Siphonner les voix des "fâchés, pas fachos", le pari perdu de Mélenchon

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(Crédits : Reuters)
IDEE. Malgré tous ses efforts, la France insoumise ne parvient pas à capter les voix d'une frange de l'électorat populaire qui demeure ancré à droite politiquement et culturellement. Par Hugo Melchior, Université Rennes 2 et Bryan Muller, Université de Lorraine

Avec seulement 6,3 % des voix, la France insoumise (FI), à l'instar de la majorité des gauches radicales européennes, a connu lors des élections européennes du 26 mai 2019 une érosion spectaculaire par rapport à 2017. Celles-ci n'ont plus que 41 députés au Parlement européen, soit 20 % de moins que durant la précédente mandature (52 eurodéputés).

Dès le début de la campagne, en août 2018, la FI avait pourtant annoncé vouloir faire de cette élection un « référendum anti-Macron », enjoignant les Français à infliger au « Président des riches » une formidable « raclée démocratique ».

Cette crise de croissance, qui a dégénéré en crise ouverte au sein du mouvement, ne serait-elle pas la preuve de l'incapacité structurelle de Mélenchon et de ses amis à réussir ce pari audacieux qui aurait justifié leur hypothèse stratégique du « populisme de gauche », chère à la philosophe Chantal Mouffe : conquérir l'électorat populaire de la droite nationaliste ?

Il s'agissait de rallier au moins une partie significative des millions d'ouvriers et d'employés, plus largement des Français aux revenus modestes. Élection après élection, ces derniers persistent à apporter leur suffrage au parti de Marine Le Pen, le Rassemblement national (RN), au lieu de soutenir ceux qui veulent « redonner le pouvoir au peuple » et défendent l'idée d'un nouvel humanisme contre les ravages du « capitalisme extractiviste et productiviste ».

Le FN/RN solidement ancré au sein de l'électorat populaire

Avec 32 % du vote des employés et 47 % de celui des ouvriers à ces élections européennes, le RN demeure le premier parti populaire de France, dans la continuité de ce est qui à l'œuvre non seulement depuis que Marine Le Pen a succédé à son père en 2011, mais bien depuis les années 1990, et ce qui fut le « tournant social » du FN. Celui-ci a contribué fortement à la prolétarisation de son électorat, et par là même au renouvellement et à l'élargissement de sa base électorale. Le FN/RN a réussi à capter le vote ouvrier, et peut, depuis 25 ans au moins, se prévaloir d'un véritable « ancrage de classe ».

La force du FN/RN réside dans le fait que ce vote populaire n'est pas soumis à des fluctuations, mais se maintient - scrutin après scrutin - à des niveaux élevés, qui lui permettent de demeurer une force compétitive sur le marché politique, même si le mode de scrutin uninominal à deux tours rend chimérique l'ambition de pouvoir disposer d'une majorité parlementaire en ne comptant que sur ses seules forces.

Ainsi, la droite nationaliste a-t-elle réussi le tour de force de pérenniser sa pénétration dans ce qui a constitué, pendant des décennies, « la base populaire et ouvrière » des gauches socialiste et communiste, avant qu'advienne, à partir du milieu des années 1980, un processus de désaffiliationqui remit durablement en cause le « vote de classe » à gauche.

A la conquête des « fâchés pas fachos »

Mélenchon ne fit pas d'autre constat en juin 2012, lorsqu'on l'interrogea sur son choix d'aller affronter Marine Le Pen dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais pour tenter d'accéder à la députation :

« Le décrochage n'est pas qu'affectif, cette gauche-là est aujourd'hui incapable de prouver au peuple que ses intérêts sont à gauche. Il y a une déconnexion entre son programme et les classes populaires. Nous sommes la relève ».

Son ambition pour les années à venir était la suivante : reconquérir au moins une partie de cet électorat ouvrier lépéniste, considéré comme définitivement perdu par certains à gauche. Ceux que Mélenchon désigne, depuis au moins les législatives de 2012, sous l'expression « les fâchés pas fachos ». A l'inverse, la Fondation Terra Nova expliquait que pour triompher en 2012, le PS ne devait pas « chercher à restaurer sa coalition historique de classe » car « la classe ouvrière n'est plus le cœur du vote de gauche ».

Dès la présidentielle de 2012, dans la stricte continuation de ses prises de position antérieures, Mélenchon fit du FN son adversaire numéro un, et de Marine Le Pen sa « principale ennemie », considérant que les deux représentaient un véritable danger autant pour les intérêts des salariés que pour l'unité de la nation républicaine, et que par là même, elle était « illégitime » à occuper la maison du pouvoir.

Par ailleurs, Mélenchon postulait que son « éradication » était également nécessaire pour des raisons stratégiques. En effet, le FN était présenté comme « le verrou » à faire sauter pour permettre de renverser le rapport des forces à gauche, condition de possibilité pour permettre une recomposition du système partisan en France. Il déclarait ainsi, le 19 avril 2012, lors de son ultime meeting au Parc des expositions de la porte de Versailles, devant 50 000 personnes :

« Il faut pour des raisons morales, affectives que vous connaissez mais aussi pour des raisons politiques que nous levions le verrou que les Le Pen père, fille, et je ne sais qui encore, opèrent sur la situation politique. »

En effet, la menace du FN était, d'après lui, ce qui permettait aux socialistes de justifier le vote utile en leur faveur, et de préserver ainsi leur domination électorale à gauche. Finalement, ruse de l'histoire, le PS se délita pendant la mandature de François Hollande, sombrant même dans les limbes en 2017, tandis que le FN continua d'améliorer ses scores à chaque nouveau scrutin, allant jusqu'à dépasser la barre symbolique des 10 millions de voix au second tour de la présidentielle de 2017.

De l'éloge de la « société bigarrée » au codéveloppement

Lors de la présidentielle de 2012, sachant que les électeurs du FN étaient les plus polarisés par la question de la « rencontre migratoire », Mélenchon - lors de son discours sur les plages du Prado à Marseille - avait déjà cherché à convaincre en faisant l'éloge de la « société bigarrée », en promouvant le « métissage ». Il soulignait alors les bienfaits de l'immigration extra-européenne pour la société française, ainsi que la communauté de destins des peuples du pourtour méditerranéen.

Ainsi, pour tenter de l'emporter dans cette bataille culturelle, et de détacher une partie de l'électorat populaire arrimé au FN, Mélenchon fit-t-il le choix de célébrer l'altérité, « l'Autre » dans sa singularité, récusant sans ambages toute conception ethnique, racialiste, exclusiviste de la nationalité française, et par là même défendant une conception ouverte, radicalement politique et universelle de la citoyenneté dans la tradition égalitaire du mouvement ouvrier organisé, comme l'illustra l'expérience historique de la Commune de Paris.

Cependant, au premier tour de la présidentielle de 2012, seuls 2 % des électeurs de Jean‑Marie Le Pen de 2007 se reportèrent sur sa candidature. Il en fut de même en 2017, où ils ne furent que 4 % parmi les électeurs de Marine Le Pen de 2012 à apporter leur suffrage à Mélenchon.

Celui-ci avait pourtant décidé, lors du dernier scrutin présidentiel, de remiser en partie sa ligne résolument pro-immigration de 2012 qui, selon lui, lui aurait coûté des voix dans l'électorat populaire. Aussi préféra-t-il insister sur la nécessité de réduire les flux migratoires en s'attaquant à leurs causes, tout en affirmant - contrairement à 2012 - que l'immigration devait être assimilée à « un exil forcé », à « une souffrance », lui même ayant connu dans son enfance l'expérience douloureuse « du partir », et que, par des politiques de codéveloppements ambitieuses, il fallait créer des conditions matérielles d'existence suffisamment dignes dans les pays d'émigration pour que les étrangers puissent demeurer « enracinés » chez eux.

Comme dans les années 1960, lorsqu'en Bretagne on revendiquait dans l'espace public vouloir « vivre et travailler au pays », et mettre ainsi fin à l'exode endémique des forces vives bretonnes contraintes de partir travailler notamment dans la capitale,Mélenchon répéta maintes fois que les étrangers de tous les pays devaient avoir la possibilité eux aussi de « vivre dignement au pays ».

Pour Mélenchon, si « l'invasion migratoire » constituait un mensonge éhonté utilisé pour effrayer les nationaux et les détourner des adversaires véritables que seraient dans sa conception dichotomique de la société les membres de « l'oligarchie », de « la caste », et si la France se devait d'être exemplaire au travers de sa politique d'accueil des étrangers réfugiés, il n'existait pas un « droit d'émigrer ». Cela revenait à accepter, sans toutefois l'assumer franchement, que l'État puisse renvoyer les étrangers qui se voient refuser un titre de séjour par l'administration.

La question sociale plutôt que la question ethnique

Lors de la campagne de 2017, les cadres de la FI se réjouirent des déboires du FN : mauvaise prestation de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron lors du débat de l'entre-deux-tours, incapacité du FN à constituer un groupe parlementaire (contrairement à FI), suivi par le départ de son numéro deux, Florian Philipot, en septembre 2017 après que ce dernier eut été brusquement déclassé dans l'organigramme du FN. Mélenchon rappela, comme il l'avait déjà fait le 27 août 2017 à Marseille, que le FN était « un parti qui ne sert à rien », un repaire d'illusionnistes, qui tromperaient sans vergogne les salariés, les classes populaires.

Entre 2017 et 2019, le dirigeant des Insoumis ne cessa de s'adresser aux « fâchés pas fachos », c'est-à-dire à ces électeurs que comptait le FN/RN censés être davantage sensibles à la question sociale qu'à la question ethnique/raciale, et susceptibles d'être séduit par le vote FI. A ses yeux, il existait un réservoir de voix important. Sans doute pensait-il aux 36 % des électeurs du FN qui déclaraient avoir une bonne opinion de lui. Sans compter ceux qui, nombreux, parmi les indécis au sein de l'électorat frontiste, disaient du candidat de la FI qu'il était leur deuxième choix.

Il rappela l'actualité et la permanence de ce combat contre le RN/FN, notamment au plus fort de la crise des Gilets jaunes, en décembre 2018, exprimant le désir de voir ces électeurs « fâchés pas fachos » manifester leur colère autrement qu'en apportant leur suffrage à la droite nationaliste.

Quand le RN siphonne des électeurs de Mélenchon

Les élections européennes auraient dû permettre de mesurer le chemin parcouru par la FI dans sa volonté de siphonner une partie de l'électorat frontiste, et notamment sa capacité à rallier ceux que Pascal Perrineau nomme les « gaucho-lepénistes » qui, même minoritaires, représenteraient néanmoins 10 % de l'électorat frontiste.

Il n'en fut rien : le transfert d'électeurs de Marine Le Pen de 2017 vers la FI, lors du scrutin du 26 mai 2019, a encore décru par rapport aux deux présidentielles de 2012 et 2017. Il a même été, pour ainsi dire, insignifiant : proche de 0 %. A contrario, la liste RN dirigée par Jordan Bardella a réussi à rallier 7 % des électeurs de Mélenchon de 2017 qui ont voté à ces élections européennes.

Les enquêtes successives l'avaient démontré depuis longtemps : s'il est un électorat populaire faisant du FN/RN un véritable « parti de classe », l'électorat lepéniste reste ancré à droite politiquement et culturellement. D'origine européenne, il assume un positionnement résolument hostile à l'endroit des étrangers extra-européens et de culture arabo-musulmane, tout en exigeant que soit mis en œuvre par l'État un protectionnisme intégral afin que les titulaires de la nationalité française soient privilégiés par rapport aux étrangers et protégés contre les supposés méfaits du « mondialisme », du « libre-échangisme ».

Aussi, lorsque des transferts de voix massifs ont eu lieu au détriment du FN, comme en 2007, c'est la droite libérale en la personne de Nicolas Sarkozy qui en a profité. A l'inverse, en 2017, Marine Le Pen est parvenue à attirer jusqu'à 14 % des électeurs qui avaient voté Sarkozy en 2012.

Ces deux cas de figure, à une décennie d'intervalle, apportent la preuve de la porosité entre des électorats des droites, tandis que la FI, en dépit de sa stratégie dite « populiste de gauche » visant à s'adresser, à partir de son programme l'Avenir en commun, aux classes subalternes par-delà les clivages partisans, n'a pas réussi à ramener dans son giron même une fraction de cet électorat au « tropisme droitier ». Et cela, en dépit d'un discours qui se voulait plus équilibré sur la question migratoire, au risque de se retrouver à contre-courant des propositions jugées maximalistes de certaines « gauches alternatives »comme le NPA, en faveur de la liberté totale de circulation et d'installation.

Malgré ces échecs, Mélenchon et ses partisans n'ont pas renoncé, à partir de leur programme, véritable socle commun, à disputer au RN l'hégémonie culturelle au sein des classes populaires « blanches ». En effet, outre la nécessité de rallier une fraction importante de la masse des abstentionnistes récurrents, mais aussi de pénétrer enfin l'électorat âgé (3 % de suffrages seulement chez les plus de 65 ans aux dernières élections européennes pour la FI, alors que celui-ci constitue l'électorat le plus mobilisé à tous les scrutins), il leur faudra également construire des jointures solides avec la multitude hétérogène « des petits blancs » pour espérer devenir à moyen terme « un parti au pouvoir ».

The Conversation _______

 Par Hugo Melchior, Doctorant en histoire politique contemporaine, Université Rennes 2 et Bryan MullerDoctorant contractuel chargé d'enseignement en Histoire contemporaine, Université de Lorraine

 La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

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Commentaires
a écrit le 19/08/2019 à 11:51 :
Votre véritable problème est vos discours, vous fermez la porte a tout ceux qui on donnés leurs voix ès que vous allez en cherchez d'autres... Trop extrême votre position pour être viable.
a écrit le 03/08/2019 à 16:08 :
Le FN, sous l'impulsion de Philippot, quand il était l'hémisphère gauche de Marine a réussi une transition assez impressionnante de l'extrême droite la plus classique et conservatrice, vers le national socialisme.

Doctrine électoralement puissante, comme l'histoire l'a prouvé, mais pas plus ancrée dans une vérité historique que les fake new de Trump.

Il suffit de quelques boucs émissaires (l'UE, les musulmans ), de temps un peu troublés, de quelques leaders inefficaces, et roule ma poule... on vote pour les "preux chevaliers au mains propres", même s'ils se sont déjà passablement salis et décrédibilisés.
Évidemment, ça se termine mal avec une grosse gueule de bois.

C'est toujours désespérant pour les gens de raison et de mesure cet engouement pour les gourous noirs.

Espérons seulement que les peuples reprennent leurs esprits avant l'accident planétaire.
a écrit le 03/08/2019 à 11:42 :
>> enjoignant les Français à infliger au « Président des riches » une formidable « raclée démocratique » <<

Un futur docteur devrait maitriser le verbe enjoindre. On enjoint à quelqu'un de (faire).

Ou alors l'éviter...
a écrit le 03/08/2019 à 10:49 :
extrême droite, extrême gauche,... tout ça c'est pareil, et en général quant un militant change de bord, il va d'un extrême à l'autre.
Le meilleur exemple est le canard enchainé, qui avait commencé comme journal d'extrême droite pour aller vers l'extrême gauche, entre les 2 rien.
Réponse de le 03/08/2019 à 15:35 :
Le canard, viscéralement bouffeur de curé, pacifiste, anti-colonialiste, anti militariste depuis 1915, aurait donc été une officine d’extrême droite?

Là il va vous falloir développer si vous voulez être crédible.

Idem pour l'idée que le canard actuel serait d'extrême gauche. Je le lis depuis 40 ans, et je n'y ai vu aucune sympathie particulière pour les régimes, décriés à juste titre, des dictatures "populaires" de tous poils.

Pour ce qui est de la porosité des comportements, il est évident que le national socialisme a recruté autant d'élements extrémistes dans l'extrême gauche que dans l'extrême droite et que les tortionnaires des goulags auraient pu être échangés sans soucis contre ceux des camps allemands.

Les théories extrémistes attirent les extrémistes et quand elles arrivent au pouvoir, ont besoin de ces extrémistes pour y rester par la peur et la violence, que ce soit à Moscou, Rome, Saîgon ou Paris.

Vous enfoncez des portes ouvertes.
a écrit le 02/08/2019 à 17:59 :
Bravo les doctorants, le vrai danger c'est Méluche qui veut "siphonner" les voix de RN, et, pour la présidentielle 2022, " faites ce que vous voulez" mais votez pour le clone de Manu qui nous sauvera du RN ! Scénario bien rodé depuis l'ère Chirac .
a écrit le 02/08/2019 à 12:22 :
les Français en 2019 ne veulent pas de dictateur caracteriel
meme erudi et beau parleur
la gauche en plus on sort de la nulite et du gouvernement de caste
a écrit le 02/08/2019 à 8:30 :
La gauche ne sait même plus ce qu'elle est ou représente, regardez les débattre de comment "rebondir", comme si les électeurs avaient oublié les actes passés. Avant toute chose, plutôt que courir après les voix, les "gauches" devraient tenir un discours cohérent, une ligne de conduite claire, virer tous ceux qui ne la respecte pas, et joindre la parole aux actes. Tout comme LREM, la gauche subit la défiance des électeurs qu'elle a trompés. Pour la rappel, la gauche avait un positionnement "social" dans l'équilibre économie/société, mais avec le temps, elle a fait tout le contraire. Maintenant on assiste à des joutes verbales sans grand intérêt, et la LFI avec les débordements de son "leader", ses critiques sans solution, il n'inspire vraiment pas confiance, le despotisme n'étant jamais éloigné du "sacré". La première chose que devrait faire la gauche, c'est d'arrêter de subventionner le travail pour les entreprises réalisant xxx millions de CA car ces dernières, non content de faire payer les français pour embaucher, fabriquent des travailleurs pauvres sous pression constante. Pour les français, c'est la triple peine : on paie pour que ces entreprises embauchent, ensuite il faut aider financièrement ces travailleurs pauvres, et sous pression, ces derniers ont plus recours aux soins (dépressions, tabagisme, stress,alcool, accidents du travail, etc.). Mais pour changer ça, il faut avoir le courage de regarder la réalité en face. Le mouvement de GJ résulte des politiques économiques et sociales incohérentes de la gauche et de la droite, des bouts de sparadraps que les politiciens collent ici et la. Les électeurs se sont tournés vers LREM mais assiste au virage ultra libéral de la politique actuelle en accentuant les inégalités. Pauvre France, l'étape suivante est l'extreme droite au pouvoir.
Réponse de le 02/08/2019 à 10:06 :
@ PIC SOUS a écrit le 02/08/2019 à 8:30 :

vous posez bien la situation,

il convient d'ajouter la violence Parlementaire du magma LaREM Modem avec les sans culottes LR et PS qui les ont rejoint ;

Pour tenter de survivre, ce magma "politicrapule" s'est muté en dictature qui ordonne l'extrême violence policière et la répression sociale pour cogner sur les citoyens dans la misère et la pauvreté qui s'étalent, se répandent.

Macron Philippe Castaner ne sont pas des démocrates, ils constituent la DROITE EXTREME affairiste arrogante.
Réponse de le 02/08/2019 à 11:52 :
Ils veulent "changer d'Europe" sans comprendre que la meilleure façon de la changer c'est de la quitter!
a écrit le 01/08/2019 à 19:35 :
L’extrême gauche est a la chasse des voix de l’extrême droite et vice versa. La haine de la démocratie et des liberté leur sert de base électorale mais est-ce suffisant ?
a écrit le 01/08/2019 à 19:10 :
Une grosse loose Mélenchon et dangereux fasciste pour notre démocratie...On reste admiratif et on se marre de tous ses choix facétieux, démago et has been ...Melenchon t es juste pas dans le timing..🤣🤣🤣dégage
a écrit le 01/08/2019 à 17:49 :
C’est comme LR. Qui ça intéresse ?
Nouveau parti à créer à la limite : LFI + LR + parti animaliste.
Ce parti fourre tout fait encore moins de 20%.
Reste plus qu’à ajouter un parti trotskiste ou stalinien pour dépasser les 20%.
a écrit le 01/08/2019 à 16:48 :
Bel article , très prés de la vérité sociale .
Pour sortir de l émiettement des oppositions rêvons d une charte Le Pen Melanchon .
Charte qui aurait comme objectif la remise à jour de notre democratie et une fois celle ci obtenue dissolution et revote et cette fois chacun pour soi .
Réponse de le 02/08/2019 à 8:29 :
Comme en Italie... où l'attelage majoritaire brinquebalant est en train d'exploser.
Réponse de le 03/08/2019 à 20:34 :
Le mariage de la Tanche et de l'Académicien, en quelque sorte.
a écrit le 01/08/2019 à 14:45 :
le pari perdu de Mélenchon !!!!

il y a symétrie avec le pari perdu des Français qui se trouvent devoir supporter la violence Parlementaire du magma LaREM Modem PS LR et la violence policière Castanerienne d'une dictature rampante MacronPhilipienne, les Ceaușescu de France
a écrit le 01/08/2019 à 14:31 :
L'echec d'un gauchorevolutionnarisme bourgeois, hargneux et somme toute assez interessé.
Il s'est très mal entouré, celui qui facture ses prestations télés de militant, celle qui vire chroniqueuse, celui qui est pres a faire le coup de poings contre les salopiots d'etudiants qui veulent passer leurs examens, la communiquante accro a la facturation, son "media" ou ils sont tous egos....

Plantage total de discours, l'""ideologie"" au lieu de pragmatisme de base comme si tous les "electeurs de gauche" avaient suivis les cours d'université d'ete de la miss Arlette ou du facteur. Pas de quoi attirer le gilet jaune et même tout pour faire fuir la classe sociale qui aurai pu être simple sympathisante votante.

Et bon, appeler son mouvement PDG avouez que c'etait pas futé.

Je n'ai rien contre les valeurs "de gauche" (ni contre celles de droite), mais vraiment, le jean luc, faut pas abuser
a écrit le 01/08/2019 à 14:20 :
Il faudra peut-être un jour un parti de gauche anti-migrants comme en Allemagne avec Aufstehen (Debout).Même, si sur le terrain social LFI parait crédible ,elle est grillée presque définitivement sur l'immigration puique l'electorat ouvrier/employé est celui qui cotoie et qui vie le plus avec les immigrés en banlieue et constate malheureusement les problemes du quotidien avec ces populations.Cet electorat finit par se rabattre sur le RN seul exutoire possible pour lui quitte à perdre sur le social.Comme Philippot a donné un côté "gauche" au FN avant de partir ,les ouvriers ce sont donc rabattues sur le RN.Il est d'ailleurs dommage de constater que le PB principal de l'immigration massive vient du regroupement familial instauré en 1976 non pas sous la gauche comme certain le pensent ,mais la droite de l'époque : Président Giscard d'estain, actée par un décret du 29 avril 1976 signé par le Premier ministre, Jacques Chirac ( le bruit et les odeurs quelques années plus tard,comme quoi), et par le ministre du Travail, Michel Durafour ( d'ou le jeu de mot de l'époque de JMLP ) décédé en 2017.L'amnesie faisant le reste.
a écrit le 01/08/2019 à 11:48 :
caricatures de demagogochistes avec son copain Corbiere.si peu credible qu'ils en sont ridicules
a écrit le 01/08/2019 à 11:32 :
Paroles, paroles... Compliqué d'être seulement un bon orateur. Cela ne suffit pas pour diriger un parti, pour tisser une toile sur le territoire. Cala rappelle Castro et ses discours de plusieurs heures tout en laissant son peuple au niveau des années 50. Sans liberté, sans ressources personnelles. L'autocrate Melanchon vit très bien du système qu'il dit combattre.... Pourvu que ça dure !
Réponse de le 01/08/2019 à 17:18 :
"au niveau des années 50"

Faut dire qu'un embargo économique, commercial et financier à l'égard de Cuba par les États-Unis mis en place le 3 février 1962 et qui perdure jusqu'à aujourd'hui ,cela n'aide pas beaucoup. Ce qui en fait d'ailleurs le plus long embargo commercial de l'époque contemporaine.
a écrit le 01/08/2019 à 11:25 :
Comment faire confiance dans un tel type ? Qui prend un maduro comme exemple & reference ? Mauvais politique, plus dangereux que la peste.
a écrit le 01/08/2019 à 11:12 :
Il aurait travaillé sérieusement sur le R.I.C. au lieu de balader les GJ, cela aurait été une réussite! Mais c'est un européiste et pense que le peuple n'a rien a dire dans la construction de L'UE de Bruxelles!
Réponse de le 01/08/2019 à 13:52 :
Le RIC était dans le programme de Mélenchon en 2017.
Une proposition de Loi a été présentée à l'Assemblée Nationale. Avant la crise des gilets jaunes des interventions de Mélenchon à l'Assemblée sur le thème avait lieu, le terme n'était pas exactement le même :RIP pour Référendum d'Initiative Populaire.
Réponse de le 02/08/2019 à 11:58 :
Un programme? Les GJ n'ont pas étaient convaincue visiblement!
a écrit le 01/08/2019 à 11:12 :
M.Mélenchon est un pur produit de la nomenklatura politicienne française un homme gavé d'argent public qui comme toute cette classe des années 80 a bourlingué dans la vase politique, même si aujourd'hui la vase est toujours là. M. Mélenchon est fini il avait une possibilité de se positionner pour les classes les plus défavorisées manque de bol sa mégalomanie et ses sorties peu reluisantes son despotisme à vouloir régner sans partage, malgré ses paroles mais que vaut le verbe en politique rien où si peu. M.Mélenchon aurait vous l'intelligence de partir avec un retraite plus que bourgeoise et de comprendre que vous n'êtes plus un homme de situation. Je vous crois assez intelligent pour comprendre que vous polluez plus la vie politique qu'un espoir. Au revoir.
a écrit le 01/08/2019 à 10:37 :
Fantastique analyse politico-socio-médiatique ! Merci pour ça.
Pourquoi ne pas dire tout simplement que Mr Mélenchon s'est grillé en traitant publiquement par le mépris les policiers lors de la fameuse perquisition?
Et en montrant bien qu'il faisait partie de la caste.
Réponse de le 01/08/2019 à 13:53 :
Parce que vous estimez que 100 flics déboulant chez tous les assistants parlementaires, dans son appartement, au siège de 2 partis et deux assoc', des assistants qui avaient été embauchés par Mélenchon il y a 10 ans, tout ça sur la base d'accusations mensongères d'une eurodéputée d'extrême droite qui s'était en plus dédite dans la foulée, vous trouvez ça normal comme traitement ?
a écrit le 01/08/2019 à 10:22 :
Non seulement il n'a siphonné aucune voix mais il s'est fait siphonner les siennes, il est temps de prendre quelques vacances à notre Madurochon.
a écrit le 01/08/2019 à 9:06 :
Quel intérêt pour les français que ces stratégies purement égoïstes intéressant des individus qui ne le sont pas?
a écrit le 01/08/2019 à 8:45 :
Quand on ne veut pas on ne peut pas.

Vous voulez que la FI explose les compteurs ? Mettez y Ruffin à sa tête... Mais cela n'arrivera jamais car l'oligarchie communiste ne le permettra jamais, tant qu'ils ont plus de 5% et moins de 10 tout va bien, tout est "normal" on prend le fric tour en ayant pas à assumer son imposture.
Réponse de le 01/08/2019 à 9:30 :
Rufin n' a pas davantage les moyens de ses pseudos prétentions. Incapable d' annoncer la couleur loyalement tout comme Mélenchon, nul programme comportant un RIC ne peut être crédité de valeur sans Frexit puisque c' est l' UE qui adresse sa feuille de route à tous les chefs d' états européens via les GOPE, le reste, tout le reste n' est qu' enfumage et gesticulations.
Et Rufin et Mélenchon le savent, comme Le Pen.
Upr, vite pour retrouver notre démocratie ..
Réponse de le 01/08/2019 à 13:15 :
"Rufin n' a pas davantage les moyens de ses pseudos prétentions"

Ben oui puisque ce n'est pas le chef, logique...

Si vous pouviez passer moins de temps à écrire des trucs du genre je vous garantie que vous y gagneriez en crédibilité.

Même l'opposition à l'UERSS est dans le courant de l'UERSS... -_-
a écrit le 01/08/2019 à 8:44 :
La retraite a sonné pour ce millionnaire qui n'a jamais travaillé.
a écrit le 01/08/2019 à 8:14 :
Mélenchon ne peut pas avancer parce que le débat est centré sur le couple Immigration/Sécurité.
Et comme ce problème sera indéfiniment un problème ( à tort où a raison d'ailleurs), Mélenchon sera toujours plus marginalisé par ses positions pro immigration.
C'est certainement injuste, mais il en est ainsi dans la France d'aujourd'hui.
Réponse de le 01/08/2019 à 11:56 :
Il a quand même fait des erreurs d'appréciation qui lui ont couté cher.

La première est d'avoir sur-estimé la valeur de son score du premier tour à la présidentielle où il a bénéficié du report de beaucoup de supporters de Hamon qui, sur la foi des sondages ont pensé que JLM pourrait être au second tour. Support qu'il a perdu ensuite en n'appelant pas à voter contre Lepen au second tour.

Le seconde est l'exercice solitaire de l'opposition, où il n'a laissé de place pour personne, y compris dans son camp.

La troisième c'est l'épisode ridiculo-triste de la perquisition, qui finalement ne semble avoir débouché sur rien mais qui l'a coulé dans l'esprit de beaucoup de monde, y compris ceux qui pouvaient avoir un peu de sympathie pour LFI.

Tout ceci aura pu être géré de bien meilleure façon, le premier problème de Mélenchon, c'est Mélenchon.
Réponse de le 01/08/2019 à 13:56 :
1. avoir choisi Macron à l'époque lui aurait été reproché chaque matin aujourd'hui, finalement l'option "pas une seule voix au FN" était plus adaptée.

D'accord avec le reste.
La principale qualité de la FI, c'et mélenchon, mais c'est aussi son principal problème...
Réponse de le 01/08/2019 à 17:10 :
Je me demande toujours comment "le quidam" de France peut être pro immigration alors qu'il en subit la conséquence!

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