Grand Paris Express : « Ne sacrifions pas les ambitions sur l'autel de l'austérité »

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Le président de la FRTP-IDF, José Ramos, craint qu'un renouvellement de présidence entraîne des évolutions organisationnelles venant impacter le calendrier du chantier.
Le président de la FRTP-IDF, José Ramos, craint qu'un renouvellement de présidence entraîne des évolutions organisationnelles venant impacter le calendrier du chantier. (Crédits : La Tribune)
3 QUESTIONS A. Pour José Ramos, président de la fédération régionale des travaux publics d’Île-de-France (FRTP-IDF) qui réagit, en exclusivité au départ de Thierry Dallard, le super-métro doit rester un projet de transport ainsi qu'un projet d'urbanisme, de développement et de cohésion des territoires.

La fédération régionale des travaux publics d'Île-de-France (FRTP-IDF) rassemble l'ensemble des entreprises (TPE, PME, ETI, grands groupes) franciliennes du secteur et pèse pour plus d'un tiers du chiffre d'affaires national (10 des 36-37 milliards d'euros).

LA TRIBUNE - Comment réagissez-vous au départ annoncé de Thierry Dallard de la tête du Grand Paris Express ?

JOSÉ RAMOS - Nous sommes surpris de cette annonce. En tant que fédération, nous n'avons pas à faire d'ingérence dans les choix du gouvernement. Cependant, nous craignons qu'un renouvellement de présidence entraîne des évolutions organisationnelles venant impacter un calendrier de réalisation des ouvrages déjà très tendu en raison de l'arrêt des chantiers au printemps 2020 liés à la crise sanitaire.

Que pensez-vous de l'éventuelle nomination du président de la chambre régionale de la Cour des comptes de Nouvelle Aquitaine comme futur président du directoire ?

Depuis sa création, nous travaillons en confiance avec les équipes de la Société du Grand Paris. Nous espérons que quelles ques soient les annonces à venir, cette relation perdurera.

Ce projet structurant pour l'Île-de-France fait l'objet d'un large consensus. Il ne faudrait pas que les ambitions du Grand Paris Express ne soient sacrifiées sur l'autel de l'austérité budgétaire.

Redoutez-vous des coupes budgétaires et financières tant est si bien que des lignes n'arriveraient pas jusqu'au bout ? 

A ce jour, nous n'avons pas de craintes particulières sur le financement du projet. Avant d'être un projet de transport, le Grand Paris Express est un projet d'urbanisme, de développement et de cohésion des territoires.

C'est d'ailleurs pour cela qu'il a fait consensus auprès des élus, des acteurs économiques et institutionnels ainsi que des habitants.

Le Val d'Oise ne peut rester à l'écart de la dynamique régionale. Aussi, la réalisation de la ligne 17 dans son intégralité nous semble essentielle et devra s'intégrer dans les futurs projets alternatifs à l'étude sur le triangle du Gonesse.

Lire aussi : Jusqu'à fin 2022, le BTP craint des années « compliquées » en Ile-de-France

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Commentaires
a écrit le 25/02/2021 à 3:36 :
Beaucoup sentent que le vent va tourner aux prochaines erections pestilentielles. Alors c'est la ruee, quitte a ecraser bien sur, de preference.
a écrit le 24/02/2021 à 18:01 :
le meme viendra se plaindre des augmentations de charges et d'impots, je presume?
he ho, faut arreter les conneries
faut arreter l'argent jete par la fenetre et faut arreter les doubles discours a la con
c'est quoi l'austerite?
l'austerite a la hollande, ou on depense ' moins que prevu'?
il a eu des formations a l'economie? l'austerite a la francaise on sait ce que ca veut dire, et c'est bete vu que c'est pas finance par personne via des prets gratuits de la bce qu'elle annuelra sans consequences
faut atterrir

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