Huit mois après sa première visite à Nantes, au lendemain de sa prise de fonction et de l'incendie criminel de la cathédrale Saint-Pierre le 18 juillet dernier, le premier ministre Jean Castex était de retour dans la cité des ducs de Bretagne, vendredi 26 février, pour annoncer, cette fois, la signature du premier protocole du contrat métropolitain de relance et de transition écologique (CMRTE) signé entre l'Etat et une métropole. A l'occasion d'un déplacement de huit heures où il a inauguré une station d'épuration des eaux usées destinée à produire du biogaz, Jean Castex est allé à la rencontre des soignants du CHU, a sillonné la ville, en bus, en navette fluviale et à pied jusqu'à la cathédrale, et a détaillé « un plan d'un milliard et demi d'euros d'investissements, à parité, pour la relance sur le territoire métropolitain nantais ». Une action qui veut « illustrer la volonté politique et la méthode du gouvernement», en quête de cohérence entre les démarches de l'Etat et les collectivités infrarégionales.
Cet accord de relance, comme celui signé avec la région, à hauteur de 500 millions d'euros (1), « doit permettre de faire face immédiatement à la crise en ne retenant que des opérations prêtes à démarrer et donc à donner de l'activité et du travail dès 2021 et 2022 pour contrecarrer les effets de la crise économique sociale.» Ce pacte devrait être formalisé d'ici l'été par un partenariat de long terme entre l'État et Nantes Métropole pour une durée de 6 ans (2020-2026). « Le protocole prévoit d'investir pour les 5 ans à venir dans les secteurs clés de la transition écologique, de la cohésion sociale et en faveur de l'emploi. D'ores et déjà, il prend acte d'un engagement financier près d'1,5 milliard pour 2020-2022 à parité entre l'État et la Métropole nantaise» précise Johanna Rolland, par ailleurs présidente de l'association France Urbaine. La veille Johanna Rolland avait d'ailleurs signé un accord-cadre national entre l'Etat et France Urbaine. « Ces contrats doivent être aussi le point de départ d'un nouveau rapport entre l'État et les grandes villes, métropoles ou les collectivités locales en général», souhaite-t-elle. « C'est ce que fait très concrètement le gouvernement en consacrant 10 milliards d'euros aux territoires urbains dont 6,5 dans le cadre de France relance », a ajouté Jean Castex.