Tensions sociales en vue chez Michelin après l’annonce des fermetures
Emilie Valès
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Michelin a déjà provisionné 330 millions d'euros pour la fermeture des usines de Vannes (Morbihan) et de Cholet (Maine-et-Loire).
Reuters
Le fabricant de pneumatiques vient de présenter aux syndicats ses mesures d’accompagnement prévues pour les 1.254 salariés concernés par les fermetures de ses usines de Vannes et de Cholet. Une « base qu’il faudra largement améliorer », préviennent, d'ores et déjà, les représentants du personnel.
Plus d'une semaine près l'annonce de la fermeture de ses sites de Cholet et de Vannes, Michelin a présenté aux représentants du personnel son projet lors d'un conseil économique et social central extraordinaire (CESC), qui s'est tenu sur trois jours au siège, situé à Clermont-Ferrand.
Dans une ambiance « tendue » et « lourde », selon les mots des participants, le géant du pneumatique a dressé les grandes lignes des mesures sociales, dont devraient bénéficier les 1.254 salariés concernés.
« Michelin nous a listé les différentes alternatives envisagées, que ce soit pour la mobilité interne, externe ou pour les départs anticipés à la retraite. Nous allons désormais demander aux salariés quelles sont leurs attentes », explique José Tarantini, le délégué syndical central CFE-CGC de Michelin France, première organisation dans l'entreprise.
« On ne fera pas revenir en arrière Michelin »
Tous les syndicats de la maison se sont rassemblés, pour l'occasion, en intersyndicale à l'exception de la CGT. L'organisation s'est, en effet, désolidarisée de ses collègues, en appelant à une grève illimitée et organisant, mercredi à Clermont-Ferrand, une manifestation contre les licenciements. « Le timing n'est pas le bon », se désole Nicolas Robert, délégué central Sud chez Michelin.
Avant de poursuivre : « La CGT veut empêcher ces fermetures, mais personne, pas même l'État, ne pourra faire revenir en arrière Michelin. Tous les précédents le montrent. On se souvient de la fermeture de Bridgestone à Béthune, alors même que le gouvernement avait proposé un plan de sauvetage du site ».
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«Ces fermetures sont malheureusement actées. Maintenant, il faut négocier pour obtenir les meilleures conditions de départ possibles », argumente Nicolas Robert,délégué central Sud chez Michelin, appelant à une forme de réalisme.