LDLC : après la vague de consommation liée au Covid, le CA recule mais reste à des niveaux inédits
Zoé Favre d'Anne
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"Déception, le mot serait un peu fort. L'année n'a pas été à la hauteur de ce qu'on pouvait espérer lorsqu'elle a démarré. Pour autant, nous sommes sur une année de très belle facture, qui montre la solidité du groupe et toute la transformation opérée. Je dirais que je garde un côté extrêmement positif", avance Olivier de la Clergerie, directeur général du groupe LDLC.
Pour l'année 2021-2022, le groupe a en effet enregistré un chiffre d'affaires de 684,9 millions d'euros pour l'année 2021-2022, soit un recul de 5,4% par rapport à la période 2020-2021, qui affichait un CA à 724,1 millions d'euros. Un recul certes, mais à un niveau toujours au-dessus des années pré-Covid.
L'EBE par exemple "était de l'ordre de 15 millions d'euros sur l'exercice 2019-2020, et il est passé à 70 millions d'euros l'année dernière et à 58,4 millions d'euros cette année. On est sur des niveaux qui sont bien au-delà de ce qu'on pouvait connaître avant, avant la période Covid", affirme le directeur général.
Un recul qui s'explique par un "retour à la normale de la consommation des ménages après une croissance très forte. Je rappelle juste que sur l'exercice de 2020-2021, la croissance sur l'activité a été avait été de plus de 40 %. Après une croissance exceptionnelle en termes d'activité. Il est normal aussi que l'on ne puisse pas reproduire exactement la même chose", explique Olivier de la Clergerie.
Notamment à cause des problèmes de matière première et d'approvisionnement dans le secteur, "sur des périodes clés (black Friday et Noël), combinées à un retour à une situation normale de consommation sur les activités BtoC." Un contexte qui a poussé à évoluer. "Pour faire face à ce contexte de pénurie, on a souvent des délais d'approvisionnement qui sont allongés et donc en fait en stock dont on a augmenté la taille en valeur."
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Le BtoC a été en repli de 9,2 % sur la période 2021-2022. A noter qu'un quart des activités de LDLC est liée aux entreprises. Les activités B to B ont quant à elle progressé de 4,8 % sur la période.
Zoé Favre d'Anne