Le stéphanois E-Totem remporte le marché des bornes de charge de la métropole de Nantes. C’est la quatrième métropole qui tombe dans l’escarcelle du petit poucet du marché. E-Totem a déjà fabriqué et installé 10.000 des 130.000 bornes de charge françaises ouvertes au public. Pour tenir la cadence industrielle, l'entreprise se prépare à investir 2,5 millions d'euros.Sur le marché des bornes de charge installées sur l'espace public, la Stéphanoise E-Totem est un peu le petit Poucet. Du haut de de ses 60 salariés et de ses 28 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023 (X3 par rapport à 2022), E-Totem ferraille en effet avec des acteurs beaucoup plus gros qu'elle. Aux premiers rangs desquels figurent notamment Izivia (filiale d'EDF), Engie, Bouygues, et TotalEnergies.
La PME vient de remporter à leur nez et à leur barbe, l'appel d'offres de la Métropole de Nantes pour le déploiement de 1.450 bornes de charge pour véhicules électriques : bornes rapides, bornes « normales » et points de charge pour les vélos. Un contrat qui couvre la fabrication, l'installation, la supervision et la maintenance des bornes pendant les 15 prochaines années.
Pour se faire, E-Totem va créer une agence locale à Nantes, avec une équipe affectée à la maintenance des infrastructures. Le déploiement est planifié sur les 18 prochains mois et nécessitera un investissement de 13 millions d'euros, porté par E-Totem, sur le modèle du tiers investisseur.
En clair, c'est E-Totem qui supporte l'investissement (fabrication, installation, location de l'espace public auprès de la collectivité, supervision, etc). En contrepartie de quoi, l'entreprise perçoit les recettes des charges réalisées sur ses bornes.
Nantes, Montpellier, Paris et Saint-Etienne
Ce modèle de tiers investisseur, E-Totem l'a déjà utilisé dans les trois autres métropoles avec lesquelles elle a déjà signé : Saint-Etienne, d'abord, depuis 2019, le Grand Paris (dans le cadre du consortium Métropolis constitué avec SPIE et SIIT) depuis 2020 et, tout récemment, la métropole de Montpellier.
Stéphanie Gallo Triouleyre