En Bretagne, l'économie bleue à la couleur de l'avenir
Martin Delavenne
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5.500 km de côtes, des écosytèmes remarquables, une production halieutique maîtrisée, le monde de la mer semble posséder tous les atouts pour relever les défis de demain. Après avoir affronté le Brexit, la hausse du prix des carburants mais surtout la baisse des ressources, la filière pêche reste, grâce aux filets de protection mis en place par les pouvoirs publics, l'un des secteurs clés de l'économie bleue. Elle emploie, de façon directe ou indirecte, près de 120 000 personnes et repose plus que jamais sur l'innovation et le développement de startups « made in Breizh ». De l'énergie osmotique à la production de bioplastique en passant par la construction navale, les biotech marines, l'économie Bleue s'est saisie des opportunités de développement liées à la transformation environnementale de notre époque.
Côté pêche, alors qu'un plan de sortie de flotte, suite au Brexit, a conduit quarante-cinq bateaux à la casse (soit 4% de la flotte bretonne), la région a mis en place un plan d'aide à l'installation pour permettre aux jeunes d'acquérir un bateau d'occasion destiné à un port breton. Une aide soutenue par le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture (Feampa), qui n'a pas rencontré le succès escompté, puisqu'ils ne sont que 13 jeunes patrons pêcheurs à avoir obtenu cette aide d'un montant maximal de 75 000 euros pour un premier bateau de moins de 12 mètres et de 100 000 euros au-delà de 12 mètres.
Un résultat qui met en exergue les contraintes budgétaires liées à la profession. Pour répondre à ces problématiques, la filière met en place des mécanismes de préservation de la ressource, mais aussi de renouvellement de la flottille. L'objectif, conserver une filière pêche dynamique en attendant de mettre à l'eau le bateau du futur, moins gourmand en carburant. Celui-ci pourrait être un bateau à hydrogène, fruit d'une stratégie d'ingénierie impliquant motoriste, chantiers navals et pouvoirs publics.
Martin Delavenne