Pourquoi Ollier veut rempiler à la présidence de la métropole du Grand Paris
César Armand
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LA TRIBUNE - Pourquoi voulez-vous rempiler à la présidence de la métropole du Grand Paris ?
PATRICK OLLIER - Je veux que la métropole du Grand Paris (MGP) prospère et soit renforcée, car elle est indispensable pour la zone dense. En 2016, elle n'existait pas et j'ai essuyé les plâtres en mettant tout le monde autour de la table pour que nous puissions tenir nos engagements.
Au bout de quatre ans et demi, nous avons réussi à la construire et même à la rendre visible et crédible. Ne serait-ce qu'avec le concours d'urbanisme « Inventons la métropole du Grand Paris », nous avons attiré 12 milliards d'euros d'investissement du privé, sans que la MGP ne mette un seul euro. Les 77 projets commencent à faire l'objet de permis de construire.
Votre concurrent Vincent Jeanbrun considère dans Le JDD que ces projets sont « enlisés » voire « enterrés »...
Je suis surpris d'entendre que le maire de L'Hay-les-Roses connaisse aussi mal le fonctionnement de la métropole. Quand on veut porter des attaques, on ne dit pas n'importe quoi. Il y a 62 sites sur les 77 qui sont actifs. 39 sont même entrés en phase opérationnelle de mise en œuvre, dont 3 dont les chantiers sont déjà engagés : à Pierrefitte-Stains, à Bondy et à Villejuif. Nous allons très vite par rapport à un déroulement normal. De même que nous suivons tout cela comme le lait sur le feu.
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Depuis 2016, la métropole n'a pas réussi non plus à adopter son schéma de cohérence territoriale (SCoT), document prescripteur de planification stratégique, ni son plan métropolitain pour l'habitat et l'hébergement (PMHH), censé rééquilibrer l'offre de logements sur son territoire.
Le SCoT et le PMHH étaient prêts à six mois des élections. Nous avons donc considéré qu'il fallait attendre que les nouveaux élus soient en place pour les adopter. Dans un souci de respect de la légitimité démocratique il était normal d'attendre le résultat des élections municipales et donc de la nouvelle mandature pour la Métropole. Il revient aux nouveaux maires et élus de la Métropole de se prononcer sur ces deux documents stratégiques qui engagent l'avenir des 131 villes de l'aire métropolitaine.
César Armand