Hydrogène : le belge John Cockerill reprend les commandes de la gigafactory de McPhy
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(Photo d'illustration.)
Barjane – GBL Architecture
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Il s'agissait de l'offre la plus probable, au terme de plusieurs semaines de procédures où McPhy avait craint la liquidation. Le fabricant isérois d'électrolyseurs consacré au marché de l'hydrogène vient finalement d'être repris, à la barre du tribunal de commerce de Belfort, par le groupe belge John Cockerill.
Né il y a une quinzaine d'années de travaux de recherche menés au CNRS et au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), McPhy avait d'abord réussi à s'imposer parmi les pépites des start-up françaises d'électrolyseurs, comme Elogen ou Genvia, et à livrer sa première gigafactory d'électrolyseurs en juin 2024 à Belfort, avant d'être rattrapé par les retards accusés sur le marché de l'hydrogène, qui l'ont plongé au cours des derniers mois dans des difficultés financières.
À l'issue d'une première audience qui s'est tenue le 24 juin, les juges du tribunal de commerce de Belfort ont finalement penché pour l'offre qui s'inscrivait comme celle du mieux disant pour la société : il s'agissait du Belge John Cockerill, qui possède déjà plusieurs actifs dans le domaine de l'énergie, dont une usine d'électrolyseurs en Belgique et une usine de fabrication de cellules de stacks, éléments essentiels des électrolyseurs, en Alsace.
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Alors que sa branche hydrogène vient de finaliser la semaine dernière une augmentation de capital de 116 millions d'euros visant à « accélérer son développement industriel, en Belgique comme à l'international » - le groupe prévoyait en effet la reprise de 50 emplois au sein de la gigafactory de Belfort, ainsi que des actifs et le volet consacré à la propriété intellectuelle de l'usine. « L'idée étant de combiner notre technologie et celle de McPhy, qui est très complémentaire, pour créer un modèle d'électrolyseur de dernière génération », glissait hier une source interne.