Tous Anti-Covid : son principal défi est d'inspirer confiance aux Français
Claire Poirson (*)
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La nouvelle version de StopCovid, Tous Anti-Covid, saura-t-elle faire oublier les ratés initiaux ?
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La nouvelle version de StopCovid, Tous Anti-Covid, saura-t-elle faire oublier les ratés initiaux ?
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Nouveau nom, nouveau logo, nouvelles fonctionnalités. Alors que 46 millions de Français sont désormais concernés par le couvre-feu, le gouvernement veut faire de Tous Anti-Covid, la nouvelle version de l'application de traçage numérique des contacts StopCovid, un geste barrière supplémentaire pour lutter contre la propagation du virus, en pleine deuxième vague. Mais cette application est -elle conforme à la réglementation relative aux données personnelles ? Pouvons-nous la télécharger sans crainte ? Inspirera-t-elle la confiance qu'il a manqué à StopCovid ?
Le bilan de StopCovid est clairement négatif. Selon les chiffres disponibles, StopCovid n'aurait été téléchargée que 2,2 millions de fois depuis sa sortie le 2 juin 2020, alors même que respectivement en Allemagne et au Royaume-Uni, l'application Corona-Warn-App était téléchargée 18 millions de fois, et l'anglaise NHS Covid-19, 12,4 millions fois. StopCovid n'aurait donné suite qu'à 434 notifications d'alertes selon les chiffres transmis fin septembre par la Direction générale de la santé. Et encore : ces chiffres ne comptent pas le nombre de désinstallations, qui avoisinerait le million...
Si l'on revient à la genèse, StopCovid avait été conçue pour être une application mobile mise à la disposition des citoyens pour briser les chaînes de transmission du virus en assurant une mission de détection des contacts des personnes malades. Concrètement, l'application permettait à ses utilisateurs d'être prévenus immédiatement en cas de contact rapproché (moins d'un mètre pendant au moins 15 minutes) avec une personne testée positive.
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L'application apparaissait en tout point conforme à la réglementation relative aux données personnelles : minimisation des données collectées, traitement fondé sur le consentement et l'exécution d'une mission d'intérêt public confiée à la Direction générale de la santé, finalités de traitement circonscrites et durée de conservation limitée. La CNIL avait validé sa mise en route en émettant toutefois plusieurs recommandations notamment sur l'effacement des données et un libre accès à l'intégralité du code source. Atouts majeurs : l'application fonctionnait sans géolocalisation, aucun fichier des personnes contaminées n'était réalisé, les données étaient pseudonymisées.
Claire Poirson (*)