Grand Paris : la métropole s'allie avec l'État pour accélérer sa reprise

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« Ce n'est pas une caisse à fonds perdu ou une cagnotte pour tirer le jackpot », a prévenu le président Patrick Ollier.
« Ce n'est pas une caisse à fonds perdu ou une cagnotte pour tirer le jackpot », a prévenu le président Patrick Ollier. (Crédits : POOL)
Trois semaines après la signature du premier contrat métropolitain de relance et de transition écologique entre l'Etat et Nantes Métropole, le président (LR) de la métropole du Grand Paris Patrick Ollier et le préfet de Paris-Île-de-France Marc Guillaume ont signé ce jeudi un contrat similaire. Les 131 maires de l'intercommunalité doivent maintenant faire part de leurs projets.

Cohésion sociale et territoriale, compétitivité économique et transition écologique. C'est le tiercé gagnant du plan de relance gouvernemental depuis sa présentation en septembre. A condition de s'ancrer dans les collectivités territoriales en bonne intelligence avec les services de l'État.

Trois semaines après la signature du premier contrat métropolitain de relance et de transition écologique entre le Premier ministre Jean Castex et la présidente (PS) de Nantes Métropole Johanna Rolland, le président (LR) de la métropole du Grand Paris, Patrick Ollier, et le préfet de Paris-Île-de-France, Marc Guillaume, ont paraphé le même document ce 18 mars 2021.

Une feuille de route commune

Six mois après avoir persuadé le Premier ministre Jean Castex de coordonner le plan de relance gouvernemental de 100 milliards d'euros avec le plan de relance de l'intercommunalité doté de 110 millions d'euros, le maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) et les 130 autres maires de l'intercommunalité ont convaincu l'Etat de les soutenir.

« C'est une feuille de route commune entre l'Etat et les 131 communes. S'il n'y a pas de projet, cela ne fonctionnera pas », a déclaré Patrick Ollier.

« Il s'agit de territorialiser pour identifier les meilleures actions. L'État a besoin des collectivités pour réussir la relance sur le terrain », a appuyé le préfet Marc Guillaume.

Le développement des centres-villes

Tout y est ou presque, à commencer le développement des centres-villes. Trois ans après le lancement d'un appel à manifestation d'intérêt, et un an et demi après avoir sorti le chéquier, la métropole du Grand Paris et l'Etat se sont mis d'accord pour renforcer les commerces et services, améliorer les lieux de vie et développer des innovations urbains.

Le contrat de relance et de transition écologique (CRTE) prévoit ainsi que les deux parties accompagnent les villes dans leurs projets de développement, notamment dans l'artisanat et la culture. Devraient ainsi voir le jour un réseau métropolitain de managers de centres-villes ainsi qu'un observatoire métropolitain de l'attractivité des centres-villes, annoncé dès... janvier 2018.

28,5 millions pour les aménagements cyclables

Outre la lutte contre la fracture numérique, l'accent est surtout mis sur la transition écologique, et notamment sur le vélo. Si l'intercommunalité élabore déjà un plan d'aménagements cyclables doté de 10 millions d'euros, l'Etat mettra, lui, sur la table près de 28,5 millions pour les 131 communes via des appels à projet.

Toujours en matière de mobilité décarbonée, la métropole du Grand Paris s'est engagée à déployer 5.000 bornes de recharge sur l'ensemble de son territoire d'ici à 2022. De même que d'ici à l'entrée en vigueur de la zone à faibles émissions au 1er juin 2021, elle a reçu l'appui de l'Etat pour aider les automobilistes à financer l'achat de véhicules propres.

Un troisième concours d'architecture

Autre pilier environnemental du plan de relance national et non des moindres : les 4,7 milliards d'euros pour la rénovation thermique des bâtiments publics et des logements privés. La préfecture de Région et la MGP vont coopérer dans le cadre du programme SARE (Service d'accompagnement à la rénovation énergétique, Ndlr) afin de réhabiliter 189 édifices publics et de guider 5.500 ménages.

Lire aussi : Rénovation des logements pour tous: faire simple ou compliqué ?


Le CRTE accompagnera enfin la troisième édition du concours d'architecture « Inventons la métropole du Grand Paris ». « D'ici à la fin du mois d'avril », l'intercommunalité lancera une nouvelle édition portant sur la transformation de bureaux en logements, le recyclage des friches et l'aménagement des quartiers de gares du Grand Paris Express. Sachant que 56 des 68 futures gares du super-métro se situent sur le périmètre métropolitain, ces dernières pourront faire l'objet de projets partenariaux d'aménagement (PPA).

Un comité de suivi et un SCoT

« Ce n'est pas une caisse à fonds perdu ou une cagnotte pour tirer le jackpot. Il faut que les maires fassent part de leurs projets », a conclu Patrick Ollier. En attendant, l'intercommunalité aux 131 communes mettra en place un comité de suivi qui sera présidé par la nouvelle maire (UDI) d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) Karine Franclet.

Le schéma de cohérence territoriale (SCoT) sera, lui, adopté avant la fin de l'année 2021, a encore promis son président. Il serait temps. La métropole du Grand Paris était censée finaliser cet outil d'urbanisme et d'aménagement avant les élections municipales de 2020...

Lire aussi : Pourquoi Ollier veut rempiler à la présidence de la métropole du Grand Paris

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