Quinze ans après avoir cofondé McPhy, pépite française spécialisée dans la fabrication d'électrolyseurs pour la production d'hydrogène vert, Daniel Fruchart et Michel Jehan entendent bien récidiver avec une nouvelle aventure entrepreneuriale. A plus de 70 ans, les deux compères ne changent pas de terrain de jeu et s'attaquent toujours à l'hydrogène, mais cette fois-ci à son stockage grâce à une galette d'hydrure de magnésium, ressemblant à un épais vinyle 33 tours.
Fruit des travaux de Daniel Fruchart, alors directeur de recherche à l'institut Néel, un laboratoire du CNRS grenoblois, et de l'expertise de Michel Jehan dans la métallurgie, McPhy démarre son activité de production à la Motte-Fanjas, un petit village au nord est de la Drôme. A l'époque, la société bénéficie du soutien décisif d'Arevadelfi, une filiale d'Areva.
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Mais il n'y avait pas de marché pour le stockage d'hydrogène et ils ont abandonné cette application lorsque nous sommes partis à la retraite », se remémore Michel Jehan. McPhy ne disparaît pas pour autant. La société grandit par croissance externe et rachète à l'italien
ILT Technology sa division Piel, qui a mis au point
une technologie dédiée à la production d'hydrogène par électrolyse. Son cœur d'activité aujourd'hui. En 2014, la société s'introduit en Bourse et quelques années plus tard séduit EDF, qui entre au capital.