Mathieu Gardies, président et fondateur des taxis Hype, a le sens du rythme : il avait lancé sa première offre de taxis à hydrogène en 2015 à l'occasion de la COP21, et se prépare désormais à incarner une nouvelle phase de montée en puissance de la filière hydrogène dès 2024 à l'occasion des Jeux Olympiques de Paris, avec l'ambition de proposer une flotte de 10.000 véhicules à usage taxi roulant à hydrogène dans les rues de la capitale.
Mais pour cela, il sait que la montée en puissance devra se travailler très rapidement : pour l'heure, ce ne sont en effet que 200 taxis hydrogène qui sillonnent les rues de Paris (700 d'ici la fin d'année).
Celles-ci sont d'ores et déjà alimentées par quatre stations, issues du projet HysetCo, lancé en partenariat avec Air Liquide, Toyota, Idex, la Société du Taxi Électrique Parisien (STEP) et Toyota, en vue d'accompagner le développement de la mobilité hydrogène. Fin décembre, ce consortium avait d'ailleurs été retenu par l'Ademe, dans le cadre d'un appel à projet, afin de fournir six nouvelles stations dans la région Ile-de-France.
Mais avec le partenariat que la société Hype vient d'établir avec deux chefs de file de la mobilité hydrogène, que sont l'isérois HRS et le drômois McPhy, ce chiffre pourrait bientôt grimper encore avec l'arrivée de 12 nouvelle stations additionnelles, dont les trois premières, associées à un électrolyseur alcalin, sont prévues pour sortir de terre dès la mi-2023.
Car après avoir dévoilé la constitution de ces deux partenariats fin 2021, la société Hype veut désormais passer à la vitesse supérieure :
«Notre stratégie n'est pas de faire des appels d'offres globaux avec des acteurs internationaux, mais de trouver des partenaires proches et préférentiels, avec lesquels nous allons pouvoir cheminer et construire une relation privilégiée, en nous permettant d'aller plus vite, tout en les aidant à travailler efficacement sur leurs produits», confie à La Tribune Mathieu Gardies.