La PME Martin Technologies mise sur la culture du collectif
Frédéric Thual
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Management bureau jeunes cadres dirigeants digitalisation entreprise travail
Headway / Unsplash
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« Nous n'avons plus de difficulté à recruter. Même avec les promesses de salaires plus élevés chez nos voisins, les candidats préfèrent venir chez nous. Ceux qu'on refuse nous envoient même des candidats ! », constate Laurent Bizien, directeur général de Martin Technologies, une PME spécialisée dans le marquage sur métal et le plastique à Lezigné (49). L'entreprise compte aujourd'hui 100 personnes réalisant un CA de 8 millions d'euros.
« Avant, ce qu'on remarquait, c'était les délais à rallonge, la démotivation interne et l'insatisfaction client », concède le dirigeant, qui a entièrement réorganisé la société en 2017. Les services ont été décloisonnés. De mini-usines (dessin, production, commercial, qualité) ont été créées autour des métiers de la PME. Sans modifier les ressources, mais en formant les deux tiers du personnel en interne pour gagner en compétences, autonomie, réactivité, et libérer la parole.
« Pour que ça fonctionne, il fallait identifier et déployer un projet collectif », observe Laurent Bizien. Inspiré par les méthodes de pilotage opérationnel de la performance et du lean management, il a misé sur le management visuel, à l'heure de la digitalisation généralisée.
« Il ne s'agit pas seulement de construire et déplacer des panneaux, des totems et des magnets, précise Laurent Bizien. Avec des consultants, nous avons mis au point des méthodes, des rituels - points de rendez-vous au cours de la journée pour les équipes - afin que tous les acteurs de l'entreprise s'impliquent et qu'émergent un mouvement collectif. » L'adhésion est telle que la société, qui cherchait à se diversifier pour évoluer de sous-traitant à fabricant, vient de créer sa propre marque de tableaux, totems... sous le nom OrganiZ. La marque cible les mairies, associations, écoles, PME. « On suscite la curiosité, même chez les grands groupes parce que c'est simple à mettre en oeuvre », note Laurent Bizien. Si l'activité ne dégage encore que quelques dizaines de milliers d'euros, elle permet de montrer ce qui fonctionne, ou pas. « Notre show-room, c'est l'usine ! » explique Laurent Bizien.
Frédéric Thual