraints et forcés, deviennent de plus en plus pragmatiques et républicains.
La Droite a toujours fini par faire du social lorsque la pression de la rue lui devenait insupportable.
Le modèle français, jusqu’ici très décrié par nos voisins (R-U et ALL), principalement depuis la phase pré-présidentielle 2011/12, reste relativement stable et protecteur, et n’a toujours pas déraillé malgré toutes les Irma qui lui avaient pronostiqué une fin calamiteuse. La France ne devait-elle pas finir comme la Grèce ? C’est vrai que durant cette année la France sera plus proche de la Grèce, en très forte croissance de rattrapage. N’en déplaisent aux britanniques et allemands, la France évoluent mais ne prend pas comme exemple les modèles de ses voisins, même si elle y picore quelques idées et diagnostics, et y rachète quelques entreprises.
Hollande avait fait une politique étiquetée à droite, mais très critiquée par la Droite qui avait juste oubliée de faire ce pour quoi elle avait été élue en 2007. Cette politique était plutôt celle qu’aurait pu faire le Centre, quelque chose comme LREM.
Comme les Sarkozy, Chirac et Jospin n’avaient pas fait leurs jobs, depuis 2014 la France est en phase de rattrapage industriel, avec modernisations et R&D, et des méthodes industrielles et commerciales plus agressives.
Un autre qu’Hollande, droite ou gauche, aurait pu acter dans le même sens, après le rapport Gallois rendu public fin 2012. Hollande avait enclenché sur le Pacte de Compétitivité, entre autres programmes.
Les méthodes et choix peuvent êtres critiqués, mais uniquement par ceux qui n’avaient pas fait le travail avant. Donc tout est normal, on reste dans la politique politicienne.
Il suffit de suivre l’état en vrac de nos services de transports et de logistiques, qui accélèrent depuis quelques années, pour comprendre l’étendue des dégâts de l’inaction sur l’économie.
Les investissements publics-privés, depuis quelques temps, filent principalement vers ces 2 secteurs, liés et clés.
Les relances industrielles et commerciales (dont touristique) seront d’autant plus efficaces lorsque la France aura fini de moderniser et d’accroitre ses capacités transports-logistiques.
Pour exemple, depuis plusieurs années, les travaux engagés sur la SNCF-RER-TER, voies, gares et réseaux sont gargantuesques, les franciliens peuvent le constater chaque jour en supportant les conséquences.
Sans oublier l’effacement de la dette SNCF, plus de 40 Md, qui avait gonflée lors des présidences précédentes. Mais il était évidement plus facile d’absorber cette dette maintenant, parce que la croissance récupérée par Macron en 2017 est de 2,2%, laissait plus de marges que celles de 2012 et 2008 à 0,2% (rappel pour que certaines chevilles LREM n’enflent pas de trop).
On pourrait facilement faire un parallèle entre la SNCF et la France qui étaient larguées, et qui sont maintenant en grands chantiers, à ramer pour rattraper les inactions et évitements du passé. Et ce n'est qu'un début!
Les hommes politiques sont de plus en plus pragmatiques, obligés de jongler entre le social, les nationalistes de gauche et de droite et leurs fakes news, et les guerres économiques internationales. L’Union Européenne peut évidement mieux faire et la Nation doit s’adapter en permanence à la concurrence internationale pour maintenir notre économie au plus au niveau, seul moyen de préserver ce qu’il nous reste d’indépendance, et les emplois en France, et pour résorber le chômage colossal, année après année.
L’appartenance politique, n’est donc plus un critère premier, il passe derrière la personnalité même de l’élu, qui choisira au final entre l’idéologie et le pragmatisme.
Ceci ne concerne évidement pas les idéalistes irréalistes, qui n’ont qu’une idée en tête, conduire le modèle français à sa perte sans rien propose de concret, et sans statuer sur les dégâts irréversibles qu’ils engendreraient. Les " y'a qu'à, faut qu'on " ………
a écrit le 06/05/2019 à 10:05 :
Droite, Gauche? Mais quelle est la signification de ces concepts aujourd'hui? Qui peut croire que l'on peut revenir de manière significative sur les "acquis" sociaux, et qui peut croire que l'état de nos finances publiques, et le refus des français à payer plus d'impôts, vont permettre d'augmenter la redistribution? Nous sommes allés au bout du bout sur ces oppositions marxistes travail/capital, dans un monde où seule l'innovation compte.. Oublions donc ces concepts qui ont perduré jusqu'aux années 80 (Microsoft a été créé en 1975!), et remettons les discussions sur le seul axe restant: les populistes nationalistes (souverainistes?) à l'encontre des européens mondialistes.
a écrit le 06/05/2019 à 7:57 :
Il est vu à droite par une rhétorique de combat de certains qui voyaient également Hollande et le PS comme suppôt de "l'ultra libéralisme", cela ne veut plus rien dire.
Analyser la politique française sous le prisme d'une propagande extrémiste, c'est tomber dans le piège.
a écrit le 05/05/2019 à 19:59 :
Juste une triple erreur de perspective, d'observation et de présupposé : les mouvements tactiques ne remettent pas en cause les lignes de fracture de l'analyse politique et économique sur ce que sont et restent la droite et la gauche sur le fond. En réalisant l'OPA médiatique sur le progressisme et son image, tout en ringardisant le reste de la gauche, Macron a siphonné la droite centriste Juppéiste et capté son électorat "social". Pour l'instant, le progressisme se retrouve donc "essentiellement", car "apparement", à gauche. Comme la droite "LR", malgré le vote de ses électeurs à la primaire, refuse de se reconnaître vraiment "de droite", elle est donc complètement déboussolée et ne sait plus où elle est. Dans le même temps, le RN croit judicieux de capter la révolte gauchiste des gilets jaunes et écorne donc sérieusement son image droitière voire autrefois libérale (économiquement). Donc toutes les droites sont en retrait dans leur apparence. Pour autant, le spectre politique continue de s'étendre fondamentalement des révolutionnaires aux conservateurs. Et contrairement à ce que l'on pense trop rapidement, le révolutionnaire est en réalité le vrai conservateur : il veut changer l'ordre établi pour imposer de manière intangible un ordre nouveau une fois pour toutes ( c'est l'Internationale qui "devient le genre humain", ou à l'opposé "le Reich pour mille ans"...). Alors que le conservateur est en réalité le vrai progressiste : il est prêt à tout donner pour tout conserver. Cessons donc les analyses manichéennes rapides de type "bien et mal", "gentils et méchants", "progressistes et conservateurs", "droite ou gauche" : il y a "les droites" et il y a "les gauches". Et puis il y a les mouvements transverses qui les agitent périodiquement. La politique, comme la vie, est faite de mouvement, pas de réalités intangibles et révélées.
a écrit le 05/05/2019 à 18:59 :
Boycott les élections européennes je suis le premier elle servent a qui les députés européens pour fers quoi l Europe de pires en pires pour enrichir Rachida Dati Elle à la barrière
a écrit le 05/05/2019 à 17:03 :
A qui la faute ?Les media detenus par qq milliardaires, sont à leur service et ne font plus d'éducation populaire, d'où la pensée unique... Plus la pensée relativiste et la censure... nous y sommes.
dans un regime totalitaire!
a écrit le 05/05/2019 à 13:44 :
Macron penche du côté ou il va tomber . Tous ses ennemis s'abritent derrière les gilets jaunes et ça pousse....
Réponse de le 06/05/2019 à 11:37 :
Oui,mais il va esquiver,et tous ceux qui pousseront derrière les gilets jaunes tomberont sur les gilets a terre.
a écrit le 05/05/2019 à 10:43 :
Faisons donc la synthèse d 'un sujet qui n' en est pas un. Macron est un européiste dont la politique est soumise aux GOPE ou feuille de route de Bruxelles. La gauche est européiste et prenait ses ordres sous Hollande à Bruxelles, ainsi donc, qu' est-ce qui les différencie ? Tout simplement rien et comme l' analyse F Asselineau de l' UPR ..
Ainsi les 4 revendications essentielles des Gilets Jaunes, RIC, ISF, augmentation pouvoir d' achat, TVA à 0 % sur les produits de première nécessité sont des seules prérogatives de Bruxelles !
CQFD..
Réponse de le 06/05/2019 à 1:44 :
En effet. Comme vous l'écrivez, heureusement qu'il y a Bruxelles et les GOPE pour protéger la France de mesures aux mieux démagogiques, au pire poujadistes, et dans tous les cas catastrophiques, telles que celles que vous citez (notamment le RIC et la TVA à 0%). Rien que pour cela, l'Europe est indispensable.
a écrit le 05/05/2019 à 9:36 :
Nous vous remercions, La Tribune de reprendre des publications d'une qualité informative certaine. Le nombre de commentaires parle de lui même. Une information réfléchie soulève et élève le lecteur sur le débat des idées, quelque soit sont point de vue.
Directeur de la pub., rédac, pigistes... : Continuez sur cette voie.
Être journaliste c'est aussi faire tourner sa cervelle. Alors oui cela est pénible, mais voyez le résultat : Cela nous plait ! Bon il y a encore du boulot cela dit.
Sus aux articles vides, creux et nauséeux. Donnez nous de quoi penser. Nous en avons marre de dégueuler sur des articles sans analyses prospectives et cetera. B+ pour The Conversation, B- pour la Tribune car le copier-coller c'est mal :). Nous notons cependant l'effort. Dernier truc : émancipez-vous également de vos actionnaires, ça peut aider.
a écrit le 05/05/2019 à 9:05 :
Au lieu de poster des commentaires qui révèlent une ignorance profonde du sujet commencez par lire les ouvrages d'Aymartia Sen, sur la "capabilité" . l'article cité ci dessous illustre son propos.

Amartya Sen : un bilan critique
Emmanuelle Bénicourt
Dans Cahiers d'économie Politique / Papers in Political Economy 2007/1 (n° 52), pages 57 à 81
Réponse de le 05/05/2019 à 10:36 :
Il serait temps que l’Arménie et la Turquie se rapproche pour faire le deuil de cette terrible histoire du monde et je vous rappelle que le génocide Juif est d’une plus grande ampleur qui révèle les monstruosités des humains envers d’autres humains.
Les comités internationaux demande depuis 20 ans à l’Arménie de commencer un travail commun historique: ce que l’Arménie refuse , pourquoi ?
Quand vous faites des recherches à ce sujet sur le Web : toutes les informations sont orientées et limitées , pourquoi ?
De nombreuses témoignages de l’époque sont aux mains des institutions internationaux , le génocides et les massacres ne se font pas d’un côté en temps de guerre et de confit .
Que pensez vous de l’abandon Européen globalisé , après la chute du l’homme malade d’Europe ?
Pourquoi ces informations ne sont pas diffusés ,parler et communiquer c’est «  déjà crevé l’abcès » et éviter des malaises que la génération actuelle des deux côtés n’est pas responsable et encore moins ceux qui sont nés en France et qui n’ont aucun attachement avec cette histoire historique.

Remuer l’histoire sans dialogue, sans issue est pousser les générations futures aux schémas chaotiques psychologiques.

Bref je trouve que ce sujet historique mérite une concertation internationale avec les pays concernés et que la France doit rester neutre sur ce sujet et laisser les pouvoirs internationaux à trouver une issues pour que les générations futures grandissent dans la maturité , le respect et l’humanité sans racine et sans haine des uns et des autres .
Réponse de le 05/05/2019 à 10:59 :
Il y a une erreur de frappe sur «  humanité sans racine « 

L’humanité a une racine :
l’ancrage sur terre , droit à la vie pour tous , respect pour toutes les vies , l’ancrage de son corps et son esprit (conscience)sur terre avec le respect de soi- même , des autres tous ( sans exception) de l’environnement dans sa globalité .
Le plus difficile pour les humains est le «  respect » dans les différences
Nous avons le droit d’être différents mais nous ne sommes pas obligés de nous haïr et nous entre - tuer .
Ça s’appelle les nuances et les compromis pour le «  vivre ensemble «  dans le respect et l’humanité.
a écrit le 04/05/2019 à 22:19 :
L’humanité régresse car le «  dialogue et l’apaisement «  n’est pas le socle des politiques mondiales.
Des feuilles de route qui s’orientent vers des futurs conflits et guerre ( d’après des théories de certains spécialistes, pour les usa et la Chine )
Ça serait dommage pour l’humanité de revivre un remake de la dernière guerre mondiale .
J’espère qu’il y a un astéroïde qui détruit la terre entièrement avant , alors leurs délires communes à tous et toutes .
a écrit le 04/05/2019 à 21:33 :
M.Macron reconnaît le génocide Armenien pour une éventuelle adhésion à l’UE de l’Arménie qui est en Asie Mineure .

Par ailleurs l’empire Ottoman pour ceux qui savent l’histoire ( pas Wikipedia) a nommé des gouverneurs Arméniens pour diriger l’empire , des génocides il yen eu car c’est un grand conflit qui a tue des millions de Turcs et d’Arméniens , j’en passe viols et meurtres .
Cette partie de l’histoire du monde est occultée des manuels d’histoire .
La souffrance dans une guerre et génocide est des deux côtés .

Aujourd’hui et France , il existe des communautés bien intégrées , si M.Macron propose cette politique , peut il également proposer une loi contre les harcèlements des groupuscules extrémistes de tout poil qui ont le pouvoir d’harceler des citoyens sur voie publique en voiture , comment déclarer ces harcèlements et comment se défendre ?
Allumer le feu de ce sujet en France avec la crise des GJ ce n’est pas malin et c’est un droit direct pour le RN.
a écrit le 04/05/2019 à 19:06 :
Un peu penible a lire le truc.Mais finalement, qu'est ce que le progressisme? Chacun peut le voir a l'aulne, au cyprès, au micocoulier, ou soyons fous, au sequoia de ses propres exigences ou envies.
Il y a en fait un progressisme lapin, un progressisme canard, un autre lion et assurement un progressisme bovin. A se demander si le progressisme existe reellement ou tout du moins, un progressisme ok mais vers où?
Non, j'ai bien peur que la vraie nature du president Macron soit en fait qu'il est un supranational socialiste, ce qui pourrait expliquer le petit fumet droitier qu'on croit lui reconnaitre.

Oui je sais, c'est aune pas aulne, mais j'avais tellement envie d'écrire sequoia et micocoulier que j'ai pas pu m'en empecher et pi de toute façons nous les lapins on a la licence des poètes, on a le droit d'ecrire quoi qu'on veut comment qu'on veut. Na et tenez vous le pour dit
a écrit le 04/05/2019 à 18:32 :
La France est le pays le plus redistributif des pays riche , lire le livre de Piketty qui n' est pas spécialement de droite....Bon en étant plus terre à terre ce n' est pas les G.J qui vont investir et créer de la richesse , donc comme on attire pas les mouches avec du vinaigre il est bien obligé de les caresser dans le sens du poil .
a écrit le 04/05/2019 à 17:45 :
Au lit c'est une tactique. Je fais semblant de passer par devant et hop je te prends par derrière. Du moment que tout le monde est consentant. C'est ce que fait avec les Etats Unis, le Chef Suprême de la Corée du Nord Kim Jong-un.
a écrit le 04/05/2019 à 17:07 :
La gauche - caviar c’est un «  fléau sociétal « les plus grands menteur du 21 siècle... plus jamais ça... et plus jamais UMP non plus ... je suis traumatisé à vie par ces 2 groupes.😱
a écrit le 04/05/2019 à 16:53 :
Car il a désactivé le côté gauche pour activer le côté droit qui attire «  une certaine majorité « ?
a écrit le 04/05/2019 à 16:44 :
Très intéressant article. Il devrait convenir aux ex-conseillers du Président, et au Président lui-même. Ce dernier – le « bouc-émissariat » qui lui est (durablement) infligé doit être particulièrement fatigant – est plus que las de la litanie des « Président des riches », etc. Vous évoquez tant le livre « Le progrès ne tombe pas du ciel », que la notion de « capabilité » d’Amartya Sen qui affine le concept de progressisme (« élargir les possibilités d’action de chacun ») et l'approfondit. En permettant à chacun d’améliorer son sort et de le faire dès lors que les « capabilités » dépassent les seuls bagages classiques (diplômes acquis, aisance financière), ou du moins tire de leur impossible usage les conséquences dommageables. Tel, durablement précaire, ne pourra – en raison de cette inégalité par rapport à d’autres – se réaliser, donc transformer sa vie, faute de moyens. À ventre vide ou peu rempli (un Émile Zola fonda, par exemple, maint roman sur ce type de donnée) : l’assignation à l’inculture prive d’aisance, partant, de bonheur. Il ne viendrait à l’idée de personne de faire du créateur de « Germinal » ou de « L'Assommoir » un écrivain, pas plus qu’un homme, de droite.

Votre éclairage d’une droite aux doctrines désormais moins interrogées et travaillées aujourd’hui qu’elles ne furent aux XVIIIe, XIXe et encore au XXe siècle rend compte probablement de leur effacement progressif.

De là à faire d’Emmanuel Macron un homme de droite sous prétexte, imagine-t-on, que son « en même temps » – si moqué – n’est jamais pris par ses opposants (mais pas seulement) pour ce qu’il est : la recherche des moyens les plus pertinents d’agir, partant, le dépassement de la clôture dans une idéologie qui interdirait d’user de toutes les possibilités, au sein même de la démocratie, d’arriver au « cap » désigné et de le permettre à ceux qui s’en sont fixé un. À condition, il va sans dire, que les contraintes connues (dette publique, etc.) ne soient pas trop alourdies par des désordres au fondement assez irrationnel, comme on put l’observer ces derniers samedis.
a écrit le 04/05/2019 à 16:39 :
Parce que c'est un danseur visage et un menteur compulsif.
a écrit le 04/05/2019 à 16:21 :
quand un pays voit sa bonne morale baveuse donnee par des intellectuels bienpensants donc de gauche, des journalistes independants donc de gauche, et ont des politiciens bienveillants donc de gauche, tout ce qui ne se raccroche pas aux valeurs d'ultra gauche est stigmatise , et montre du doigt comme ultra neo liberal ultra neo sarkozyen ultra neo capitaliste ultraneo patronal ultraneo imperialiste americain...
vous avez deja vu des gens de gauche se plaindre de polpot, staline ou chavez?
c'est les premiers a les applaudir!
rien d'ultra ou rien de neo chez ces gens qui ont autant de bonnes valeurs morale que lors de l'affaire kravchenko!
rien de neuf sous l'ultra propagande de neo gauche
a écrit le 04/05/2019 à 15:48 :
Les gouvernements sont de plus en plus au service des états, et non l'inverse comme ce devrait être le cas dans une démocratie. D’où l'absence d'alternatives politiques dans la gestion de notre pays. C'est pourquoi nous avons l'apparition spontané de personnalités politiques qui suivent la ligne tracée vers le fédéralisme européen, le seul véritable objectifs des réformes étant l'alignement des nations européennes. On nous a vendu le marché commun, et on se retrouve avec l'union soviétique européenne.
a écrit le 04/05/2019 à 14:02 :
Macron a réduit le champs des possibles pour les plus pauvres. Il a commencé par saccager l'école publique, levier le plus important de la lutte contre l'inégalité des chances.
Réponse de le 04/05/2019 à 15:23 :
Ah bon, parce que diminuer les effectifs d'élèves dans les classes primaires des quartiers défavorisés, c'est 'saccager l'école publique', selon vous ? Décidément, la mauvaise foi politique, la désinformation et l'anti-républicanisme sont des 'valeurs' qui ont de beaux jours devant elle en France...
Réponse de le 05/05/2019 à 2:10 :
Informez vous, vous parlez d'un domaine que vous ne connaissez pas:

Il a supprimé les "plus de maitres que de classes" (PDQMC) et réduit les moyens des Rased pour les redéployer en CP/CE1, uniquement en REP d'ailleurs . C'est une opération à somme nulle et je pense que les PDQMC étaient plus efficaces.


De plus les effectifs sur le terrain en REP dépassent souvent les 20 élèves par classe car ce nombre est un objectif pas une contrainte. Sa seule mesure c'est un objectif!

Il y a plus d'élève et moins d'enseignants sous Macron. Il suffit de faire une division pour comprendre qu'il a réduit les moyens humains de l'école.

Il y a donc plus d'élèves par classe en moyenne sous Macron.

Enfin, vos mots à mon égard sont totalement déplacés, mais j'ai l'habitude de faire face à l'arrogance des ignorants.
Réponse de le 05/05/2019 à 13:49 :
Plus de maîtres que de classes ? Voilà bien un luxe qu'un pays ruiné ne peut évidemment se permettre. Mais il fallait bien utiliser les 60000 postes que Hollande, par pur clientélisme électoral, avait irresponsablement rouvert (2,5 milliards de coôut en année pleine). Un objectif raisonnable et indispensable serait de fermer 100000 postes dans l'Education, et d'en redéployer 20000 autres sous forme de postes destinés à assurer la surveillance et l'ordre dans les établissements.
a écrit le 04/05/2019 à 10:48 :
Macron pense à gauche ? Quelle blague...
Réponse de le 04/05/2019 à 16:54 :
Oui, il n'est pas pour la justice et la liberté individuelle, tout doit être décidé par l'état pour votre bien, d'où ce nombre de fonctionnaires, régimes privilégiés très spéciaux, avantages sociaux.
A quand la responsabilisation des citoyens?
a écrit le 04/05/2019 à 10:31 :
"Lapin et canard, 1892."

Excellent ! où "droite et gauche" sont parfaitement résumées à savoir les deux faces d'une même pièce.

Regardez mélenchon qui donc devrait être progressiste et qui dès que son parti commence à monter dans les sondages défend les dictateurs du monde... Alors certes il est là pour casser pour casser l'idéologie de gauche, tout comme Macron casse celle de droite car au final même eux ne se comprennent plus leur propre posture tellement tout ceci ne veut rien dire.

L'illusion politique.
a écrit le 04/05/2019 à 10:03 :
Macron pense a gauche ? Le président des très riches 🤑
Réponse de le 04/05/2019 à 15:27 :
Etant donné que Macron a fortement augmenté la prime d'activité pour les ménages à faibles revenus, leur a supprimé la taxe d'habitation et a augmenté sensiblement l'allocation Adulte Handicapé, j'imagine que pour vous 'très riche' démarre à, disons, 600 ou 800 euros de revenus par mois, et que tous les français qui sont au-dessus de ce seuil et qui ont donc fortement profité des mesures Macron sont des 'sales riches' qui ne méritaient pas d'être aidés... Les lecteurs jugeront votre appréciation très 'particulière' des 'très riches'.
a écrit le 04/05/2019 à 9:50 :
Le Parisien dévoile le chiffre des ventes du livre et nous pouvons parler de flop puisqu’il ne se sont vendu qu’à 3 700 exemplaires au cours des trois dernières semaines.
a écrit le 04/05/2019 à 9:10 :
Peut-être parce que la France est le seul pays à être resté communiste dans sa pensée ?
Les Gilets Jaunes font furieusement penser aux soviets.
Réponse de le 04/05/2019 à 10:02 :
macron fait penser au régime soviets avec la répression policière vous n'avez jamais pensé qu'on pouvait se révolter rien que par simple injustice sans coller des netiquettes? je ne suis pas communiste loin s'en faut mais je soutient les gilets jaunes qui font bouger la société mais pour des gens bien nanti comme vous surement ça dérange votre petit confort
Réponse de le 05/05/2019 à 13:55 :
Apprenez un peu l'histoire et regardez ce qu'étaient les soviets. Les assemblées de GJ sur les ronds points c'est le clone quasi exact des soviets. La "répression policière" a à ce jour fait 0 morts, et la plupart des blessés, en particulier ceux qui ont eu la main arrachée en essayant de relancer des grenades, n'ont en général qu'à s'en prendre qu'à eux mêmes. Ces gens là ne font pas bouger la société, ils cherchent à abattre la démocratie.
a écrit le 04/05/2019 à 8:24 :
"une personne en situation de handicap, par exemple, peut réaliser moins de choses qu'une autre si l'infrastructure adéquate n'est pas accessible".

En parlant de ça :

Connaître la loi et les normes pour handicapés sur le bout des doigts. Et surtout les sanctions qui pèsent sur les établissements recevant du public. Voilà le créneau d’escrocs d’un nouveau genre qui harcèlent les petites et moyennes entreprises (PME) de France. Depuis 2014, date des premiers faits recensés, 3000 gérants de petits commerces ont déposé plainte, après avoir été floués par des sociétés qui leur faisaient miroiter une mise en conformité, ou en tout cas l’obtention d’un dossier permettant de différer les travaux.

Entre 2017 et 2018, cette arnaque aux « dossiers d’agenda d’accessibilité programmée » a augmenté de 34%. 722 PME ont été victimes de ces escroqueries oscillant entre 1000 et 2000 euros. « Mais il y a un énorme chiffre noir car beaucoup de petits patrons ne déposent même pas plainte, par honte, parce qu’ils n’ont pas le temps ou parce qu’ils ont payé en liquide », indique un enquêteur spécialisé.
Près d’un tiers des professionnels ciblés appartient au secteur médical ou paramédical. « Plusieurs équipes ont été interpellées, mais le phénomène continue de progresser, reprend cette même source. Les escrocs mettent la pression sur les gérants de PME en leur montrant les peines encourues. »La loi handicap prévoit en effet 1 500 euros d’amende pour absence non justifiée de dépôt d’agenda d’accessibilité programmée. Et la sanction pour non-conformité des lieux coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros minimum. La constitution des dossiers prend du temps et semble suffisamment obscure pour que les arnaqueurs s’engouffrent dans la brèche.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :