Marketplaces territoriales : l’alternative à Amazon

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Avec la crise du Covid 19, la nécessité pour les commerces de disposer à l'avenir d'un miroir digital s'est imposée à Tours.
Avec la crise du Covid 19, la nécessité pour les commerces de disposer à l'avenir d'un miroir digital s'est imposée à Tours. (Crédits : Reuters)
TOURS (37). Après Nantes et Nice, la capitale de la Touraine se dotera à la rentrée d’une plate-forme digitale de e-commerce de proximité. Développé notamment par Wishibam et Ma ville Mon shopping, ce canal de diffusion pourrait être amené à se développer fortement post-confinement face aux GAFA.

Le plan Etincelle, lancé par le maire de Tours le 28 avril, est bien plus ambitieux que l'aide d'1,5 million d'euros distribuée aux habitants sous forme de bons d'achats dans les commerces de la ville. En partenariat avec la CCI d'Indre et Loire, Christophe Bouchet compte installer en septembre une plate-forme territoriale ouverte aux quelque 2.000 commerçants tourangeaux. A la clé, la possibilité pour le consommateur de commander en ligne, puis de récupérer (Click and collect) ou de se faire envoyer sa commande. « La fermeture des magasins pendant près de deux mois a démontré la nécessité pour les commerçants d'entrer enfin dans l'ère digitale. En ce sens, la crise sanitaire sert à la fois d'avertissement et d'accélérateur, constate Philippe Roussy. Si le commerce de proximité veut continuer à exister, il n'a pas d'autre choix que d'être également présent sur le numérique ».

Le déconfinement depuis le 11 mai ne remettra pas en cause la nécessaire digitalisation annoncée, au contraire, il l'amplifiera. « La future place de marché revêtira deux vertus principales pour la zone de chalandise, assure Philippe Roussy. Face à la baisse prévisible des flux vers le centre-ville, elle permettra d'une part de préserver une partie du chiffre d'affaires. Elle donnera d'autre part la possibilité de fluidifier la circulation dans les commerces, astreints aux nouvelles mesures de sécurité sanitaires ». Si des contacts sont en cours avec Ma ville Mon shopping, qui vient d'installer sa solution de plate-forme à Nantes, Tours devrait avoir achevé sa phase de consultation courant juin.

Intérêt des gros acteurs

Réconcilier les magasins physiques et le commerce électronique. C'est le pari mené depuis 2017 par cette start-up fondée à Pau par Thierry Chardy. « Dans un contexte de suprématie écrasante des grands acteurs de l'e-commerce comme Amazon, notre solution permet à l'internaute de favoriser les circuits courts, explique le jeune entrepreneur. Il achète les mêmes produits dans un magasin proche de chez lui et non au sein d'un hangar impersonnel ». Sans avoir prévu la crise du Covid-19, le rejet de la mondialisation qu'elle engendre met indéniablement de l'eau au moulin de la Ma ville Mon shopping. En investissant dans un abonnement de l'ordre de 20.000 à 40.000 euros par an, les collectivités clientes permettent aux commerces de s'inscrire gratuitement sur la plate-forme....

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a écrit le 13/05/2020 à 23:18 :
Non ! Pas une alternative à Amazon, car qd les commerces st ouverts, on peut tjrs se déplacer pour chiner , comparer, évaluer, tester le produit convoité de visu, et acheter en direct si on est décidé ,ce qui est impossible avec Amazon qui doit compenser par le biais de fiches techniques descriptives volumineuses , bases du e commerce.
Avantage de la proximité du fournisseur pour le client local : connaissance de la réputation du magasin par le bouche à oreille en complément des avis que fournit la plateforme ( sur la qualité, le prix des produits, par ex lien avec des producteurs de proximité ds l'alimentaire..., le sav, la rigueur du service : cde/livraison/facturation...).
Après cette prise d'info acquise facilement en local ( phase impossible avec Amazon) le client peut faire les yeux fermés ses achats en ligne et se faire livrer à domicile par La Poste ou tt livreur local.
Gros avantage environnemental : la livraison en local ne couvre que qcqs km avec possibilité de livraisons groupées de plusieurs cdes par le même livreur, au lieu de parcourir des centaines, voire des milliers de Km par la rte et par les airs avec Amazon, surtout pour des besoins ordinaires : un gaspillage d'énergie et une empreinte carbone aberrants et imbéciles.
a écrit le 13/05/2020 à 13:42 :
Ils n'ont rien compris : si Amazon a la préférence des clients c'est que son service est d'une qualité sans egal . Le SAV existe et le service de livraison bien meilleur au prix d"un vrai suivi de ses livreurs (ce qui fait hurler les syndicats d’extrême gauche)

J'imagine les services d'une plateforme du type envisagé sans aucun suivi clients , sans pouvoir de pression sur la qualité des livraisons
Réponse de le 13/05/2020 à 17:16 :
la version la plus "basique" c'est de commander et passer chercher à l'occasion, pas besoin de livraison. Le "panier" est préparé et y a juste à payer/enlever, tout le monde y gagne (vente et pas de perte de temps).
Ca n'a sans doute pas changé mais à une époque, si on se faisait un panier chez Amaz* au fil des jours, semaines, pour ne faire qu'une commande (optimisation "écologique") on voyait de temps en temps un prix augmenter, parfois baisser un peu, remonter plus tard, c'est étonnant qu'un article soit coté en Bourse :-) (une fois un coffret de 50 CD de saisplusqui (classique)à 99 est passé à 199, un autre était à 199 pourquoi rester à 99 ?), livraison impeccable = achat sans comparer, tête baissée (il faut toujours comparer, sur la toile c'est facile, à pieds, laborieux on y passe la journée).

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