A Cheverny, château du Loir et Cher dont l'architecture actuelle remonte au XVIIe siècle, la fréquentation est revenue quasiment à la normale en juillet. A la clé de ces bons chiffres, selon Charles-Antoine de Vibraye, propriétaire des lieux, « le remplacement des touristes étrangers par les Français et des normes de protection scrupuleusement respectées qui ont permis de rassurer les visiteurs face au risque de contagion ». Via un protocole sanitaire validé le 11 mai par le préfet de la région Centre Val de Loire, la plupart des châteaux du Centre Val de Loire ont pu rouvrir dès le 2 juin. Rendu célèbre par le fameux château de Moulinsart à qui il a servi de modèle pour les aventures de Tintin et Milou, Cheverny reçoit plus de 400.000 visiteurs par an depuis 2001, date du partenariat avec la fondation des descendants d'Hergé.
Le constat est également satisfaisant au château royal d'Amboise, situé lui en Indre-et-Loire et couru par près d'un demi-million de personnes en 2019. « Avec un taux de 75% de visites par rapport à l'année dernière sur les quinze premiers jours de juillet, nous devrions parvenir à l'étiage habituel en août », se félicite le directeur général, Marc Métay. Amboise, détenu par la Fondation Saint-Louis, a également pris des mesures drastiques pour accueillir les clients en toute sécurité. Le personnel du château va jusqu'à décontaminer les Histopad de visites devant eux. Contrairement à ces deux grosses machines touristiques qui bénéficie d'une notoriété internationale, le redémarrage du château de Gizeux, à 30 kilomètres de Saumur, est plus laborieux. « Le mois de juin, où nous accueillons traditionnellement des groupes scolaires, de retraités et d'étrangers, a vu la fréquentation du château chuter de 60%, constate Géraud de Laffon, son propriétaire. Heureusement, juillet s'annonce meilleur, tant au plan des visites que de l'occupation de nos quatre chambres d'hôtes. Le besoin intergénérationnel de retrouvailles après le confinement favorise ce type d'hébergement ».