Cinq mois après l’annonce des fermetures de Michelin à Cholet et Vannes, les négociations autour de l’accompagnement des 1.300 salariés est achevé. L’intersyndicale juge le plan social insuffisant face au « drame humain » et aux « résultats financiers exceptionnels » du groupe.« Grande désillusion », « mépris total », « non-écoute inacceptable », les syndicats de Michelin ne mâchent pas leurs mots à l'issue de la négociation sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) des usines de Vannes et Cholet. Négociation qui vient de s'achever au terme de six réunions « intenses », pour ne pas dire tendues.
Les représentants du personnel estiment que les ultimes heures de discussions, qui se sont tenues avec la direction mardi et mercredi, au siège du groupe à Clermont-Ferrand, ont apporté de « maigres avancées » pour les près de 1.300 salariés concernés par ces fermetures. Le géant du pneumatique avait annoncé début novembre l'arrêt de ses deux sites, invoquant une dégradation de la compétitivité en Europe et la concurrence asiatique.
Ce jeudi, le manufacturier est revenu sur les dispositifs qu'il comptait mettre en place, avec notamment 40.000 euros bruts d'indemnités de mobilité, couplées à des indemnités d'aménagement pour les salariés de Vannes et de Cholet qui choisiront de rester dans le groupe.
« Environ 12% du personnel a fait acte de candidature pour cette mobilité interne, soit 150 personnes. C'est une bonne nouvelle, nous pensions que ce serait moins. Pour 45 personnes, les postes sont même déjà concrétisés », indique Alain Robbe, directeur des relations sociales France du groupe Michelin.
Indemnités en cas de départ
Environ 15% des salariés seraient, quant à eux, concernés par le dispositif de fin de carrière. Mais ce qui a particulièrement cristallisé les discussions au cours de cette négociation, c'est bien sur les indemnités supra-légales en cas de départ.