Sinon la tempête, du moins une météo politique très incertaine, menace le secteur des énergies renouvelables, un secteur qui attendait avec impatience (et depuis de nombreux mois) une feuille de route précise avec des objectifs chiffrés à atteindre dans les dix prochaines années.
Le débat national devait d'ailleurs démarrer ce lundi 10 juin. Mais ça c'était avant. Avant que les résultats des élections européennes ne poussent Emmanuel Macron à dissoudre l'Assemblée Nationale. La concertation serait remise à juillet, selon le cabinet du Ministre délégué à l'industrie et l'énergie, Roland Lescure. Après les élections législatives donc, qui pourraient mener possiblement le Rassemblement National aux manettes du pays. Or, dans son programme pour la présidentielle de 2022, sa cheffe de file, Marine Le Pen, préconisait un moratoire sur le solaire, et un démantèlement pour l'éolien.
En attendant d'éventuelles turbulences dans sa feuille de match (ou pas), GEG Ener, filiale à 78% de la société d'économie mixte GEG (elle-même détenue majoritairement par la métropole et la ville de Grenoble) et à 22% de la Banque des territoires, poursuit sa route. Sans modifier ses plans, elle a inauguré ce vendredi 14 juin une extension d'un parc photovoltaïque implanté à Susville dans le sud de l'Isère. Soit 13 MW supplémentaires sur une surface d'une vingtaine d'hectares.