Emploi : Nokia, Hop ! , Brittany Ferries, la Bretagne mobilisée face au risque de choc économique

 |  | 1225 mots
Lecture 6 min.
A Roscoff, la compagnie de transport maritime Brittany Ferries n'envisage pas de plan social mais redoute le contrecoup de la crise sanitaire et les conséquences du Brexit.
A Roscoff, la compagnie de transport maritime Brittany Ferries n'envisage pas de plan social mais redoute le contrecoup de la crise sanitaire et les conséquences du Brexit. (Crédits : Britanny Ferries)
Sur un rayon de 50 kilomètres, plusieurs milliers d’emplois sont concernés par des projets de réorganisation ou par l’impact de la crise. Les annonces de réductions d’effectifs chez Nokia et Hop!, les inquiétudes de Brittany Ferries touchent particulièrement la côte Nord de la Bretagne. A Rennes, le site de R&D de Technicolor est en sursis. Le président de la Région et les élus locaux appellent le gouvernement à se manifester et agir vite.

Mercredi 23 septembre, sur l'antenne de BFM TV, le coup de gueule de Loïg-Chesnais-Girard n'est pas passé inaperçu. Le président PS de la région Bretagne n'a pas mâché ses mots à propos de la situation chez Nokia à Lannion. Dans cette ville moyenne de 20.000 habitants, dont l'expertise sur les télécoms est historique, le groupe de télécommunications finlandais envisage de supprimer 402 emplois sur 800 au sein de sa filiale Alcatel-Lucent, principalement dans le secteur de la R&D. Selon Loïg Chesnais-Girard, la promesse de maintien des emplois et de l'excellence à Lannion n'a pas été tenue. Il propose de mettre dans la balance l'annulation de la vente d'Alcatel à Nokia en 2015 (validée par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie et des Finances) ainsi que la restitution des brevets, des technologies et des contrats. « Nous Bretons, nous nous sentons trompés. Vous voulez partir ? Rendez-nous les brevets, les technologies, les contrats ! » a-t-il réagi à l'antenne. « A un moment, ces boîtes sont venues chercher la puissance publique. Au moment où elles décident de partir, on peut leur demander des comptes. »

Pour le pôle Lannion-Trégor, « Silicon Valley bretonne » qui accueille un écosystème d'excellence dédié aux télécommunications, aux réseaux et images de demain (5G, 4K, IoT, fibre, cybersécurité) via des structures comme Orange Lab, Nokia mais aussi des PME, des start-ups et des laboratoires, le coup est dur. Nokia représente le troisième employeur...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/09/2020 à 11:17 :
Quand les francais ouvriront les yeux sur les motivations de l'election du petit rond de cuir "aux ordres", il sera trop tard.
On a les politiques que l'on merite.
a écrit le 30/09/2020 à 9:02 :
Nos dirigeants ont opté pour une mauvaise solution dans la lutte contre la pandémie à savoir pénaliser tout le monde alors qu'il aurait été bien plus simple, bien moins coûteux et bien plus épanouissant de confiner les personnes à risques et de nous laisser vivre et attraper un virus qui est peu dangereux.

De ce fait il est logique qu'ils s'exposent aux critiques et ce n'est que le commencement car les médias de masse nous ont tenu du fait de la terreur qu'ils nous ont imposé mais la réalité reprend le dessus maintenant que nous savons que nous n'allons pas tomber comme des mouches.
a écrit le 30/09/2020 à 8:38 :
Et nous gonfle avec le congé paternité.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :