Installée sur l’aéroport de Nevers, la société Apex Drone, créée en 2016, a développé grâce à la 5G des solutions numériques de sécurité par le drone.Plusieurs villes en France sont équipées d'un centre de surveillance urbain (CSU) qui centralise sur un grand écran toutes les caméras de vidéosurveillance, façon Star Trek... En cas de crise, les responsables politiques peuvent s'y rendre pour analyser la situation et agir en conséquence. Les nouvelles technologies mises au point par Laurent Byrs, PDG d'Apex drone, et ses partenaires chinois et israélien pourraient bien révolutionner le futur de la sécurité urbaine. « Avec nos solutions, exit le CSU, place à la gestion de crise en temps réelle », assure Laurent Byrs.
Au départ, l'entrepreneur souhaitait créer une entreprise de prestation de service dans le domaine du drone et de la formation au pilotage de drone. Puis, ce dernier a rapidement décelé le potentiel de cet outil innovant. Il s'est intéressé à une filière qui semblait encore très lointaine il y a quelques années mais qui est devenue une évidence aujourd'hui : la sécurité par les drones. « Nous avons équipé nos drones de capteurs 5G et 4G qui permettent quel que soit la distance, de voir ce que voit le drone, d'entendre ce qu'entend le drone, d'avoir un suivi sur une cartographie, mais surtout de pouvoir prendre le contrôle du drone où que vous soyez, sans limite de distance », explique-t-il. Le pilote peut également contrôler la nacelle du drone équipée d'un zoom optique X30. « Ce système offre une vision et une conscience opérationnelle incomparable aux autres systèmes de drone sur le marché », assure Laurent Byrs. Par exemple, un drone situé à 500 mètres de hauteur hors de vue des piétons - et donc aussi hors de danger pour la population - peut zoomer sur une plaque d'immatriculation. Ce système s'appuie sur un logiciel compatible avec PC ou MAC qui permet de suivre 32 drones simultanément sur une carte ou un écran.
Du drone aux caméras de vidéosurveillance
« À partir de cette innovation capable de contrôler des drones à distance, les ingénieurs d'Apex Drone ont développé une nouvelle génération de caméras de protection », poursuit-il. D'une part, la Cybèle, une caméra autonome en énergie, capable d'être déplacée n'importe où, pilotable depuis un smartphone ou une tablette, et équipée d'un zoom optique X30. « C'est le futur de la caméra de surveillance. De la taille d'un pot de fleur, elle peut être déplacée plusieurs fois par jour afin que les personnes mal intentionnées ne les repèrent pas », précise Laurent Byrs. « Aujourd'hui ce qui rend cher un système de vidéosurveillance, ce n'est pas la caméra en elle-même mais le câble qu'il faut tirer jusqu'à un Centre de surveillance, qui lui-même coûte une fortune », explique-t-il. D'autre part, la Cibère, une caméra piéton destinée aux forces de l'ordre et dotée d'une autonomie de 16 heures, contre deux actuellement pour la plupart des systèmes. De la taille d'un paquet de cigarettes, celle-ci est équipée d'une vision infrarouge capable de discerner dans l'obscurité, et qui permet de dialoguer en direct avec l'agent sur le terrain sans limite de distance, contrairement aux Talkie-Walkie actuels limités à un rayon de cinq kilomètres.