Pour l'isérois HRS (Hydrogen Refueling Solutions), l'année 2024 se poursuit sous les meilleurs auspices : après avoir annoncé un chiffre d'affaires de 30,1 millions d'euros sur son exercice 2022-2023, clôturé en juin dernier, le fabricant isérois de stations hydrogène poursuit sur sa lancée : avec 12,8 millions d'euros réalisés au premier semestre, l'ancien tuyauteur industriel, désormais dédié à la mobilité « H2 », table toujours sur un chiffre d'affaires de 31 à 40 millions d'euros d'ici la clôture de son exercice 2023 en juin prochain.
Seule (et légère) ombre au tableau à ce stade : « nous avons décalé d'une année notre objectif de 85 millions d'euros, qui devait être atteint en 2025, car certains projets accusent un léger retard aujourd'hui pour des raisons de permitting ou de financements qui tardent à se débloquer », précise Olivier Dhez. Mais ce n'est pas de nature à inquiéter le directeur général délégué d'HRS, qui inaugure ce jeudi son tout nouveau site de production et siège social du groupe, situé à une dizaine de kilomètres au sud de Grenoble.
Car désormais, le carnet de commandes de l'ETI grenobloise - qui conçoit des stations ressemblant à de mini-usines stockant l'hydrogène sous forme de gaz compressé à haute pression, sans pour autant les exploiter ni gérer leur approvisionnement en hydrogène - atteint 97 millions d'euros, pour un total estimé à 84 stations passées en commande ferme. Soit le même montant que l'enveloppe qu'elle était parvenue à récolter en juillet 2021 lors de son introduction en Bourse, poussée par la vague de l'hydrogène.