C'est une bouffée d'oxygène pour la filière française de la cerise. Après plusieurs années déficitaires, la campagne 2025 affiche un net redressement, avec un volume estimé à 80% du potentiel des vergers français par l'association AOP Cerises (qui fédère 600 producteurs, soit plus de la moitié des producteurs français).
En clair, cela signifie qu'en début de saison (c'est-à-dire début juin), on évaluait que les vergers professionnels de cerises pourraient fournir à la vente 80% de leurs pleines capacités de production. Cela peut évoluer à la baisse d'ici à la fin de la saison (mi/fin juillet) avec des orages de grêle à répétition par exemple qui pourraient mettre à mal ces chiffres, mais c'est largement mieux que les 50% de 2021 ou les 60% de 2024.
« Les événements climatiques se multiplient. Or, la cerise est un fruit très fragile : la grêle, la pluie, le vent... Tout cela vient impacter fortement la production. Mais pour cette année, le niveau prévu est satisfaisant », note Alexandra Lacoste, directrice de l'AOP Cerises de France.
La production 2025 est estimée à 33.000 tonnes, soit 5% de plus qu'en 2024 et 12% de plus que la dernière moyenne quinquennale, sur 6.700 hectares de vergers. 92% de ce volume de cerises sont produits dans deux régions : Provence-Alpes-Côte d'Azur (Vaucluse pour un tiers de la production nationale) et Auvergne-Rhône-Alpes (Monts du Lyonnais principalement).