C'est une toute jeune entreprise. Créée (sous le nom alors de Siquance) seulement en novembre dernier. Mais elle n'est pas exactement ce qu'on pourrait appeler une nouvelle entrante sur le marché des ordinateurs quantiques. Ce qui explique probablement que quelques mois seulement après sa création, elle est déjà en capacité d'annoncer la finalisation d'une levée de fonds de 19 millions d'euros menée notamment auprès de Quantomation, Bpifrance (via le fonds Deeptech 2030), Supernova Invest, Innovacom, CEA investissement et plusieurs banques.
C'est certes moins que Pasqal, -fer de lance français du quantique qui avait annoncé un tour de table à 100 millions d'euros en début d'année-, mais les promesses sont pour autant très ambitieuses. Dans un contexte d'accélération européenne sur le sujet de la souveraineté numérique, les investisseurs sont attentifs.
Pur produit de l'éco-système grenoblois, Quobly travaille sur la mise au point d'un processeur de calcul quantique tolérant aux fautes appuyé sur les technologies semi-conducteurs de la micro-électronique. Ses travaux sont le fruit de 15 ans de recherche stratégique menée à Grenoble, au sein du CEA et du CNRS. Ses cofondateurs, Maud Vinet, Tristan Meunier et François Perruchot sont d'ailleurs des pionniers du calcul quantique à base de silicium, reconnus à l'échelle internationale. Dans le cadre d'un co-financement, 40 millions d'euros ont d'ailleurs déjà été investis ces quatre dernières années dans ces recherches.